Note moyenne
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Déjà portée à l’écran en 1946, cette adaptation d’un roman de Simenon, est réalisée avec grande sobriété par Patrice Leconte. Un drame à la fois troublant et tragique, doublé d’un grand rôle ambigu pour Michel Blanc, individu solitaire, voyeur et taciturne, épris de sa jeune voisine incarnée par Sandrine Bonnaire. A voir.
Film à l’atmosphère étrange qui met en avant avec réussite un Michel Blanc à la fois glaçant et attendrissant. Il intériorise des sentiments qui finissent par déborder et éclabousser Sandrine Bonnaire à qui il fait face. L’ensemble est subtil et fait ressortir les mécanismes d’une manipulation croisée en appuyant le mélange de sentiments ambigus. C’est mystérieux et troublant.
une perle, ce duo d’acteurs qui joue Simenon. quelle émotion !
certainement le plis beau rôle de Michel Blanc.
certainement le plis beau rôle de Michel Blanc.
Mais comment peut-on faire croire un scénario aussi improbable....et truffé t'incongruités ?. On prend vraiment les gens pour des naifs....C'est dommage car Blanc et Bonnaire sont très bien et il y à de belles images. Mais ce n'est pas suffisant. La scène finale est ridicule, avec le verrou fixé à l'extérieur. Et je ne parle pas de 'l'élevage de souris', ni de l'inspecteur ridicule....
Porté par un très bon scénario, ”Monsieur Hire” raconte l'histoire d'un misanthrope rejeté par son entourage, qui tombe sous le charme de sa sublime voisine. La réussite du film tient autant à son atmosphère particulièrement pesante qu'à son interprétation magistrale, avec un Michel Blanc remarquable de justesse dans la peau de cet homme solitaire. Seul bémol : une bande originale parfois omniprésente et un brin trop forte. Malgré ce léger défaut, cela reste un très bon film.
Monsieur Hire - très spécial ! L’ambiance se veut malsaine, le personnage principal est froid, repoussant. J’aime le côté touchant du film, le côté amoureux mais un peu moins le côté polar. C’est à voir pour avoir une idée le l’ambiance...parfois trop sombre. Je pense que j’aurais voulu en savoir plus sur le passé du personnage. Le pourquoi.
3,1/5
3,1/5
Sorti en 1989, "Monsieur Hire" occupe une place à part dans la filmographie de Patrice Leconte. En adaptant le roman noir de Georges Simenon, Les Fiançailles de monsieur Hire, le réalisateur rompt brutalement avec la comédie populaire pour signer un thriller psychologique sombre et étouffant. Si ce pari formel s'avère extrêmement soigné, le film n'échappe pas à d'évidentes longueurs qui plombent son efficacité dramatique.
Le principal atout du métrage réside indéniablement dans la métamorphose dramatique de Michel Blanc. Habitué aux rôles comiques d'anthologie du Splendid, il surprend et bouleverse dans un contre-emploi radical en campant un Monsieur Hire blafard, rigide, taiseux et d'une troublante intériorité. Son face-à-face avec Sandrine Bonnaire est captivant, révélant l'ambiguïté fascinante de leur relation où se mêlent voyeurisme, séduction et manipulation psychologique mutuelle. Pour habiller ce drame, Patrice Leconte façonne une atmosphère envoûtante de film noir, marquée par une lumière froide et des décors stylisés qui accentuent le sentiment d'isolement. L'ensemble est magnifié par la partition lancinante et obsédante de Michael Nyman, qui amplifie le lyrisme tragique du récit.
Malgré ces indéniables qualités esthétiques, le film pèche par sa narration. En se focalisant presque exclusivement sur le tête-à-tête obsessionnel des deux voisins, l'intrigue policière sur le meurtre de la jeune fille passe totalement au second plan, se révélant un peu floue et trop simpliste. Ce recentrage intime nuit également aux personnages secondaires, qui se retrouvent délaissés ou caricaturaux (à l'image de l'inspecteur joué par André Wilms, qui manque singulièrement d'épaisseur). Enfin, sur une durée pourtant très courte de 1h20, le film souffre d'un rythme lent et répétitif qui finit par lasser. Les allers-retours muets devant la fenêtre et l'utilisation trop insistante de la même boucle musicale confèrent parfois au récit un aspect monotone.
En somme, "Monsieur Hire" est une œuvre plastique élégante et audacieuse, portée par un duo d'acteurs remarquable. C'est un moment de cinéma intéressant, mais son intrigue sous-développée et sa lenteur lancinante empêchent ce drame de l'obsession de devenir le chef-d'œuvre qu'il aurait pu être.
Le principal atout du métrage réside indéniablement dans la métamorphose dramatique de Michel Blanc. Habitué aux rôles comiques d'anthologie du Splendid, il surprend et bouleverse dans un contre-emploi radical en campant un Monsieur Hire blafard, rigide, taiseux et d'une troublante intériorité. Son face-à-face avec Sandrine Bonnaire est captivant, révélant l'ambiguïté fascinante de leur relation où se mêlent voyeurisme, séduction et manipulation psychologique mutuelle. Pour habiller ce drame, Patrice Leconte façonne une atmosphère envoûtante de film noir, marquée par une lumière froide et des décors stylisés qui accentuent le sentiment d'isolement. L'ensemble est magnifié par la partition lancinante et obsédante de Michael Nyman, qui amplifie le lyrisme tragique du récit.
Malgré ces indéniables qualités esthétiques, le film pèche par sa narration. En se focalisant presque exclusivement sur le tête-à-tête obsessionnel des deux voisins, l'intrigue policière sur le meurtre de la jeune fille passe totalement au second plan, se révélant un peu floue et trop simpliste. Ce recentrage intime nuit également aux personnages secondaires, qui se retrouvent délaissés ou caricaturaux (à l'image de l'inspecteur joué par André Wilms, qui manque singulièrement d'épaisseur). Enfin, sur une durée pourtant très courte de 1h20, le film souffre d'un rythme lent et répétitif qui finit par lasser. Les allers-retours muets devant la fenêtre et l'utilisation trop insistante de la même boucle musicale confèrent parfois au récit un aspect monotone.
En somme, "Monsieur Hire" est une œuvre plastique élégante et audacieuse, portée par un duo d'acteurs remarquable. C'est un moment de cinéma intéressant, mais son intrigue sous-développée et sa lenteur lancinante empêchent ce drame de l'obsession de devenir le chef-d'œuvre qu'il aurait pu être.
Je mets rarement 5 étoiles mais quand je revois ce film 30 ans plus tard et je constate qu'il est toujours aussi excellent. Sans doute le meilleur de Patrice Leconte (dire que c'est le même qui a réalisé les Bronzés) et de Michel Blanc.
Tout est beau dans ce film : les dialogues, l'histoire, les images, la musique (certes peut être un peu lancinante et répétitive, mais cet extrait de Brahms est magnifique) l'émotion que procure cette histoire d'amour spoiler: même si elle finit mal.
Michel blanc y est fantastique, complètement transformé en personnage antipathique au possible mais qui cache finalement un grand cœur. spoiler: Et qui est encore une fois victime des autres, trahi par celle qu'il croyait s'intéresser à lui
.
Quant à Sandrine Bonnaire, elle joue aussi magnifiquement la voisine ambiguë.
Bref un grand moment d'émotion pour ce film injustement méconnu.
Tout est beau dans ce film : les dialogues, l'histoire, les images, la musique (certes peut être un peu lancinante et répétitive, mais cet extrait de Brahms est magnifique) l'émotion que procure cette histoire d'amour spoiler: même si elle finit mal.
Michel blanc y est fantastique, complètement transformé en personnage antipathique au possible mais qui cache finalement un grand cœur. spoiler: Et qui est encore une fois victime des autres, trahi par celle qu'il croyait s'intéresser à lui
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Quant à Sandrine Bonnaire, elle joue aussi magnifiquement la voisine ambiguë.
Bref un grand moment d'émotion pour ce film injustement méconnu.
Un des plus grands rôles de Michel Blanc, à la fois inquiétant et émouvant. S. Bonnaire n'est pas en reste. La durée brève du film condense l'action, dans l'univers glauque d'un triste immeuble parisien.
Enfin, une belle utilisation de ce quatuor de Brahms, subtile et efficace.
Enfin, une belle utilisation de ce quatuor de Brahms, subtile et efficace.
Un césar du public pour Michel qui ne l'a pas eu..le mien il l'a ...quelle intensité dramatique dans les émotions sur don visage.. Sandrine n'est pas en reste...deux grands acteurs mais ce rôle est le meilleur je crois pour Michel Blanc...il m'a émue aux larmes et cette musique qui accompagne si bien ...un très grand moment de cinéma
Monsieur Hire est un film de Patrice Leconte sorti en 1989.
Adaptant le roman "Les Fiançailles de M. Hire de Simenon, Leconte fait dans la sobriété, et grand bien lui en a pris. Les cadres sont nets, précis, plongent le spectateur dans une ambiance particulière, un peu malaisante avec ce personnage hitchcockien qui reluque sa voisine d'en face dès qu'il le peut sur fond de meurtre irrésolu. L'illustration musicale de Michael Nyman fait beaucoup pour tendre l'ambiance générale du long métrage qui est porté par deux acteurs alors au sommet de leur art : Michel Blanc est inquiétant dans le rôle de M. Hire, personnage misanthrope au possible qui dévoile progressivement ses failles, et Sandrine Bonnaire lui donne la réplique merveilleusement dans un rôle extrêmement subtil, dont le tempérament se révèle tout au long du métrage, spoiler: avec le basculement final tendu lorsqu'elle accuse M. Hire du meurtre de Pierrette Bourgeois à la place de son compagnon Emile
.
Cette adaptation de Simenon est très réussie, et est portée par un tandem d'acteurs absolument formidable. Leconte va à l'essentiel, coupe le gras (le film dure 1h15) et offre un drame très abouti.
Adaptant le roman "Les Fiançailles de M. Hire de Simenon, Leconte fait dans la sobriété, et grand bien lui en a pris. Les cadres sont nets, précis, plongent le spectateur dans une ambiance particulière, un peu malaisante avec ce personnage hitchcockien qui reluque sa voisine d'en face dès qu'il le peut sur fond de meurtre irrésolu. L'illustration musicale de Michael Nyman fait beaucoup pour tendre l'ambiance générale du long métrage qui est porté par deux acteurs alors au sommet de leur art : Michel Blanc est inquiétant dans le rôle de M. Hire, personnage misanthrope au possible qui dévoile progressivement ses failles, et Sandrine Bonnaire lui donne la réplique merveilleusement dans un rôle extrêmement subtil, dont le tempérament se révèle tout au long du métrage, spoiler: avec le basculement final tendu lorsqu'elle accuse M. Hire du meurtre de Pierrette Bourgeois à la place de son compagnon Emile
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Cette adaptation de Simenon est très réussie, et est portée par un tandem d'acteurs absolument formidable. Leconte va à l'essentiel, coupe le gras (le film dure 1h15) et offre un drame très abouti.
Des acteurs magnifiques: quelle finesse pour les partenaires de ce duo improbable. L'adaptation du livre de Simenon est plus que remarquable: l'élève dépasse le maître ! Entre un voyeur introverti et une jeune femme pleine de vie se lie une intrigue aussi angoissante qu'insolite. Le scénario est parfaitement maitrisé par Patrice Leconte. L'émotion va monter en intensité sans discontinuer. C'est du très très grand Cinéma ! Mr Hire semble naviguer entre le rêve et la réalité. Sa vie semble fantasmée, mais soudain on en comprend la raison. Seul bémol: la musique de Brahms diablement entêtante ! A part cela que du bonheur; aucun doute Leconte est bon, excellent même comme Michel Blanc et Sandrine Bonnaire; à tous trois Bravo et Merci.
Le film qui avec « Tenue de soirée » a fait basculer la carrière de Michel Blanc et de ses rôles de simili Jean Claude Dus. Monsieur Hire est à la fois un drame et un thriller auquel je trouve une ambiance surréaliste comme dans « la fille sur le pont » une autre grande réussite de Patrice Leconte (et qui me fait dire qu il s en serait sûrement très bien sorti dans le genre fantastique). La relation étrange et ambiguë qui se noue entre ce voisin voyeur et cette jeune femme qui détient un lourd secret m a embarqué comme la musique entêtante qui parcours tout le film condensé et intrigant.
Un film bien joué mais que je n'ai pas aimé. Tout ça est très personnel. J'ai du mal avec ces personnages compliqués dans leur tête et avec ces longues scènes de silence. Michel Blanc interprète avec talent cet homme fade que personne n'aime et qui n'a quasiment aucune relation sociale. Sandrine Bonnaire est aussi bonne dans l'interprétation de cette femme qui ne sait pas vraiment ce qu'elle veut. La relation entre M. Hire et Alice est malaisante. On se demande où tout ça va finir. La bonne nouvelle étant que le film est court. Au final, à part pour apprécier le jeu d'acteur, voilà un film sans grand intérêt.
Superbe. Les performances de Blanc ET de Bonnaire sont juste parfaites. Efficace, la durée du film joue en sa faveur car on retrouve quelques travers des films français dramatiques dans les dialogues parfois mauvais mais rattrappés par l'ecellence des acteurs. Un film que je n'avais jamais vu et que la disparition de Michel Blanc (que j'adore vraiment énormément !) m'a poussé à rattraper mon retard de cinéphile. un Leconte très différent.
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