3318 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
170 critiques spectateurs
5
75 critiques
4
65 critiques
3
14 critiques
2
7 critiques
1
5 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Martin P
11 abonnés
54 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 12 mai 2026
Quelle force, quelle puissance, quelle audace aussi ce film, bien que ce terme ne soit pas si approprié, l'audace du geste et de la rigueur de tenir les intentions tout du long. Un film à la fois beau et sidérant, terrible.
Je ne connaissais pas The Magdalene Sisters avant de tomber sur les commentaires sous Tu ne mentiras point, et ce film m’a vraiment bouleversé. Certaines scènes m’ont serré le cœur et m’ont laissé une impression de colère et d’injustice profonde. spoiler: Voir ce que ces femmes ont enduré — enfermement, humiliations, travail forcé — m’a vraiment touché. Même si les personnages sont fictifs, le fait que tout cela soit basé sur des faits réels rend le film encore plus frappant et pesant. C’est un film qui dérange, qui marque, et qui reste en tête bien après l’avoir vu.
De Peter Mullan (2023) . La réalité de ce monde est souvent plus dure que la fiction . Le film nous plonge dans l'horreur qu'on vécues des centaines , des milliers de femmes dans cette Irlande très religieuse . Le plus invraisemblable et glaçant que cette histoire n'est pas si éloignée de nos jours . Puisqu'elle se situe dans les années 1960 . C'est à peine croyable . Le chemin parcouru est important entre les années 1960 où les jeunes filles mères étaient cachées , exclues de la société pour nier jusqu'à leur existence . De plus ce que le film montre c'est la complicité et de l'état, et de la société et de l'église . Église dont ses servantes ont jusqu'à effacer leur engagement au service des plus faibles sur l'autel d'une morale archaïque faite de déni et de mensonge . Comment la société patriarcale se dédouanait en cachant e les filles mères en leur enlevant même leurs enfants . Comment on les jugeait coupable des méfaits des hommes qui eux avaient tous les droits et les pouvoirs . Le film est dur dans sa réalité sociale, , sociale et morale . D'autant que l'Irlande n'a reconnu que très tard (dans les années 1990 ?) sa responsabilité . Aujourd'hui encore , beaucoup de femmes sont à la recherche de leurs enfants . Sans oublier les charniers des enfants morts . Suite aux conditions déplorables sanitaires et autres dans des couvents à l'abri des regards de la ''bonne'' société de l'époque . Admirablement traitée et jouée par de très bonnes comédiennes . Avec Anne-Marie Duff, Sean Colgan, Nora-Jane Noones .
Un film intense et poignant qui dénonce les travers de l’église catholique au XXème siècle et le calvaire des jeunes filles étouffées dans une société patriarcale. Les actrices sont admirables dans ce drame brutal qui prend aux tripes. Une mise en scène réussie dès la première scène qui montre la nouvelle qui s’ébruite et la violence des conventions sans une seule parole. C’est d’autant plus bouleversant que le ton sait rester sobre et que le réalisateur ne prend pas le spectateur en otage de son message.
Vu à la télévision en octobre 2025. Très beau et éprouvant film sur un drame de plus impliquant la religion catholique à la fin du 20eme siècle. C’etait hier, en Europe. Les personnages terribles du film sont merveilleusement incarnés par les acteurs.
Excellent film sur le destin de trois femmes enfermées dans un convent. La bande originale de Craig Armstrong est belle et le morceau au piano sur le générique de fin est juste magnifique.
Vu en 2025. Après la vague MeToo, on se rend compte que cette histoire, qui semble moyenâgeuse, a en fait tout juste 30 ans. Sidérant bien sûr, de voir tout le chemin qui a été accompli depuis. Mais aussi terrifiant de voir aussi clairement les rouages du patriarcat.
Avec ce film, on en vient même à trouver les méchantes soeurs (et elles le sont !) attachantes. Parce qu'on comprend que le très grand méchant du film, ça n'est pas Dieu, ça n'est pas la religion ou la distorsion qu'on en fait, ça n'est pas la compétition ou l'exploitation... Enfin, si... C'est tout ça. Mais le grand méchant du film, c'est celui qui n'est là qu'au tout début, et à la toute fin. C'est le chef d'orchestre. Ce sont les hommes. Les hommes qui commettent les crimes. Les hommes qui décident ce qu'est un crime. Les hommes qui ont l'autorité.
Et ce moment-là de dénonciation est rendu absolument sublime (et franchement militant pour l'époque, même pour aujourd'hui),spoiler: quand une des captives est libérée tout d'un coup, sur simple présentation d'un homme dont on avait même ignoré l'existence .
Au final ce film est simplement beau. Oui il est assez dur. Mais il est surtout beau. Bien sûr par ce qu'il dénonce. Mais aussi par ce qu'il révèle, à savoir une sororité omniprésente. Même les plus pourries (coucou les nonnes) en font preuve. Parce que tout le monde a la conscience totale de n'être qu'un pion dans le jeu de ces mecs. Et cette scène de l'échange de clé est d'une perfection absolue.
Au delà donc du côté "documentaire", on retient surtout une dénonciation majestueuse du patriarcat, grâce à des actrices et personnages splendides, des dialogues très intenses, une mise en scène captivante.
Et on pourrait attendre d'un tel film qu'il nous méduse, nous sidère, nous dégoûte. Et il n'en est rien, et c'est en cela qu'il est brillant. Il fait monter la colère et la révolte. Il suscite de désir vital et heureux d'en finir avec ce modèle.
Et puisqu'on en a toujours pas fini avec le patriarcat, loin de là, alors ce film est toujours d'actualité.
The Magdalene Sisters - des jeunes filles accusées d’avoir fauté et/ou déficientes se retrouvent dans un institut de sœurs chargées de les redresser et faire travailler dans la laverie. Film sur un court passage de leur vie mais forcément marquant tant seule la solidarité entre ces jeunes filles permet un peu de chaleur. Tiré d’une histoire vraie 3,7/5
Il est vrai qu'on pourrait pointer du doigt un panel limité de trois histoires, trois jeunes femmes, trois jeunes victimes d'une société empoisonnée par le puritanisme le plus vil et le plus hypocrite surtout. Le film s'ouvre sur trois faits, trois événements tragiques qui vont sceller le destin de trois femmes emprisonnées malgré elles dans un couvent qui doit permettre d'expier leur faute et sauver leurs âmes. Le cinéaste choisit une image légèrement granuleuse, un ton terne mais pas grisâtre ou trop triste, l'austérité de ces couvents s'impose logiquement. Le sadisme des religieuses est sans doute un peu trop systématique, peut-on penser qu'il existait tout de même un peu d'humanité ou d'empathie ?! Mais la bêtise n'a d'égal que l'appât du gain, et l'impunité religieuse ouvre forcément à l'abus. Le survie amène à des cas déchirants comme une femme qui accepte son destin après quarante ans entre ces murs, où celle qui après une dernière tentative de s'en sortir décide finalement de devenir elle-même une nonne tortionnaire. Peter Mullan signe un drame tragique et touchant, sans concession et qui reste le seul film de fiction sur le sujet... Site : Selenie
On prend une petite claque en regardant ce film tellement c'est violent. Et ici on ne parle pas de violence perpétrée par des armes. Mais plutôt une violence cachée, mesquine, verbale et punitive. Celle de parents sur leurs enfants. Mais aussi celle d'adultes ayant fonction d'autorité, sur des enfants qui sont sous leur responsabilité. Ca fait froid dans le dos. Les parents abandonnent leurs enfants, car ils faisaient trop honte, car ils advient péché par exemple, à des soeurs, celle du couvent Madeleine, pour qu'elles les remettent dans le droit chemin. Et tout ça à coup de discipline et de règlement autoritaire Ca rappelle de nombreuses histoires et films où des sévices sont perpetrés sur des enfants et adolescents. Mais aussi le film, le bal des folles, où sous prétexte de folie, on pouvait faire enfermer qui que soit du moment qu'on était le chef de famille. Réalisé par un des acteurs de petits meurtres en amis, et trainspotting, ce film, très anglais au bout du compte, vous prendra aux tripes.
Ce n'est pas un grand film cinématographique par son esthétique mais le thème interpelle au plus haut point et le portrait dressé de ce couvent donne la chair de poule tant il répugne. La Belgique a connu des épisodes similaires à ceux évoqués dans ce film ( Bébés volés, filles-mères incarcérées...). Difficile d'imaginer qu'un tel monde qui n'a de religieux que l'étiquette ait pu exister jusque 1996. Dieu n'est pas là où on croit. L'hypocrisie ecclésiastique est à son sommet, et celle des parents indignes au rendez-vous. L'interprétation est excellente.
Rien à dire si ce n'est un temoignage-fiction dans une sobriété sans (presque) de complaisance, typique du style irlandais. Actrices au top, et le dernier arrêt sur image de Bernadette m'a saisie. Magnifique !
Un film assez dure, ou j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans. Mais je me suis finalement laissé prendre, par ce film, pas mal jouées par la brochette d'actrices.