Le Rendez-vous des quais
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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2013
Si la sincérité est le point fort du film, elle demeure toutefois insuffisante pour le porter. Il faut bien avouer les nombreux défauts comme une interprétation générale de mauvaise qualité, un fond politico-social engagé mais maladroitement évoqué, et enfin une démarche narrative bien trop explicative. On relève deux ou trois moments assez prenants pour un ensemble relativement insignifiant.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2022
C’est une tranche de vie, une vision bucolique de Marseille avec en fond la grève des dockers.
On croirait presque rencontre Fernandel.
On aimerait d’ailleurs !!!
C’est aussi un documentaire intéressant sur une époque et la morale, c’est comme dans la poésie de Millevoye:
« Tu n’as perdu que la fauvette »
velocio

1 537 abonnés 3 496 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
" Le Rendez-vous des quais" est un film qui s’écarte considérablement de ce qu’on apprenait dans les écoles de cinéma à l’époque. En effet, Paul Carpita qui avait fondé le groupe Cinépax dans le but de réaliser des contre-actualités locales, s’était bien sûr beaucoup intéressé à la grève des dockers commencée au cours du 4ème trimestre de l’année 1949 et il a utilisé dans "Le rendez-vous des quais" des images tournées pour ces contre-actualités. Quant au tournage de la partie fictionnelle du film, commencée en 1951, elle a dû faire face à de nombreuses difficultés, la moins importante n’étant pas la disponibilité du réalisateur et des interprètes. En effet, durant le tournage du film, Paul Carpita continuait à exercer son métier d’instituteur et les interprètes étaient de « vrais gens » qui, eux aussi, avaient un travail. Le tournage de la partie fictionnelle a pris 3 ans, une durée qui a contribué à créer de nombreux problèmes concernant, pour une scène donnée, les raccords d’une prise à l’autre, souvent éloignées dans le temps : des problèmes liés aux habits, aux couleurs de chaussures, … . Mais comme le dit Carpita : « Si les gens restent attentifs à ça, cela veut dire que le film est raté ! On doit rester concentré sur l’émotion des scènes ». Au final, la belle histoire d’amour entre Robert, docker, et Marcelle, ouvrière dans une usine de biscuits, ce couple dont la préoccupation principale est d’arriver à trouver un logement au point, pour Robert, de se désolidariser de la grève menée Jean, son syndicaliste de frère, trouve parfaitement sa place aux côtés du film militant lié à la grève. "Le rendez-vous des quais", ou, plutôt, les rendez-vous des quais : les rendez-vous amoureux que se donnent régulièrement Robert et Marcelle à la sortie de leur travail et les rendez-vous que se donnent les travailleurs pour s’opposer à la guerre en Indochine. Par la faute de cette censure inique, Paul Carpita ne nous laissera finalement, à côté de ses nombreux court-métrages, que 2 longs métrages en plus de "Le rendez-vous des quais" : "Les sables mouvants" sorti en 1996, et "Marche et rêve ! Les homards de l’utopie", sorti en 2002. Intégralité de la critique sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2026
C’est un film du patrimoine , dont l’histoire est éclatante, au regard du contexte de l’époque, les années cinquante : la guerre en Indochine, les manifestations pacifiques, la grève des dockers marseillais. Elle est due à la pénibilité du travail, rendu encore plus ingrat quand il s’agit de débarquer les cercueils des soldats morts en Indochine. Tourné clandestinement, ce film, étalé sur plusieurs mois, au cœur des grèves, avec des acteurs amateurs est saisi dès sa première projection, censuré et introuvable pendant 35 ans. Paul Carpita joue carte sur table pour des enjeux qui aujourd’hui encore atteignent la probité des gens, leur dignité. Dans un rapport de force filmé sur le terrain, avec des hommes profondément engagés. Il est clair que la patronat ne peut apprécier un tel engagement, le pouvoir une telle démonstration de force. La romance entre Robert et Marcelle qui peinent à trouver un logement , en raison du contexte économique, accompagne naturellement l’évolution de la contestation . Chez Carpita qui nous l’a joué en préambule , un brin pagnolesque, romance et social vont de pair.
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 octobre 2012
Film qui a vécu une censure d'une trentaine d'années, pour avoir mit en avant un pacifisme qui s'attaque au gouvernement français. Histoire sur le syndicalisme et sur la détresse sociale, atmosphère très "marseillaise", mais les acteurs récitent ne jouent pas et par moments il ne se passe vraiment pas grand chose à l'écran.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mai 2011
Film référence dans l'histoire du cinéma français et de la censure. Tourné par un cinéaste amateur, à Marseille, dans les années 50, avec des comédiens amateurs, le film reste assez bon malgré quelques flottements. Ce film a subit une censure étatique pendant 30 ans parce que Paul Carpita ose nous montrer des dockers marseillais faisant grève pour protester contre la guerre d'Indochine.
Enzo Branca
Enzo Branca

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4,5
Publiée le 2 septembre 2022
Oui, Paul Carpita est cinéaste amateur, et les acteurs sont des amis ou des connaissances, qui jouent des rôles proches des leurs dans la vie réelle, oui, cela mène à des moments de flottements, a des faux raccords et ainsi de suite. Reste que l'histoire est prenante et que le style de Carpita, si proche du documentaire et en même temps si loin est plus qu'appreciable. Et reste également que ce film est histoire, qu'il fut construit avec des bouts de ficelle, tourné officieusement, interdit pendant 30 ans... Alors oui, le rendez-vous des quais, sans forcément être le chef d'oeuvre cinématographique ultime est d'une part un bon moment passé, d'autre part très intéressant historiquement et cinématographiquement.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2026
Le film a surtout un intérêt historique et documentaire, par son côté néo-réaliste, en évoquant la grève des dockers de Marseille en 1950 pour protester contre la guerre d’Indochine (des armes et des tanks sont embarqués à Marseille). La partie fictionnelle, à travers la relation amoureuse entre Marcelle, ouvrière dans une biscuiterie, et Robert Fournier, vivant chez sa mère veuve, docker comme son frère Jean (marié, avec une fille Danielle, 8 ans) qui est, aussi, secrétaire général de la dockers du port de Marseille, est assez mièvre et ne sert que de fil rouge à présenter la lutte syndicale, la solidarité entre ouvriers et ouvrières, et aussi les divergences politiques entre les 2 frères. Le film n’a pas la force de « Toni » (1935) de Jean Renoir, plus mélodramatique, moins social et se déroulant à Martigues (Bouches-du-Rhône) ou de « Sur les quais » (1954) d’Elia Kazan, lui aussi politique, et dénonçant la collusion entre le syndicat des dockers et la mafia à New York.
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