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vinetodelveccio
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5,0
Publiée le 16 juillet 2014
Un film magnifique d'audace et de modernité qui délivre un message de paix universel. Pour dénoncer la boucherie de 1914-18 et faire prendre conscience de l'absurdité de la guerre, Lewis Milestone décide d'adapter un livre allemand et se place donc du point de vue de l'"ennemi". Seulement l'ennemi est un homme comme les autres, il a peur de mourir, se pose des questions sur la légitimité de cette guerre, pense à sa famille, meurt de faim, se déteste pour avoir tué et pleure ses camarades tombés au front. Le film délivre donc une réflexion qui transcende les lignes de front et donne au film une dimension universelle indéniable. Le tout est filmé avec brio et il est bien difficile de deviner que le film fut tourné en 1930. Le cinéaste a les moyens et sait les mettre à profit avec bonheur : les mouvements de caméra sont virtuoses, les batailles sont d'un réalisme époustouflant, la bande son est glaçante, bref la mise en scène est d'une modernité incroyable. Le film fait mouche encore en 2014 grâce également à un scénario déchirant, à des personnages fascinants et à des acteurs qui donnent une profondeur incroyable au récit. Ceux-ci font évoluer leurs personnages avec beaucoup de finesse et une sombre gravité gagnera peu à peu cette brochette d'ados naïfs. All quiet on the western front est donc un chef d’œuvre puissant et un précurseur pour toute une série de films mythiques. Sublime !!!!!!
Sans doute l'un des plus brillants plaidoyers anti-guerre jamais réalisés à Hollywood. "A l'ouest rien de nouveau", adaptation du livre d'Erich Maria, a certes un peu vieilli dans le jeu d'acteurs, mais les scènes de bataille et la force du récit en font un film atemporel malgré tout. Quelques scènes fortes, notamment vers la fin, quand les soldats prennent conscience de leur condition, sont lourdes de sens notamment quand on pense au contexte de l'époque du film. Une œuvre nécessaire, malgré les quelques longueurs.
Le rendu et l'ambiance du conflit sont bien rendus. Un film qui nous informe que du côté allemand ça dérouillait sec également. Presque classé comme documentaire tant les scènes sont réalistes. Seul la "qualité" du doublage français laisse à désirer.
Lewis Milestones, réalisateur américain d'origine russe émigra aux usa avant la première guerre mondiale. Il anglissisa son nom.
"A l'ouest rien de nouveau " adaptation du best-seller d'Éric Maria Remarque est une diatribe pacifiste contre la guerre et est généralement considéré comme le chef-d'oeuvre de Milestones.
Si le film mérite d'être vu, il n'est pas exempt de défauts et dus à plusieurs scènes ( concentrées dans la seconde partie) qui manquent de rythme.
Les scènes de batailles sont très réussies et empreintes de modernisme, à l'instar de.la première demi-heure particulièrement accomplie.
Pour la petite histoire Maria Remarque apparaîtra en personne au cinéma dans un petit rôle à la fin de " le temps d'aimer , le temps de mourir" un des chefs d'oeuvre de Douglas Sirk.
Sa présence soulignera que malgré la force de son message, la leçon universelle et intemporelle de l'écrivain ne sera pas toujours entendue et reste malheureusement d'actualité.
Les amateurs du cinéma du patrimoine ne laisseront pas passer le film sans le voir.
Pas mal du tout pour un film des années trente. Mais force est de constater que le film est ennuyeux. Il est très inférieur aux films réalisés par la suite. Pourtant, j'avais bien aimé le récit de Erich Maria Remarque.
A l'Ouest, rien de nouveau est un véritable Platoon avant l'heure. Le film est très fort. C'est une vraie ode à la paix et un pamphlet contre l'absurdité de la guerre. Les scènes de guerre sont extrêmement réalistes, c'est vraiment bluffant de la part d'un film des années 30. Les bombardements rendent véritablement fous. C'en est même trop, la 1ère heure est insupportables pour les oreilles. Le film est remarquablement complet sur la guerre : l'endoctrinement, le bizutage dans l'armée, le front, la douleur, la perte d'un membre, d'une personne, de son esprit, le traumatisme, ….spoiler: La scène finale (du papillon) est tout bonnement magistrale.
Un tel film devrait être obligatoirement visionné par les élèves qui étudient la 1ère guerre mondiale. Oh, pas pour apprendre les dates importantes, les faits d'armes significatifs. Non, pour apprendre ce que fut la guerre vécu de l’intérieur. Vu par un jeune, des jeunes dont aucun ne sortirent indemne, s'ils en sortirent. On y voit pas trop d'horreur, mais ce film à la force de nous faire ressentir cette horreur, nous la faire vivre. On assiste à la lente évolution des mentalités quant à l'opportunité de cette guerre. Et franchement, on peut même se demander si toutes les guerres et tous les "guerriers" ne suivent pas le même chemin. Ce film est quasi obligatoire et doit être vu de tous.
A l'heure où on fête le centenaire de la première guerre mondiale, j'ai trouvé très enrichissant de visionner « A l'ouest rien de nouveau ». J'avais découvert le livre d'Erich Maria Remarque au cours de ma jeunesse mais je ne connaissais pas encore le film. Une grosse partie de son intérêt provient du fait qu'il présente la guerre du point de vue d'un soldat Allemand, ce qui garantit l'absence totale de propagande à deux sous. Au contraire, l'accent est clairement mis sur l'horreur des combats et l'enfer qu'on vécu les soldats dans les tranchées et ce, quelque soit la couleur de leur uniforme. Le film étant sorti entre les deux guerres, il est évident qu'il a beaucoup vieilli ; Cependant les scènes de batailles sont étonnamment puissantes et montrent parfaitement la folie destructrice de ce conflit sanglant. L'histoire raconte comment cette guerre a été vécue par un groupe d'amis, de leur embrigadement sur les bancs de l'école jusqu'à la fin du conflit. Tout y est minutieusement décrit : Les offensives meurtrières, les bombardements terrifiants, la perte des êtres chers, les actes de bravoure, la peur omniprésente, la faim et finalement la défaite... Le film fut interdit, dès sa sortie, par le parti nazi qui en profita pour brûler également le livre dont il est adapté... Ce qui en fait un chef-d’œuvre indiscutable du cinéma mondial.
Sans doute le plus grand film sur la première guerre mondiale, avec « la grande parade » de King Vidor. Ce qui frappe avant tout, cest lextraordinaire modernité de la mise en scène et du propos. Lutilisation du travelling, du montage et des gros plans étant toujours au service du sens et de lémotion. Un film spectaculaire et profond, une démythification du culte de lhéroïsme au service de la patrie.
Les films de guerre et moi, c'est toujours la même histoire : j'ai du mal à accrocher au début, mais une fois que je suis dedans, je ne vois pas le temps passé. Et À l'ouest, rien de nouveau est un film très efficace, qui décrit la violence de la guerre, la saleté des tranchés, la folie meurtrière...le tout accompagné d'une très belle photographie. Alors j'ai vu plus efficace dans le genre, mais ce film vaut largement le coup d'œil.
Un film polémique interdit pendant une longue période. Si on peut certes accorder à À l'Ouest... les contraintes de réalisation de l'époque et autres facteurs du même genre, il faut quand même avouer que la première partie est tout de même assez bâclée : partagé entre soit des explosions relativement identiques et omniprésentes, soit des dialogues incessants, la structure narrative s'emmêle les pinceaux. Certes, les explosions sont une des bases même de la guerre mais réalisées de la sorte, on peine à y croire une seule seconde. Résultat, ça crée plus de longueurs qu'autre chose. Heureusement, la deuxième moitié du film rattrapera tous ces problèmes pour nous présenter un film de qualité. Même s'il a bien vieilli, À l'Ouest... reste tout de même un des piliers du film de guerre.
Avec "les sentiers de la gloire", "Capitaine Conan" et "Le pantalon rouge", ce film est un des chefs-d’œuvre réalisés sur la première guerre mondiale. L’anti-connerie dressée contre un militarisme réactionnaire et dévastateur est diffusée tout au long de ce film tourné avec un réalisme extraordinaire, pour l'époque. Bien sûr, à niveau de technologique comparable, il est aussi impressionnant que "Sauver le soldat Ryan" de Spielberg, mais en plus, il porte des idées novatrices pour l'époque. Le roman de Remarque a été extraordinairement porté à l'écran par ce film.