TwentyNine Palms
Note moyenne
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57 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2013
C’est du cinéma conceptuel, aride, difficile et totalement original. Il nous fait entrer peu à peu dans une histoire à l’aspect linéaire qui conduit un couple en quête de repérage dans le désert californien où il va finalement y vivre l’enfer… C’est un récit presque biblique mettant en jeu un nouvel Adam et une nouvelle Eve qui vont passer de l’ignorance absolue à la connaissance du mal qui les perdra. La caméra de Bruno Dumont s’attarde avec une lancinante complaisance sur les évolutions des deux personnages cheminant de cercle en cercle jusqu’à l’inéluctable dénouement. Le spectateur ne peut jamais rester passif puisqu’il doit sans cesse participer par son imagination à la construction de cet édifice irrespirable et parfois insoutenable. Les scènes de sexe, nombreuses et répétitives, ne sont jamais gratuites et soulignent avec lucidité combien la jouissance n’est pas synonyme de plaisir… Leur écho dans la séquence insoutenable du viol est d’ailleurs hallucinant et prend littéralement aux tripes. C’est finalement par le regard que les destins vont s’accomplir et se nouer dans une sorte de danse macabre aux accents tragiques. Dans cette description d’une humanité glauque et implacable, les paysages prennent une place capitale, dessinant une architecture tourmentée qui va contenir toute la souffrance du monde. C’est un cinéma de visionnaire, éprouvant et halluciné, dont on sort avec de nombreuses questions et un malaise indicible.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2012
Pour être honnête, ce film est déconcertant. Il laisse une véritable interrogation en suspend. N'est-ce pas là une réelle bouse ? L'interprétation du film reste difficile pour moi. La plupart des films de cet auteur le sont d'ailleurs. J'ai lu une critique de spectateur qui évoquait la dénonciation de l'incommunication. Oui. Et non. Un film particulièrement vide apparemment. Du désert, cailloux, poussière, paysages grotesques de nullité avec ses buissons secs. Une vie de couple aussi vide et sans intérêt que de regarder passer des trains, s'ébahir devant des éoliennes. Houlà, leur profond ennui devient rapidement contagieux car on peine à découvrir un message, un quelconque intérêt à se faire ch ainsi, se faire du mal à loisir. Il y a tellement de meilleurs WE que d'aller s'encroter dans le désert. Les pôvres californiens. Dumont s'est rendu aux USA, il a pas aimé du tout! Il nous décrit ces Redneck, paysans qui vous insultent gratuitement si vous marchez sur LEUR trottoir, vous font chier à vous barrer la route, si vous ne tenez pas compte de leur avertissements. Une amérique totalement vide et insipide, remplie de gros lourdauds qui vous cherchent des ennuis, par ennui. Pourtant en plein coeur d'une Californie montrée (par eux) habituellement en exemple. Au milieu de cela, l'histoire d'un petit Roi, accompagné de son gentil sac à baîser, ou sac à viande ainsi qu'il la considère. Elle, est folle amoureuse de lui. Et jusqu'au bout. Elle devient hystérique parfois, tant il la déconsidère fréquemment. Puis survient (tardivement) l'accident ou le petit Roi se fait gentiment cassé, ôte sa couronne (se scalpe) puis nique tout se qui lui devient insupportable. Auparavant, une simple rayure sur son HUMMER devenait déjà une affaire d'état. Mais là, ce qui lui arrive, lui reste en travers de..enfin en travers. Une critique détournée de l'amérique, montrée sous un angle alternatif, un pays particulièrement vide et triste, remplie de culs-terreux. Le tout, sur un fond de pseudo-romance qui vire au cauchemar. Le vide est si présent, qu'à part baiser ou copuler sur des cailloux, il n'y a pas grand chose à faire pour se sentir exister. La situation de "vide cérébral" des personnages est si intense (hum.), que les dialogues tiennent bien évidemment sur un confetti. Leur frustration devient fatalement la notre. La force de Mr. Dumont, est d'exprimer de façon muette, un torrent d'idées, de paroles, posés sur des vides peuplés de cailloux. Et pourtant, une bande sonore si expressive et si intense, qu'elle en devient à elle seule, rapidement insupportable, voire même agressive, haletante. La démonstration que le cinéma n'existe pas seulement par les images, mais bien par un souffle, des idées à écouter. Encore faut-il accepter de les entendre, je veux dire, s'y préparer par avance. Un film "Dumont" ne se prend jamais à la légère. Au final, un scénario particulièrement audacieux, et singulier surtout. La maîtrise habituel de ce réalisateur qui nous apprend sans cesse à découvrir un sens différent au flot d'images déversées habituellement au cinéma, à nous interroger, à faire l'effort de comprendre. Et fort heureusement, il y a matière à interpréter de mille façons différente ce road movie. Malheureusement, bon nombre de spectateurs n'en sont pas conscient et considèrent, à tort, que ce film est lent. Une réalisation qui laisse pourtant largement le temps de réfléchir, de donner un sens aux situations. Il n'y a donc aucune frustration. Bien au contraire, une richesse intense. La démonstration qu'on peut faire un film 'plein', sur un désert 'vide', et des personnages dans leurs plus mauvais jours et particulièrement en défaut d'intensité, proches du vide total. A découvrir et à apprivoiser dans cet exercice ou le vide appelle le plein. Et où, le spectateur doit prendre les choses en main, réfléchir, agir et participer à remplir le vide laissé délibérément ouvert, montré du doigt. Une opportunité pas si courante, qui peut rebuter les grands consommateurs d'images qui bougent. Pour ma part, je ne peux qu'être reconnaissante de l'effort que réclame ce film. Merci.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2012
Concentré autour du mythique désert californien Joshua Tree, l'histoire abonde en périples automobiles et en étreintes dont la première, après les larmes, alerte, glace... Le couple n'en reste pas moins familier avec ses sautes d'humeur résultant de la fusion toujours laborieuse pour les caractères affirmés. Curieux duo d'amis-ennemis, ils sont volontairement pieds et poings liés (d'autant que l'actrice Katerina Golubeva, parfaite borderline ici, est morte en août 2011). On arrive à craindre la copulation tant, dans sa sauvagerie, elle jure avec les éoliennes de la première halte. Hommage régulier aux cailloux, chaud, froid, une tendresse fugace, qu'ils sont donc agaçants... Ce chauffard qui insulte, cette voiture blanche qui vrombit, ce sont là billevesées pour ces zombies... Ils ne se droguent pas pourtant, finissent par s'éprouver frontalement. Choisissent-ils la mauvaise direction une fois perdus sur les hauteurs ?... Ce road-movie admirablement agencé, truffé de mises en abymes picturales ou sonores (ces ronflements de moteurs !) laisse un goût de ciguë... L'allusion à la dangerosité des zones désertifiées est certes pertinente, Ô combien d'actualité et pas seulement du fait de la nature. Immensité vide, possible mirage pour l'errant lassé de l'espace urbain, voire... J'ai trouvé un peu "pieds pris dans le tapis" ce couteau brandi plusieurs fois en revanche, et trop inaudible le chuchottis policier. Dommage !
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2012
'INSIDE', comme un cri au milieu des bulles, la femme en maillot rouge s'échoue, naufrage des deux amants paumés- les flash crépitent sur l'écran intérieur, délicatement, elle pose un peu de vernis sur ses ongles pâles, l'ombre d'elle même dans l'étendue désertique se noie. Des roches, s'élève un souffle humain, "on va brûler", plaisante le demi-Dieu aux cheveux d'or. Un type tout seul qui mange une glace attire la mélancolie dans tous les sens, t'as de la crème glacée au coin des lèvres, je t'aime. NUIT. La danse des furieux commence, faiblement éclairée par des lumières acides, au grand jour la route reprend, mélodie asséchée et pavée d'imprévus, le cul à l'air , les jambes molles, au milieu du désert, qu'est ce qu'on rigole...
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juillet 2011
Vous devez vous attendre à vous emmerder pendant 1h30 avant le "grand final" vraiment inattendu.
Je veux dire par là que c'est un road & sex movie très lent, sans scénario pendant les trois quart du film.
Heureusement, c'est très bien filmé, notamment la scène des roches et du couple nu, mais ça reste du film d'auteur au niveau factuel. Le réalisateur pense sûrement que c'est nécessaire pour la cohésion et l'effet de surprise, mais je crois qu'on pouvait faire moins ennuyeux.
La grande force (et la seule) de la fin de ce film, c'est de nous mettre une baffe dans la gueule très bien amenée et particulièrement choquante mais parfaitement vraisemblable.
On a un arrière goût désagréable en sortant de la salle, et au moins pour cela c'est presque un bon film.
Un film pour découvrir les routes des States, pas pour avoir envie d'y aller !
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2010
Magnifique road movie, filmé à la perfection de manière contemplative par le si intéressant Bruno Dumont. Un mélange de genres qui semble être sa marque de fabrique à la découverte de ses œuvres. Sublime histoire d'amour tel Adam et Eve dans le désert emprunt de folie et à la fin des plus troublantes...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 septembre 2010
Je n'ai rien contre les films lents mais quand ça dégage quelque chose. Mais là: rien de rien ! Aucune émotion, c'est encore pire que du mou pour le chat, les acteurs sont execrables. J'ai vraiment pas du tout accroché.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2010
Je ne sais pas ce qui m'a moins plus dans ce Dumont, peut-être l'anglais ? le road movie ? qu'il n'y ait que deux personnages ? que tout semble se répéter tout le temps comme si au final il n'y avait qu'une seule scène ? l'amérique à la place du Nord de la France ?
Je ne dirai pas que je me suis ennuyé, mais j'ai de loin pas été passionné, après le film est assez beau, la mise en scène est soignée, mais ça m'a semblé moins vrai, moins pur que ses autres films.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 août 2010
Bruno Dumont filme avec brio l'immensité des paysages américains. Sa mise en scène, qui saisit l'étrangeté des lieux, est souvent fascinante. Mais à force de temps morts, des dialogues incompréhensibles et de sautes d'humeur arbitraires, le film nous plonge peu à peu dans des abimes d'ennui. La complaisance du dernier quart d'heure achève de nous décevoir
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 mai 2010
A part déranger un pauvre coyote qui se trouve malgré lui mêlé à ça, ce film est d'une platitude aussi extrême que le désert où il a été tourné. Je ne compte plus les plans vides, sans sentiments, sans rien qui s'en dégage à part une longueur interminable (où comment vouloir donner du relief et intellectualiser un scénario inexistant). Mais avec du vent on ne fait du vent. Et pas même une rafale pour avoir emporté cette pellicule.
pandani
pandani

43 abonnés 379 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2010
Non, sans déconner, c'est une mauvaise blague ce film ? Un piège tendu au snobisme d'une certaine critique qui est d'ailleurs tombée dedans à pieds joints ? A un moment, le mec doit aller acheter du polish pour sa bagnole au supermarché. Bon, déjà on s'en tape. Alors on va se prendre une succession de plans vides et interminables sur une route où il a quelques voitures qui passent, puis le gars en chemin (putain, il vient de loin ce con, c'est interminable ...), puis le type il va hésiter entre plusieurs sortes de polish. Ah ben oui, faut bien lire l'étiquette ! Ensuite il rentre, etc ... Et ça dure comme ça pendant des plombes. Ah oui bien sûr, pour éviter que le spectateur ne s'endorme tout à fait, ça baise toutes les dix minutes avec application, mais sans éviter le ridicule. Pour rien arranger, les acteurs (?) sont nuls, c'est mal filmé. Pas vu la fin, paraît-il choc, j'avais abandonné bien avant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 août 2015
J'ai chopé ce film par hasard (le hasard ne fait pas toujours bien les choses) à la médiathèque il y a quelques années. Inutile de redire ici à quel point il est long, ennuyeux, banal, traitant d'un sujet dont tout le monde se fout (les relations de couple, wow, quel thème original), gratuitement choquant à la fin, etc etc, et qui aurait pu donner, avec 120 tonnes de prétention en moins de la part de son réalisateur, un court métrage à peu près acceptable.
A vrai dire, le plus scandaleux dans ce film, c'est sa bande-annonce: je l'ai regardé (vive les dvd) après le film, par curiosité, pour savoir comment le réalisateur s'y était pris pour inciter en 1 minute un éventuel public à aller voir son mortel film. Et là, odieuse surprise: les rares scènes d'action qui existent dans ce film (une engueulade, une course-poursuite, une fille qui court, une voiture qui pile, un coup de boule) sont entassées dans 1'07 min, et donnent l'impression d'un film incroyablement dynamique et plein de tensions, ce qui est évidemment grotesque quand on a déjà vu le triste résultat! Bref, c'est au-dela de l'exagération, c'est carrément de la publicité mensongère, clairement du ressort de la répression des fraudes! J'invite toutes les victimes de 29Palms à regarder cette bande-annonce pour évaluer à quel point sa réalisation est sournoise.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2009
Impressionniste sinon parfois scabreux, "29 palms" se laisse regarder à condition d'accepter les multiples vues détournés & loin de tout cliché artificiel que nous propose B.Dumont; et ce hormis sa fin dramatique. Un film généreux pour 1 public averti.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 octobre 2012
L'histoire aurait fait un bon court métrage mais pendant 1h45, on a le droit à un scénario assez ordinaire seul deux ou trois scènes intimistes intéressantes et quelques beaux plans fixe viennent cassé cette banalité. Par contre le dernier quart d'heure est vraiment marquant et on retrouve la patte de Dumont (d'ailleurs je ne sais pas comment j'ai fait mais j'ai deviné ce qui allait se passé pour le premier coup de théâtre).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2009
Ample et troublant, non-peuplé de larges panoramiques où ne vivent que les silhouettes nues des deux amants, TwentyNine Palms pourrait n'être qu'un ixième roadmovie dans les déserts, leurs silences et cette étrange et persistante impression de claustrophobie. Bruno Dumont nous ballade au gré des poussières soulevées par les roues d'un 4x4, au gré des râles amoureux du couple, des traversées de villages perdus et des regards entraperçus de leurs citoyens.
Couple improbable de deux étrangers qui n'ont pour langue commune que leurs corps et le lieu de leur errance, David et Katia...

Mais à quoi bon en dire plus ? plongez-vous dans les lents panoramiques, goûtez au contraste entre la roche sèche et les peaux dénudées, sentez l'impatience vous gagner... vous pressentirez qu'il n'y aura pas de happy end, parce que l'incommunicabilité est la plaie des humains, parce que l'isolement et la peur de l'étrange(r) mènent à l'épouvante.

Parce que cette anecdote si silencieuse qui pourrait être si tendre et simplement inquiète se termine par un des plus intenses hurlements d'horreur que le cinéma ait jamais porté à vos tympans.

No issue.
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