Grand lauréat de la Palme d’or pour Le Knack... ou comment l'avoir (1964), Richard Lester est un cinéaste très éclectique, comme en atteste sa filmographie, où on y trouve entre autres : Les Trois Mousquetaires - 1973 et Superman II & III (1980/1983). La Rose et la Flèche (1976) est une énième adaptation au cinéma des aventures du célèbre Robin des Bois. L’originalité ici, se trouve dans sa distribution, où l’on retrouve deux très grands acteurs dont on n’aurait jamais imaginé les trouver là, à savoir Sean Connery & Audrey Hepburn. L’œuvre de Richard Lester est très différente de celle de Michael Curtiz & William Keighley (la plus célèbre adaptation avec Errol Flynn), ici, l’héroïsme et l’aventure laisse la place au romantisme et à l’émotion. Et pour cause, les personnages principaux sont beaucoup plus vieux que dans les précédentes versions. Un scénario original, inattendu, une distribution quatre étoiles parfaitement dirigée au cœur de l’univers de Robin des Bois, bref tout est réuni pour nous offrir un très beau divertissement.
La filmographie de Richard Lester comporte principalement des séries B de facture correcte, sans plus, tel ce film d’aventure dédié à une énième histoire de Robin des Bois, interprété par Sean Connery, en héros vieillissant accompagné de son vieil ami Petit Jean (Nicol Williamson), tous deux de retour des Croisades, au service de Richard Cœur de Lion joué par Richard Harris. Le récit est tantôt traité sur un ton humoristique complètement débridé, à l’anglaise, tantôt avec une intonation plus sérieuse. Les aspects historiques sont grossièrement respectés pour ce qui des personnages royaux et de l’époque, le reste n’est que pure fantaisie, Robin des Bois étant à l’origine une légende. Nous retrouvons Robert Shaw (le shérif de Nottingham) qui décéda malheureusement d’une crise cardiaque, deux ans après ce tournage en 1978, ainsi que la talentueuse Audrey Hepburn, en nonne dans le rôle de Marianne. Elle revint au cinéma après « Seule dans la nuit », son dernier film tourné en 1967. Tous les personnages ont vieilli, ce qui donne un cachet à la fois singulier et cocasse à cette aventure un brin ironique et désinvolte. Gros bémol, il manque le côté épique et flamboyant de la version de Michael Curtiz avec Errol Flynn (1938) et de celle de Kevin Reynolds avec Kevin Costner (1991), le rythme étant quasiment inexistant, ce qui rend l’histoire vraiment peu crédible et en atténue considérablement l’intérêt. Au final, je me suis ennuyé et estimé cette version décevante.
Robin des Bois revient, vieillissant, de 20 ans de croisade et retrouve Marianne, devenue nonne. Un film plein de nostalgie mais le récit manque de souffle et n'est pas très passionnant, malgré le charme du couple Sean Connery/Audrey Hepburn.
Avec toutes les adaptations des aventures de Robin des bois au cinéma, le spectateur risque à force d'ètre perdu (rire) !! Cette version des années 70 réalisé par Richard Lester est quand même intéressante a suivre puisque il ne navigue pas sur le spectaculaire comme les autres "La rose et la flèche" surfe plus sur le thème de la légende et le vieillissement, d'ètre conquérant avant et ne plus avoir le corps qui suit avec le temps qui passe. Robin des bois servit pour le roi Richard pendant des années lors des croisades, il retrouve l'Angleterre avec son fidèle compagnon Petitjean mais pas comme avant avec des nouveaux ennemis du peuple. Marianne, son amour d'autrefois, a vieillit aussi et devient nonne. Il y a quelques scènes de batailles et duels quand même, du romantisme, les paysages sont majestueux, la musique de John Barry est magnifique puis il y a un excellent casting avec Sean Connery charismatique et humain, Audrey Hepburn auquel l'age ne semble pas la vieillir, Robert Shaw en méchant et dans les seconds roles Ian Holm ou Richard Harris. J'ai bien aimé.
Vieux film bien sympathique, drôle et mélancolique. De l’humour british comme dans “Les Trois mousquetaires� du même réalisateur vient agrémenter l’aspect très authentique mais un peu nostalgique du temps qui passe sans espoir de retour. Tous les acteurs, un peu arthrosés, sont tous merveilleux de naturel. Une version originale et décalée de cette immortelle histoire.
Très déçu. Pourtant j’adore Sean Connery et Audrey Hepburn. Mais on se demande quelle mouche a piqué le réalisateur : tourner son film en Espagne, il faut le faire, pour une action qui se passe en Angleterre (bonjour la différence de climat) .Et l’absence de moyens suffisants est criante, et à part les deux acteurs titre, les autres sont médiocres. Imaginer une suite de Robin des Bois vieillissant (le couple est âgé de près de 50 ans) était sans doute utopique, mais avec une bonne réalisation la pilule serait passée. Un détail : je me demandais où j’avais vu l’acteur incarnant le shérif de Nottingham : il s’agit de Robert Shaw, vu dans le James Bond Bons baisers de Russie (vous vous souvenez celui qui disait dans le train « mon vieux » à tout bout de champ) et vu dans La bataille des Ardennes où il incarne un colonel allemand aux commandes d’un panzer. Bref, ce truc est à éviter.
Richard Lester revisite le mythique Robin des Bois dans son histoire à la véracité historique douteuse mais pas inintéressante. C'est très burlesque, beaucoup d'humour et le dénouement est touchant, il a un coté "Monty python" indéniable dans cette œuvre. Le couple (d'ancien) Sean Connery-Audrey Hepburn fonctionne très bien et la musique de John Barry est sublime. Après la manque de budget se fait cruellement sentir dans les décors et l'oscillation constante entre le sérieux et le burlesque peut dérouter.
Un film d'aventure au scénario original. Il nous fait découvrir un Robin des bois vieillissant ( Sean Connery) qui revient en Angleterre après 20 ans de croisades. Il y retrouve Marianne (Audrey Hepburn) devenue nonne se met en en tête de la séduire à nouveau. Mais le shérif de Nottingham est toujours là lui aussi. Sean Connery est impeccable et Audrey Hepburn rayonnante. Un film devenu un classique qui reste fort plaisant à suivre.
L’histoire d’un Robin des Bois et d’une Marianne vieillissants est originale, elle permet surtout de réunir à l’écran deux stars que j’affectionne particulièrement : Sean Connery et Audrey Hepburn. Cette dernière signait-là son retour à l’écran après une absence de près d’une décennie. Tantôt drôle, tantôt mélodramatique, le film de Richard Lester ne se montre malheureusement pas à la hauteur de son potentiel ou contraire de la sublime musique écrite par John Barry.
Un chef d’œuvre inattendu, un faux film d'aventures qui est davantage une réflexion sur la vieillesse, le temps qui passe et les occasions perdues. Sean Connery et Audrey Hepburn forment un des plus couples du cinéma, inoubliables en Robin et Marianne, la comédienne trouvant ici son dernier rôle important. La mise en scène de Richard Lester est magnifique, tout comme la musique de Richard Shores, subtilement mélancolique. L'épilogue, unissant les amants à jamais, est un grand moment de cinéma.
Robin (Sean CONNERY, 46 ans) revient de la 3e croisade. Sur ordre de Richard Cœur de Lion (1157-1199) (Richard HARRIS, 46 ans), qui lui aussi, a participé à la 3e croisade (où il a fait exécuter 3000 prisonniers musulmans à Saint-Jean-D’acre), il doit assiéger le château de Châlus (Haute-Vienne mais remplacé à l’écran par le château de Villalonso dans un paysage désertique de Castille) pour obtenir une statue réputée en or mais le roi meurt (à 41 ans) d’une flèche d’arbalète dans le cou. Robin rentre en Angleterre où Jean, frère du roi mort et dernier fils d’Henri II (1133-1189) et d’Aliénor d’Aquitaine (1122-1204), règne, et retrouve Marianne (Audrey HEPBURN, 47 ans et qui n’a pas tourné depuis 1967) devenue nonne (spoiler: après s’être coupé les veines ) il y a 18 ans, au départ de Robin et qui va être arrêtée par le shérif de Nottingham (Robert SHAW, 49 ans). C’est avant tout un film d’amour, plus que de combats, sur le temps qui passe et la vieillesse. Le héros (Robin) est fatigué et l’amour (de Marianne) est plus fort (que celui qu’elle éprouve pour Dieu).
Si souvent transposé à l'écran, le mythe de Robin des Bois fait ici l'objet d'une histoire géniale : après les événements connus de tous où Robin est devenu une légende, il a quitté Marianne pour les Croisades et ce film raconte son retour en Angleterre où il retrouve sa bien-aimée dans un couvent et le shérif de Nottingham toujours vivant, prêt à en découdre. Rassemblant ses vieux amis, Robin repart alors à l'aventure mais la légende en a pris un coup car le temps ne l'a pas épargné. Si le scénario joue souvent de cette idée sur un mode humoristique, le fait est que certaines scènes (le discours de Robin sur les Croisades, celui de Marianne à propos de sa tentative de suicide) sont plus dramatiques et un vent de nostalgie plus que d'aventure souffle sur le film. Assumant son histoire jusqu'au bout, Richard Lester nous offre un film surprenant et très plaisant qui réunit un casting assez incroyable. Si les présences de Robert Shaw, Richard Harris, Nicol Williamson et de Denholm Elliott sont appréciées, le couple formé par Sean Connery et Audrey Hepburn (qui marquait alors son retour à l'écran après neuf ans d'absence) l'est encore plus.
Robin des Bois: vingt ans après. Voilà une approche originale du mythe de Robin des Bois qui revient en terre anglaise vingt ans après l'histoire que tout le monde connait. Le début du film, prometteur, expérimente cette singularité avant de tomber petit-à-petit dans la banalité. On se retrouve vite en présence du même scénario que l'on peut voire dans tout les films traitant de ce fameux archer. Dommage, même si l'aspect nostalgique reste attrayant, "La rose et la flèche" ne met pas dans le mille.
La beauté des retrouvailles des deux célèbres amants tient, dans Robin and Marian, à la décadence ambiante qui dégrade systématiquement l’épique en une somme d’actions confuses et peu coordonnées : les hommes de pouvoir se disputent les juridictions et les titres et hommages associés, les figures tutélaires sont délaissées au profit d’une masse impersonnelle qui subit collectivement l’effort ; nulle séquence ne montre un quelconque héros professer son discours ou haranguer la foule, nulle séquence ne présente les camps en train d’échafauder un plan d’attaque comme d’ordinaire dans ce genre de productions. Laissons cela à la jeunesse, dont la fougue et la révolte se rejouent ici en mode mineur. Tout semble en effet s’improviser voire se fuir : les combattants des bois se retirent après une escarmouche, les religieuses que l’on vient sauver ne se pressent pas et ne sont d’aucune aide, la mère supérieure elle-même se livre à l’ennemi sans résister puis conduit le chariot au fond d’un lac ; les amoureux d’autrefois se retrouvent par inadvertance, et Robin paraît même sur le point de renoncer, préférant revenir le lendemain.
Se répète une lassitude teintée d’espoir et de fougue comme des souvenirs vaporeux continuent de se réactualiser, malgré le temps qui passe. Les flèches décochées n’ont rien perdu de leur célérité, ni de leur précision ; seulement, elles se décochent moins souvent, jusqu’à la clausule magnifique qui se referme sur l’image initiale, celle des trois pommes à des états de mûrissement différents. Cette vanité encadrante se diffuse tout du long, par les peines éprouvées lors des assauts, par les cicatrices qui saccadent le corps de Robin, par la présence centrale de l’abbaye, lieu de prière et dernière maison, et de sa cheffe. La pureté de Marianne, parfaitement campée par Audrey Hepburn, se heurte à la boue, aux mêlées, à la rugosité extérieure incarnée ici par un Robin des bois vieillissant et sale ; néanmoins, leur relation, parce qu’elle est naturelle, parce qu’elle va de soi, transforme la nature sauvage en terre d’accueil, et la mousse devient une couche où dormir l’un contre l’autre, et les branchages garnis de feuilles se métamorphosent en drap pour se réchauffer. Le romanesque du long métrage est concerté, il est porté par la mise en scène bucolique et par des dialogues à l’eau-de-rose ; il cohabite pourtant avec le registre burlesque qui traite de faits graves avec légèreté, participant de cette dégradation tonale d’une légende épique tournée en dérision par une figure d’aède conscient des ajouts et des amplifications.
Richard Lester signe un très beau film, dont l’originalité tient essentiellement au décalage tonal entre d’une part la grandeur d’un nom et de l’histoire qui y est associée – celle du Prince des voleurs ! –, d’autre part le comique volontaire ou non qui le raccorde à sa matérialité, à sa trivialité, gage d’un certain réalisme. Sans oublier le charme de son duo d’acteurs principaux, Audrey Hepburn et Sean Connery.
Cette version alternative de la légende de Robin des Bois dépeint un héros quelque peu vieillissant, quoique toujours en forme et charmeur, éreinté par des années de conflits et de croisades qui l'ont empli de désillusions sur la nature humaine. Porté par des Sean Connery et Audrey Hepburn superbes dans des rôles d'amoureux se retrouvant après des années de séparation, le film est surtout à voir pour ses nombreux plans absolument magnifiques, s'apparentant à de véritables tableaux moyenâgeux. L'atmosphère de l'époque y est également remarquablement rendue, sans excès de fioritures.