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Nicolas N.
54 abonnés
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3,0
Publiée le 25 mai 2025
Confidences trop intimes est un drame psychologique élégant qui explore la frontière entre vérité et illusion. Lorsque Anna, une femme troublée, confie ses problèmes conjugaux à William, un conseiller fiscal qu’elle prend pour un psychanalyste, une relation ambiguë s’installe. Fabrice Luchini incarne avec finesse un homme solitaire, fasciné par cette femme mystérieuse, interprétée avec intensité par Sandrine Bonnaire. Le film joue habilement sur les non-dits et les malentendus, créant une tension subtile. Cependant, le rythme lent et certaines longueurs peuvent désorienter le spectateur. Malgré cela, la mise en scène soignée et les performances nuancées des acteurs offrent une expérience cinématographique intrigante. Je lui attribue une note de 3/5.
Sur un pitch de comédie, Patrice Leconte nous livre un drame intimiste de qualité, entretenant des accents de mystère dans cette relation improbable amenant deux personnes à réévaluer leur vie. Un peu comme les poupées russes (je ne parle pas du film), chaque scène révèle une nouvelle dimension, dans une atmosphère feutrée qui sied bien à l'ensemble, et avec deux interprètes qui s'accordent très bien: Luchini plus en retenue face à Sandrine Bonnaire à la fois fragile et forte. Le déroulé ne surprendra guère, mais la mise en scène de Leconte enrobe cette histoire avec beaucoup de justesse et de précision, à coups de plans savamment travaillés.
Qu'on se le dise, les meilleurs Leconte sont souvent les plus intimistes. Ce constat vaut pour L'homme du train, Félix et Lola ou Monsieur Hire. Dans Confidences trop intimes, une jeune femme se trompe de porte et va parler de ses problèmes conjugaux à un conseiller fiscal au lieu d'un psychanalyste. Ce conseiller fiscal, bien que lui avouant rapidement son erreur, jouera le rôle du voyeur et par conséquent le spectateur aussi. On pourrait penser que Leconte filmant une séance chez le psy serait pénible et il n'en est rien. Bien sûr, on pourrait dire qu'on se fout royalement des problèmes de coupe de la miss Bonnaire sauf que Leconte filme ce drame comme un thriller. Anna est-elle une affabulatrice ? Son mari existe-t-il vraiment ? Qui est vraiment ce conseiller fiscal se nourrissant de plats cuisinés une fois rentré chez lui et qui voit son ex-femme ponctuellement ? Un homme seul finalement qui, dans ses rapports avec la gente féminine, ne semble faire preuve d'aucun sentiment. A part une fin un peu bizarre où on a l'impression que Leconte ne sait pas comment terminer son récit, n'ayez toutefois pas peur de vous asseoir sur le divan de monsieur Leconte avec un Luchini tout en retenue, qui semble même limite mal à l'aise comme son personnage, ce qui pour une fois change un peu.
Les dialogues sont pleins d'humour, comme souvent dans les films de Patrice Leconte. La situation de départ (se tromper de porte et confondre un conseiller fiscal avec un psy) est moins incroyable que je ne l'imaginais avant la séance (de cinéma). En tout cas, elle est traitée de telle manière que le spectateur la juge plausible et ne la remet pas en cause. La métamorphose de Sandrine Bonnaire au fil du film est vraiment très bien rendue : au plus elle ouvre son cœur, au plus elle s'embellit. L'interprétation est sans faille, du duo principal aux très nombreux seconds rôles très bien choisis (Anne Brochet, Michel Duchaussoy, Hélène Surgere, Laurent Gamelon, Gilbert Melki et Urbain Cancelier (l'épicier dans "le Fabuleux Destin d'Amelie Poulain")). Cependant, le film est un peu longuet, un peu monotone, un peu répétitif et si, au début du film, on a hâte de vivre la "séance" - la consultation - suivante de la patiente ... au fil des "séances", on a un peu l'impression que l'action avance très lentement. Heureusement, il y a quelques intermèdes avec les personnages secondaires ou des scènes en solo de William - le personnage incarné par Fabrice Luchini - dans sa vie de célibataire, mais le film manque tout de même de rythme.
Le sujet de Patrice Leconte n'est pas précisément une comédie; pourtant il est initié par un quiproquo en forme de gag. La jeune femme qu'incarne Sandrine Bonnaire vient consulter un psy mais, se trompant de porte, elle commence à se raconter...à un conseiller fiscal (Luchini). Pas tout à fait un huis-clos, le film est néanmoins pour l'essentiel un tête-à tête intime et ambigü. Concernant cette relation incongrue, parfois cocasse, qui se met en place, l'unique question, évidente, qui se pose en définitive, est de savoir si on se dirige vers une histoire d'amour ou pas. La mise en scène sans éclat de Leconte, feutrée et elliptique, ne convainc guère, enfin pas toujours, malgré une certaine élégance. Parfois, le duo Bonnaire-Luchini éclipse les deux personnages parce que ceux-ci manquent sans doute de matière, humoristique ou dramatique, voire psychologique. Entre Anna, sensuelle et peut-être spoiler: mythomane , et William, bientôt spoiler: amoureux et ébahi, la rapport peut parfois sembler artificiel et un peu lisse.
Récit de la relation ambigüe entre Faber (Fabrice Luchini), conseiller fiscal vivant une petite vie terne et ordonnée dans un immeuble aux couloirs tout droit sortis de "Barton Fink", et Anna (Sandrine Bonnaire), jeune femme déséquilibrée à la vie conjugale compliquée. Son irruption dans la vie de Faber va bouleverser son existence, en bien où en mal. Mais qui est-elle vraiment ? Manipulatrice ou manipulée ? On se pose longtemps la question. C'est la principale qualité du film, des personnages bien brossés et interprétés par un duo d'acteurs talentueux. On peut regretter que la mise en scène soit un peu maladroite (la caméra tremblée pour traduire le malaise qui anime les personnages, on a connu plus subtil). Dommage que "Confidences trop intimes" tienne trop de la resucée de "Monsieur Hire", avec lequel il partage de nombreux points communs.
Patrice Leconte n'est jamais aussi fort lorsqu'il s'éloigne de la comédie je trouve, même si ce film, inégal, nous laisse trop sur notre faim. J'ai aimé l'air ébahi de Lucchini au début du film, qui traine ensuite trop en longueurs. Et ça psychanalyse et ça psychanalyse...
Film intimiste plein de force et de délicatesse où Fabrice Luchini et Sandrine Bonnaire (Anna) donnent toute la mesure de leur talent. Original, Inattendu et émouvant.
Quel doigté,quelle finesse!Une véritable histoire d'amour,un Patrice Leconte comme je l'aime,sans compter les interprétations au top de tous les acteurs.
Histoire improbable mais ça passe (un peu juste), les dialogues auraient gagné à être plus travaillées pour une sorte de huis clos, excellents acteurs...
Le "Masque et la Plume" a tué le film, plus que nul qu'ils ont dit, si, si, je suis pas tout à fait d'accord. Il y a pas mal de clichés mais malgré tout ça, le film fonctionne grâce aux acteurs (excellents seconds rôles avec Anne Brochet et Gilbert Melki) et puis j'aime bien Leconte.
Un film ennuyeux et long, un vrai valium. Sans doute le plus mauvais film de Patrice Leconte que j'aime pourtant beaucoup. Tout est mauvais, l'histoire, les images, les acteurs. Un soporifique très efficace. Le jeu d'acteur de Fabrice Luchini ne me plaît pas, mais alors par du tous au cinéma ou il semble n'avoir qu'un seul registre (que ça soit chez Leconte ou avec d'autres réalisateurs). Par contre Fabrice Luchini est superbe quand il parle des grands auteurs dans des spectacles ou a la télévision. C'est domage pour ce grand cinéaste !
Confidences trop intimes est un film ambigu, pervers et un fond dérangeant. C'est beau et élégant. Fabrice Luchini et Sandrine Bonnaire forment à eux deux un duo remarquable dans ce film de Patrice Leconte, qui excelle dans ce huit clos tout simplement brillant.
Un bon drame qui me rappelle en terme de style ceux de François Ozon ou encore ceux de Cronenberg. Bons dialogues, bonne mise en scène, bonne interprétations. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5