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Phantom69
20 abonnés
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0,5
Publiée le 18 novembre 2007
Mon dieu quel horreur !! Ce film est nul, vulguere (pas une réplique sans insulte !!!). On prend une bande d'ados et on les film dans la rue... Un supplice à regarder, à fuir au plus vite !!!
L’Esquive est un film troublant, qui, sans être une réussite absolue offre de nombreux points positifs. D’abord, la présence de Sara Forestier donne un gros plus à un film au casting cependant bien choisi et équilibré. Ensuite, les divers situations abordées dans le film relèvent à la fois des clichés (le contrôle de police étonnamment réaliste, l’ami de Krimo qui prend les affaires en main à sa manière) et du plus inédit (le théâtre de Marivaux en banlieue). Fondé sur un double langage, le film semble s’adresser avant tout à un public citadin et intello, et offre par conséquent des moments très drôles. Si l’Esquive est un film social (voire politique) dans sa manière de montrer la cité, il est aussi un film poétique, car il essaye de faire naître au milieu du chaos du langage abondant et maladroit, des sentiments et une forme d’art. Enfin, on notera l’interprétation que Kechiche fait de Marivaux à propos des amours de « même rang social », position qui sera le maillage un peu plus tard de La Vie d’Adèle. Dommage donc que l’Esquive ne se construise que sur une photo chevrotante et épurée à l’extrême et que le film ne foisonne pas un peu plus de rebondissements ou d’étude de personnages (il y avait tant à faire pourtant).
Ce film tourné à la manière d'un documentaire m'a scotché. C'est brut, cru, parfois violent. On suit un groupe de jeunes d'une cité qui répètent une pièce de théâtre. Il y a un énorme décalage entre leur façon de s'exprimer au quotidien et le texte de la pièce qu'ils doivent apprendre : ça en devient même comique par moments. Entre eux, ils s'embrouillent souvent, voire se crient dessus. Le jeune Krimo tombe peu à peu amoureux de l'une des filles à qui il donne la réplique dans la pièce de théâtre. Il se prend pour son personnage, et à travers lui, il déclare sa flamme à la jeune fille. Mais elle ne l'entend pas de cette oreille, surtout lorsqu'il passe à l'acte et tente de l'embrasser. En suivant, elle ne sait plus où elle en est et ne parvient pas à se décider : veut-elle sortir avec lui ou non ? À la fin du film, on suppose qu'elle avait pris une décision et qu'elle était prête à sortir avec lui, car elle l'appelle sous sa fenêtre, mais Krimo ne lui répond pas. C'est une fin qui m'a marqué. Toutes ces tribulations pour en arriver là... On se demande pourquoi Krimo, qui voulait vraiment sortir avec elle, ne lui répond pas, alors que c'était l'occasion rêvée. Finalement, ils sont passés à côté l'un de l'autre durant tout le film. Notons aussi qu'il y a un passage assez malaisant avec la police qui abuse de son autorité. C'est peut-être un peu caricatural, mais ça montre bien que la vie n'est pas facile dans les cités...
J'ai beau cherché mais je ne trouve rien a dire de fabuleux sur ce film!!! Il est fort ennuieux et je suis soulagée de voir que je ne suis pas la seule a le dire!! j'ai entendu des chos me disant qu'il était super et bien je ne le comprend pas enfin chacun ses gouts!!
Voila tout simplement un film qui vous prend au tripe, qui vous touche au plus profond de vous même. Abdellatif Kechiche signe un film simple qui tire sa grande force de ses dialogues et de ses acteurs qui semblent si spontannés et surtout qui s'inscrivent dans un cadre réel. Ce film mélange une belle part d'humanité et de réalité. Beaucoup de dialogue encore ici, ce qui m'avait d'ailleurs un peu dérangé dans la Graine et le Mulet, mais finalement c'est l'intelligence de ses dialogues qui rend ce film si boulversant. Monsieur Kechiche est en passe de devenir un grand réalisateur en français !
Captivant ce film. Des allures de La Haine avec des plans sur ces banlieusards plus vrai que nature (Sabrina Ouazani méconnaissable !) tant physiquement que dans le jeu. J'aime cette sensation d'être transporté, l'heure passe vite, on a vue des gens se foutre sur la tronche tout du long mais on a aimé. On y trouve aussi une romance plus ou moins bien sentie mais complémentaire dans cette fresque sur l'adolescence en milieu sensible. J'avais de vagues très mauvais souvenir visionné au collège en Techno, pas encore fan de cinoche à l'époque, je ne pensai pas que ce film me surprendrai autant, une réalisation agréable notamment. Dans tout les cas on a envie de voir La vie d'Adèle dans la foulée ... Après on aime ou on aime pas ce style, c'est pas tout public, les critiques négatives peuvent être compréhensibles.
Voilà bien un film qui détonne dans la production française actuelle... enfin de l'air frais ! Depuis Le Thé au Harem D'Archimède on avait pas vu film plus juste sur la banlieue. Mais bien au-delà, c'est toute une nouvelle génération, la jeunesse actuelle, et comment elle façonne un nouveau français qui est mis en exergue au travers de Marivaux avec force humour et intelligence. Face à une telle qualité d'écriture et d'interprétation je regrette toutefois que A. Kechiche soit si systématique dans sa réalisation : je montre toujours celui/celle qui parle, et en plan rapproché (donc moults champs/contre-champs classiques) et je situe en large. Reste que cette proximité crée une vraie tension qui trouve son point d'orgue lors d'une scène d'interpellation terrifiante.
Que dire... C'est du Kechiche quoi, gros plan, film banal, histoire banale, ça crie, c'est long, c'est ennuyeux... Cependant j'apprécie ce film car il est très réaliste sur ce qui se passe dans les banlieues, personnellement j'ai horreur du comportement de ces jeunes là, et donc je ne sais pas si ce film est une critique où bien une éloge, car les jeunes rappeurs banlieusards qui verront ce film vont soit lui jeter des fleurs, soit prendre conscience de leur comportement ridicule. Les acteurs sont quand même bons pour leur âge, bien que ce n'est que des rôles que l'on joue dans la vie de tous les jours. Mais encore une fois, gros plans, cliffhanger pourri, 2 heures de blabla, de jeunes filles qui n'arrêtent pas de gueuler dans un accent de la banlieue, ... En gros, c'est emmerdant.
Dans ce jeu de mirroir que nous tend la vie,difficile d'etre soi meme sans se travestir un tant soi peu,ne serait ce que pour menager son prochain.Dans le jeu du qu'en dira t on,rare sont ceux qui auront le courage d'aller au delà du regard des autres et de s'assumer jusqu'au bout dans ce qu'ils sont vraiment ou dans leurs sentiments les plus intimes.Que cette verité soit le quotidien de monsieur et madame tout le monde n'est pas surprenant.Qu'elle soit vrai egalement pour une population trop souvent montrée du doigt rassure beaucoup plus qu'elle n'inquiete!Alors moi je dis chapeau à l'esquive qui est le premier film de banlieue à ne pas parler de banlieue,mais à nous parler d'etres humains y vivant!!
Un film lourd et prétentieux. Au lieu de faire, comme le personnage de "Krimo", une réalisation détachée, rêveuse et hélas retranchée dans une dure réalité, on voit une vie ennuyeuse et monotone, avec une bonne petite morale bien énervante, des paroles qui, au début drôles, à la fin sont pénibles, et surtout aucun relief. On oublie vite, et c'est tant mieux.
Très moyen. Au départ, il y a quelques belles idées. D'abord, faire jouer une déclaration d'amour dans Mariveaux par un jeune qui est amourreux de sa partenaire. Ensuite, mettre cela dans une cité de banlieue avec un langage et des rapports bruts à l'opposée du théatre classique. A l'arrivée, c'est trop !!! Trop sur le langage banlieue : on comprend pas ce que disent les acteurs. Trop, beaucoup trop long : pour être sur que l'on a bien compris il y a 10 répliques quand 5 auraient suffit.. Trop cinéma social vérité pris sur le vif. C'est pénible : il faut choisir entre documentaire et fiction. Un beau travelling et un bon cadrage, ce n'est pas un crime. Bref , l'ensemble est super maladroit et fait artisanal et pas très travaillé. Effectivement, on se demande comment sont distribués les Césars. Il faudrait penser à changer le mode de vote pour des bons films soient récompensés et pas seulement des bonnes intentions.
Abdellatif Kechiche a beaucoup surpris avec son "Esquive", version moderne du "Jeu de l'amour et du hasard", puisque l'action se déroule en pleine banlieue et que les acteurs, bien que jeunes, semblent prometteurs. On notera également la présence d'un style caméra à l'épaule qui donne au film une touche de réalisme, lui permettant de bien se dissocier du cinéma traditionnel, et qui fait entrer le spectateur dans le vif du sujet : le climat des banlieues, certes agressif mais pas si différent d'un autre. Au final, "L'esquive" en déstabilisera plus d'un, et c'est ce qui fait sa force.
Encore l'univers des banlieues mais cette fois sous un autre angle et ça change tout.Le théatre et l'amour "à la cité" sont de mise avec d'excellents jeunes acteurs (tous bon!!)plus vrai que nature. Bon ça gueule un peu mais ça c'est normal dans ce milieu.Certains de ces acteurs feront carriere dans le cinema , c'est sur!
Kechiche montre une image des banlieues très loin de celle montrée dans les médias. Passé ce côté cherchant à améliorer la mauvaise réputation des banlieues, L'esquive n'a pour moi pas d'autre intérêt. Les personnages utilisent un langage à répétition (ouais mon frère, qu'on doit entendre cent fois) ou de verlan vraiment énervant et surtout très excessif. D'autres choses m'ont déplu comme la fin, mais pas besoin de s'attarder. Après Elephant aussi récompensé d'une Palme d'or que je n'avais pas du tout aimé, en voilà un deuxième qui ne m'a guère plus plu. Sur le même le milieu La Haine a beaucoup plus d'intérêt au niveau cinématographique.
Une perle rare.Un petit bijou.On passe pas loin des 5 étoiles. Le conditionnement social théâtralisé cinématographiquement avec brio par Abdellatif Kechiche. Les nombreux César dont celui pour le meilleur espoir féminin pour Sara Forestier sont tous amplement mérités même si pour ma part ce dernier prix va aussi bien pour Sabrina Ouazini qui a des répliques qui "tuent" tout au long. Le long métrage quant à lui montre une autre réalité des banlieues , très poétique dans ses scènes (ça ne se voit pas au premier plan avec le langage cru des personnages). Si je ne dis pas tout de ce film extraordinaire, je dirais généralement que ce Jeu de l'Amour et du Hasard moderne est un chef d'oeuvre d'intelligence urbaine. Et toute la subtilité d'introduire le Panthéon de banlieue dans les scènes de répétitions théâtrales.