L'esquive
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378 critiques spectateurs

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Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2014
Abdellatif Kechiche est pour moi un réalisateur très sous estimé par le grand public. Car depuis que le bonhomme a reçu sa Palme d'Or en 2013 pour La Vie d'Adèle nombreux sont ceux qui l'ont directement traité de faux cinéaste et les plaintes des personnes avec lesquels il a travaillé n'ont pas amélioré les choses, l'homme est peut être un salaud (sans doute même) mais je dois avouer que je suis envoûté à chaque fois que je regarde un des ses films. En voilà un réalisateur perfectionniste ! Mais perfectionniste dans le bon sens du terme. Quand j'ai achevé L'Esquive je n'en revenais presque pas, est ce vraiment un film tourné avec un budget et une équipe ? C'est tellement réaliste qu'on a du mal à le croire que l'on regarde vraiment un film, c'est tellement poétique que les répliques du genre "fils de p*te" ressemble à du Shakespeare et rapidement je me retrouve bouleversé par ce film d'une beauté et d'une lucidité presque inconcevable dirigé par une main de maître. On retiendra notamment les deux premiers rôles Osman Elkharraz et Sara Forestier étourdissants. Pour conclure nous voilà devant du grand cinéma porteur de sens et d'une immense beauté. Merci Kechiche !
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2020
Je comprend tout à fait que beaucoup de gens n'ont pas aimé le film, notamment pour les répliques , les dialogues , l'expression orales des jeunes, c'est vrai que cela peu casser les oreilles, jai aimé le fait de mettre en avant la comparaison des deux langages, l'histoire parait très simple mais elle est tres subtile si on l'analyse bien. la direction d'acteur est parfaite mention à Sabrina ouazani et Sara forestier .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2010
Le film se passe en banlieue et pourtant Kechiche esquive tous les poncifs du genre. Dans son film : pas de rap, de dealers ou de violeurs (cf. l'abjecte "Journée de la Jupe"), pas non plus de flics racistes ou de victimisation facile de cette frange de la population. En plus d'éviter tous ces clichés, Kechiche esquive également toute problématique sociale. Il n'est pas question ici d'intégration, de fracture sociale, de sécurité, de laïcité, de burqa ni d'identité nationale. Car Kechiche se sert d'un environnement, propice habituellement à un grand questionnement socio-economico-politico-culturel, pour raconter une simple et légère histoire d'amours. Le film confronte les pérégrinations amoureuses des personnages d'une pièce de Marivaux dont les élèves préparent une représentation tout au long du film, et celles des élèves eux-mêmes. Et on voit que les règles du jeu de l'amour et du hasard sont les mêmes dans la bourgeoisie du XVIème que dans la banlieue parisienne du XXIe siècle. Car ici, comme dans la pièce de Marivaux, les conflits amoureux sont souvent réglés indirectement, par la cour (valets ou potes) des différents protagonistes, les rencontres sont arrangées, les quiproquos et malentendus sont légions, les amours sont contrariés. L'Esquive est également un grand film sur la puissance (politique et érotique) du langage. Krimo, lui ne maîtrise pas le langage, ni dans la vie, ni au théâtre qu'il utilise pourtant pour tenter de se rapprocher de Lydia (la génialissime, et trop mignonne, Sara Forestier) dont il est amoureux. Le réalisateur démontre un talent de direction d'acteurs absolument prodigieux. Les acteurs sont parfaits, les joutes verbales sont d'une intensité et d'une énergie jubilatoires. La caméra, toujours placée où il faut, parvient à capter des gestes, des regards, des sourires qui en disent souvent plus long que tous les mots.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2013
Ce flot ininterrompu de paroles est le point le plus pénible du film. En même temps c'est le reflet d'une génération qui a des choses à dire,sans savoir vraiment les formuler. Cette histoire d'amour révélé par le théâtre reste fort bien mise en scène et prenante.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2013
"L'esquive" est très déstabilisant au début, démarrant au beau milieu d'une conversation entre jeunes de banlieue s'invectivant de façon vulgaire, et on peine à croire que ce film va parvenir à nous toucher. Pourtant, la fraîcheur des acteurs, leur sensibilité, l'intelligence du scénario et le réalisme documentaire conquièrent vite le cœur du spectateur : les scènes étirées se succèdent et ce qui paraissait au début comme une suite de vains dialogues se révèle passionnant, les personnages cachant derrière leurs sociolectes une grande innocence. Une belle réussite, qui refuse toute esthétique artificielle – et il est vrai que les images de la cité ne sont pas particulièrement belles – pour augmenter le réalisme et la portée affective et se change ainsi en un film choc et retentissant sur ce thème universel qu'est l'apprivoisement du sentiment amoureux.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2013
Réalisé avec peu de moyens, interprété par des acteurs pour la plupart non professionnels (à l'époque du tournage ; certains le sont devenus par la suite), ce film est une belle surprise qui brille par sa verve, son énergie et son intelligence. Intelligence d'écriture, d'abord. Le scénario met habilement en parallèle le théâtre de Marivaux et les marivaudages des "jeunes de banlieue", à travers une série de confrontations étonnantes, en matière de codes sociaux et moraux. Où il est question d'amour, de cruauté, d'honneur. Kechiche et ses acteurs se sont visiblement donnés à 100 % pour chercher la spontanéité nécessaire à cette tranche de vie. Mission réussie. Au-delà des clichés sur la banlieue, le film se distingue par sa justesse de ton et de regard, et son heureux mélange entre humour et gravité. Mais ce qui réjouit le plus, c'est probablement le rapprochement de deux langages, celui de Marivaux et celui de la banlieue. Deux langages qui s'opposent puis se rejoignent, sur scène ou au quotidien. Au final, L'Esquive célèbre joliment le pouvoir des mots et de la culture.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
"L'esquive" consacre Abdellatif Kechiche comme un grand cinéaste de la parole. Le film est constitué de deux langues, celle de Marivaux et celle de la cité. Si l'association de celles-ci paraît d'abord incongrue, elle crée en réalité une émotion singulière, qui provient de la vitesse et de la violence du langage familier et de l'élégance marivaudienne. Mais si l'hémorragie de ce flux de parole peut devenir épuisant – une sensation recherchée par Kechiche – elle sait aussi s'estomper pour donner une force inouïe à un silence encore plus parlant que les mots. Quand la caméra de Kechiche se braque sur les visages de Sarah Forestier et d'Osman Elkharraz, on comprend enfin que la parole n'a pour fonction que de combler un vide, ou plutôt la gêne de deux ados amoureux qui n'arriveront jamais à l'assumer pleinement. La sensualité que filme Kechiche est déchirante en ce qu'elle n'appelle aucune suite, elle marque le désir en même temps que son impossibilité de concrétisation. Malgré une deuxième heure moins forte émotionnellement, "L'esquive" témoigne de l'incroyable capacité de Kechiche à rendre la parole vivante, urgente, tout en captant les battements du cœur en étant rivé aux visages de ses comédiens, tous prodigieux. Un très beau film d'un immense cinéaste.
cutiesam
cutiesam

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2011
J'aurais prefere n'avoir jamais vu cette monumentale daube ! Un sommet d'ennui et de vulgarite !!!
Y'en a qui disent que c'est :
-Elegant et poetique ? je ne vois pas comment ca peut l'etre avec des "putain de sa mere" "va te faire enc..." "espece de grosse pu..." toutes les 2 secondes ! (J'aurais du les compter mais pas question que je reperde deux heures de mon temps avec une merde pareille !)Je sais que c'est le langage cru de banlieue, mais de la a vouloir montrer que ces jeunes ne connaissent que ces mots-la, c'est vraiment les insulter ! Ca donne vraiment l'impression qu'on les prend pour des incultes ! Je suis scandalise !
-Realiste ? Dans la rue, on nous peint ces jeunes comme des monstres de vulgarite et de violence. Par contre, en classe, ils deviennent tout a coup tout sages et studieux. Pas un bruit, pas un mot plus haut que l'autre... C'est vraiment ca la vie de cite ?! Et quand j'ai vu l'agressivite (a la limite de la barbarie) dont on fait preuve les policiers a l'egard de ces jeunes, je me suis dit que fallait arreter avec les cliches negatifs ! Je sais bien que ca peut arriver en banlieue, mais la, mine de rien, on tente de diaboliser la police francaise, qui je trouve a quand meme des merites. A mon gout, ce film, porte derriere -lui des messages plus pejoratifs les uns que les autres ! Comment faire des jeunes qui regardent ce film, des etres encore plus desesperes !!! Merci Monsieur Kechiche, pour ce beau message d'espoir !
Des acteurs formidables ? Moi, tout le long du film, j'avais juste envie de baffer et de dire a l'insupportable Sarah : ferme ta grande gueu..., pour rester dans l'esprit poetique du film. Quant a ce Krimo : une vraie tete a claques ! Le pauvre est tellement coince, qu'il n'arrivera jamais a pecho la meuf ! Que c'est romantique tout ca !
-Histoire interessante ? Mais bien sur ! surtout au debut du film, quand le scenariste s'attarde pendant au moins 15 minutes sur les deux filles qui s'insultent a tout va (une fois de plus !). 15 minutes de mots plus grossiers les uns que les autres, tout ca parce que la blonde est arrivee en retard aux repets !!! Wouaaa, trop passionnant ! Ce passage, en particulier, resume bien les interminables longueurs qui parcourent cette sterile histoire.
-Une bonne realisation ? Entre la camera qui bouge de tous les cotes, les filles qui ne cessent de hurler tout au long de la projection et une musique de fond inexistante (qui aurait pourtant pu adoucir tout ca...), sortez les aspirines et les boules quies ! Tout cela est tout simplement inaudible !
Pour moi, si on n'a pas un strict minimum de budget pour faire un film ne serait-ce qu'un tout petit peu correct, mieux vaut s'abstenir..
Tout le monde ne pense peut-etre pas comme moi, mais je trouve que ce film, de part ces acteurs et son histoire, est une insulte pour les jeunes de cite. Je m'excuse mais dans la vraie vie, ils sont un peu plus eduques et un peu moins pueriles qu'on nous les montre ici. Tout ceci n'est en fait qu'une pitoyable et desesperante caricature ! Quant, a la scandaleuse hypocrisie dont on fait preuve les Cesars 2005, je ne prefere meme pas en parler !
BOn bah apres cette daube, je vais peut-etre me lancer dans les classiques de Marivaux, ca va me changer !!! Un besoin soudain de Vraie poesie !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 août 2016
J'ai enfin vu ce film hier soir, après en avoir beaucoup entendu parler. Je tiens à préciser que tout ce que j'ai vu d'autre d'Abdellatif Kechiche, c'est La graine et le mulet, à l'époque de sa sortie. Je n'avais pas aimé du tout.

L'esquive ? Qu'en dire... je n'aime pas non plus. La rencontre entre la banlieue et le théâtre 18ème siècle (Marivaux), pourquoi pas ? Mais quelle était l'intention d'A. Kechiche en réalisant ce film ? Parce que si c'était pour prendre la défense des jeunes de banlieue parisienne, c'est raté. Les protagonistes de ce film passent tous pour de sinistres abrutis, au vocabulaire limité à 30 mots et aux attitudes caricaturales. Ils parlent tous sur un ton agressif en faisant des grands gestes nerveux et disent toutes les dix secondes "Ta gueule, va te faire niquer", "Tu fais chier", "Sur la tête de ma mère" ou d'autres choses du même acabit. J'ai tenté de compter le nombre de fois où ils prononcent ces phrases, mais ça m'a vite donné la migraine tellement ça arrive souvent. Les dialogues sont vulgaires à l'excès (franchement, tout le monde ne parle pas forcément comme ça en banlieue parisienne, j'ai connu des gens qui en venaient et qui s'exprimaient correctement), d'une médiocrité affligeante, en plus d'être pas très passionnants et interminables.

L'histoire ? Un jeune adolescent s'éprend d'une camarade de classe, se met au théâtre pour se rapprocher d'elle, ne parvient pas à trouver les mots pour lui dire ce qu'il ressent. Une banale amourette adolescente en somme... d'accord, on a tous plus ou moins connu ça. Mais dans le film, c'est d'un ennui... L'acteur principal manque vraiment de dynamisme en plus, on a régulièrement envie de le gifler pour le sortir de sa torpeur. Son expression est insupportable, son non-jeu encore plus. La petite pimbêche dont il s'entiche est vraiment irritante, tant à cause de sa voix que de ses attitudes. On ne comprend pas ce qu'il lui trouve. La prof de français hystérique est la pire actrice que j'ai jamais vue.

Parlons également du scénario, aux "péripéties" toutes plus irréalistes et ridicules les unes que les autres. Franchement, l'intrigue du vol de téléphone portable m'a fait éclater de rire, je ne parle même pas de la scène du contrôle de police tellement c'est démagogique.

L'image est laide, floue, et la manière de filmer caméra à l'épaule n'arrange pas les choses : parfois, ça tremble comme s'il y avait un petit séisme. La photographie est sinistre, délavée.

Je n'ai sûrement pas les mêmes goûts que le jury des Césars, parce que vu comment ils ont acclamé ce film en 2005...
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est vrai que l'on pourra au moins mettre au crédit de cette "esquive" le mérite de sortir enfin de la logique revendicative dans laquelle les films de banlieue étaient jusqu'alors cloisonnés. Malheureusement, ce regar porté sur la banlieue se limite presque à celui du simple documentaire. Cela suffira peut-être à combler ceux qui, comme les Sabine Azéma et autres Agnès Jaoui, enfermées qu'elles sont dans leur univers intello-bourgeois, découvriront pour la première fois la banlieue telle qu'elle est réellement. Tous les autres cependant, ne pourront que s'ennuyer devant cette tranche de vie brute, sans intérêt ni réelle saveur.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2010
L'esquive est un succulent mélange entre le langage de la cité et le langage de Marivaux. Bref une alchimie parfaite se dégage de ce film. Les relations entre les personnages sont très intéressantes. Le film fait authentique et les acteurs sont parfaits surtout Sara Forestier. Un chef d'oeuvre sous estimé qui ne doit pas être esquivé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 août 2014
Sarah Forestier qui explose. Et Sarah Forestier qui s'impose. Abdellatif Kechiche qui confirme. Les césars qui césarisent. Les détracteurs ignorants qui gémissent. Le cinéma français est haut, très haut.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mars 2012
Sarah Forestier a un talent évident et elle crêve l'écran.
Mais ce film m'a paru long.
Je ne trouve aucun lyrisme ni aucune poésie chez Kechiche.
Je me suis dans l'ensemble bien ennuyé en regardant ce film.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 mars 2011
J'ai presque honte d'avoir vu ce film tellement il est mauvais. Le film ne raconte rien, si ce n'est une pseudo-romance. On pourrait penser que le réalisateur veut dénoncer la réalité des banlieues mais il s'enlise complètement dans ce sujet. Les dialogues sont tout simplement infâmes: on assiste à une succession d'insultes, voilà tout. Pour couronner le tout, les acteurs, certes amateurs, auraient du rester au collège plutôt que d'essayer de jouer. Ce film est juste nul, une œuvre mineure d'un réalisateur qui aurait du rester dans l'anonymat.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2016
Du très bon, du très grand Kechiche. Le réalisateur dépeint avec un réalisme rare l'univers de la banlieue. Avec une direction d'acteurs sensationnelle. Faire un grand film avec des inconnus, l'art est difficile mais largement à la portée du cinéaste. Tout est vrai ici, des dialogues aux situations, ce qui rend le film d'une intensité rare. La réalisation est quant à elle parfaite, collant au plus près des sentiments des personnages. Immanquable.
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