L'esquive
Note moyenne
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378 critiques spectateurs

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Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2013
Troisième film de Kechiche que je vois, et comme à chaque fois, j'aime ce que propose le réalisateur. Il a une façon de filmer la parole, c'est assez génial. Ce flot incessant chez certains acteurs, on a l'impression qu'on ne va plus les arrêter, d'ailleurs tous les acteurs sont bons, il y a une belle énergie entre chacun d'eux. Le film fait plaisir à voir. En plus, je trouve que Kechiche a un regard très serein sur ses personnages, il les aime, et ça se voit. Parfois ils sont ridicules, parfois ils sont insupportables, mais il les aime et on les aime avec lui. Et lorsqu'on les voit jouer à Marivaux, ce qu'ils ne sont pas, comme dans la pièce de Marivaux, ils sont vraiment très touchants. Le film marche vraiment très bien, je crois que pour le moment c'est le Kechiche que je préfère. J'ai hâte de voir le reste de sa filmographie.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2023
Le film qui a révélé Kechiche au grand public. L'intelligence du film tient dans son traitement du thème de la banlieue. Ici pas de trafic de drogue, pas de ghettos, pas de hip hop en fond, pas de cité qui crame, on évite les clichés sur ce type de récit. Du coup, vers la fin du film surgit une scène de flics assez violente qui fait clairement tâche dans l'histoire. Histoire sans doute de rappeler que les jeunes de banlieue subissent les bavures policières. C'est dommage car pour le reste c'est assez malin de montrer un langage de cité qui finalement derrière l'agressivité des mots est plein d'humanité. Même si on ne croit pas une seconde à l'intérêt que peuvent porter ces jeunes au theatre et à Marivaux.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2022
Quel meilleur âge que celui de l'adolescence pour disséquer le sentiment amoureux ? C'est finalement ce que s'attèle à faire Abdelatif Kechiche depuis l'Esquive, et il le fera encore plus profondément par la suite avec La Vie d'Adèle puis Mektoub my Love. Filmer la naissance du désir à partir d'une lèvre qui se mord, d'un mot qui titube ou d'une ride qui surgit au coin de la bouche, c'est ça, Kechiche. Dans l'Esquive, film sorti en 2004, on ne parle même pas d'amour avec un grand A, contrairement à ce que ressentiront Emma et Adèle l'une pour l'autre quelques années plus tard. Krimo, 15 ans, a sûrement senti frémir des papillons dans son ventre en voyant une première fois Lydia dans sa robe de théâtre. Lydia a bien aimé le début de pouvoir qu'elle a obtenu sur Krimo. Les deux jeunes gens ont ressenti leurs premiers émois. Mais ce ne sera sûrement pas l'amour d'une vie : seulement le temps d'une représentation théâtrale en l'occurrence, celle du Jeu de l'amour et du hasard.
Comme chez Marivaux, l'amour est un terrain de jeu pour Kechiche et ses personnages. On se jauge, on se ment, on ne tranche pas. On s'esquive. Comme pour ces jeunes réunis en cercle dans le premier plan du film, on joue avec les mots, on les fait dire ce qu'on veut, on fait peur, on repousse même, alors qu'on fond et finalement, on ne fait pas grand chose. L'Esquive s'éloigne des films de banlieue qui essaiment à l'époque (La Haine, en tête de gondole) en présentant les quartiers comme un milieu fécond, propre à la création plutôt que victime des abus du système - même si une des dernières scènes, où les jeunes sont brutalement interpellés par la police pour avoir simplement discuté entre eux, vient rappeler ce contexte dont on ne pouvait pas ne pas parler. La banlieue n'en reste pas moins un théâtre pour Kechiche, et la langue des quartiers un fabuleux terreau pour que les jeunes "sortent d'eux-mêmes" comme l'exige Dominique, la prof de français.
"Les sentiments au détriment de l'intrigue", analyse-t-elle par ailleurs au sujet du texte de Marivaux. Il en sera de même pour L'Esquive : les élans du coeur mènent la danse, quitte à ce que celle-ci semble un peu vaine à la fin. Chacun finit là où il a commencé. L'un frappé de désillusion amoureuse, l'autre débarrassée de ses costumes, nus tous les deux, propulsés dans leur condition d'origine comme les personnages de la pièce, regrettant leurs jeux éphémères comme de grands enfants regarderaient avec nostalgie, une dernière fois, leur innocence perdue.
Alejandro Almodoclint
Alejandro Almodoclint

21 abonnés 800 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2016
Ce film est une chronique de la vie quotidienne d'ados de cité. Intéressant mais on a l'impression sur la quasi totalité du film d'etre devant un reportage caméra au poing . En plus, ça manque de rythme et dans la dernière partie du film (le spectacle), on se croit en plein tournage de vidéos de parents d'élèves filmant leurs enfants sur la scene.
Le resultat est donc interesant mais fade, tres fade; heureusement qu'il y a l'interprétation de Sara Forestier....
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2021
« L’esquive », c'est une histoire d'amour et de pièce de théâtre qui se déroulent dans un quartier sensible de Seine-Saint-Denis. L’histoire, c’est celle de Krimo et de Lydia qui en est à ses prémices, la pièce c’est celle de Marivaux, « Le jeu de l’amour et du hasard ». Très vite, le parallèle entre les deux est flagrant : en amour comme dans la vie, chacun est conditionné par son origine sociale et il est donc très difficile d’imiter quelqu’un issu d’un autre milieu, autrement dit, notre classe sociale influence fortement notre comportement et notre langage. Le langage, c’est d’ailleurs ce qu’il manque à Krimo pour séduire totalement Lydia car on est dans une cité du 93, un endroit où l’on doit être fort et ne pas montrer de faiblesses ni de sentiments. Dans un premier temps, on peut être séduit par l’idée du scénario qui nous montre (pour une fois !) autre chose que de la violence et des trafics de stupéfiants en tous genre dans les banlieues ainsi que par les gros plans de Kechiche qu’il affectionne tant et qui sont là pour renforcer le côté réaliste de l’action. En revanche, on aura peut-être du mal, dans un second temps, à se faire aux dialogues (à base d’énormes fautes de français et de tics de langage du style « t’as vu ? », « wesh », « frère » et autres « wallah ») ainsi qu’aux clichés dont celui fameux des flics brutaux et racistes. Néanmoins, si on s’habitue, on peut trouver dans ces comportements physiques et oraux violents, une certaine pudeur et timidité de la part de ses jeunes enfermés dans leurs conditions, nous dévoilant ainsi leurs failles mais j’avoue que le cap peut ne pas être franchi devant tant de barbaries syntaxiques !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2024
C'est une époustouflante chronique de la jeunesse des cités, sur laquelle Abdellatif Kechiche porte un autre regard, moins conventionnel. Le réalisateur tourne le dos aux considérations courantes sur la banlieue, la délinquance et les trafics, le malaise social -même si son décor invoque nécessairement l'existence et le désoeuvrement dansles grands ensembles- pour mettre en scène ce qu'il convient d'appeler un marivaudage d'adolescents.
Le timide Krimo "kiffe" Lydia, dont il entreprend d'être le partenaire dans une pièce de Marivaux que la jeune fille répète. Marivaux, ses jeux de l'amour et du hasard, sont comme des incongruités culturelles dans la cité et, de fait, Krimo le taciturne, aussi inhibé que Lydia est démonstrative, extravertie, se trouve complètement dépourvu confronté à une activité et à un langage inintelligibles pour lui.

En réalité, cette occupation théatrale n'est qu'une péripétie contingente au coeur d'un film qui décrit une part du quotidien d'ados de banlieue, ébauche une poignée de portraits d'une justesse et d'une intensité exceptionnelle. Et, tout au long du film, on se demande comment Kechiche a pu obtenir une telle authenticité de la part de jeunes comédiens amateurs.
Au-delà des incidents d'un scénario minimaliste, "L'esquive" est un film de langage, celui de la cité (l'antithèse évidemment de la langue de Marivaux), vivant et outrancier, sinon riche, soulignant constamment chez les jeunes personnages une brutalité et une sensibilité à fleur de peau. Au pied des immeubles, le cinéaste orchestre des allées et venues, des rencontres impromptues, des conversations, formant une sorte de tragi-comédie de l'adolescence, dont le désarroi, dans le domaine affectif notamment, se traduit souvent ici par un langage agressif sur le mode de l'invective et de l'insulte banalisée, ce dialecte de la cité qui fédère toutes les origines.
Enfin, notons la formidable nature d'actrice de Sara Forestier, dont on ne peut s'étonner, dès lors, de la carrière future.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2024
Krimo, Lydia, Rachid, Zina, Nanou, Frida, voila les personnages principaux de ce film de Abdellatif Kechiche. Un casting vraiment bon, avec une Sara Forestier pour moi au dessus du lot dans ce film. Ce film se passe dans les cités, ou on y plante un décor théâtrale, l'amour , l'art y sont pourtant le principal sujet. 3 étoiles pour moi ;)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 janvier 2009
Insupportable !!! Je me demande encore comment j'ai fais pour le regarder en entier.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2013
Je le regarde après avoir vu Adèle et son originalité primée... Déception même si c'est à peu près la même façon de faire, filmé au plus près des personnages pour créer une espèce de proximité.... De ce côté ça fonctionne mais c'est l'image que la Banlieue renvoie qui dérange puisqu' aucun de ces jeunes se semblent avoir un minimum de culture, sont tous vulgaires etc.... Grosse tendance à généraliser et c'est un peu dérangeant et ne paraît pas réaliste du coup.... Un comble pour ce genre de films qui se veut proche des gens et de la réalité.
L'interprétation est pourtant plutôt bonne mais trop dans dans la caricature du jeune Wesh Wesh,
Gonflant pendant 2h00.
Avis mitigé donc....
willnot94
willnot94

164 abonnés 276 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2010
Beaucoup ont nommé ce film d'anti-Ma 6-T va crack-er, mais je dirais plutôt qu'ils se complètent, montrant ainsi deux facettes de la vie en cité (moi-même j'y vis). Par bride, on retrouve un peu de réalité dans le long-métrage de Abdellatif Kechiche, tel une fête d'école très métissé, j'ai retrouvé ce que j'avais vécu durant mes cinq d'aide-éducateur en Zep, ou tel comment les jeunes de ses quartiers abordent les relations filles-garçon, les sentiments souvent refoulés pour ne pas passer pour un guignol. La façon de parler en rebute quelque uns et je peux le comprendre, mais c'est ainsi que la communication se fait en cité. Je crois pas que uatre oscars soient tout de même mérité, celui de Sara Forestier, très naturelle dans son rôle, l'est voire celui de meilleur film car, dans un paysage cinématograhique français proposant soit des comédies râtées ou des films auteurisant mais souvent rebutant, "L'esquive" sort du lot, surement par la justesse du propos de son réalisateur (renforçé le côté documentaire qui a aussi ses défauts je le conçois) même si mets un bémol sur une scène qui est plutôt hors-sujet par rapport au tempo du film, celle du contrôle agrésssif de la police. A part ceci, l'histoire de ce jeune garçon, amoureux, malheureusement enfermé dans des codes de cités, est très touchante et pose un certain regard novateur sur autre France, celle qui, parfois à raison, parfois à tort, se retrouve dans les premiers titres des faits divers.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2023
Jusque là j’ai été plutôt déçu par Kechiche. Des qualités à souligner mais rien de transcendant. Il réalise finalement un excellent film.

Rapidement : on comprend absolument rien de ce qu’ils disent. Je sais que ça fait partie de l’approche mais quand même. Et puis la fin est décevante, presque hors sujet.

Mais quel film ! Tant de justesse, de vérité, d’émotion, c’est tout à fait unique. La mise en scène est ultra efficace. Oui c’est moche mais avec des raisons.

Ici, tout est question de juste milieu. Suffisamment long mais pas trop alors que c’est deux heures d’adolescents qui crient. Qu’est-ce qu’ils crient bien. LE teen movie par excellence.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2007
Un long métrage à la réussite touchante, avant tout porté par un casting aussi surprenant que convaincant. Dépouillé, le film fait rapidement fi de grandes ambitions pour privilégier, avec succès, la peinture sociale.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2007
Le Pire film que j'ai vu de ma vie.Un film sans intérêt avec des acteurs nul
90
90

18 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2014
Un film juste réel... Le langage des personnages peut paraitre vulgaire et cliché, et pourtant non, il est juste et vrai. Et tout le film est comme ça, on évite les clichés pour en faire quelque chose de vrai, qui arrive tout les jours au quotidien. Les acteurs sont aussi dans cet optique, ils sont incroyablement naturels, limite a certains moments on dirait un documentaire tellement les acteurs ont l'air d’être eux même devant la camera et c'est vraiment la force du film. L'Esquive est un bon et beau film, intelligent, bien interprété et bien réalisé.
hardoise667 .
hardoise667 .

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2014
Beaucoup moins caricatural que la Haine, donc déjà un peu plus vrai.
L'esquive aurait pu s'appeler L'excuse dans un quartier un peu plus aisé.
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