Franchement très bon film ! même si le vocabulaire qu'usent les personnages est très vulgaire, ça les rend plus vrai et au final même si on ne vient pas de banlieue on s'identifie à ces protagonistes, le jeu des acteurs est juste et bon ! les dialogues sont assez saisissant, l'histoire d'amour est belle et simple et la fin est très bonne et évite de justesse les clichés du genre. Pour une fois que la banlieue est représentée comme belle, gentille, et sans haine contre tout le monde, mais juste comme elle est !
C'est un film magnifique, qui tire les acteurs comme le spectateur vers le haut, du côté de Pialat (on pense bien sûr à "A nos amours" pour le théâtre mais aussi pour cette observation fine de gosses paumés pour qui le langage le plus cru est devenu un moyen de s'affirmer).
C'est quoi ça ? C'est du blabla bourré de vulgarités et d'injures. Et on lui attribue 4 Césars ?! Moi personnellement je trouve ce film...ba nul en faite !
de l'anti cinéma. l'ayant vu par hasard, c'est d'un ennui profond et ce film signe le début de la descente abyssale du cinéma français... ou belge si l'on compare avec le cinéma des freres dardennes qui ont la même vision du cinéma ennuyeux et rébarbatif.
Magnifique. D'abord l'idée du scénario est formidable: la difficulté de l'âge de l'adolescence à s'exprimer, la difficulté d'exprimer ses sentiments, ajoutée au milieu social. Les acteurs sont incroyables
Un désastre ! Je n'ai même pas tenu plus de 40 minutes. Je me suis précipitée sur allociné pour voir les critiques et quand je vois que la presse lui ont mis 4 étoiles je sais vraiment pas quoi pensé ! Heureusement que je l'ai acheté seulement 2euros et encore, je n'ai jamais autant gâché 2 euros! Nul. Scénario pas recherché; voire ridicule (pour ce que j'en ai vu) et histoire pas (très) intéressante.
Le problème n'est pas tant que le film soit mauvais. Certes, les acteurs ne jouent pas, vu que ce sont des amateurs qu'on se contente presque de filmer dans leur quotidien (impression renforcée par le style reportage de la mise en scène). Certes, on massacre Marivaux. Certes, Kechiche cherche à montrer les banlieues sans parler de drogues, de viols ou d'islam ("Sur le Coran de la Mecque", comme ils disent)... sans arriver à montrer autre chose que des jeunes gueuler et s'insulter pendant deux heures. Non, le pire, c'est que la presse française célèbre unanimement ce film, que ce soit les journaux quotidiens, de gauche comme de droite, ou les magazines spécialisés, des plus "people" aux plus pointus. Et accessoirement que ce film ait obtenu 4 Césars, mais ça, c'est une autre histoire...
Kechiche n'a pas voulu (ou n'a pas pu) soigner son image pour ne garder que le réel. Mais sauf quelques rares (mais brillants) moments de poésie, son film est trop désorganisé pour assumer ce qu'il est. A trop filmer l'épure, Kechiche filme à côté. Sans lui enlever tout son mérite, force est de constater que "L'esquive" jouit d'une certaine tolérance concernant sa qualité (surtout de la presse visiblement).
Les films d’Abdellatif Kechiche sont souvent ennuyeux en raison de leur longueur. Avec « L’esquive », il n’y pas d’exception à la règle. Même s’il convient de reconnaitre la spontanéité des jeunes acteurs (en particulier celle de Sara Forestier élue César du meilleur espoir féminin pour son rôle), la démonstration du réalisateur reste très laborieuse. Avec une approche stylistique proche du documentaire, une caméra au plus près des visages, on suit la vie d’une bande d’adolescents au sein d’une cité. Malheureusement, les joutes verbales qu’ils utilisent, aussi bien avec le langage de banlieue que celui de Marivaux, demeurent inintéressantes. Il s’agit pourtant d’un long-métrage salué par la critique professionnelle et ayant notamment obtenu le César du meilleur film en 2005. Bref, du cinéma d’auteur pour public averti.
Voila l'exemple de foutage de gueule. La fausse écorchée Sara Forestier est impossible; La caméra aurait pu être tenue par ma chienne; Le montage est réalisé dans un service minute. Un film pensé pour les bobos avec ses clichés habituels.
Un ado qui cherche sa voie. C’est extrêmement difficile de faire abstraction de ce langage insupportable cette « barbarie syntaxique » comme le dit un autre collègue critique…..Mais la graine et Adèle sont des films tellement beaux que je le suis lancé. J’avoue que cette idylle vaut un peu par son côté touchant; cette pudeur adolescente est très bien rendue mais également cette façon d’approcher l’univers de langage châtié de Marivaux. Je retiens quand même une petite phrase à la Djamel Debbouze « tu me regardes, et moi je suis en train de m’eventailler »…
"L'esquive" est une histoire d'amour adolescent en pleine banlieue urbaine. L'intrigue s'appuie sur la difficulté de faire face au regard des autres et assumer un amour qui peut etre considérer comme une faiblesse. Le point de vue d'Abdellatif Kechiche est mesuré puisqu'il évite de lisser ou de sensationnaliser ce milieu social si prompt à être caricaturer. Le cinéaste tente de coller à la réalité en reprenant les codes linguistiques et les attitudes des jeunes de quartiers. Ces échanges conflictuels à réoétition sont parfois marrants, parfois tristes mais aussi lassant. La mise en scène n'a rien d'extraordinaire et les acteurs, nn professionnels sont d'un niveau inégal. Si la prestation de Osman Elkharraz (Krimo) est anecdotique, celle de Sara Forestier (Lydia) marque les esprits. Elle a d'ailleurs obtenu le César du meilleur espoir féminin. Pas mal dans l'ensemble.