La Porte du paradis
Note moyenne
4,0
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171 critiques spectateurs

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Hotinhere

796 abonnés 5 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2016
A la fin du xixe siècle, dans le Wyoming, des éleveurs américains décident, avec l'aide de l'Etat, de dresser une liste noire et d'exterminer les petits fermiers immigrés. S’inspirant de ce fait divers, Cimino livre une fresque grandiose et baroque à la photographie splendide et à la mise en scène extrêmement soignée, boostée par un gros casting. Le film qui le ruina.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2023
"La Porte Du Paradis", promise aux émigrés arrivés en Wyoming à la fin du XIXème siècle, va se révéler spoiler: un véritable enfer.
Tel est le thème de ce western ultra violent écrit et dirigé par Michael Cimino ; sa direction d'acteurs est excellente et sa mise en scène soignée.
Même si l'on peut regretter quelques scènes anecdotiques entrainant la longueur du film, le scénario dramatique se révèle poignant. Il nous livre une aventure humaine bouleversante, une expérience sociale cruelle.
La réussite de ce grand western social tient aussi à la présence au casting de deux acteurs grandioses que sont Christopher Walken dans le rôle de Nat et de Kris Kristofferson dans celui de James ; ils débordent tout deux d'un charisme fou. Outre les présences efficaces de John Hurt ou Jeff Bridges, Isabelle Huppert, très belle, apporte un peu de charme et de douceur dans ce film très dur.
capirex
capirex

190 abonnés 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2023
Magnifique Fresque de Michael Cimino qui connu un échec cuisant lors de sa sortie en salles en 1980 et qui par ailleurs est en partie responsable de la faillite de United Artists , une société de production ! N'empêche ce film a été , et heureusement , réhabilité avec les années ! Il est inspiré de faits réels connus sous le nom de « Guerre du comté de Johnson » (1889-1893) et découpé en 3 parties distinctes de durées très inégales .
Quoi qu'il en soit , pour moi ce film est un Chef-d'Oeuvre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2013
Après son "Voyage au bout de l'enfer" dans lequel abordait les traumatismes de la guerre au Vietnam, Cimino s'isole dans un coin de l'Amérique pour en raconter la naissance ensanglantée. Dans ce drame épique, sans prétention ni mégalomanie, et d'une maturité exemplaire, Cimino se donne corps et âme et livre une œuvre majeure du siècle passée. À la fois pamphlet contre les injustices perpétrées par les "natifs" au nom de la "justice", romance déchirante sur un trio emporté par la violence de l'Histoire et drame important sur la nécessité de l'individu à lutter contre un système impitoyable, le film emporte, touche et soulève multiples interrogations. Tout en remettant en questions les principes même de sa nation, Cimino signe également un exploit esthétique, logistique et dramatique comme on en a rarement vu. "Heaven's gate" est de ces films rares, qui mérite d'être vu et revu au cinéma et qui font croire en son existence. Un très grand film, un chef d’œuvre digne de ce nom.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2016
Un film lyrique et puissant qui prend aux tripes pendant près de 4 heures. Cimino nous emporte dans une histoire magnifique aux personnages jamais manichéens et aux enjeux multiples. L'histoire d'amour est déchirante et le scénario résonne particulièrement aujourd'hui : racisme, inégalités, injustice... En terme de mise en scène, tout est au diapason : lumière, cadrages tour à tour intimes et gigantesques sur les magnifiques paysages du Wyoming, son... tout est là pour passer un moment historique. Bravo Cimino!!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

95 abonnés 4 376 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
J'ai vu la version écourtée (2h20 tout de même) que Michael Cimino a reniée en son temps. On peut le comprendre car les coupures faites à son imposante fresque paraissent diminuer sensiblement sa force dramatique, émotionnelle, autant, sans doute, que l'étoffe des personnages. Confronté à cette version tronquée, qui n'est pas sans laisser des zones d'ombre relativement à l'intrigue et aux protagonistes, on a le sentiment que le film a été maladroitement monté...ou bien que la mise en scène de Cimino est très ou trop elliptique. Allez savoir. On a, quoi qu'il en soit, l'impression constante d'un récit bancal et lacunaire.
Le cinéaste relate une page indigne de l'Histoire des Etats-Unis. Avec la complicité du gouvernement, le syndicat des grands éleveurs de bétail s'arme d'une milice et dresse une liste noire de 125 noms, pour la plupart des immigrés d'Europe de l'Est, accusés de voler du bétail et pour cette raison condamnés à mort par une clique hégémonique et raciste.
Cimino est plein de compassion pour ces malheureux que tente de défendre le shérif du comté (Kris Kristofferson). A un second niveau, Isabelle Huppert, dans le rôle d'une jolie "maquerelle" est l'objet d'une rivalité amoureuse.
Les personnages principaux, comme les autres, semblent inaboutis, supportant des scènes intimistes un peu longues mais, surtout, un remontage chaotique du film qui ne leur permet pas d'exister pleinement et de nous attacher.
De ce western superbement filmé, conclu par un spoiler: féroce affrontement,
je retiendrai le souci d'authenticité du réalisateur et la beauté paradisiaque du Wyoming, entre plaines et montagnes, où il ferait si bon vivre... Dans un mélange de lyrisme et de violence, qui caractérise peut-être la grande aventure américaine, Cimino oppose constamment la Nature...à la nature des hommes.
cocolapinfr
cocolapinfr

86 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2016
Vu la director's cut. Un film grandiose, remarquable reconstitution de l'Amérique fin 19ème siècle avec ses millions d'immigrés, et s'articulant autour d'une histoire vraie : la guerre des éleveurs contre les paysans (Guerre du comté de Johnson). Une histoire sombre que le public de l'époque n'attendait pas (sans parler de la fictionnalisation de Nate Champion qui collabore avec les éleveurs au début). Le film est doté de scènes ahurissantes, des villes entières reconstituées, des milliers de figurants tous en costumes, des centaines de chevaux allant dans tous les sens, des plans remarquables aux couleurs sublimes sans le moindre nuage. Si les 3h30 se passent sans ennui, on ressent cependant le manque de scènes ne serait-ce que pour le développement des personnages (notamment Nate qui arrive comme un cheveu sur la soupe). Autre petit défaut, une scène finale étrange qui ressemble à un "happy end" forcé, souvenir du bon vieux temps. Un très grand film important historiquement.
Xavier D
Xavier D

85 abonnés 1 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2022
Cette fresque qui lorgne du côté du western, avec un côté épique et dramatique, un western realiste, avec ces inconvénients de la fin du 19ème siècle, où les immigrants se terraient en Amérique, contre les gens du peuple qui veulent les persécutés et les expulsés. Mais un homme, un sherif provenant de Harvard va décider de les défendre. Et une querelle amoureuse. Il est alors etablie que 126 hommes étaient inscrits sur une liste, dite "la'liste noire". On reconnaît la patte du cinéaste dans ses plans grands larges, sa musique et les quelques stars qui logent dans ce long métrage. Tel que kris kristofferson, Christopher Walken, Mickey Rourke, John Hurt, Jeff Bridges, Isabelle Huppert, encore une fois toute nue, Brad Dourif et Sam Waterston. Violent et cruel par moment, ce film peut toucher en plein coeur. A l'image des films du cinéaste. Et ce malgré quelques longueurs, cette excellent film, vaut le détour.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2014
Si la porte du paradis se laisse entrevoir, elle semble néanmoins fermée à double tour tant le film présente un monde crépusculaire.. Car ce monde est, en effet, bien plus proche de l'enfer, un enfer au bout duquel les personnages voyageront, pour citer le grand frère de ce film, pendant un peu plus de 3 heures. Vous l'avez compris, on est chez Michael Cimino, et après Deer Hunter, il nous offre une nouvelle fresque ambitieuse, étirée, explorant les failles de l'Amérique et des sentiments humains.

Cette fois, nous revenons en arrière, fin XIXe siècle, pour l'épisode méconnu de la Johnson County War. Cette page de l'histoire, racontée à travers des personnages assez ordinaires, permet au cinéaste de cristalliser les revers du rêve américain, ainsi que le tragique de la condition humaine. En un mot, c'est un point de vue fort pessimiste sur le monde, condamné à rester dans un cercle infernal. La figure du cercle revient d'ailleurs comme un leitmotif visuel tout au long de l'oeuvre, par exemple lors de la première arrivée à l'image du personnage de Champion, une scène visuellement splendide qui renvoie aux meilleurs westerns. Cela est d'autant plus cruel que le film n'en est pas tout à fait un.
L'étudiant se moque au début du discours universitaire en disant être d'accord pour conserver la loi de la gravité ; le reste du film semble mettre en parallèle cette loi avec d'autres, la loi de la violence, de la cupidité, du mal inscrit en l'homme ... Et l'on se dit qu'il y avait un autre sens au mot "gravité".

Pourtant, si le monde court à sa perte, les personnages croient encore à une rédemption, et l'on s'attache énormément à eux, à leur beauté, dans les forces comme dans les faiblesses. La quête semble perdue d'avance, mais ils n'abandonnent pas, et nous amènent avec eux en enfer. Des beaux personnages, et des beaux acteurs aussi, tous habités, et sublimés par la caméra de Cimino. En tout cas, pour les héros. Les méchants sont un peu trop caricaturaux, les méchants propriétaires contre les innocents travailleurs immigrés. Voilà le seul point négatif selon moi.

Le reste est impeccable, et c'est même une leçon de cinéma, dans la gestion de l'espace, intérieur (l'université majestueuse) comme extérieur (les paysages immenses du Wyoming), la lumière, la musique, ou encore la gestion des mouvements. Peu filment les foules aussi bien que Cimino, regardez ces étudiants festoyant au début, ces travailleurs au milieu, ces combattants à la fin. Et surtout, regardez ces danses sur patins à roulette. On entre dans une autre dimension, une ile de paix dans un océan de violence, un rêve avant le réveil en enfer. Un rêve dans un endroit appellé justement Heaven's Gate. Et si le paradis est perdu, Cimino nous l'offre le temps d'une séquence. La porte reste fermée, mais l'on peut encore voir un bout d'Eden à travers sa serrure.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mars 2013
3h30, ça fait peur. Plus la réputation qui va avec, un truc en roue libre réalisé par un mégalo, ambiance fin seventies dépressives...
Bon erreur , une génération de critiques et de spectateurs sont passés à coté d un grand spectacle qui prend aux tripes, un grand huit avec des changements de rythmes, de tonalité qui emportent.
Fresque politique, western, love story de la matière pour au moins 3 films
Et en prime une isabelle Huppert lumineuse et pas le moins du monde névrosée !
Bref un miracle
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2016
Typique du film maudit condamné par la démesure, la mégalomanie de son réalisateur qui se heurte à un studio au départ très laxiste et qui fait marche arrière afin d'éviter un désastre inéluctable. Tout auréolé de son triomphe avec "Deer hunter", M. Cimino aura tout ce qu'il désire pour son film suivant. Perfectionniste au possible, il multiplie caprices et exigences folles afin de faire le film qu'il a en tête. Il en résulte un chef d'oeuvre graphique dont chaque plan vous décolle la rétine, un scénario touffu qui brasse de multiples thèmes et nous expose des personnages de western jamais vu jusque là. Démythification d'un mythe américain, allégorie de notre époque (les riches exproprient les pauvres en toute impunité), fresque ultra-violente qui s'achève par une scène de bataille mythique, cette fresque romanesque compte aussi de nombreux temps morts durant lesquels les persos vivent leur vie. Thèmes trop nombreux, ambition démesurée, plans somptueux qui étalent la virtuosité de leur auteur, acteurs magnifiques, musique sublime bref, un film somme qui ruinera le studio United Artists, enterrera la carrière de Cimino et précipitera la chute du Nouvel Hollywood, incapable de répondre aux besoins d'un public lassé des remises en cause perpétuelles qu'on leur avait proposé jusqu'à alors (et aussi parce que le public type Woodstock a vieilli et a fini par se ranger). L'ère Reagan arrive et le divertissement l'emportera sur tout le reste. Mais rarement un enterrement aura été aussi fastueux. D'autres critiques sur
Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2010
Un des films les plus mégalomaniaques de l’histoire du cinéma, qui a entraîné la disparition d’United Artists (rien moins) et fait un bide mémorable dans son pays d’origine. Grande fresque de trois heures et demie, faux western mais vrai pamphlet contre les Etats-Unis et leur loi du plus fort. Film à certains moments passionnants tant il contient de cinéma pur et à d’autres irritant tant ces qualités peuvent être gâchées en n’étant pas exploitées jusqu’au bout. On a une gigantesque impression de travail en chantier non fini. Kris Kristofferson n’est pas toujours à son aise dans un rôle d’homme qui cherche sa voie sans jamais la trouver. Christopher Walken est beaucoup plus convaincant dans la composition difficile d’un personnage ambivalent qu’il parvient à rendre crédible. Isabelle Huppert est étonnante de justesse. Un film à l’image de son auteur : courageux, mais brouillon.
Alolfer
Alolfer

182 abonnés 1 806 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2024
Connu pour "Voyage au bout de l'enfer", Michael Cimino retourne dans son principe, d'autocritiquer le pays qui l'a fait connaître. Il passe par le Western et la fin du XIXe siècle, au moment où l'état de Wyoming devient un état fédéral. Durant presque 4h, Cimino nous présente une pensée, qui est toujours d'actualité... Un racisme omniprésent, dans un monde réputé pour sa terre promise, dans lesquels les plus démunis, sont impuissants. Ce projet ambitieux a tenu ses promesses, tenant son discours et son engagement de manière intelligente : Un pays/continent qui a exister grâce à l'immigration, qui finit par s'enfermer, au lieu de s'ouvrir. Le début du film est magistral pour cela. Son histoire est impeccable mais que dire de la mise en scène exceptionnelle de Cimino. Le travail est titanesque ! Reproduire une telle reconstitution en 1980, avec des scènes percutantes et des plans digne des plus grands tableaux, relèvent le côté ambitieux de ce projet. Rejeté à sa sortie, le temps a eu raison de "La Porte du Paradis" : Un grand et excellent film
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2019
Avec un scénario aussi maigre et répétitif, cette durée XXL et cette débauche de moyens relèvent clairement de la démonstration de force. Heureusement, le perfectionnisme de Cimino accouche de quelques plans sublimes et d’une vraie virtuosité de mise en scène, mais côté narration, c’est le calme plat. 1h30 pour exposer les enjeux, une heure de plus pour présenter un triangle amoureux sans grand intérêt (à part le charisme des acteurs), puis l’action promise commence enfin et on a droit à 30 minutes de coups de feu et de poussière. Il faut peut-être un adepte du western pour apprécier ce que Cimino fait du genre, mais en tout cas ça m’a laissé froid.
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 503 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2021
De bonnes choses, comme ce contraste entre les débuts New England (de fait très old England, avec ses université calquées sur leurs illustres aînées, d'ailleurs Harvard est situé dans la ville US de Cambridge) où l'on côtoie l'élite de l'est, sa vanité, sa conscience de classe et la réalité midwest entre droit de propriété et immigration.
Bonne interprétation également, la figure androgyne de Walken fait merveille entre Kristoferson et Huppert.
Mais bien des aspects ternissent ce film : son révisionnisme historique, sa narration chaotique qui ne le rend guère palpitant, son irréalisme un peu pénible quand on connait les soins et le budget de la reconstitution (insupportable scène de valse millimétrée à Harvard).
Belle histoire, qui aurait pu être plus belle, rythmée par ce Danube bleu symphonique à Harvard et dépouillé sur une pauvre guitare dans le Wyoming. De bonne idées, trop peut-être sans savoir renoncer afin d'élaguer et magnifier le récit
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