Notez des films
Mon AlloCiné
    La Porte du paradis
    note moyenne
    3,9
    1901 notes dont 153 critiques
    répartition des 153 critiques par note
    60 critiques
    48 critiques
    19 critiques
    16 critiques
    6 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Porte du paradis ?

    153 critiques spectateurs

    JeffPage
    JeffPage

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 534 critiques

    5,0
    Publiée le 3 mars 2013
    Un monument du cinéma américain qui retrouve sa beauté et sa durée originale grâce a une restauration magique et une ressortie sur grand écran. Enfin une distribution a sa hauteur !
    Multiface
    Multiface

    Suivre son activité 65 abonnés Lire ses 320 critiques

    5,0
    Publiée le 7 novembre 2008
    Heaven's gate a la particularité d'avoir entrainé à lui tout seul la disparition des studios United Artists car prévu pour un budget de deux millions de dollars, le film en a coûté quarante et ne récolta qu'un million et demi de dollars de recettes. La faute de ce gouffre financier est très probablement dû aux critiques américaines qui ont descendu le long – métrage lors de sa première présentation, à tel point que United Artist décida par la suite de réduire le film d'une durée de 3h29 à environ 2h30, ce qui ne favorisa pas ensuite le bon accueil du public. L'histoire que le réalisateur unanimement reconnu après la réalisation de Voyage au bout de l'enfer, a entrepris de raconter semble avoir vraiment heurté l’opinion en s’en prenant à l’idéal américain. Elle relate un vrai fait divers se passant dans le Wyoming en 1889, celui d'un massacre de paysans polonais immigrants organisé par une association de grands propriétaires fonciers, avec le feu vert des plus hautes autorités fédérales et du Président des Etats-Unis lui-même. Le film commence avec l’élite américaine d’Harvard qui se projette dans des idéaux lors d’une cérémonie de fin d’étude puis quelques années plus tard, on retrouve les même gens s’acharner sans pitié contre la venue sur leur territoire d'immigrants à la recherche du rêve américain, excepté Jim Averill (Kris Kristoffeson) qui se range du côté des plus pauvres et aime la même femme, une prostituée (Isabelle Huppert) que Nathan (Christopher Walken) homme de main de l'Association, ami d’ Averill et lui aussi amant d'Ella. (suite sur mon blog)
    soulman
    soulman

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 789 critiques

    4,0
    Publiée le 25 avril 2017
    Epopée remarquable signée Cimino, qui, après son chef-d'oeuvre, '"Voyage au bout de l'enfer", allait mordre la poussière et perdre tout crédit auprès des studios avec ce western trop long, trop lent, trop mélancolique... Certaines scènes sont entrées définitivement dans l'Histoire du cinéma (l'attaque des mercenaires par les fermiers à la fin du film), tout comme Huppert, muse française perdue dans l'Ouest sauvage, entre ses deux amours (Kris et Chris dans leur meilleur rôle ?).
    Nicolas L.
    Nicolas L.

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 1 148 critiques

    5,0
    Publiée le 4 février 2018
    Un bijou ! Le film qui connu le plus grand désastre financier du cinéma. Rien que pour ça j'étais curieux de le voir. Mais en plus son historique bide en salles est injuste. Le film est merveilleux. Les images et la lumière sublimes. Des idées de mise en scène excellentes, le casting bien ciblé. Les scènes spectaculaires alternent avec des scènes intimes d'une grande beauté. Et pour une fois c'est une histoire de l'Amérique qui n'est pas à la gloire des vainqueurs (tiens ? c'est peut-être pour ça que le film n'a pas marché du coup...)
    Shephard69
    Shephard69

    Suivre son activité 152 abonnés Lire ses 2 080 critiques

    2,0
    Publiée le 7 avril 2013
    Un western qui possède certes une photographie absolument fantastique et un casting incroyablement imposant mais dont la mise en scène se révèle trop cérébrale, ennuyeuse et pleine de longueurs qui affaiblissent l'ensemble. Une promesse charmeuse mais au final une grosse déception.
    maxime ...
    maxime ...

    Suivre son activité 79 abonnés Lire ses 1 675 critiques

    4,0
    Publiée le 29 août 2016
    On ne se lance pas dans La Porte du Paradis sans quelques appréhensions. Ces peurs s’estompent assez rapidement pour laisser place à la beauté et aux lyrisme de ce film. Le romantisme et le regard de Michael Cimino m'avais déjà attendrit dans Le Voyage aux bout de l'enfer qui était jusqu'à ce jour l'unique long métrage dont j'avais eu la chance de voir. Cette sensation ne m'a pas quitté tout au long des 216 minutes du film, bouleversant !
    sword-man
    sword-man

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 1 017 critiques

    4,0
    Publiée le 25 juillet 2012
    "La porte du paradis" est surtout connu pour être un énorme four commercial à sa sortie, et c'est un euphémisme. Four qui a entraîné la ruine de la United Artist et mis fin à la carrière de Cimino jusqu'à so retour sept ans plus tard avec "L'année du dragon". Projet d'une ampleur démeusuré, dépassant son réalisateur, le résultat à l'écran est malade. Malade dans sa construction tantôt contemplatif, tantôt passionnant, ou encore à l'ouest sans mauvais jeu de mot. Malgré le chaos, Cimino ne perd jamais de vue sa dénonciation historique, contant une petite histoire dans la grande, la naissance désenchantée d'une nation dans le sang, la xénopobie et l'intolérance. C'est sans doute cela qui a causé son échec commercial et critique, sorti à une époque ou le public ne voulait plus voir ça mais souhaitait plutôt voir du Spielberg et du "Star Wars". Quelque soit la scène se déroulant sous nos yeux, le cadrage est exemplaire,la lumière venant d'une fenêtre ou d'une porte sublime, la reconstitution des costumes et des décors bluffants, des paysages authentiques de toutes beauté avec en prime la poussière de ces grands espaces histoire que visuellement l'immersion soit parfaite.
    Tumtumtree
    Tumtumtree

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 396 critiques

    3,0
    Publiée le 10 mars 2013
    Certes, c'est un morceau de l'histoire du cinéma. Il est intéressant de voir ce film pour sa vision très noire de l'Amérique des pionniers, pour son aspect documentaire, pour le rôle tenu par l'étonnante Isabelle Huppert. Mais pour le reste, il est difficile d'adhérer à cette histoire irrationnelle où l'on ne comprend rien aux motivations des personnages et qui culminent dans un excès final qui est lui-même d'une irrationalité absolue.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 188 abonnés Lire ses 1 856 critiques

    4,5
    Publiée le 12 août 2020
    Comme il l’indique au cours d’un entretien avec Michael Henry Wilson, Michael Cimino ne fait pas un cinéma d’idées mais un cinéma de personnages, accorde une place importante, sinon centrale, à ses acteurs. Heaven’s Gate en est la preuve, puisque c’est bien le personnage qui tient ensemble toutes les époques, tous les lieux, toutes les situations mis en scène par le film, un personnage souvent pris entre deux eaux, indécis quant à son engagement dans une relation, incertain, usé par la vie. Le cœur d’Ella bat pour deux hommes, sommet d’un triangle amoureux dont la base virile reste néanmoins plus trouble qu’il n’y paraît – la lettre écrite parmi les flammes et adressée non pas à Ella, qui ne sait probablement pas lire, mais à James Averill – ; la fonction qu’occupe ledit James, à savoir shérif de son village, ne l’empêche pas de ressentir une lassitude qui augmente à mesure que croît son désarroi sentimental, de tomber dans l’alcool, de fuir le conseil municipal ; Nathan D. Champion hésite entre servir l’Association en commettant des meurtres et défendre la cause de celle qu’il aime et pour qui il a tapissé les murs de sa demeure. Aussi Heaven’s Gate prend-il la forme d’un grand bal dans lequel toutes les confessions religieuses, toutes les origines ethniques, tous les sexes valsent ou dansent montés sur des patins au son du violon et des autres instruments. Car ce n’est pas un hasard si le long métrage adopte pour titre le nom de la salle de fêtes où se tiennent débats virulents et divertissements : le film est tout entier à son image, soit un mouvement parfois imperceptible mais constant, long crescendo dramatique au terme duquel les amants gisent sur le sol de leur foyer, le shérif prend le large sans ne jamais cesser de regarder derrière lui cette femme, Ella, à la sensualité douce et voluptueuse. L’Histoire américaine apparaît telle une toile de fond devant laquelle s’assemblent, s’affrontent et tombent des personnages que Cimino filme avec passion et dirige à la perfection. La photographie signée Vilmos Zsigmond change chaque plan en petit tableau que nous pourrions contempler pendant des heures, portée par la belle partition musicale de David Mansfield. Heaven’s Gate est une œuvre-somme, inclassable parce qu’elle embrasse et épuise de nombreux genres, de la romance la plus pure au film de guerre en passant par le western, la comédie – l’ouverture et ses élèves perturbateurs, fin d’un âge d’innocence –, le drame, le brûlot social etc. Un immense film, aussi dense et inépuisable que le talent de ses acteurs.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

    Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 2 161 critiques

    2,5
    Publiée le 16 avril 2018
    Mouais, ce film m'a assez moyennement emballé. Les décors sont magnifiques, c'est bien là la force du film. Mais le rythme est vraiment lent et il n'y a pas beaucoup de péripéties. Je me suis pas mal ennuyé (pour être honnête, je pense être tombé sur la version longue du film). Les relations amoureuses ne sont pas palpitantes et ça ne se ressent pas du tout entre Isabelle Huppert et Christopher Walken. Les acteurs sont très bons, mais clairement sous-employés (notamment John Hurt qui ne sert strictement à rien dans le film, on peut dire de même de Jeff Bridges). En revanche, lors de la scène d'introduction, ils font vraiment jeunes (le maquillage est très réussi). Les plans sont beaucoup trop longs, il y a de nombreux moments de silence où il ne se passe strictement rien. Même la fusillade est trop longue malgré son intensité. spoiler: La scène finale est inutile au possible (le personnage principal a refait sa vie ailleurs … et alors). Vrai déception de la part du réalisateur de Voyage au bout de l'Enfer.
    romka92
    romka92

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 365 critiques

    4,5
    Publiée le 3 mars 2011
    le film qui fit couler metro goldwin malgré cette réputation il reste un chef d'œuvre avec une reconstitution superbement fidèle de l'époque puis une critique des états unis et de leur histoire
    João J.
    João J.

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 199 critiques

    5,0
    Publiée le 14 septembre 2014
    Une belle lumière dans des décors splendides, un scénario qui éclaire sur un évènement méconnu de l'histoire américaine, un casting de rêve, des fusillades grandioses, le tout avec un soucis du détail qui réussit l'exploit de rendre ce film colossal à la fois réaliste et lyrique. Un film fleuve dont la durée de 3h30 pourra en rebuter. Toutefois cela en vaut la peine, car le style du réalisateur sans concession et inimitable, nous décrit avec exigence un drame de la construction américaine, en ruinant au passage un peu sa carrière et totalement le studio. Au final le chef d'œuvre maudit de Cimino reste un chef d'œuvre.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 746 critiques

    4,5
    Publiée le 23 avril 2017
    La porte du paradis est un film aussi fabuleux que son échec commercial a été retentissant. Un échec qui a causé la faillite du studio United Artists et signé l'arrêt de mort du Nouvel Hollywood. Derrière cette Porte du paradis, c’est l’enfer qui attendait Michael Cimino devenu paria dans la sphère Hollywoodienne. L'échec constaté au box-office est en partie lié aux faits racontés d’une Amérique pas si éloignée de nous (fin du XIXème siècle). Le film relate une Amérique sombre et violente à travers la lutte que mènent de grands éleveurs face à des immigrants d'Europe centrale dont l'identité de ceux qu'il faut liquider est consignée sur une liste. Les qualités de La porte du paradis sont pourtant innombrables : décors naturels ou reconstitués vertigineux, mouvements de caméra complexes et parfaitement réalisés, captation saisissante de la lumière naturelle, figurants par centaines, reconstitutions de fusillades relevant de la chorégraphie, etc. Si la version longue d’une durée légèrement supérieure à 3 heures et demie dilue inévitablement le propos et introduit un certain déséquilibre dans le traitement des personnages, elle est sans contexte la version à voir absolument d’un point de vue cinématographique. Un très grand film de cinéma par un des plus brillants cinéastes du Nouvel Hollywood, à jamais incompris.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

    Suivre son activité 129 abonnés Lire ses 1 364 critiques

    4,5
    Publiée le 17 décembre 2013
    Rarement un film a porté une vision aussi noire de la conquête de l'Ouest et de la construction des États-Unis. Western sur la forme, anti-western sur le fond, La Porte du paradis est un film monstrueux sur la réalité derrière le mythe, sur les idéaux déchus. Cette porte du paradis, sensée donner accès au rêve américain de liberté, de propriété et d'enrichissement, dans un bon melting-pot, est ici la porte d'un enfer pour nombre de migrants, condamnés à une vie de misère dans un cadre de non-droit. Cimino dépeint un Ouest où la sauvagerie s'épanouit entre colons, sur fond de lutte des classes, de racisme et de violence. Il évoque la naissance d'une nation, confuse et peu glorieuse, fondée sur le mensonge, le vol et quelques pratiques fascisantes... Pas étonnant que ce concentré de mauvaise conscience ait tant déplu à sa sortie aux États-Unis. Avec le recul, on reste scotché par l'ambition, l'audace, de ce film vaguement mégalo mais absolument cohérent dans sa vision jusqu'au-boutiste, vision historique, politique, sociale que Cimino déploie magistralement dans une double direction, intime et spectaculaire. Il creuse magnifiquement deux sillons, l'expression d'une violence quasi ontologique, chaotique et absurde, et le lyrisme amer (lyrisme de l'échec), là où un Robert Altman, autre réalisateur états-unien attiré par le versant fangeux ou mensonger de l'histoire US (John McCabe, Buffalo Bill) préfère l'ironie. Puissant narrativement, ponctué de scènes chocs (le suicide de la femme après la bataille, le dernier règlement de comptes), ce film est aussi une réussite esthétique : superbe lumière, cadres-tableaux, amples mouvements de caméra, douceur des scènes d'intérieur... À classer dans la catégorie des grandes oeuvres maudites.
    rogerwaters
    rogerwaters

    Suivre son activité 94 abonnés Lire ses 1 089 critiques

    5,0
    Publiée le 25 avril 2016
    Vu dans sa version longue remontée et restaurée, La porte du paradis n’est rien de moins qu’un chef d’œuvre qui fut pourtant à l’origine de la disgrâce de Michael Cimino, cinéaste pourtant très inspiré en cette fin des années 70, début des années 80. Il reprend ici en grande partie son style de Voyage au bout de l’enfer en faisant s’étirer les scènes au-delà du raisonnable, en décrivant chaque petit instant par le menu, et en mettant en scène des personnages taiseux qui apprendront à leur dépend les dures réalités de la vie. Mais ce qui n’a pas été pardonné à Cimino, c’est sa vision historique peu commune (et pourtant en grande partie vraie) de l’histoire des Etats-Unis, un pays entièrement construit sur la violence faite à autrui. Il dénonce ici la construction d’un Etat qui s’est faite dans le sang, et pas seulement celui des indiens, mais aussi celui des migrants, totalement exploités par un système qui défend l’intérêt des grands propriétaires face aux démunis. Cette vision sans concession est portée par un soin maniaque dans la reconstitution d’une époque. Chaque plan est profus, avec des centaines de figurants, des mouvements de caméra grandioses, une logistique folle. On pense à chaque instant au pauvre chéquier des producteurs qui ont fini ruinés (moins de 4 millions de dollars de recettes aux States pour un investissement évalué à 44 millions, somme colossale pour l’époque). Le film est lent, mais parfaitement rythmé. Il prend son temps pour dresser le portrait d’une époque et d’un pays. Il s’agirait en fait d’une version réussie de Naissance d’une nation, sans la dimension raciste du film de Griffith. Vraiment magnifique et à redécouvrir impérativement dans sa version approuvée par Cimino de 3h36.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top