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Un visiteur
1,0
Publiée le 28 avril 2012
C'est un dimanche. Long le dimanche, très long. Trop long. Vous avez compris ou je continue? Encore? Ok! C'est beau, c'est bien joué, c'est bien réalisé. Ben alors? Ben alors, c'est lonnnnnnnng, on s'ennuie beaucoup. Voir même on se fait C... Euh non, ça c'est pas poli. Vous trouvez que je divague? Ben justement, le film lui reste bien dans ses rail. L'on, lent, CH..... Très! Prévenez moi juste pour le divorce, entre les deux aucun intérêt!
Au travers de cette fresque lyrique et dramatique, Jean-Pierre Jeunet nous invite à boire un verre en faveur de l'amitié et de l'amour. Monsieur Jeunet adapte du Sébastien Japrisot, nous fait sa leçon de cinéma, et retranscrit de manière quasi-narrative et descriptive les ressorts de la guerre, magnifiés par une photographie mise à rude épreuve (Bruno Delbonnel, déjà là pour "Amélie Poulain") et par une musique incandescente. La distribution est on ne peut plus extraordinaire, mais à l'art, à l'instar d'Audrey Tautou, d'agacer. Des grands du cinéma français sont là (Ulliel, Pinon, Cornillac, Darroussin, Dussollier...) mais ils passent un peu vite, ce qui fait une impression étonnante vis-à-vis du public qui les attend. Ce que je n'ai pas aimé, c'est la lenteur, le manque de rythme et de tension (sauf pendant les premières minutes) tout le long du film, qui, pour moi, dure une éternité. Ce rythme semble être le parachèvement de Monsieur Jeunet qui donne l'impression de manque. Or, il n'y a aucun manque (les récompenses récoltées ne sont pas les fruits du hasard). C'est ça le plus bizarre. On reste sur un sentiment de lourdeur, donc on balaie le film en diagonales (même si on le suit), et, injustement on ne l'aime pas. Spectateurs, je ne peux que vous encourager à regarder ce film, qui pour moi, représente le renouveau d'un genre auquel Monsieur Jeunet aurait pu écrire ses lettres de noblesse. Dommage, car Rachid Bouchareb s'y essayera (Indigènes). Vraiment un "long dimanche"...
Une composition picturale d'un goût exquis dans les cadrages et la photographie (rien à voir avec le film suivant de Jeunet...); le casting prestigieux n'évite cependant pas un certain aspect superficiel, et l'histoire s'étire un peu trop en longueur. Mais pour ce qui est de reprocher de "faire du Jeunet", la remarque n'est pas fausse mais ça n'enlève rien au film lui-même.
Film interressant, emouvant.Les decors sont extraordianires, l'ambiance est parfaite. On se sent bien tout au long du film, si on arrive bien sur à faire abstraction d'Amelie Poulain...Car il est vrai qu'on à l'impression d'un remake de l'excellent fabuleux destin d'Amelie Poulain. On ne peut pas sortir de la salle de cinema en etant deçu!
Un fabuleux mélodrame ! Absolument passionnant, prenant et magnifique visuellement ! mise en scène virtuose et jeux d'acteurs formidables ! A voir et à revoir !
Je m'étais copieusement ennuyé à Amélie Poulain, j'aime beaucoup ce long dimanche. Pourquoi ? Parce que, contrairement à ce que disent les critiques profesionnels, j'ai trouvé dans ce film beaucoup d'émotion et d'amour. Comme, par ailleurs, l'horreur de la guerre est décrite avec beaucoup de justesse et qu'on ne s'ennuie pas une seconde, tout est réuni pour faire de ce film un film grand public de très grande qualité.
Un très beau film sur les gueules cassées. Une sublime Audrey Tautou dans son rôle. Gaspard Ulliel est très touchant aussi. Albert Dupontel est très bien aussI.
Après amélie poulain, amélie poulain fait la guerre... C'est la seule erreur de jeunet: son film ressemble trop au précédent, tant au niveau de la réalisation que du casting. Sinon l'histoire est passionante, les acteurs -et en particulier les seconds rôles- excellents.
Le problème avec le cinéma de Jean-Pierre Jeunet, c'est qu'on y trouve des films fortement inélégants. "Un long dimanche de fiançailles" n'est hélas pas une exception à la règle, et on y retrouve vite le mauvais goût du cinéaste, que ce soit dans les couleurs, dans la mise en scène (plans en fondu grandiloquents et degueulasses, humour noir et bouffon insupportable), ou même dans les personnages, assez grotesques... D'ailleurs, Audrey Tautou mériterait la palme de l'actrice incompréhensible... Elle n'articule rien, faut juste essayer de capter des sons pour deviner ce dont il s'agit... Un film bourré de défauts, qui n'a que son histoire, bien tournée (merci Japriseau), et ses scènes de guerre, particulièrement dures et réalistes pour le sauver.
quand y'en a poul 1 y'en a poul 2. jeunet nous refait le coup de l'intrigue qui tourne en rond. une vague histoire de bottes, de main rouge, ajouter que tautou a du en chier a mal boiter. le fin est baclée, le pauvre mec qui grave des MMM partout reste completement indifferent quand sa M arrive ?? reste l'histoire de la tranchée youpi tralala ou les mecs se font desingués par les bochs toujours avec une photo tantot saturée orange, tantot grise. bref un film a voir pendant un long dimanche de pluie.
Bof... Pour un chef-d'oeuvre, c'est raté, je dois dire, à moins que l'on aime dormir. Le film suit en effet une intrigue assez molle (une femme qui tente de retrouver son fiancé soldat supposé mort) avec des rebondissements plats. Le film se déroule sur deux époques : le "temps réel" où la personnage principale cherche son fiancé, et ceux qu'il lui est arrivé. Alors, que dire sur ce film... En 1h40 de visionnage, on est toujours au même point qu'au début, à quelques exceptions proches ; les acteurs sont endormants, la progression est lente, sans surprise, avec seulement quelques pauvres scènes d'action et de guerre pour réveiller le spectateur. Je dois admettre qu'après avoir vu ce film, je n'ai pas pu empêcher de m'étendre dans mon lit. Mortel... Privilégiez plutôt les thrillers américains qui sont bien plus passionnants que ce long film.
Cette adaptation du roman éponyme de Sébastien Japrisot s’avère être un parfait équilibre entre une belle histoire d'amour très émouvante et toute une intrigue bien montée. A tout cela, Jean-Pierre Jeunet, dont l’univers visuel n’a pas cessé de nous surprendre, nous offre ici des scènes de guerre à couper le souffle. Mais si le film parvient tant à nous époustoufler, c’est pourtant moins grâce à son scénario qu’à sa photographie magnifique, preuve d’une maitrise artistique, et à son casting grandiose réunissant beaucoup des meilleurs acteurs français actuels et Jodie Foster. Ce film grandiose recèle bien plus de bonnes surprises que "Le fabuleux destin d’Amélie Poulain".
Un bon film solide bien charpenté. Le scénario est astucieux. Le montage et l'intrigue sont bien emmenées. Les acteurs jouent bien , car Jeunet est vraiment un très bon directeur d'acteurs. Il manque un petit quelque chose pour en faire un très bon film. Mais c'est un très beau spectacle.
Est-il besoin de présenter ce qui sera le blockbuster de 2004 ? Tout Jeunet est concentré dans ce film, la voix off, les monstres humains, gentils ou méchants, l'humour à la fois si campagnard et si parisien branché, les milliers d'objets d'époque dans tous les plans, le petit côté merveilleux dans lequel se réfugient ses personnages pour mieux affronter les dures réalités de la vie. Si ce n'étaient les vues d'ensembles de Paris, pas toujours réussies (à l'exception des Halles et de l'Opéra), notamment la gare d'Orsay, très 2003 ! Si ce n'étaient les trop nombreuses digressions et flash-back qui compliquent à loisir ce qui pourrait être un poème limpide. Bref, si ce n'était tout l'argent mis dans ce film qu'il fallait montrer dans la durée et dans les cartons-pâtes de synthèse et de gouache, ce serait un petit chef-d'oeuvre. Par contre, il faut saluer le fait que ce film n'est pas la répétition d'"Amélie Poulain", ni par les personnages (cette Amélie est trop meurtrie pour être aussi sympathique) ni par l'histoire, radicalement différente. Seule manque une vision de la guerre à la Caro. Mais ne faisons pas la fine bouche, les séquences de guerre sont suffisamment fortes (on pense parfois au "Soldat Ryan"), pour que le film frise l'excellence. Clovis gagne ses galons d'acteur, il ne fera sans doute plus de séries TV ! Mais Darroussin est extrêmement sous-utilisé, comme Julie Depardieu, et c'est dommage. Rendons hommage à l'excellent Holgado, mais surtout à Tautou, élément central, mais pas envahissant, comme certaines vedettes américaines. Dupontel est sympa aussi, bref, c'est un bonheur de voir toutes ces nouvelles pointures sur l'écran de Jeunet.
Un film à l’esthétique (trop) parfaite, au point d’en devenir plus intellectuel qu’émotionnel. C’est une grande œuvre d’art sur le plan de l’image donc (sépia pour faire plus d’époque). Cependant, comme toujours, le cinéma de Jeunet nous met à distance d’une véritable identification aux héros à cause de sa caméra distanciée et de sa manie des voix off. Imaginez le même film, tourné par Clint Eastwood, où l’on entrerait directement dans la tête et les émotions des personnages. Exemple, la scène finale, avec ces brefs violons devenus ridicules et cette voix off qui commente « elle le regarde, etc. ». Avec le grand Clint, cela aurait pu donner : action ! elle marche vers lui et… il se lève. Il ne sait pas qui elle est, mais il espère d’elle. Ils restent là, un moment d’éternité, yeux embués, à se regarder comme s’ils se réveillaient d’un long cauchemar. Et, lentement, comme une vague avance sur le sable, leurs corps s’épousent (violons !) et ils s’enlacent et s’enlacent encore, comme s’ils s’étaient toujours connus… Mais bon, Jeunet ne sait pas faire ça. C’est un mec trop coincé dans son intellectualisme esthético-verbo-chromatique.