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dougray
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1,5
Publiée le 26 juillet 2010
Pour sa 1ere incursion ciné, Mickaël Youn aurait pu nettement mieux faire ! Malgré quelques bonnes idées (le perroquet baptisé Nelson Monfort, la Mongolienne, le sosie de Jonah Lomu…) et des guest-stars surprenants (Omar Sy, Kad Merad, Kool Shen, Gad Elmaleh…), faut bien reconnaître que le film est souvent prévisible, pas toujours super drôle et surtout très poussif. Mickaël Youn et son complice Vincent Dessagnat font ce qu’ils faisaient dans le "Morning Live" sans trop se fouler et les 2nds rôles viennent cachetonner (Zoé Félix, Alex Descas, Lionel Abelanski…). Un film à réserver aux fans purs et durs de l’ex-trublion des matinales de M6 mais qui bénéficie néanmoins d’une excellente chanson phare ("Le Frunkp").
Malgré toute la sympathie que l'on peut avoir à son égard, Michaël Youn n'a jamais révolutionné la face du cinéma français. Ceci dit, il est à la hauteur de ses homologues et a offert quelques performances remarquées, comme pour les 11 commandements, par exemple. Mais avec la Beuze, il y avait vraiment quelque chose à faire ! Son scénario est délirant, raison pour laquelle il était normal d'en attendre bien plus. Quelques petites vannes de-ci de-là ne réussissent jamais à faire entrer une comédie de la sorte dans la légende. Ce film, réalisé par François Desagnat (frère de Vincent Desagnat et détenteur de plusieurs bides à son actif), est ce qu'il est possible d'appeler une productions correcte qui n'a pas gagné à voir son sujet assez approfondi. Le duo Youn/Vincent Desagnat fonctionne pourtant bien à l'écran, comme si ces deux compères étaient destinés à jouer ensemble. Il ne reste maintenant plus qu'à leur proposer un projet à la hauteur de leur possible savoir-faire.
L'idée de revisiter les films de la Blaxploitation est intéressant et il y a un espèce de fourre tout pas désagréable mais au contraire d'un Tarantino il n'y a aucun travail cinématographique. Il aurait déjà fallu un scénario travaillé pour voir un bon film. Dommage.
On découvre Michaël Youn dans son premier rôle au cinéma et dans un registre comique apparemment plus polissé que celui entrevu à la télévision et qui a fait sa notoriété. Le personnage que Youn incarne ici est parfois drôle, entre bouffonerie et puérilité, et certaines répliques font sourire. Mais plus on avance dans le film, plus le personnage s'étiole, victime prévisible d'un scénario passe-partout et superficiel conçu pour un public de jeunes gens s'amusant encore de quelques bonnes blagues sur la fumette. Ainsi, Alphonse Brown et Scotch Britman sont deux petits dealers provinciaux s'aventurant à Paris avec un stock de "beuze", une herbe puissamment hallucinogène jadis inventée par les nazis. spoiler: Leur petit commerce est cependant menacé par un policier psychotique, un trafiquant dangereux et un fils de nazi débarqué d'Amérique du Sud.
Si le tempérament comique de Youn présente une quelconque singularité, on n'en dira pas autant d'une comédie faite pour lui, une comédie anecdotique ni ambitieuse ni inventive. Youn aurait mieux fait de creuser une autre facette de son personnage dans le film, cet Alphonse Brownspoiler: , improbable fils de James Brown, rêvant de devenir une star de la chanson en créant un genre musical.
Comme souvent, l'illusion n'aura duré que quelques minutes (voire quelques secondes), le temps de sourire deux ou trois fois devant les facéties de Michael Youn et de son inséparable compagnon Vincent Desagnat. Mais bon, quand on a pas ni talent ni idées, cela devient rapidement compliqué. Car franchement, cette histoire de drogue nazie, si ce n'est pas pathétique, qu'est-ce que c'est? Rarement j'ai eu l'occasion de voir autant de répliques au rabais, d'idées de mise en scène foireuses et risibles de la part d'un tortionnaire cinématographique ne semblant jamais avoir entendu une seule fois dans sa vie le mot « caméra », les nombreux (et habituellement talentueux) seconds rôles ne faisant finalement que mettre en avant l'indescriptible vacuité de l'entreprise. Et dire que l'aspect policier est aussi navrant que le comique... Bref, ce n'est pas drôle, c'est mal joué, il n'y a pas d'histoire et le rythme est inexistant : pas de doute, nous sommes bien en train de parler d'une comédie française, et en plus d'une très mauvaise : (presque) de quoi nous faire réévaluer le talent de Fabien Onteniente...
Je préviens tout de suite, je m'attendais à une grosse daube des familles, à la limite, pire que Old School (oui, je me suis mis aux films français).
Et quelle fut ma surprise, agréable évidemment, de voir que c'est une bonne comédie (ouais faut quand même pas trop pousser) menée de main de maître par Michaël Youn et Vincent Desagnat, plutôt bons, voire excellents toutes proportions gardées. Zoe Felix est fade, Lionel Abelanski en fait des caisses, tout comme Jorge Cabezas mais Alex Descas et Jean-Francois Gaillotte sont au niveau. Jamais les acteurs ne se prennent au sérieux (évidemment, Ben Stiller et ses amis, eux, jouent des comédies débiles très sérieusement et c'est mieux mais un bon petit film complètement débile, c'est pas mal aussi), c'est reposant, complètement idiot, réalisé avec les pieds (la séquence où Michaël Youn et Vincent Desagnat se battent est un exemple du genre) mais avec une certaine bonne humeur qui finit franchement par être communicative.
On se surprend à sourire bêtement à des gags qui ne nous auraient pas fait rire devant une autre comédie...
Bien que faible dans le fond et en perdition dans le déroulement de son récit, la Beuze tient à peu près debout. M.Youn, quelques bons gags et l'esprit suffisent.
Je ne m'attendais à rien de bon, mais finalement j'ai bien rigolé. Chapeau à Michael Youn ! Contrairement aux apparences ce film a le mérite d'avoir un scénario correct pour un film comique.
L'exécrable et cynique Michael Youn exploîte la bêtise des gens pour se faire des ronds. Et ça marche. "Les héros fument des pétards, ça plaira aux djeuns" voilà ce qui semble avoir été son crédo. C'est d'une nullité, d'une pauvreté, d'un crétinisme absolu, ça rase les paquerettes au bas de la tige... Affligeant. Une bouse comme on en chie rarement.