Avis : Pale Rider, le cavalier solitaire - Page 10
Pale Rider, le cavalier solitaire
Note moyenne
4,0
8297 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
238 critiques spectateurs
5
38 critiques
4
91 critiques
3
66 critiques
2
33 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
totoro35
122 abonnés
1 787 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 juillet 2010
A l'instar de Lawrence Kasdan avec son "Silverado", Clint Eastwood tenta de remettre au goût du jour le western avec cette nouvelle variation autour de son personnage de cowboy mutique, très proche par instants de "L'homme des hautes plaines" sans en atteindre toute fois la puissance. Reste un western très efficace, bénéficiant d'une mise en scène impeccable et réhaussé par la présence biblique à mort de l'ami Clint.
Pale Rider est le film qui a, avec Silverado, réssuscité le western dans les années 80. Ici, Clint Eastwood joue un héros solitaire, à qui les chercheurs d'or donnent un surnom: Preacher. Ce personnage n'est pas sans rappeler le héros des westerns de Sergio Leone qu'a interprété Clint Eastwood. Ce dernier n'hésite pas d'ailleurs à rendre hommage au réalisateur italien dans son western en montrant de grands espaces et de sublimes paysages ou encore avec la scène de duel finale magistralement tournée.
Bon film, qui suit des chercheurs d'or indépendants en Californie aux prises avec un homme de main puissant, voulant s'approprier leur concession de gré ou de force. On retrouve avec plaisir Clint Eastwood, brillant dans un rôle plutôt similaire à l'ensemble de sa filmographie. Le tout dans un cadre plutôt sympa avec de beaux paysages et une petite ville rappelant celles des BD Lucky Luke (ça se passe à peu près à la même époque). Petite réserve tout de même sur ce point : lors d'un plan rapproché sur un des bâtiments au début du film, on voit trop clairement qu'il ne s'agit pas d'une vraie construction. Hormis ce détail, pas grand chose à redire sur ce film. L'intrigue est simple à suivre et plaisante, même si les péripéties et le dénouement sont assez prévisibles. Rien d'exceptionnel donc, mais vaut quand même le détour !
"Pâle" copie de "L'Homme des hautes plaines" diront certains, mais à mon avis un film qui parvient à surpasser l'original, ce qui effectivement n'était pas gagné d'avance. Le héros est toujours un homme sans nom, un cavalier solitaire qui disparaît dans la montagne comme il en était apparu, jusque là pas de changement. Mais cette fois-ci, voilà qu'il s'habille en pasteur et en adopte le comportement. Le message prend des accents bibliques : rossant les "méchants" avec toujours le même dédain, le personnage ne profite pourtant plus de la situation comme auparavant, se détache complètement de tout superflu, il n'est plus là pour se faire plaisir (pas une seule impression de vengeance ici), mais pour protéger cette petite communauté de chercheurs d'or contre le caïd local. Un peu comme dans "Les 7 Mercenaires" finalement, sauf que la loi est du mauvais côté cette fois. Et quand les "méchants" dépassent les bornes, la sanction est là, c'est le retour de la figure immortelle d'Eastwood, un être fantomatique capable d'apparaître et de disparaître à sa guise. Bien que le film soit plus posé, il présente un gain fort en surnaturel.
Entre western classique et spaghetti, "Pale rider" trouve le juste milieu. D'un côté, il y a cette ironie noire et jouissive, et cette nervosité typique du cinéma de Leone, et de l'autre, il y a cette trame romantique et innocente, jamais naïve, assez proche du style de Ford. C'est donc un alliage de genres réussi de la part de Clint Eastwood, qui montre dans ce film toute l'étendue de son talent de metteur en scène. L'histoire est plutôt banale, mais ça se regarde toujours avec beaucoup de plaisir, entre action, humour, et romance. Dommage que la fin soit un peu foirée, qu'elle tombe ainsi dans la mièvrerie... Mais bon, "Pale rider". dans son ensemble un très bon film.
Sorte de remake non avoué de l'homme des hautes plaines , pale rider utilise les mêmes recettes pour un résultat légérement inférieur pour quiconque a vu l'original en quelque sorte. Mais l'ensemble reste plaisant , et l'on prend toujours du plaisir à revoir eastwood dans son rôle fétiche de pistolero du tonnerre , prompt à faire triompher la justice.
Un western de grand cru signé Clint Eastwood. Il joue aussi le rôle principal avec un charisme débordant ! Même si le film est pas mal classique, faisant un peu déjà vu pour son intrigue et ses personnages, les moments forts et la mise en scène se démarquent. Des décors magnifiques, un rythme lent qui reste tendu comme Eastwood c'est si bien le faire. Les scènes de confrontations et surtout la bataille finale sont jouissives. spoiler: On peut seulement regretter que le "pasteur" ne soit pas suffisamment mis en difficulté pour qu'on ne doute pas de son succes... Un western que je ne peux que recommander !
Pale Rider empreinte evidemment à Sergio Leone, pas par le style mais pour l'écriture et l'archétype du héros ambigu. Le film a également des similarités avec le premier western mit en scène par Eastwood, L'Homme des hautes plaines et par conséquent avec Pour un poignée de dollars, même personnage mystérieux et ambiance avec des touches de fantastiques (invincibilité du héros qui semble de plus omniscient, d'ailleurs les deux films commencent et s'achèvent par des plans similaires: le cavalier solitaire apparait et dispparait à l'horizon comme dans un mirage, il pourrait s'agir du même homme). Avec une variation pour le final, dans le premier film le bad guy demande au cavalier qui il est, sans obtenir de réponse (clin d'oeil à Leone sans aucun doute) alors qu'ici, le méchant le reconnait avant d'être abattu et c'est le spectateur qui reste dans l'ignorance (même si Clint sème quelques indices).
Clint Eastwood revient au western avec un personnage et un scénario qui ne sont pas sans rappeler sa deuxième réalisation « L'Homme des hautes plaines ». Sauf qu'ici, l'influence n'est pas tant le western spaghetti que le western classique. Les paysages sont magnifiques, la mise en scène est appliquée, avec de beaux plans. On retrouve la simplicité qui fait toute la beauté d'un film Eastwoodien. L'histoire, très linéaire, est prenante alternant de belles scènes bien dialoguées et des scènes d'action et de tension. Le tout n'est pas dénuée d'humour ( avec notamment le personnage de Richard Kiel ). Le film sort néanmoins du lot grâce à son atmosphère étrange et son souffle fantastique saisissant. Comme dans « L'homme des hautes plaines » et toujours avec sa sobriété légendaire, Clint Eastwood interprète un personnage taciturne et quasi fantôme, spectre de la vengeance. Cette ambiguité et tonalité disséminé dans un ensemble très classique apporte une vraie touche d'originalité. En conclusion, voilà un beau western, qui n'est pas aussi marquant et sophistiqué que le sont « Josey Wales » ou « Impitoyable » ( pour citer d'autres westerns réalisés par Clint Eastwood) mais qui emporte l'adhésion par sa pureté et sa simplicité teintées d'étrangeté et de mysticisme.
Eastwood qui commence à avoir de la bouteille en 1985 se déguise en barbon hirsute solitaire et accessoirement en pasteur à col blanc qui joue du flingue et du bâton, rossant et flinguant à la demande les mécréants pour protéger la veuve et l'orphelin !
Soit, ces quelques scènes (rares à dire vrai) dans lesquelles il nous rejoue son vieux numéro de l'homme sans nom, génie de la pétoire à ses heures perdues, sont presque appréciables même si l'ambiance spaghetti est partie depuis bien longtemps.
Mais tout le reste n'est que niaiserie et bavardages insipides au fil d'un scénario écrit sur un vieux morceau de papier sur le départ... vers la poubelle. La fin est aussi prévisible que convenue afin de faire mousser le cavalier solitaire, ange gardien temporaire d'une pauvre bande de minables. Et pour en arriver là, il faudra faire avec les longues minutes qui comptent double voire triple comme au Scrabble.
Bien des fois durant ce film abêtissant, on a la terrifiante impression de se (re)taper un John Wayne ressorti du placard mais avec un Clint qui se repose sur ses tics vieillots ou pire encore, dénaturés et vidés de leur sens. Même la mise en scène, rigide, est percluse de rhumatismes.
Un film à oublier définitivement, pour le bien de l'acteur. Et le nôtre.
Un bon western signé et interprété par Clint Eastwood dans le rôle d'un mystérieux cavalier solitaire prenant la défense de modestes chercheurs d'or contre la bande de Coy Lahood qui règne en maître sur une petite bourgade de Californie. Le scénario, assez convenu dans ce type de film, est agrémenté d'une touche de fantastique concernant l'identité et l'incarnation maléfique de ce justicier sans nom. Un personnage énigmatique, semant la mort et la violence sur son passage, à qui Clint Eastwood prête sa présence charismatique.
un bon western n'est pas forcement un chef-d'oeuvre on reprend pratiquement la même histoire que Shane(L'homme des vallées perdues de Georges Steven) sauf que celui ci les couleurs sont moins voyantes et que la trame de l'histoire se déroule dans une ville minière alors que la version de Shane se passe en pleine nature dans une petite ville entourée de la plaine.Le tueur de Pale rider a été changé dans ce film c'était un sherif qui contourné les lois à son avantage en aidant le riche plutôt que le pauvre tandis que dans Shane le tueur(Jack Palance) était plus profond et arrogant il ne cesse s'en cesse de provoquer les fermiers de cette petite ville etc ...etc Clint Eastwood à certainement voulut rendre hommage à Georges Steven dans ce western étymologie il reprendra même le personnage jouait autrefois par Alan Ladd à la différence c'est que son personnage est un pasteur tandi que Shane portera une veste indienne, puits un bleu de travail mais sinon tout le reste du film est un vivement hommage à Shane(L'homme des vallées perdues. A rappeller que dans Pale Rider que c'était une fille (Sydney Penny) qui cherche l'homme idéal et elle pense l'avoir trouvé en Clint Eastwood par contre la premiere version c'est un petit garçon qui cherche le père idéal à travers Alan Ladd alors qi'il à un père naturel .je vous conseille de voir l'Homme des vallées perdue(Shane) car c'est un chef d'oeuvre du western avec une composition musicale de Victor Young don l'air me reste collé dans les oreilles.
Un bon petit western , avec une histoire très classique mais toujours intéressante (L'affrontement entre le riche oppresseur et les villageois démoralisé par cet violence , et l'arrivée du sombre héros inconnu de tous) . La mise en scène d'Eastwood permet une immersion dans ce conflit violent et sordide , , les acteurs sont plutôt bons (Eastwood crève l'écran , comme d'habitude) . Un western correct , a voir si on aime le genre .
« Je regardai, et voici, parut un cheval dune couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts (i.e lEnfer) laccompagnait ». Partant de ce verset de lApocalypse selon Saint-Jean, C. Eastwood endosse de nouveau, 20 ans après ses débuts avec S.Leone, le costume du redresseur de tort solitaire, froid, cynique et impitoyable qui manie le colt aussi bien quun curé lencensoir. Précisément, cette fois, il accentue le côté énigmatique et marginal du personnage du cavalier solitaire en lui attribuant lhabit dun pasteur et en lidentifiant ni plus ni moins au bras armé de la mort, considérée ici comme le vengeur suprême auquel personne ne peut échapper. Comme dans « LHomme des Hautes Plaines », le scénario et les personnages sont empreints de ce manichéisme sans lequel il ne pourrait être question de western. On peut ajouter que le film dénonce lexploitation ignominieuse de lopprimé par le fort et la corruption des représentants de la loi, prompts, à cette époque de la conquête de lOuest, à se ranger du côté du puissant. La mise en scène est minutieuse et nous offre quelques plans spectaculaires donnant au côté impénétrable et fantomatique du héros encore plus de force. Les décors sont dépouillés et les dialogues sommaires, ce qui renforce latmosphère pesante et lugubre provoquée par la situation daccablement qui touche les faibles prospecteurs devant la cupidité et la cruauté du fort et richissime propriétaire de la ville. En dehors de C.Eastwood lui-même, tous les acteurs sont très convaincants, à commencer par la jeune Sydney Penny. Malgré quelques incohérences et quelques maladresses dans la réalisation, le film repose sur un scénario assez classique, mais irréprochable, digne des uvres de S.Leone et demeure captivant du début à la fin. C.Eastwood a réussi son pari de remettre le western au goût du jour et de rendre au genre ses lettres de noblesse.