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Thibault F.
86 abonnés
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2,5
Publiée le 28 août 2017
Clint Eastwood m'avait émerveillé avec son histoire autour du personnage de Josey Wales Hors la loi. 10 ans plus tard, il se retrouve aux manettes de Pale Rider, le cavalier solitaire. Un western crépusculaire où une correspondance entre la Bible et le genre cinématographique se créer. En prime, Pale Rider ressemble à un ersatz de tous les westerns : une troupe de bandit qui souhaite mettre la main sur une concession minière qui recèle plusieurs filons d'or. Ce groupe est alors malmené jusqu'à l'arrivée triomphante et divine de Clint Eastwood en pasteur solitaire qui a un penchant pour la violence et les armes. Son personnage est en tout point une réussite : sublimement interprété par le survivant Clint Eastwood, ce héros tourmenté entre la mort et la vie, parvient au film de faire une liaison avec le genre du fantastique. Ce qui n'est pas pour me déplaire tant ce lien est totalement inédit dans l'histoire du cinéma. Du côté de la technique, la réalisation est sympathique mais loin d'être mirobolante. On ne retiendra de la mise en scène, quelques plans iconiques (surtout lorsque Pale Rider est présent) et la beauté scripturale des paysages vierges de toute trace humaine à l'exception des conceptions (nous sommes en plein dans la ruée vers l'or - années 1880-1890). Cela donne au récit et à l'ambiance, un tout religieux et presque hors-du-temps (notamment le village perdu au fin fond d'un paysage désolé). Et si le récit se plaçait tout simplement dans un purgatoire ? Ne serait-ce pas une piste à exploré ? Malgré toutes les qualités décrites plus haut, Pale Rider conserve de nombreux défauts : un récit au rythme lent et sans surprise malgré certains aspects. Un côté irrévérencieux qui reste superficiel alors que le film fut tourné en 1985. Tout est encore trop sage. Un récit linéaire, une destinée connue avant même le début du film, Pale Rider reste un film mineur dans la filmographie du grand Clint Eastwood. Beaucoup trop de remplissage, de personnages qui nuisent à l'efficacité du film. Quel dommage !
Clint Eastwood signe un western honnête avec ce " Pale Rider ", même si on est loin de son chef d'oeuvre " Impitoyable " . Le scénario ne réserve aucune surprise, ni la mise en scène, mais le film se laisse suivre sans déplaisir. Reste l'interprétation impeccable de Clint en héros divin, et quelques bonnes idées non exploitée comme le personnage du shérif assassin dont l'histoire commune avec le pasteur n'est que suggéré.
Clint Eatswood est sûrement avec John Wayne le héros de western le plus connu de l'histoire du cinéma, il a contribué à quelques grands chef-d'oeuvre en temps qu'acteur ("Le bon, la brute et le truand", "Et pour quelques dollars de plus"...) mais aussi en temps que réalisateur ("Impitoyable"...). Ici, il est à la fois acteur principal et réalisateur pour son 11ème long métrage derrière la caméra. Il nous raconte l'histoire d'un cow-boy solitaire qui arrive dans un village pour tenter de sauver celui-ci d'un riche commenditaire qui souhaiterait cette bourgade pour avoir l'ensemble des gisements de la région. Le scénario est simple, sans grand chamboulement avec des scènes et des retournements assez prévisibles. Par contre, il est clair qu'Eastwood est un réalisateur de génie et met en scène ce western de manière parfaite, avec de très beaux décors en prime (comme dans beaucoup de western après tout). Du côté du casting, on retrouve donc Eastwood dans le rôle principal, toujours aussi bon et toujours aussi charismatique dans ce rôle de cow-boy sans peur !
clint eastwood fait du clint eastwood, ou en tout cas reprend un de ses rôles classiques, celui du cow-boy taiseux, mystérieux mais qui tire plus vite que son ombre.et va protéger une petite communauté de chercheurs d'or martyrisés par un affreux propriétaire et sa clique. western classique (un peu trop ?) saupoudré d'un peu de christianisme, avec de sacrées trognes et dégaines (notamment le rare et regretté chris penn), de quoi passer un bon moment !
Sacrée déception. Un somnifère ... Trop romancé et pompé sur les westerns mythiques (QUE J'ADORE) avec une musique des années 80 gonflante comme pas possible et une mise en scène horriblement plate.
Clint Eastwood signe un western rugueux et solide, où l’acteur campe une sorte de héros christique, apparaissant lorsqu’une bande de prospecteur en a le plus besoin pour les protéger. Un film brutal, où les sentiments rejaillissent au travers les coups de revolvers.
Très bon western, avec une bonne histoire et un mystérieux passé sous le masque du fameux pasteur. Des chercheurs d'or sont menacés par un autre chercheur d'or et son groupe d'hommes armés et sans scrupules. Il y a de bons personnages et des scènes de revolvers pas mauvaises. Un excellent divertissement avec l'apparition de quelques acteurs connus à l'époque. Dont Chris Penn et le fameux "Requin" de James Bond.
Le thème du justicier solitaire (qui fait penser à Lucky Luke) est ici un peu emphatique: témoin la prière de la fille du début "envoie-nous un miracle". On flirte pourtant presque avec le fantastique: le héros semble fantomatique et serait une légende que lit encore cette jeune fille. (Le titre original est bien le cavalier pâle). J'y vois même une réminiscence de la "légende du chevalier sans tête" utilisée plus tard par Burton. La situation est grave et la tension monte au fil du récit jusqu'au dénouement qu'on attend évidemment, tel un western de Sergio Leone dont les codes sont ici reproduits avec maestria.
Western de Clint Eastwood assez classique dans son scénario mais vraiment efficace. Ce pasteur altruiste incarné par Eastwood en personne a en fait un double visage et se révèle être un redoutable tireur. La photographie faite de montagnes enneigées sous fond de rivières aurifères atteint parfois des sommets de beauté. Eastwood par son jeu d'acteur et sa classe crève l'écran. Bien qu'assez conventionnel dans son déroulement, ce western est un très agréable moment de cinéma.
A la relecture de ce film, on pourrait y voir un message écologique, et oui, utiliser l'hydraulique pour extraire l'or contenu dans le sol, à coup de canon à eau, détruire les paysages naturelles, cela offre bien des résonnances avec l'impact de la déforestation d'aujourd'hui. Et on voit ses chercheurs d'or, creuser, casser du caillou à la force des bras, grosse sueur, dur labeur pour peu de récompense. Eastwood précurseur ? Vient ensuite le personnage de Clint EASTWOOD, homme solitaire, on ne sait pas d'où il vient, on ne sait pas qui il est, ni qui il était, mais, cette part d'ombre, cette présence, tout peut changer, l'espoir renaît face aux despotes. Très conventionnel, mais maitrisé de bout en bout, nul besoin de dire que Eastwood est un grand réalisateur, il va à l'essentiel, et nous emmène avec lui dans un cinéma qui lui est propre, qui résiste au temps et qui à l'air, même de se bonifier.
Remake réussi de L'Homme des vallées perdues, Pale Rider déplace quelque peu l'action et change certains aspect de l'original. Le résultat est quelque que chose de beaucoup plus rugueux et violent. La photographie est belle, la réalisation bonne. Bref on a là un Western de trés bonne facture.
S’étant déjà essayé à la réalisation de westerns crépusculaires dans les années 70, Clint Eastwood réitère l’exercice en 1985 alors que, comme le prouva l’échec légendaire du magnifique La porte du paradis, le genre n’attira plus du tout le public. Ce n’est donc qu’en jouant sur sa notoriété qu’Eastwood a pu mettre son projet à bien et convaincre le public d’y jeter un œil curieux. Respectant à la lettre les codes scénaristiques et de mise en scène classiques, Pale Rider est, comme beaucoup de réalisations de son auteur, un film très académique. Son personnage, un justicier anonyme au passé trouble, se voit jouer le protecteur pour une communauté de pauvres mineurs, une trame de départ sans la moindre originalité puisqu’elle est sensiblement identique à celle de L'Homme des hautes plaines qu’Eastwood réalisa douze ans plus tôt. Mais la symbolique religieuse de ce héros se faisant passer pour un pasteur et le rêve américain qu’incarne ces chercheurs participent à faire de ce film plein de noirceur une œuvre symptomatique du conservatisme, tant artistique qu’idéologique, du réalisateur.
Un mystérieux cavalier prend la défense de modestes habitants d'une bourgade maltraîtés par un exploitant minier véreux. Clint Eastwood continue d'explorer un genre qu'il connaît par coeur en transcendant la figure du cavalier solitaire défenseur de la veuve et l'orphelin. Une dimension nouvelle remplie d'humanité qu'il continuera d'exploiter par la suite. Comme souvent c'est simple mais bien senti. Et l'élégance avec laquelle il filme cette histoire séduit instantanément. Un western véritablement à part mais dans lequel on retrouve le sens humaniste de son auteur.
Un bon Western, en dessous d'Impitoyable, mais même si le style d'Eastwood à la réalisation et certains choix qui peuvent laisser perplexe, l'intelligence du scénario (qui peut paraître banal de prime abord) et Eastwood en sauveur (en tant qu'acteur cette fois) en fond un bon film avec quelques défauts, mais qui ne gâchent ni le plaisir, ni la qualité du film.