Grosse impression de déjà vu ! Eastwood et ses scénaristes ne se sont guère creusés la tête pour écrire ce remake de "L'homme des hautes plaines", remplaçant juste l'onirisme du précédent par un naturalisme proche de "Josey Wales". Tout sent le réchauffé, comme le côté "Ange exterminateur" de son personnage, présent depuis "Pour un poignée de dollars", et ici lourdement souligné (il apparaît tandis qu'un personnage récite la bible !). Il faut cependant reconnaître la beauté de l'écrin : rarement Eastwood aura si bien filmé la nature et la photographie tout en clair-obscurs de Bruce Surtees est d'une beauté sidérante. Le cinéaste se fait visiblement plaisir en re-chaussant ses éperons - il a toujours belle allure, plus hiératique que jamais -, mais son programme manque définitivement de fraîcheur ! Car si la première partie ne passe pas trop mal (réalisme de la colonie de prospecteurs, ambiguïté du prêtre), la deuxième se met sur pilotage automatique, jusqu'à un duel final particulièrement poussif. Il faudra attendre l'immense "Impitoyable" pour que le cinéaste retrouve la nécessité du western.
Oh le joli raté de Clint ! Je me demandais à quand remontait un film pas fameux venant de lui ? et bien le voici... Western calqué sur le schéma de l'Homme des hautes plaines mais sans la dimension cruelle et fantastique. Ici tout est téléphoné,, le mystère entourant ce cavalier solitaire n'apporte objectivement rien et les combats frisent le ridicule. Mais ce qui ne l'a pas tué l'a manifestement rendu beaucoup plus fort par la suite. A oublier !
Pale Rider, est fade, plat, pale si vous voulez, comme du mal à acquiescer les choix de Clint Eastwood, tant ceux ci relève d'une nymphomanie cinématographique.
Clint a toujours été un réalisateur très classique, mais au bon sens du terme la plupart du temps. Pas d'artifices donc dans ce Pale Rider, plein de bons sentiments. Un histoire simple, un film simple. On se contentera de la maitrise de Eastwood, de l'excellent jeu des acteurs et de la beauté des paysages...
Un chef d'œuvre. Un très beau western avec le légendaire Clint Eastwood. Ce film s'inspire fortement de L'Homme des vallées perdues réalisé par George Stevens et sorti en 1953.La regrettée Carrie Snodgress tenait le rôle de Sarah Wheeler.
Avec le temps qui passe, ce western garde le charme des histoires simples, avec des hommes droits, loyaux et courageux beaux héros, prêts à s'opposer à de moches méchants, avides de puissance et d'argent. En revanche Pale riderse termine avec une part d'inconnu, d'inexpliqué qui laisse une petite marque indélébile dans la cinématographie foisonnante du grand Clint. Un pasteur, défroqué, un diable revenu de l'enfer pour se venger, et qui repart sans demander son reste: "Qui est-il?" se demandent une mère et sa fille, toutes les amoureuses du sauveur improbable. Le western selon Clint applique encore les standards de l'univers de Leone: la lenteur avant l'action, l'humour, les manteaux cache poussières. Il faudra encore attendre quelques années avant de savourer Unforgiven et constater que l'élève s'est affranchi du maitre. TV3 vo - mars 2019
Un film de genre qui est moins bien réussi que "L'homme des hautes plaines" du même réalisateur. On sent un peu trop l'inspiration (la copie ?) du grand Sergio Leone derrière l'histoire (l'expropriation forcée d'une communauté pour ses richesses minières), certains plans (le duel final), le montage, les personnages (le héro taciturne, le "marshall" et ses "adjoints" en pardessus)... bref la liste des éléments pris au maître est longue et non exhaustive. Malgré ce parfum de déjà vu, il n'y a pas de temps mort et le scénario fonctionne. Clint ajoute à cela l'ingrédient qui fait sa patte : une déconstruction du western qui lui est propre, un certain réalisme dans les dialogues et une psychologie des protagonistes plus explicite (contre plus introvertie chez Leone). Sa grande force est notamment d'arriver à créer des personnages bien construit incarnés par des acteurs relativement inconnus et sans talent particulier, mais dont le jeu est sublimé par son script et sa mise en scène. Il aurait pu néanmoins aller un peu plus loin pour éviter des clichés encore trop omniprésents (le côté "sauveur" du héro notamment). Ce qu'il fera magnifiquement quelques années plus tard avec le superbe "Impitoyable".
Quand et où se passe l'action ? Au bout d'une petite demi-heure, on apprend que l'action se situe à LaHood en Californie. Le fondateur est arrivé sur place en 1854, comme on l'apprend un peu plus tard. En revanche une chose est sûre, dès son entrée en scène, le révérend (Clint Eastwood) donne le ton et calme les ardeurs des malfrats du patelin. Outre son flegme qui inspire la terreur pour les uns ou la respect pour les autres, le réalisateur acteur offre quelques belles répliques au héros qu'il incarne, telle que : "Quand on attend qu'une femme prenne une bonne décision, on peut attendre longtemps !" Laquelle réplique peut encore être diffusée en 2025, soit quarante ans après la sortie du film, sans qu'une horde crie au scandale, ce qui est rassurant. Ou encore, dans un autre style que n'aurait pas renié Michel Audiard, s'adressant au fils LaHood qui lui somme de déguerpir : "Mais j'ai quelques ouailles ici qui sont dans le péché. Vous ne voudriez pas que je les abandonne à la merci du malin ?" Excellent western, porté par un Clint Eastwood inspiré.
Un très bon western, assez classique mais très bien mis en scène par Clint Eastwood. Ce dernier est juste parfait en héros solitaire qui vient en aide à une petite communauté de prospecteur d'or harcelé par un riche propriétaire. Le film prend son temps et monte en puissance jusqu'au combat final qui est l'apothéose de ce film. Un film à voir ou revoir sans modération.
Pale Rider, le cavalier solitaire - à la base, je ne suis pas fan des westerns. Celui-ci reste simple, lent. Le sauveur vient protéger le village, la mère et la fille en sont amoureuses mais lui est un homme honnête et sage. Un film pour les gens qui aiment être pénards, ça ne prend pas la tête ! 2,9/5