Le film de 1975 dont il est le remake (les femmes de Stepford) n'était pas terrible, celui-ci est différent et se laisse regarder sans déplaisir grâce à une photographie et une mise en scène très professionnelle. Au niveau acteurs c'est très inégal, Glenn Close qui surjoue de façon éhontée énerve son monde, et Bette Midler est très moyenne. Walken est bon comme toujours et Kidman que certains se complaisent à critiquer de façon systématique fait bien le boulot. Maintenant il y a le fond, est-ce un film à message ? Peut-être était-ce-là le vœu du scénariste, mais outre le fait qu'un message dans un film ne sert pas à grand-chose, il n'es guère subtil : l'avant dernière scène spoiler: (à la télé) est ridicule et la dernière scène assez gauchespoiler: (au super marché ) fait plutôt tomber le film dans l'autoparodie.
Ce film, réalisé par Frank Oz et sorti en 2004, n'est pas mal mais sans plus. Seconde adaptation du roman "The Stepford Wives" d'Iran Levin (enfin si on ne compte pas tous les téléfilms qui ont fait suite au film de 1975), le film nous raconte l'histoire de Joanna qui, après s'être virée du son travail, déménage en banlieue avec sa famille, jusqu'à ce qu'elle découvre que quelque chose cloche avec les femmes de Stepford. Bon voilà, nous sommes donc sur la même longueur d'ondes que le précédent film de Bryan Forbes excepté qu'ici, le film est tourné vers la comédie. Je précise que je n'ai pas lu le roman de Levine, ainsi, je ne peux pas savoir si le film en est fidèle ou non. Mais en tout cas, nous remarquons bien ici que nous avons une volonté de remettre ces œuvres (le livre et les films) au goût du jour. Nous pouvons comprendre le choix du réalisateur qui est de s'éloigner du thriller pour se tourner vers la comédie par le fait que ce genre d'histoire peut aujourd’hui parraître ridicule, surtout si on prend le retournement de situation du premier film (que j'avais néanmoins beaucoup apprécié, surtout si on le remet dans son contexte). La supercherie est d'ailleurs dévoilée au spectateur assez vite, nous savons en effet très rapidement que spoiler: toutes les femmes sont en réalité des robots, notamment avec la scène dans laquelle une femme se met à buguer et à tournoyer de plus en plus rapidement . Nous pouvons par ailleurs remarquer un comportement très bizarre dans l'attitude des femmes qui est beaucoup plus forcé que dans la première adaptation, notamment dû à l'humour très cartoonesque du film. Cet humour peut donner lieu à des scènes très sympas et très drôles mais néanmoins, cela rend peu crédible le discours principal, porté par les précédentes œuvres, qui est celui du féministe. Le film a évidemment fait évoluer les mœurs depuis la première adaptation, notamment avec la scène d'introduction nous présentant une femme ambitieuse, à la tête d'une chaîne de télévision. Mais si on regarde de plus prêt, elle a plus précisément créée une émission qui a pour but en gros de détruire des couples (une sorte de "L'Ile de la tentation"), ce qui entrainera d'ailleurs la colère meurtrière d'un des participants, mécontent que sa femme soit partie avec un autre homme. Et ensuite, à la fin du film, on apprends que spoiler: ce n'est pas un homme qui est derrière tout cela mais une femme, frustrée du fait de s'être faite trompée et qui se venge alors en créant une banlieue parfaite . Nous pouvons alors nous demander si ce film essaye néanmoins maladroitement de faire passer un message féministe ou s'il opte finalement pour l'inverse, le discours du film n'est pas très clair, par rapport au premier film qui était beaucoup plus marquant. Bref, en dehors de ça, le film est plutôt divertissant, nous passons un bon moment et puis les gags sont dans l'ensemble plutôt réussis (j'ai notamment beaucoup apprécié le dernier plan, qui fait bien évidemment écho à celui du premier film). Nous y noterons malgré tout quelques incohérences, le film n'est jamais très clair quant au procédé spoiler: de fabrication ou de modification de ces femmes et se contredit assez régulièrement à ce niveau-là. La mise en scène est très bonne, nous avons une apparence cartoonesque, notamment avec toutes ces couleurs vives, qui fait écho à certains gags et à l'ambiance. Le film vaut également le détour pour son superbe casting dont, entre autres, Nicole Kidman, Matthew Broderick, Glenn Close, Christopher Walken et Bette Midler qui jouent très bien. "Et l'homme créa la femme" souffre donc de beaucoup de défauts et d'un discours jouant sur plusieurs tableaux mais reste malgré tout dans l'ensemble plutôt pas mal.
Ah, la femme parfaite... Quel homme normalement constitué ne l'a jamais imaginé dans ses rêves les plus fous! Celle qui fait les courses, la vaisselle, le ménage, celle qui t'apporte ta bière sur un plateau d'argent, te regarde boire comme une sacoche et te trouve quand même mignon, celle qui rie à tes blagues les plus pourries sans aucune arrière pensée et t’obéit au doigt et à l’œil comme un docile toutou. Ne me dis pas que cette image fantasmagorique ne t'as jamais effleuré l'esprit, même un tout petit peu! Coquinou va!! Faut pas rêver les mecs, c'est le stéréotype de l'impossible, un rêve contre-nature. Contrôler sa petite femme avec une télécommande a l'aire badant au premier abord, mais lui ôter toute personnalité n'a plus rien de naturelle. C'est se prendre pour dieu, rien de plus. Une idée à mettre au placard des rêves brisés sans risquer d'avoir la sensation d'y perdre au change. Frank Oz, comme beaucoup d'hommes, a connu ce fantasme et nous l'expose avec beaucoup d'humour et d'autodérision. Selon lui, la femme parfaite se terre dans la banlieue résidentielle de Stepford, dans le Connecticut. Le genre de quartier ultra chic et cosy, où les pelouses sont plus vertes qu'un green de golf et où les gens ressemblent à des statues de cire impeccables et endimanchés. Des façades de maisons si propres que l'on croirait des décors en cartons plâtre pour le cinéma. Le fake dans toute sa splendeur, symbole de l'Amérique et de la société moderne en générale. Un maquillage de la réalité plus pathétique que la réalité elle-même. Avant de se prendre pour le tout puissant en dénaturant la gente féminine, l'homme ferait mieux de corriger ses propres imperfections. 1 partout!! Malgré sa morale qui prête à sourire, cette petite comédie reste tout à fait sympathique, avec un chapelet d'acteurs de haut rang, habités et convaincants. Original et distrayant. 3/5
Frank Oz est vraiment un réalisateur dérangeant, mais pas dans le bon sens du terme. Je crois que ses films sont destinés aux enfants psychopathes serial killers en puissance. Dark Crystal me terrorisait quand j’étais petit, c’est juste l’horreur absolue ce truc, un spectacle de marionnettes géant pour tarés. La petite boutique des horreurs, je sais pas si on peut faire plus barrée comme histoire, et je ne parle pas des Muppets ! Frank Oz, c’est un peu le mélange de Peter Jackson (pour l’inventivité des univers) et de John Waters (pour l’esthétique kitsch), mais qui n’aurait jamais su se situer entre films pour adultes et films pour enfants. Ses films sont juste destinés aux gens dérangés, voire aux monstres, peut-être aux amibes. Dans Et l’homme créa la femme, il respecte bien tous ces codes : histoire bizarre, univers kitsch, même Nicole Kidman a l’air d’une tarée. Qu’est-ce qu’elle est venue faire dans cette galère ? Elle a dû se laisser convaincre par la notoriété apportée par le Muppet Show, mais elle a rien à faire là-dedans bordel ! Comme tous les autres films oziens, on dirait un mauvais conte pour enfants, mal foutu, complètement à côté de la plaque. (Tiens, ça me fait aussi penser à Tim Burton !) Le soliloque du mari de Joanna (qui explique l’histoire du film) ressemble à une parodie du discours de Tyler dans Fight Club : « On en a marre des femmes qui nous exploitent, on est des vrais hommes, etc. » Mais c’est quoi ce délire ? Ça ne peut plaire ni aux adultes ni aux enfants, je ne vois même pas l’intérêt que des ados pourraient porter à ce paquet de merde qui, comme tous les autres, est vide de toute subtilité et bourré de clichés. Vaguement effrayant par moments, ridicule aux trois quarts, tout est complètement désuet, filmé comme dans les années 1980. Ça ne peut pas plus passer que quand Spielberg produit Super 8 ! Dieu merci, Frank Oz ne fait plus de films depuis 2007, pourvu qu’il ait pris sa retraite !
Frank Oz est capable du meilleur (Bowfinger, Roi d’Hollywood) comme du pire (Joyeuses Funérailles). C'est pour ça que j'appréhendais un peu ce Et l’Homme Créa la Femme.
Le casting, très alléchant, tient ses promesses. Matthew Broderick et Nicole Kidman (elle fait peur au début parce qu'elle surjoue vraiment, avant de redevenir normale) sont excellents en tête d'affiche, Bette Midler est ahurissante en second rôle de luxe, Christopher Walken, Glenn Close, Jon Lovitz et Robert Stanton assurent derrière. En revanche, Roger Bart, excellent acteur au demeurant, est affublé d'un rôle assez caricatural de grande folle, pourtant pas tellement irritante. Le scénario est vraiment malin, retors et très drôle pendant une heure et quart avec un énorme retournement impliquant un supermarché. Alors qu'il aurait peut-être fallu finir ce film très bien mis en scène par Frank Oz sur une scène choc, Paul Rudnick a écrit un happy end pas forcément mauvais mais qui détonne avec le ton plutôt satirique du tout. Les parodies d'émission avec la participation du jamais bien loti Mike White sont d'un bon niveau mais n'atteignent jamais celles de Sans Sarah, Rien ne Va ou encore 30 Rock.
C'est dommage parce que ça reste un très bon film, très incisif... Il aurait sans doute fallu plus de cruauté dans le propos. Les frères Coen s'en seraient peut-être bien sortis...
Fort d’un casting prestigieux et d’un concept audacieux rappelant celui de Westworld signé Michael Crichton (1973), The Stepford Wives ne parvient pourtant pas à dépasser le simple divertissement pour atteindre la subversion exigée par son postulat et se perd dans un dédale d’images et de reflets qui ne disent rien, ou si peu, de la place de la femme définie par l’Amérique puritaine. Le scénario, inspiré du roman de même titre écrit par Ira Levin, mêlait adroitement les genres : son utopie recourait ainsi au fantastique puis à la science-fiction, à la satire et au drame poignant. C’est cet entrelacs des tonalités que ne réussit pas Frank Oz : les situations comiques semblent forcées et échouent à nous faire rire, l’effroi que devrait susciter la découverte progressive de la réalité de Stepford s’anticipe trop vite. Nous avons l’impression que le cinéaste, assommé par les clichés qu’il représente pour s’en moquer, finit par s’y aveugler et délaisse son propos véritable : il accumule des scènes hétérogènes dans l’espoir d’atteindre un équilibre des forces. Équilibre qui n’advient jamais. La clausule du long métrage révèle néanmoins un parti pris audacieux : que le modèle de la ménagère constitue non plus l’expression de la seule domination masculine mais le fantasme d’une femme ternie au contact de la société capitaliste contemporaine est un retournement passionnant en ce qu’il attribue la responsabilité d’une telle domestication aux deux sexes, ultime pied-de-nez à la dichotomie défendue depuis le début. Dommage que cette bascule dramatique n’eût été préparée et explicitée en amont ; sa gratuité la réduit à une simple pirouette scénaristique qui dissone autant que le reste de cette production bancale.
Rarement vu un film où chaque scène est complètement improbable, même pour du fantastique. On y croit pas une seconde, on arrive pas à rentrer dedans, tout est nul. On s'attend à tout tellement c'est prévisible, du coup j'ai quitté au bout de 30mn, délai où normalement, il doit se passer quelque chose dans un film.
Le surplus de mondanité étouffe totalement l'intrigue du film ! Un véritable somnifère. Les femmes ressemblent toutes à des barbies, c'est utopique et mignon.
Un naufrage cinématographique , tout est raté dans ce film qui est prévisible de la première a la dernière seconde , la seule question que l on peut se poser est : que font ces acteurs aussi brillants dans un film aussi mauvais ?
Film souvent considéré comme le moins bon de Frank Oz, Et l’homme créa la femme est une petite comédie satyrique finalement regardable bien que pas du tout exceptionnelle, mais nettement plus digeste que son horrible Joyeuses funérailles pour le coup ! Le début fait relativement peur. Montage hystérique, rythme survolté à la limite du compréhensible, on sent en plus la grosse caricature qui tache. Heureusement ça ne dure pas longtemps, et le film trouve petit à petit un rythme de croisière acceptable et on ne s’ennuie pas. L’histoire est originale bien qu’elle se montre peu subtile, pas d’un humour très recherché, mais j’ai apprécié la tonalité générale. Rien de révolutionnaire, mais le film est court, et il ne cherche pas à avoir trop d’ambition, ce qu’on peut lui reprocher mais ce qui m’a semblé être un bon choix, le film aurait vite pu se prendre les pieds dans le tapis avec son scénario et devenir indigeste avec propos moralisateur… La fin décevra sans doute car très abrupte et un peu balancée, il faut le dire. Le casting est vraiment très solide sur le papier. Kidman, Broderick, Glenn Close, Walken… autant dire que les célébrités s’étalent dans ce film. Après, les prestations sont très inégales. Kidman est séduisante mais je trouve que son jeu dans le domaine de la comédie est trop souvent forcé et peu naturel. Broderick ne force pas vraiment son talent, se contentant de nous sortir une interprétation plutôt fade. En revanche Glenn Close est excellente et s’amuse visiblement beaucoup, je salue aussi le bon jeu de Bette Midler, tandis que Walken, un peu comme Broderick semble être là histoire d’avoir un petit chèque. Il assure suffisamment pour ne pas se taper la honte comme on dit, mais il m’a un peu déçu quand même. Sur la forme le film séduit pour ses couleurs, son ambiance pimpante et joyeuse. Belle photographie, des décors amusants, une jolie bande son, Et l’homme créa la femme est un film plutôt joli mais qui sonne un peu toc, avec des effets dont on se demande qu’est-ce qu’ils font là. Le chien par exemple très bizarre ne se justifie pas. A mon avis le film a parfois joué un peu trop l’esbroufe visuelle, ce qui renforce son côté superficiel et tape-à-l’œil, même si le métrage ne m’a pas déplu sur la forme. Bon, je ne m’étendrai pas davantage, vous l’aurez compris, Et l’homme créa la femme est une petite comédie qui se laisse voir, mais qui n’a rien de mémorable. Le sujet est amusant, quelques acteurs s’amusent bien, c’est gentillet tant sur la forme que sur le fond, ça reste superficiel. 2.5
L’anecdote paraîtra frivole aux yeux des bien-pensants, mais à la conclusion du film, la première remarque que je me suis faite, était que, soit le réalisateur, soit le scénariste était homosexuel. Bingo ! Paul Rudnick est effectivement gay comme l’affiche sa page wikipedia et le laisse imaginer le scénario qu’il a rédigé pour ce film. Par quel hasard en suis-je arrivé à cette conclusion ? La vraie question serait plutôt de savoir si c’était bien un coup de chance, ou simplement la lecture lucide et attentive d’une grille de symptômes à peine voilée par un récit faussement sexualisé. J’accorde davantage de crédit à la deuxième option. Car ce qui frappe en premier lieu, c’est cette revendication de valeurs régulièrement adoptées par les minorités, appliquées avec un fanatisme quasi dogmatique, à savoir l’ouverture d’esprit, la tolérance, le respect des corps (la femme n’est pas un objet) ainsi que des libertés individuelles en général. Bien sûr, cela débouche le plus souvent sur une vision unidirectionnelle de la réalité, en contradiction avec ses propres principes, et peu encline à accepter les opinions divergentes – ce qui est contraire à l’auto-proclamée ouverture d’esprit, soit dit en passant – allant jusqu’à rabaisser l’opposition idéologique par la caricature, la moquerie ou la diffamation. Ce film en est le parfait exemple, puisque sous couvert de divertir par une comédie satirique sur le machisme, il s’offre le luxe de livrer un vrai message propagandiste ressemblant fort à l’idée de la société que se font certaines féministes enragées. Ainsi, le film se livre à une destruction consciencieuse de toute forme de virilité par la castration et la féminisation, préfère l’égalitarisme débilitant à l’altérité respectueuse entre les sexes, et ridiculise secondes après secondes l’idéal masculin d’avant-guerre. Il est frappant d’ailleurs, de voir à quel point le film est asexué, alors que tout le récit devrait jouer à fond la carte de l’érotisme, puisque Stepford est un monde taillé à l’image des « fantasmes masculins ». Voilà donc un film que la gauche caviar et démagogique de François Hollande n’aurait pas renié, notamment grâce à sa capacité à pointer du doigt des problèmes sociétales minimes pour mieux cacher les vraies problématiques. En conséquence à la bêtise ambiante du film, se multiplient les blagues cul-cul et des dialogues affolants de pauvreté.
Un film qui critique le fantasme d'une société parfaite, ça mérite bien 2 étoiles. Vive les femmes et leurs imperfections! Elles sont de toute façon bien mieux que nous, les hommes!