Le surplus de mondanité étouffe totalement l'intrigue du film ! Un véritable somnifère. Les femmes ressemblent toutes à des barbies, c'est utopique et mignon.
Rappelant par moment l'invasion des profanateurs et Rosemary's Baby dans la façon d'isoler l'héroïne, seule contre tous, "Et l'homme créa la femme" se veut finalement assez léger et proche de la comédie. Si le sujet traité se veut sérieux (Peut-on améliorer le comportement de son conjoint par tout les moyens ?) et mérite un traitement cinématographique tel que mis en scène par Frank Oz, il reste bon enfant et très second degré ne fût-ce que par son casting essentiellement comique. On retrouve aussi un peu de "La mort vous va si bien" de Robert Zemeckis avec une atmosphère particulière et envoûtante.
Entre satire sur les rapports hommes/femmes retournés,vision iconoclaste de la vie banlieusarde américaine et dimension fantastique loufoque,"Et l'homme créa la femme"(2004) est un film étrange,bizarrement construit mais relativement attirant. Nicole Kidman est parfaite en femme déstabilisée par ce monde environnant digne d'un magazine. Beaucoup de maladresses tout de même.
Bon, autant le dire, c'est le thème principal qui m'a poussé à voir ce film. L'ayant depuis un moment sur mon baladeur et le trouvant chouette, me suis demandé à quoi pouvait bien ressembler le film. Bon, et puis y'avait Nicole Kidman et me suis dit que même si c'était un remake, autant essayer. Ben grand mal m'en a pris, car ce film est vraiment pas terrible. S'il dénonce de façon assez amusante l'utopie américaine et l'inégalité homme-femme, le fond est vraiment peu intéressant. Une comédie sans gag qui fait rire, ça la fout mal. Une comédie sans comique de situation, ça le fout mal. Une comédie prévisible à l'avance, ça le fout mal. Bref, le scénario possède tellement de défaut qu'il fout tout par terre et rend ridicule la dénonciation. Ce qui est bien dommage vu le sujet et notre société actuelle. Les acteurs sont vraiment très moyens, que ce soit Glenn Close (sauf pour sa dernière scène où ça devient passable), Nicole Kidman ou Christopher Walken. Un film qui réussit à ne pas faire exprimer trois talentueux acteurs, ça le fout mal. Heureusement, tout n'est pas à jeter. Si le thème principal est effectivement chouette, il se révèle malheureusement être le seul du film et donc commence à devenir répétitif. La mise en scène est assez moyenne mais convient bien pour le genre du film et les décors parfaitement en adéquation avec le sujet du film. Bref, une bien grosse déception et une preuve qu'une bonne BO ne fait pas un bon film ^^
Un remake des Stepford Wifes avec de bons acteurs qui finit par tourner au ridicule. Bourré de clichés machistes, il ridiculise à la fois l'homme et la femme, faisant de cette dernière une nigaude à tout faire loin de ce que l'homme moderne recherche vraiment. Pas souvent drole. On aime la beauté de Kidman mais sans se prendre au film.
Un naufrage cinématographique , tout est raté dans ce film qui est prévisible de la première a la dernière seconde , la seule question que l on peut se poser est : que font ces acteurs aussi brillants dans un film aussi mauvais ?
L’anecdote paraîtra frivole aux yeux des bien-pensants, mais à la conclusion du film, la première remarque que je me suis faite, était que, soit le réalisateur, soit le scénariste était homosexuel. Bingo ! Paul Rudnick est effectivement gay comme l’affiche sa page wikipedia et le laisse imaginer le scénario qu’il a rédigé pour ce film. Par quel hasard en suis-je arrivé à cette conclusion ? La vraie question serait plutôt de savoir si c’était bien un coup de chance, ou simplement la lecture lucide et attentive d’une grille de symptômes à peine voilée par un récit faussement sexualisé. J’accorde davantage de crédit à la deuxième option. Car ce qui frappe en premier lieu, c’est cette revendication de valeurs régulièrement adoptées par les minorités, appliquées avec un fanatisme quasi dogmatique, à savoir l’ouverture d’esprit, la tolérance, le respect des corps (la femme n’est pas un objet) ainsi que des libertés individuelles en général. Bien sûr, cela débouche le plus souvent sur une vision unidirectionnelle de la réalité, en contradiction avec ses propres principes, et peu encline à accepter les opinions divergentes – ce qui est contraire à l’auto-proclamée ouverture d’esprit, soit dit en passant – allant jusqu’à rabaisser l’opposition idéologique par la caricature, la moquerie ou la diffamation. Ce film en est le parfait exemple, puisque sous couvert de divertir par une comédie satirique sur le machisme, il s’offre le luxe de livrer un vrai message propagandiste ressemblant fort à l’idée de la société que se font certaines féministes enragées. Ainsi, le film se livre à une destruction consciencieuse de toute forme de virilité par la castration et la féminisation, préfère l’égalitarisme débilitant à l’altérité respectueuse entre les sexes, et ridiculise secondes après secondes l’idéal masculin d’avant-guerre. Il est frappant d’ailleurs, de voir à quel point le film est asexué, alors que tout le récit devrait jouer à fond la carte de l’érotisme, puisque Stepford est un monde taillé à l’image des « fantasmes masculins ». Voilà donc un film que la gauche caviar et démagogique de François Hollande n’aurait pas renié, notamment grâce à sa capacité à pointer du doigt des problèmes sociétales minimes pour mieux cacher les vraies problématiques. En conséquence à la bêtise ambiante du film, se multiplient les blagues cul-cul et des dialogues affolants de pauvreté.
Recyclant le concept qui veut que les hommes puissent un jour créer les femmes de leurs rêves, le long-métrage de Frank Oz laisse place à un ridicule de chaque instant, tantôt efficace tantôt non. Avec son casting haute couture et ses décors isolés mais charmeurs, "Et l'homme créa la femme" reste divertissant dans ses grands moments. Sauvant une réalisation peu intéressante, les acteurs et actrices amusent tant qu'ils le peuvent sur un scénario plein de bêtises. On y retrouve une Nicole Kidman ainsi qu'un Matthew Broderick épanouis dans leurs rôles ce qui fait plaisir à voir. Trouvant, par on ne sait quel miracle, des seconds rôles de qualité à travers des comédiens tels que Christopher Walken, Bette Midler, Glenn Close ou encore Roger Bart, Frank Oz donne une dimension familière et conviviale à son film même si le tout reste toujours coincé dans l'humour simplet. En résumé, "Et l'homme créa la femme" brille par son casting mais ne trouve malheureusement pas son inspiration dans les lignes de son script qui se montre trop facile.
Frank Oz est capable du meilleur (Bowfinger, Roi d’Hollywood) comme du pire (Joyeuses Funérailles). C'est pour ça que j'appréhendais un peu ce Et l’Homme Créa la Femme.
Le casting, très alléchant, tient ses promesses. Matthew Broderick et Nicole Kidman (elle fait peur au début parce qu'elle surjoue vraiment, avant de redevenir normale) sont excellents en tête d'affiche, Bette Midler est ahurissante en second rôle de luxe, Christopher Walken, Glenn Close, Jon Lovitz et Robert Stanton assurent derrière. En revanche, Roger Bart, excellent acteur au demeurant, est affublé d'un rôle assez caricatural de grande folle, pourtant pas tellement irritante. Le scénario est vraiment malin, retors et très drôle pendant une heure et quart avec un énorme retournement impliquant un supermarché. Alors qu'il aurait peut-être fallu finir ce film très bien mis en scène par Frank Oz sur une scène choc, Paul Rudnick a écrit un happy end pas forcément mauvais mais qui détonne avec le ton plutôt satirique du tout. Les parodies d'émission avec la participation du jamais bien loti Mike White sont d'un bon niveau mais n'atteignent jamais celles de Sans Sarah, Rien ne Va ou encore 30 Rock.
C'est dommage parce que ça reste un très bon film, très incisif... Il aurait sans doute fallu plus de cruauté dans le propos. Les frères Coen s'en seraient peut-être bien sortis...
Frank Oz est vraiment un réalisateur dérangeant, mais pas dans le bon sens du terme. Je crois que ses films sont destinés aux enfants psychopathes serial killers en puissance. Dark Crystal me terrorisait quand j’étais petit, c’est juste l’horreur absolue ce truc, un spectacle de marionnettes géant pour tarés. La petite boutique des horreurs, je sais pas si on peut faire plus barrée comme histoire, et je ne parle pas des Muppets ! Frank Oz, c’est un peu le mélange de Peter Jackson (pour l’inventivité des univers) et de John Waters (pour l’esthétique kitsch), mais qui n’aurait jamais su se situer entre films pour adultes et films pour enfants. Ses films sont juste destinés aux gens dérangés, voire aux monstres, peut-être aux amibes. Dans Et l’homme créa la femme, il respecte bien tous ces codes : histoire bizarre, univers kitsch, même Nicole Kidman a l’air d’une tarée. Qu’est-ce qu’elle est venue faire dans cette galère ? Elle a dû se laisser convaincre par la notoriété apportée par le Muppet Show, mais elle a rien à faire là-dedans bordel ! Comme tous les autres films oziens, on dirait un mauvais conte pour enfants, mal foutu, complètement à côté de la plaque. (Tiens, ça me fait aussi penser à Tim Burton !) Le soliloque du mari de Joanna (qui explique l’histoire du film) ressemble à une parodie du discours de Tyler dans Fight Club : « On en a marre des femmes qui nous exploitent, on est des vrais hommes, etc. » Mais c’est quoi ce délire ? Ça ne peut plaire ni aux adultes ni aux enfants, je ne vois même pas l’intérêt que des ados pourraient porter à ce paquet de merde qui, comme tous les autres, est vide de toute subtilité et bourré de clichés. Vaguement effrayant par moments, ridicule aux trois quarts, tout est complètement désuet, filmé comme dans les années 1980. Ça ne peut pas plus passer que quand Spielberg produit Super 8 ! Dieu merci, Frank Oz ne fait plus de films depuis 2007, pourvu qu’il ait pris sa retraite !