De loin pas le meilleur Hitchcock, ce film d’espionnage basé sur la guerre froide vaut le détour pour quelques scènes de suspense devenus culte, tel que le meurtre à la gazinière ou la panique de la foule à l'opéra ! On regrettera par contre l'absence de la superbe partition de Bernard hermann, viré par un Hitchcock jaloux du talent grandissant du compositeur !
Très très bon. Film se déroulant durant la Guerre froide, Le Rideau déchiré contrairement à L’Etau, présente un bon scénario qui prend la Guerre Froide uniquement comme cadre-temporel. Certes Hitchcock nous montre les difficultés de liberté d’expression, de liberté de circulation, de liberté tout court dans Berlin-Est mais le scénario en lui-même est un super film d’espionnage. La mise en scène est vraiment excellente et quelques scènes sont fabuleuses spoiler: celles au théâtre et celle dans le bus. La musique est, elle, en parfaite osmose à chaque minute et moment du film. On a le droit à un bon suspense ce qui ne fait pas de mal pour un film d’espionnage. Paul Newman est vraiment très bon dans ce film. A voir pour voir que le thriller n’est pas le seul genre qu’Hitchcock maîtrisait.
Un bon suspens , pour ce thriller à l'époque du rideau de fer. On se ballade dans cette RDA , maintenant disparue avec un brin de nostalgie. de très bons moments , comme la poursuite de l'autobus fantôme, où la scène finale avec la chanteuse d'opéra. Du bon cinéma solide..
Ce pas de loin le meilleur Htichcock mais ça se regarde grâce une expérience bien faite au niveau de la réalisation de thriller de la part du maître. Ça passe le temps c'est sur, mais on regrettera ce fétichisme pour l'angoisse dont nous avait habitué le cinéaste américano-britannique. Hormis quelques scènes chocs qui feront dates; le meurtre dans le four au début du film, la course poursuite dans le bus à la fin ou la résolution de l'énigme au tableau par les deux scientifiques, il n'y a pas grand chose à retenir de ce Curtain Torn. La fameuse scène du four m'a semblé un tantinet tiré par les cheveux et violent au possible, c'est presque morbide, j'y perçois même une délectation de la part du cinéaste à prendre plaisir à tuer cet homme. Je comprend Paul Newman qui ne comprenait pas pourquoi ils tournaient cette scène. Paul Newman justement à du charme et élégant mais semble un peu distant par rapport à tout le film. Je suis désolé mais Julie Andrews est moche et elle joue mal. Je pense qu'il manque du peps et de vrais séquences bien foutues dans ce film que l'on oubliera vite.
Paul Newman domine les débats et nous embarque dans une intrigue mystérieuse sous fond de Guerre Froide. Un Hitchcock dans la moyenne, rehaussé par quelques forts bons moments de suspense dans son dernier tiers.
Sir Hitch s’est beaucoup amusé en tournant ce film, la dérision est constante à l’instar du bébé qu’il tient sur ses genoux et qui lui mouille la cuisse droite. Nous, un peu moins car il manque un minimum de crédibilité et de cohérence. On ne peut tout à la fois faire du réalisme absolu comme la mort de Gromek et du surréalisme à la manière de Bunuel en mitraillant les passagers sortant en courant d’un car. Je me serais cru un instant dans l’’Ange exterminateur ‘’en couleurs. Le film se déroule comme une BD dont nous prendrions le temps de tourner les pages, c’est divertissant mais sans plus et surtout pas digne du Maître, malgré sa mise en scène si facilement identifiable. A vrai dire ni Julie Andrews ni Paul Newman ne sont des acteurs hitchcockiensn, cela crève les yeux du début à la fin. Il faut se contenter des multiples petites trouvailles cinématographiques comme le symbole Pi à la place du paillasson, la réaction du savant Est-allemand qui se fait piéger par son orgueil, la séquence douloureuse avec Lila Kedrova qui perd ses rêves, le visage figé un dixième de seconde de Tamara Toumanova, suffisante cependant, pour identifier Michael et Sarah qui lui ont volé la vedette lors d’un atterrissage, l’épisode très visuel des deux cars remplis de faux passagers, le tour de passe passe des deux malles en osier. Torn Curtain a commencé sous un drap, il finit sous une couverture, les bisous sont donc au début et à la fin, il en aurait peut-être fallu quelques uns en cours de route.
La fascination exercée par le cinéma d’Alfred Hitchcock tient en grande partie à ce que ses films, des premiers jusqu’aux derniers, possèdent une cohérence d’ensemble rarement aussi accomplie par d’autres cinéastes. Dans « Torn Curtain » (USA, 1966), alors que sont absents Bernard Hermann et Robert Burks – les collaborateurs les plus fidèles du réalisateur -, tout Hitchcock est là : le découpage métrique, d’une rigueur égale à n’importe quel Eisenstein, les tensions variables et la bourgeoisie anglo-saxonne malmenée. Est présent jusqu’à ce vernis froid qui donne aux images du cinéaste un kitsch intemporel. « Torn Curtain » a le même âge, en apparence, que « Dial M for Murder » (USA, 1954). Or son intrigue, tissée avec dextérité par Brian Moore, est toute entière rattachée à un contexte déterminé. En pleine Guerre Froide, période rideau de fer immuable et espionnage à tous étages, le récit de « Torn Curtain » nourrit ses péripéties de l’espionnage. Le protagoniste, interprété par un Paul Newman endigué, révèle sa nature et ses ambitions au fur et à mesure, changeant de position à plusieurs reprises tout le long. De professeur américain, il bascule en traître procommuniste avant de retourner sa veste et bis repetita. Le plaisir d’Hitchcock, sensible dans l’histoire et par sa mise en scène, provient de ces dédoublements. Grand rimbaldien (« Vertigo » s’en veut pour preuve), Hitchcock érige son intrigue sur le précepte poétique « je est un autre ». L’altérité du soi, qui surprend le spectateur en même temps que la femme du héros, Julie Andrews, établit le moteur dramatique de « Torn Curtain ». Le reste, tout ce qui donne corps et chair à ce sentiment profond de dissemblance, recycle ce qu’Hitchcock sait le mieux faire : prêter une peau inédite à des poncifs du genre (cf. la course poursuite… dans un musée, deux ans après « Bande à part » de Godard) et pousser une situation à son extrême pour voir jusqu’où s’épuisent les facultés du cinéma et l’endurance du spectateur (cf. la scène de la ferme).
Avant "L'étau", la guerre froide avait déjà intéressé Hitchcock en lui offrant d'excellents sujets. Les ingrédients du film à suspense sont là, mis en place avec efficacité par le maître du genre et le couple fonctionne à merveille.
Un excellent film d'espionnage comme savait les faire ce cher Hitchcock. J'irais même à penser qu'il est supérieur à "L'homme qui en savait trop" avec un super Paul Newman en tête d'affiche et un suspense toujours bien distillé. J'ai tendance à penser que parfois les histoires les plus simples réalisées avec talent son supérieures aux bons scénarios moyennement tournés...
Alfred Hitchcock collait à l’actualité avec ce film qui symbolisait la crispation entre les deux puissances mondiales qu’étaient les Etats-unis et l’URSS au milieu des années., la course à l’armement entrainant son lot de paranoïa. Ce qui ne va pas ici est dans ce film est son scénario qui multiplie les invraisemblances et offre une image bien caricaturale des citoyens du bloc de l’Est. Après Hitchcock reste ce metteur en scène de précision qu’il a toujours été, et même avec ce scénario de bas-fonds, parvient à offrir un spectacle de qualité, fluide, ponctuée de scènes mémorables comme le jeu de piste dans le musée ou l’échappée en bus. Le couple Paul Newman Julien Andrews, s’il n’atteint pas non plus certains sommets hitchcockiens, forme un couple tout en élégance. En fait Hitchcock offre un spectacle de qualité mais loin de toute véracité
Bénéficiant d'un scénario aux péripéties fluides ainsi que d'une juste psychologie quoi que rapidement esquissée, ce récit d'espionnage assez original par la maladresse et l'inexpérience du héros manque de rythme et de nervosité malgré quelques séquences parfaitement maitrisées (le musée ou le meurtre). Bien que jouant juste, Julie Andrews échoue à incarner une héroïne Hitchcockienne pertinente tandis que Paul Newman s'en sort avec les honneurs. Mâtinant la dangerosité de l'atmosphère d'un humour noir ou cruel (la pathétique ou ridicule comtesse), l'intrigue pourrait servir également de discours anti-communiste vus les clichés ou stéréotypes utilisés. Un pas de côté dans la filmographie du maitre du suspense, inégal.