Un grand film noir à la mise en scène superbement soignée. Le scénario met en avant les ambitions de chacun et nous montre les hommes avant les gangsters. Sterling Hayden était vraiment un grand acteur.
Ça c'est du bon film noir : une intrigue prenante et bien fichue, une palette de personnages humains et pas manichéens, d'ailleurs tous très bien développés, des séquences marquantes (ici le braquage) et de bons acteurs (on notera ici la courte apparition de la magnifique Marylin Monroe). Le seul bémol de ce film est pour moi le fait qu'il manque un peu de tension. Ça reste du très bon niveau de film policier.
John Huston signe un très bon film noir, comme à son habitude. Le scénario est très vraisemblable et réaliste. On ne peut plus nier son génie dans ce domaine. En revanche il aurait pu inverser la fin : mettre en premier la mort de Sterling Hayden puis ensuite l'arrestation de Riedenschneider, cela aurait clos le film encore mieux. En effet, l'arrestatrion est très intelligente et passionante, puis le rythme ralentie illicot après jusqu'à 10 minutes plus tard où Sterling meurt. La première fois que je l'ai vu il y a deux ans, j'avais oublié ce moment et pour moi le film se finissait une fois le Doc arrêté. A voir absolument pour l'interprétation de Sam Jaffé, Hayden bien sure, Louis Calhern, ou alors la présence des débuts de Monroe en petite garce qui après avoir vendue Louis C, lui demande si son voyage à Cuba tiend toujours ! Cette réplique m'a beaucoup fait rire.
Un classique du film noir dans lequel S. Hayden impressionne à la tête d'un casting irréprochable, des vrais personnages, un scénario intelligent parfaitement mené, une mise en scène solide de John Huston, tout pour faire de ce thriller psychologique un vrai chef d'oeuvre.
Je viens de le revoir sur TCM hier en fin de matinée et c'est toujours un plaisir de voir ce film. Un grand classique du film noir. A voir absolument. Doc (sam jaffe), à sa sortie de prison, prépare et réussit un gros vol de bijoux. A noter, l'une des premières apparitions de Marilyn Monroe au ciné dans un petit rôle.
Un très très bon film avec de super acteurs. Une intrigue parfaite, des personnages développés, des gros plans efficaces, des mimiques.Sterling Hayden fait une interprétation de premier choix en gros dur au coeur tendre. A ne pas manquer.
la critique que l'on peut faire à ce film porte quand même sur le casse autour du quel tourne l' histoire. En gros pour faire un casse , il suffirait de faire un trou dans un mur, passer sous le rayon laser en rampant par terre ( il fallait y penser) forcer le coffre et prendre le magot. En fait John Huston n'est pas trop intéressé par faire un film d'action mais plutôt par décrire le milieu de la pègre urbaine en s'attardant individuellement sur chaque personnage . Et sur ce point le film est plutôt réussi. On s'attache au destin de chaque personnage qui gagne en épaisseur et intensité. Au final c'est un film que j'aime bien avec un très bon casting et une belle photo mais qui me donne un sentiment d'incomplétude comme si le metteur en scène avait réussi à créer un univers habité par des personnages intéressants mais dans lequel il ne se passe finalement pas grand chose . Et puis à force de porter un regard empreint d'humanité sur chacun des personnages , ils deviennent un peu artificiellement tous touchants, voire presque nobles prenant par un effet de balancier trop prononcé le contrepied des films de gangsters précédents qui les montraient au contraire tous comme étant des caïds durs et insensibles. Un film bien sûr à voir mais qui n'est pas à mon humble avis le chef d' œuvre annoncé loin s'en faut .
Quand la ville dort, certains rêvent d'or. Un classique du film noir qui confronte la psychologie de plusieurs gangsters autour d’un hold-up, porté par un casting impeccable, avec en prime un petit rôle pour Marylin, mais une grande apparition pour nous !
Un classique du film noir, peut-être devenu trop classique justement. Ce récit d’un braquage, qui va forcément mal tourné, est devenu assez convenu. Les personnages en sont des archétypes auxquels on s’attache difficilement.
John Huston ouvrait magistralement la décennie 1950 avec "The Asphalt Jungle" qui aura marqué une date certaine dans le genre des films de cambriolages. Au programme, un casse typiquement hustonien avec des individus désabusés et une entreprise vouée à l'échec. Avec une minutie impressionnante, le cinéaste décortique chaque rouage de son sujet et son incapacité à s'imbriquer dans l'entreprise. S'attachant comme souvent à ses personnages, Huston met en avant leurs fragilités, leurs problèmes, en somme ce qui ne les rend pas à la hauteur d'un tel projet. Il ne s'agit nullement d'une démarche de compassion à l'égard de la crapule mais plutôt d'une interrogation perpétuelle de la fatalité, comme il le fait dire à l'un des cerveaux du casse. Le cinéaste y offrit par ailleurs un premier rôle important à Marilyn Monroe déjà étincelante. Un classique intemporel du genre.
Parfois les films de casse sont ennuyeux, on passe trop de temps, à montrer fort de démonstration comment le casse est réalisé avec génie, on y passe un temps fou, et bien souvent, il est difficile de se projeter avec les gangsters. Ici Huston, utilise le casse comme toile de fond, il ne sera pas l'élément principal, pour lui, ce qui compte, c'est les personnages, ils comptent tous, on voit leur façon de se comporter, leur code d'honneur, ou leur déloyauté, Huston nous plonge dans cette ville sombre, peu accueillante, où tout le monde se bat pour survivre. C'est le cœur du film, et la distribution est magistral, la mise en scène efficace et comme bien souvent à cette période, on prend fait et cause pour les malfrats, mais, pour ne pas gêner la censure, le crime ne paie pas et chacun devra expier ses péchés d'une manière ou d'une autre. C'est un film majeur, dan le genre du film noir classique. Pour découvrir mes critiques vidéo complètes, et rétrospectives classiques, rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos.
« Quand la Ville Dort » est un film noir urbain qui amenuise l’action pour se concentrer essentiellement sur ces personnages, pas nécessairement les plus recommandables de la société. La distribution illumine la sombre photographie souhaitée par John Huston, de Sterling Hayden à Sam Jaffe, en passant par le très chic Louis Calhern, la belle Jean Hagen et une jeune starlette en devenir, Marilyn Monroe. Une œuvre bavarde donc dont la scène du casse manque étonnamment de grandeur au contraire de sa fin, tout simplement magnifique.
Revoir ce film n'a fait que confirmer points par points ce que j'en avais pensé la première fois que je l'ai vu il y a six ou sept ans. "Quand la ville dort" est un des plus grands films noirs jamais réalisés. Et, pour ne rien gâcher, il se paie le luxe d'être le premier film de casse. N'en jetez plus, la coupe est positivement pleine. Tout fonctionne parfaitement, du début à la fin. Sans être étouffante comme elle l'était dans "Le grand sommeil", l'ambiance est tendue à mort. Tous les personnages, à leurs niveaux, évoluent dans un climat de stress. L'histoire est solide et passionnante. Et, pour lui donner le maximum de corps, Huston opte pour une mise en scène aussi virtuose qu'abrupte. Dans certains plans, on a l'impression qu'un détail nous est passé sous le nez, mais, dès le plan suivant, on mesure les répercussions dudit détail. Et, pour couronner le tout, l'interprétation est remarquable. Tous les acteurs sont excellents. Avec une mention plus pour Sam Jaffe et Sterling Hayden. Il y a 13 ans, le film a été inscrit au National Film Registry en vue d'une conservation à la Bibliothèque Nationale des États-Unis... le contraire aurait été parfaitement injuste.
On n'entre pas toujours aisément dans l'univers nébuleux de la série noire américaine, et l'apparence décousue et glauque du prologue du film nous le rappelle. Pourtant, une fois sur les rails, l'intrigue et les personnages prennent un intérêt croissant. "Quand la ville dort" ou l'affrontement nocturne entre la pègre et la police, consécutif à un cambriolage qui tourne mal. Au-delà du caractère individuel, typé et évocateur, de chacun des protagonistes -un avocat et un bookmaker marrons, le "cerveau" de l'affaire et son homme de main- au-delà des péripéties et rebondissements qui inspirent l'action, c'est la dimension inéluctable et tragique du drame policier qui retient l'attention et donne toute son intensité au récit. Chacun des protagonistes, par son tempérament propre, et par la faute de contretemps et d'aléas funestes, semble courir à sa perte, moins par souci de moralisme de la part d'Huston que parce que tel est son destin. Ces personnages marquants et la mise en scène maitrisée du cinéaste, plus manifeste encore dans le dénouement, sont les atouts de ce film noir haut de gamme.
La grande particularité de l’adaptation qu’a faite John Huston du roman de William Hammett n’est finalement pas tant son fatalisme, celui-là même qui lui a permis d’être considéré comme un film noir, mais bien le point de vue avec lequel est raconté ce cambriolage. En 1950, le code Hayes en vigueur ne permettait en effet pas aux réalisateurs américains de considérer des gangsters comme les héros de leurs films mais Quand la ville dort se révèle malgré cela une introduction extrêmement minutieuse dans le monde du grand-banditisme, s’attardant intelligemment sur la psychologie et les ambitions de chaque personnage, ainsi qu’une intrigue bien construite sur les tenants et aboutissants d’un hold-up. Malgré ses quelques baisses de rythme, le scénario est cela précurseur d’un sous-genre qui devra par la suite particulièrement populaire, mais le film ne serait pas un tel chef d’œuvre sans la qualité formelle apportée par le travail sur l’image du directeur de la photographie Harold Rosson qui inonde le récit d’une atmosphère à la noirceur oppressante. Le casting est lui-aussi à la hauteur des enjeux puisque Sterling Hayden et Sam Jaffe, pour ne citer qu’eux, incarnent des personnages mémorables, qui eux-aussi deviendront, au fil des années, des clichés incontournables du genre.