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Un visiteur
2,5
Publiée le 19 mars 2018
Premier film d'Eli Roth, "Cabin Fever" est d'une banalité flagrante dans son scénario : la bande de jeunes lurons qui loue une cabane isolée au milieu des bois pour fêter la fin de l'université et l'entrée dans le monde du travail. Malheureusement la fiesta tourne au vinaigre et les fêtards se retrouvent assaillis par un virus inconnu qui bouffe la chair de ses victimes. Pas très original, mais au moins Eli Roth délaissera l'habituel tueur en série ou monstre affamé au profit d'une maladie mortelle qui est directement inspirée du psoriasis, une maladie génétique de la peau dont Roth a été lui-même atteint. Le film met du temps à démarrer, les scènes clichés et les dialogues niais s'enchaînent sur à peu près la moitié du film, puis finalement la tension monte d'un cran et la menace "maladie bouffeuse de peau" se montre enfin effective. Côté réalisation, c'est vachement propre pour une première, je mets d'ailleurs un petit accent sur les scènes gores qui sont sacrément bien foutues pour un film ayant coûté (seulement) 1,2 million de dollars. En fin de compte, Eli Roth réalise un premier long-métrage honorable, qui ne restera certes pas gravé dans l'histoire, mais qui fait tout de même son petit effet et qui connaîtra "Hostel" comme successeur direct, le film signature de ce bon vieux Eli.
Petit film d’horreur dans la veine de « Détour mortel » (Rob Schmidt en 2003) mais moins saisissant au niveau visuel et dans la conduite du suspense. Toutefois on ne s’ennuie pas à voir ces jeunes étudiants (encore et toujours !!) rongés par une maladie qui les couvre de plaies sanguinolentes et les fait se battre entre eux par la peur de la transmission. Eli Roth se repaît de la comédie humaine en nous montrant leurs comportements de panique lors de la première contamination et la facilité avec laquelle le groupe repousse à la marge leur camarade premier atteint par le virus. Tout ceci n’est que la prolongation des jeux télévisuels de ce début de XXIème siècle tels « Le maillon faible » ou « Koh-Lanta » qui misent beaucoup sur l'élimination du plus faible agrémentée d'une petite dose de délation face caméra.
Des ado, une cabane isolée, un virus... du vu et revu, sauf que là, on ne passe même pas un bon moment tellement c'est mal joué et pas effrayant du tout. A zapper.
L'application du réalisateur (Roth) fait plaisir à voire tant dans sa mise en scène que par la direction d'acteurs...On tenait un futur bon réalisateur avant que la fièvre lui monte
Oscillant entre la parodie et le film gore, le résultat propose des choses intéressantes mais d'autres vraiment trop stupides pour faire un vrai bon film. Cinq jeunes adultes louent un chalet en pleine forêt pour profiter de leurs vacances. Le séjour s'annonce parfait mais un fou les attaque. Les cinq amis vont se rendre compte que leur assaillant était victime d'un étrange virus dévoreur de chair, et qui pourrait tous les infecter... La réalisation est dans l'ensemble réussie: le cadrage est bon, mais les prises de vues sont un peu faibles, la mise en scène réussie jusqu'à parfois créer un vrai malaise, les mouvements sont réussis et la profondeur de champ bien travaillée. Le scénario utilise les codes des films d'horreur des années 80 avec certaines idées plutôt bonnes comme la paranoïa qui envahit le petit groupe ou encore l'antagoniste (à savoir le virus) qui ne peut être vu et donc arrêté. Mais certains éléments scénaristiques sont d'une débilité consternante, beaucoup de clichés et d'incohérences viennent alourdir le film et le rythme est mal soutenu. Reste le climax qui reste sympathique. Les personnages sont beaucoup trop stéréotypés et donc vite agaçants. Les acteurs ne sont pas géniaux mais ça reste dans l’ensemble passable. Les dialogues ne sont pas des plus intelligents. La photographie est bonne, la lumière est belle et les couleurs agréables. Le montage est assez maladroit, il n'arrive pas à faire monter la tension. Les décors ne sont pas trop mauvais, les costumes classiques et la musique marche très bien. Si "Cabin Fever" avait emprunté complètement la voie de la parodie, il aurait pu marcher mais le trop-plein de sérieux gâche l'effet. Dommage.
Film qui ne fait pas peur mais qui tient en haleine grâce à son ambiance paranoïaque et ses quelques scènes gores. La fin traîne un peu en longueur mais dans l'ensemble on ne s'ennuie pas.
Ce premier film d'Eli Roth est comme les trois autres ( Hostel 1 et 2 , Green Inferno ; si je n'en oublie pas ) : efficace , intelligent , surprenant mais , toujours un peu parasité par des stéréotypes , un scénario bancal , une perte de rythme , c'est dommage . Ceci étant dit , ce Cabin Fever est plutôt sympa à visionner , et a des atouts certains et singuliers , apreciables à l'heure où certains spectateurs comme moi sont exaspérés par le nombre de films de zombies inutiles et inintéressants ; Eli Roth a le mérite de présenter à chaque coup un truc qui sort du lot
Si l'histoire ne brille pas par son originalité, l'atmosphère du film est prenante, et on se laisse volontiers intéresser par la triste aventure des jeunes gens. Un film au-dessus du niveau moyen du genre "horreur en forêt", donc, et quitte à n'en voir qu'un, autant que ce soit celui-ci.
Plutôt décevant pour un film qui a connu plusieurs suites . Il n'y a pas grand chose pour rendre ce film percutant : pas d'ambiance particulière , pas de tension , pas de suspense ... donc pas terrible au final.
Voilà, la goutte d'eau qui fait déborder mon vase : c'était mon dernier film d'ados débiles qui vont passer un WE dans la forêt, qui en toute situation réagissent à l'inverse de toute logique. Scénario naze, personnages nazes, même le jeu des acteurs est pitoyable. Bref du temps perdu.
Hormis le fait que c'est mal foutu, mal filmé, mal joué, ce qui retiendra notre attention est que le réalisateur de cette production a de gros problèmes, semble-t-il... obsédé et pervers sexuel, pulsions de mort, haine de l'humanité... bref : un vrai psychopathe. Visiblement orienté vers un public jeune et influençable, si ce film n'avait pour but que d'embrigader la jeunesse pour lui faire croire que la débilité malsaine est la norme, on n'en serait qu'à moitié étonné. A fuir de toute urgence.
Très bon film . Je comprend pas pourquoi il n'est pas aussi bien noter... L'histoire est vraiment sympa, l'ambiance est hyper bien travailler de plus la tension monte en crescendo tout le long du film ! Chapeau mister Roth
Ce premier film réalisé par Eli Roth sorti en 2004 en France n'est pas mal du tout ! Vu il y a longtemps, le film ne m'avait pas vraiment emballé à cause de son scénario peut-être trop "plan plan" malgré un côté original. Effectivement, les bases de film d'horreur classique sont là : cabane perdue dans les bois, bande de jeunes aux réactions débiles, scènes de sexe etc. mais l'histoire se démarque des autres : les victimes ne sont pas cette fois confrontées à un tueur ou à des forces démoniaques mais tout simplement à une maladie très contagieuse qui dévore la chair. Le film est d'ailleurs d'autant plus prenant en cette période post-Covid puisque nous y sommes forcément plus réceptif (même si les deux maladies n'ont rien à voir, je vous l'accorde). Mais bref, je trouve que le film réussi la prouesse d'être véritablement effrayant alors qu'il ne traite finalement que de maladie. Alors certes, c'est une maladie bien gore, nous ne sommes pas du film d'Eli Roth pour rien, certaines scènes sont très marquantes (je pense par exemple à la scène dans la baignoire qui m'avait beaucoup marqué à l'époque et qui me donne encore aujourd'hui des frissons), mais je veux dire que le film parvient à faire peur avec pas grand chose. Finalement, c'est une sorte de "It Follows" à l'avance en moins intello. Effectivement, comme dans ce dernier, nous avons une menace qui n'est pas physique et même pas visible, ce qui met le spectateur d'autant plus mal à l'aise. Malheureusement, je dois avouer que je trouve toujours le film assez mal rythmé. Si nous avons de grands moments de tension, nous avons également beaucoup de scènes un peu longues, typiques du slasher d'ailleurs, comme les histoires au coin du feu, les scènes de sexe etc. qui sont beaucoup trop longues pour ce qu'elles apportent au film. La mise en scène peut quant à elle paraitre classique mais elle reste en réalité très bonne, nous offrant des plans très beaux visuellement ou créant, au contraire, une ambiance bien glauque et oppressante. "Cabin Fever" est donc un film qui, malgré son rythme bancal, reste intéressant de par son approche originale du slasher.
Vu au cinéma, à époque j'avais 18 ans et c'était le premier film de Eli Roth, et j'ai tout de suite vu en se jeune réalisateur un certain talent, l'histoire à la fois originale et hommage au film des années 80 ma plus, et le sens du cadrage de Eli Roth ma bluffé pour un premier film
Que m'arrive-t-il ? J'ai bien aimé, en fait j'ai pas grand chose à reprocher au film, alors que je ne partais pas forcément gagnant. J'ai passé un moment agréable, j'ai bien rigolé, j'ai trouvé ça pas si mal écrit au niveau du jeu avec les codes du survival (parce que des films sur des ados qui vont dans une cabane dans les bois... et qui se ressemblent on en a pas mal finalement) tout en étant assez gore et fun.
Les personnages sont des clichés, mais des clichés qui évoluent, on commence avec le couple libidineux, l'attardé, les deux amis d'enfance qui se tournent autour depuis des années, avec en prime le gentil garçon amoureux... Et à la fin c'est plus vraiment ça. Et j'ai trouvé ça très bien, disons que le parcours de chaque personnage est surprenant. Pire (ou mieux) on se rend compte que le débile du groupe, le connard égoïste, etc peuvent faire preuve de plus de bon sens que les bienpensants tolérants.
Juste pour évoquer deux ou trois trucs qui m'ont trop fait rire, le coup du mec qui va chasser les écureuils car ils sont gays... Et le coup des "niggers" (j'en dit pas plus)... C'est tellement n'importe quoi que ça en devient excellent. Et comme le reste du film arrive à jongler assez habilement entre le gore démesuré mais sans jamais que ça impacte la tension des événements et un côté un peu plus fun et drôle... Ben on a un film super plaisant à regarder.
Et il a presque réussi à me mettre mal à l'aise lorsqu'on a une des filles qui se rase les jambes... Donc ouais c'est bien, c'est un bon film, d'autant plus que la mise en scène suit et moi qui n'ai pas vraiment aimé les autres films de Roth que j'ai vu, je suis un peu impatient de voir ce que Green Inferno peut donner, surtout si ça a la même intelligence de la Série B que peut avoir Cabin Fever.