Rue Barbare
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Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
Film noir, violent et politiquement incorrect, le cinéma français dans ce qu'il a de plus sordide pour l'époque.
L'ambiance est ultra pessimiste, le décor est sobre, froid, glauque.
Très années 80 en ce qui concerne la mise en scène et la musique, qui ont énormément vieilli, mais Giraudeau porte le film et est bien entouré.
Un film qui vaut le coup d'oeil.
Gassman Vitorio
Gassman Vitorio

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2025
Le film de Gilles Béhat, sorti en 1984, est souvent présenté comme un polar urbain, violent et noir, typique de la France postindustrielle. Patrick Norbert, ancien voyou devenu respectable, voit son passé ressurgir quand son ancien quartier et ses codes barbares le rattrapent. C’est une histoire de territoire, de clans, de survie dans une ville qui ressemble à une jungle.

Mais pour ceux qui, comme moi, avaient 17 ans dans ces années-là, *Rue barbare* n’était pas qu’une fiction. C’était une résonance. La bagarre, à l’époque, avait une liturgie : poings américains pour certains, sport de rue pour d’autres. On se retrouvait en bande, dans des terrains vagues, cercle formé, et chaque groupe désignait ses champions. Le combat se faisait **un contre un**, devant tous. L’honneur n’était pas une abstraction, il se mesurait dans la sueur et les coups.

Les batailles rangées existaient, certes, mais elles naissaient de l’urgence : un copain à protéger, une embrouille qui dégénérait. Alors oui, ça pouvait virer à la mêlée générale, mais ce n’était pas la règle. Contrairement à aujourd’hui, où la violence est souvent lâche, armée, numérique même — nous, c’était une discipline sauvage, une école paradoxale de respect.

*Rue barbare* exagère parfois, dramatise à l’écran ce que nous vivions dans la poussière. Mais il reste ce rare film français à avoir capté la **sauvagerie urbaine** sans la transformer en caricature comique. Il restitue une époque où la rue forgeait des caractères, où l’on apprenait à perdre, à gagner, et parfois à se faire un nom.

Aujourd’hui, ce film a vieilli, mais il garde cette odeur âpre de bitume, de sueur et de loyauté cabossée. Pour moi, il reste comme une archive sensible : non seulement du cinéma français des années 80, mais aussi de nos adolescences perdues — celles où la bagarre n’était pas un crime, mais un rite de passage.
RochéDavid57
RochéDavid57

11 abonnés 210 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2024
"Voilà sans doute un des plus beaux fleurons de "film culte" à la française. Un chef-d'oeuvre du genre!
RUE BARBARE a déjà plus de 40 ans, mais il fascine toujours autant. Beaucoup diront qu'il a vieilli. Et alors? Tant mieux même, serais-je tenté d' ajouter! Car ses images qui sentent le poussiéreux et le défraîchi font aussi tout son charme. On n'est pas ici dans un Marvel sous cellophane, noyé dans des effets spéciaux dernier cri, mais dans un bon vieux produit à la française, tourné avec trois francs-six sous, au début des années 80. RUE BARBARE est un film brutal, poisseux, cradingue, qui sent le sexe, la sueur et le sang à plein nez, C'était le but recherché. Comme quoi, c'est souvent avec des budgets de misère qu'on réalise des pépites. Et ce film-là en est assurément un des plus parfaits exemples.
Adapté (librement) du roman "Epaves" de David Goodis, Gilles Béhat réalise avec RUE BARBARE le seul film notable de sa carrière. C'est son bébé, son chef-d'oeuvre! L' histoire? Dans une cité ouvrière française, sans doute dans les années 70-80, on ne s'occupe jamais des affaires des autres ("j'ai rien vu, j'ai rien entendu"). Daniel Chetman dit "Chet" le sait, mais il enfreint cette règle une nuit, en portant assistance à une jeune chinoise battue et violée par Mathias Hagen, chef du "gang des Barbares" auquel Chet a appartenu autrefois. Les fauves sont lâchés, plus rien ne sera jamais comme avant.
Tous les personnages de RUE BARBARE sont des épaves, comme le titre français du livre de Goodis ("Street of the Lost" dans sa version originale). Seul Chet (impeccable Bernard Giraudeau) tente de garder la tête hors de l'eau et de maintenir un semblant de cap dans sa vie. Pour lui-même, et pour sa femme surtout, Eddie (Corinne Dacla), victime elle aussi, il y a des années, du "gang des Barbares". Mais en secourant la jeune chinoise, Chet voit resurgir Hagen (impressionnant Bernard-Pierre Donnadieu en parfait psychopathe) qui ne lui pardonne pas son geste. Il s'ensuit alors un déferlement de violence dont personne ne sortira indemne. RUE BARBARE possède une galerie de personnages, souvent complètement barges, à l'image de Paul dit "Rocky Malone" (Jean-Pierre Kalfon), rockeur raté, et frère de Chet. Les autres, à des degrés divers, ne valent pas mieux. Mais inutile de rentrer ici dans le détail de cette véritable cour des miracles. RUE BARBARE se déroule dans un monde dystopique, qui n' est pas sans rappeler le nôtre, celui de 2024; violence quotidienne, trafic de drogues, monde de la nuit, sexe, prostitution, jeunesse destructrice, folie...Je ne sais pas si Kubrick a vu le film en son temps, mais il aurait pu y déceler parfois comme des airs de son "ORANGE MECANIQUE".
Les personnages du film ne sont au final que des désespérés qui n'attendent rien de la vie, qui la traversent en spectateurs, plutôt qu'acteurs, résignés. Ont-ils d'ailleurs espéré un jour quoi que ce soit? La musique de Lavilliers ("Midnight Shadows") apporte beaucoup à l'ambiance glauque et crépusculaire, qui culmine dans l'affrontement final. D'une violence inouïe, et peut-être sans précédent dans le cinéma français, au moins jusqu'en 1984, date de la sortie de RUE BARBARE sur nos écrans.
Pour la petite histoire, Giraudeau et Donnadieu connaîtront un destin tragique similaire, décédant tous les deux d'un cancer en 2010; à l'âge de 63 ans pour le premier nommé, et 61 ans pour le second. Le film de Gilles Béhat se termine avec la chanson de Lavilliers "Y'a peut-être un ailleurs", qui sonne comme une conclusion parfaite de sa partition barbare. Peut-être Giraudeau et Donnadieu se sont-ils posés la même question au crépuscule de leur existence? Qui sait?"
.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2024
Combat de coqs entre Bernard Giraudeau et Bernard-Pierre Donnadieu. Pour ceux qui ne le connaissent pas, « Rue Barbare » peut être vu comme une curiosité, tant son climat à la fois glauque, malsain, sauvage, violent et désespéré, est peu courant dans le cinéma français. Dirigé par Gilles Béhat et mis en musique par Bernard Lavilliers, le film n’a pas si bien vieilli que ça. J’en gardais en effet un bien meilleur souvenir par rapport à ce que j’ai (re)vu dernièrement.
dominique Manesse
dominique Manesse

4 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2024
J'ai beaucoup aimé ce film déjà pour l'interprétation des acteurs et actrices . pour les années 80 c'était pas mal . une occasion de revoir ces grands acteurs disparu Bernard Giraudeau . et Bernard pierre Donnadieu
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2024
Un peu kitsch avec du sang rouge vif comme on n'en fait plus et des voyous qui surjouent. On a l'impression qu'ils ont loué une rue, pour y installer leur propre décor et leurs acteurs, car rien n'est vraiment comme dans la vie réelle (sauf dans de rares scènes). Mais on a tout de même le plaisir de retrouver le tandem Bernard Giraudeau/ Bernard-Pierre Donnadieu, deux acteurs charismatiques, et la musique de Bernard Lavilliers. Trois Bernard ! L'histoire simple sert de prétexte à créer cet univers spécial, fait de misère sociale et de bagarres des rues.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 novembre 2023
Si l'hyper-violence de "Rue barbare", inspiré d'un roman noir de David Goodis, a pu nous abuser à la sortie du film en1984, à le revoir bien des années après, il n'y a rien ou pas grand'chose à sauver de l'exercice de style de Gilles Béhat. D'autant que cette violence et la noirceur contenues dans son film sont devenues monnaie courante, depuis, dans les plus ternes et banals polars des années 90. Le fim de Béhat a mal vieilli parce qu'il est maladroit, parce qu'il est creux tout simplement.
En concentrant dans un bout de la ville -la rue barbare en somme- tout ce que la population urbaine compte de dégénérés et de paumés, de méchanceté et de brutalité (sans oublier psychopathes, flics ripoux, prostituées...tout y passe), Béhat crée un microcosme glauque et malsain, intentionnellement et trop visiblement artificiel. Tout sonne faux ici, les dialogues comme les personnages, survolés au point d'être insignifiants.
Jadis complice des méfaits du féroce Hagen, Daniel Chetman n'a d'autre alternative que d'affronter son ancien ami et quitter la rue barbare pour s'affranchir du Mal, pour rompre définitivement avec son passé de voyou. Bernard Giraudeau, dans un contre-emploi, compose sur le mode de la séduction virile et de la sensualité un homme usé et désenchanté, un personnage qui aurait pu être intéressant si la mise en scène n'avait pas cédé à l'ostentation et à la frime, aux mots d'auteur complaisants et à la caricature.
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

41 abonnés 738 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2023
Excellent film dramatique , avec beaucoup d'émotions , de tensions , de suspens .
Pas beaucoup d'action , mais la bagarre à la fin du film , à coup de poing américain contre bracelet de force en en cuir clouté , dure longtemps , est trés impressionante , spectaculaire et violente ( Pas pour les âmes sensibles , d'ailleur ce film a été interdit au moins de 13 ans , lors de sa sortie au cinéma , en 1984 ) .
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2021
un pur chef-d'oeuvre signé Gilles Behat. Ça ressemble à un Mad max à la française. Mais ça n'a rien avoir . L'ambiance est noire, sombre , glauque. Une des meilleures réussite du cinéma français. Giraudeau est excellent ( son meilleur film) . Un vrai polar .
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2020
Un tout petit polar avec un scénario minimaliste. La direction d'acteurs est mauvaise ce qui fait que seuls les vrais bons acteurs se débrouillent (Auclair, Boisson) Certaines scènes sont ridicules comme la spoiler: fosse aux gamins
, ou le spoiler: chœur des seconds couteaux
pendant la première entrevue entre Giraudeau et Donnadieu, ou encore la spoiler: démarche suicidaire de Temporini
. On a droit à une facilité de scénario digne d'une série B à 4 sous quand spoiler: Giraudeau est sauvé grâce à un coup de fil providentiel.
Jamais ça ne passionne, et l'affrontement final est ridicule. Reste le jeu de ces dames qui sont amusantes et les facéties de Michel Auclair, c'est peu. Quant à la musique de Lavilliers, non merci !
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2019
Film qu'il fallait avoir vu dans les années 80, ça faisait des années que j'en cherchais une copie, j'en ai trouvé une en 2002 en Russie (c'est dire si ce film a eu du succès). Bernard Giraudeau était bien une des grandes stars des 80ties. Un plaisir de me replonger dans une atmosphère que j'ai plus ou moins connue. Un film noir, glauque, superbe musique...mais j'arrête je ne ferai que repeter tout ce que les autres internautes on dit !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 décembre 2018
Pour moi on est quand même plus proche du Nanard que d’un Warriors à la française. Principalement parce qu’aucun personnage ou presque ne paraît crédible soit à cause de l’écriture soit à cause de l’interprétation de ces personnages (exception faite de Bernard Giraudeau qui s’en sort pas mal). Tout y est ridicule ou mal fichu, on veut nous décrire un quartier misérable et pourtant les voitures sont des grosses américaines, les gosses sont totalement improbables et jouent horriblement, on voit des figurants qui font plus dandy des années 80 que loubard, quand au scènes de bagarres ... non des chatons qui se chamailleraient cela paraîtrait plus impressionnant. Apparemment gros succès au moment de sa sortie rue barbare est un film qui a terriblement souffert du temps qui passe.
Manuel P
Manuel P

16 abonnés 173 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2018
L'un des gros succès de l'année 1984 (plus de 2 millions d'entrées en salle), un film atypique, symptomatique d'une époque désormais révolue. Coup de poing américain et manchette de cuir lestée de tiges d'acier, le combat final est resté dans les mémoires avec sa série de coups de boule fatale. Et la musique inoubliable de Bernard Lavilliers. Une production à part, à découvrir ou redécouvrir malgré les injures du temps...
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2018
Mon père était tout content de me présenter « Rue barbare », son film préféré, qui ne m’a personnellement pas vraiment convaincu. C’est vrai que le film a de la gueule, les personnages sont charismatiques, le casting est bon et la bande originale est vraiment excellente, collant parfaitement à l’ambiance sombre du film. Je regrette simplement que le long-métrage ne soit pas un peu plus ambitieux autant sur le fond que sur la forme. A part quelques plans intéressants, Gilles Béhat ne prend pas beaucoup de risques, sa mise en scène manquant d’audace et d’amplitude. Le cinéaste français ne prend pas assez son temps et n’utilise finalement pas beaucoup son décor dont on sent pourtant le potentiel. La trame narrative se révèle relativement classique et les personnages ne sont pas assez développés. Je trouve que le tout manque d’ampleur et de profondeur ou peut-être que c’est l’écart générationnel qui m’empêche d’apprécier pleinement « Rue barbare ».
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 juin 2018
Mitigé. Il y avait moyen de faire mieux, beaucoup plus cru et réaliste surtout. Je lui donne juste la moyenne, pas plus. spoiler: Note à cause de la fin, car franchement la baston de fin, même pour 1983 est ridicule, sa femme qui meure juste car elle s'est cognée contre un mur : n'importe quoi., mais toute la fin globalement est ratée.
Dommage, la BO est très bonne, il y avait les éléments pour faire bien mieux !
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