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Ghighi19
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3,5
Publiée le 23 décembre 2016
Un des tout premiers films que j ' ai vu en salle ça marque forcément . Ma mère a même dû insister pour me faire entrer avec elle dans la salle car j ' avais pas l ' âge pour le voir . Évidemment aujourd'hui la violence du film paraît très édulcoré mais c ' était une époque . Je revois le film de temps en temps il est assez inclassable et puis il y a la musique de Lavilliers qui habille très bien l' atmosphère.
En caïd psychopathe et gentleman Bernard-Pierre Donnadieu est très bon. Voilà à peu près tout ce qu'il y a à sauver de ce polar sombre et désespéré. L'ensemble du film et des personnages tombent vite dans la caricature et on s'ennuit.
Trente ans après, ce film reste pour moi un must, qui m'a durablement marqué. Je l'ai revu il y a très peu de temps, avec un plaisir intact. Tous les acteurs sont formidables, Giraudeau, bien sûr, et Donnadieu - mais aussi tous les autres, Jean-Pierre Kalfon, Christine Boisson (sa voix me donne encore des frissons !), Michel Auclair, Jean-Pierre Sentier, Pierre Frag... qui, tous, donnent chair à leur personnage. C'est profond, intelligent, très bien filmé, les scènes de combat sont fantastiquement chorégraphiées (Giraudeau y utilise à plein ses talents de danseur). C'est sombre, violent et en même temps plein d'humanité (merveilleux Temporini)... Rajoutez à ça la musique du grand Lavilliers et vous obtenez le film parfait. A voir absolument.
Exemple type des tentatives du cinéma français de faire du cinéma de genre, cette adaptation d'un roman américain voit donc B. Giraudeau endosser le rôle d'action star, un rôle qui allait plutôt bien car il en avait la carrure et c'éait en plus un bon acteur. Hélas, trois fois hélas, le film a très, très mal vieillit, la faute à une mise en scène de G. Béhat un peu molle et à une narration dans la même lignée. Déjà, j'ai eu beaucoup de mal avec la première partie, très lente et très obscure, nous présentant une flopée de persos de manière très succinte, surtout que les dialogues sont inaudibles et quand on les entend, on ne comprend pas de quoi ça parle. Bref, je me suis copieusement ennuyé et j'ai failli arrêter. Par la suite, ça décolle un peu mais bon, ses penchants auteuristes sont toujours un peu pénibles et avant la grande baston finale, il ne se passera pas grand chose. Cette baston sera par contre bien réalisée, tendue, éreintante et vraiment réussit mais bon, pour le reste, c'est un film fait avec peu de moyens, de bons acteurs mais avec des rôles inaboutis et surtout, c'est un peu chiant comme un film. D'autres critiques sur
C'était le film a petit budget du moment qui bousculait un peu le cinéma français, mad Max n'était pas très loin, les banlieues commençait à sentir le cramé, il fallait que ça saigne! Giraudeau rentre dans le panthéon des durs au coeur tendre et Donnadieu des vrais salopards suivi de près par Jean-Pierre Sentier excellent. Sinon il y a la musique d'ambiance de départ pas mal, le reste a vieilli.
Comment peut on trouver un intérêt à ce genre de film, cela me dépasse. Tout y est volontairement choquant, aussi bien le scénario que les dialogues volontairement vulgaires. Tout n'y est que sensationnalisme et obscénité. Ce film fait l'apologie de la violence sous toutes ses formes et me laisse franchement septique. J'ai connu Bernard Giraudeau beaucoup plus inspiré que dans ce très mauvais film. Bref, je déconseille ce film et ceux qui ne l'ont pas vu sont les plus chanceux.
Charismatique, glauque et politiquement incorrect pour l'époque, Rue Barbare pose les questions qui dérangent et montre ce qui fait mal. Très très noir...
Adapté d'un roman de David Goodis, «Rue Barbare» fut un très gros succès au box office en 1984. D'ailleurs, grâce à ce film, Bernard Giraudeau trouve ce qui est sans doute son meilleur rôle au cinéma. Ici, il joue le personnage de Daniel Chetman, dit «Chet» qui est un ancien membre d'un gang de malfrats et qui a décidé de se ranger et de ne plus s'occuper des affaires de qui que ce soit. Face à lui, se dresse Bernard-Pierre Donnadieu avec sa tronche de truand et sa machoire de bouledogue. Bien que certains l'intériorisent, tous les personnages du film sont désabusés et présentent tous de profondes séquelles personnelles. Bernard Giraudeau interprète de manière magistrale un homme sans espoir et ne croyant plus en rien. «Rue Barbare» a marqué les esprits au fer rouge à cause de la violence qui y règne et fait un portrait réaliste et effrayant de ce qu'est la vie en banlieue. Et la musique composée par Bernard Lavilliers vient finir de ternir une ambiance déjà bien délétère et d'assombrir un tableau déjà bien noir. Rarement on aura vu un polar aussi violent et pessimiste.
Bien évidemment, il est difficile d’apprécier ce film si l'on n'a jamais vécu une pareille ambiance et/ou à cette époque. Je vois pourtant bien des similitudes entre des faits divers et des comportements bien actuels et l'atmosphère de ce film. Ce film n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre et il est sans doute, pour certains, très "daté", mais il est sans nul doute réussi et j'ai eu plaisir à le revoir.
Une question pour les spécialistes: Qui est l'actrice qui fait une apparition dans la scène d'ouverture du film ? Elle est enceinte, rentre chez elle en portant ses courses et prend bien soin d'éviter le café "Au Bon Accueil" et de ne pas répondre aux appels au secours de la petite fille chinoise.
Un film noir dont l'ambiance glauque vous prend le temps du film et ce n'est déjà pas si mal. Un grand bravo à tous les acteurs pour leur interprétation.
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4,0
Publiée le 5 janvier 2022
Les barbares sont lâchès...la chasse est ouverte [...] Film culte des 80's, une sorte de « Mad Max » à la française par la violence de certaines scènes! La violence avec ce qu'elle a d'absolue et d'absurde! Le roman de David Goodis, paru en 1952, èvoque "The Moon in the Gutter"du même auteur! Tout y grouille de dèsespèrance et de mort avec des rapports de bande, de bagarre et de pouvoir! La lumière de Jean-François Robin stylise remarquablement « la rue des paumès » de Goodis! Bernard Giraudeau trouvait là un rôle sur mesure et montrait qu'il pouvait tout jouer! Bernard-Pierre Donnadieu est ètonnant tandis que Corinne Dacla montre ici toute sa fragilitè! Musique de Bernard Lavilliers en osmose avec la vie dans une citè! Même le « Midnight Shadows » de Jean-Pierre Kalfon est fort agrèable à l'oreille! Un vrai film de genre, dur et tragique...
Le film noir par excellence, une plongée suffocante dans les bas fonds. Giraudeau et Donnadieu sont parfaits. Même Lavilliers s'est surpassé pour l' occasion. Seul espoir : y'a peut'etre un ailleurs.
A ce qu'il parait, ce film est connu... Je l'ai trouvé globalement moyen, bien que la misère que vivent les personnages soit assez bien retranscrite avec l'ambiance sombre et la violence qui règne durant l'ensemble du film, avec une fin... que sans doute peu goûteront avec plaisir.