995 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
86 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
28 critiques
3
24 critiques
2
12 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ProjecteurTemporel
1 abonné
58 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 1 juin 2026
Avec La Meilleure Façon de marcher, Claude Miller observe avec une acuité parfois douloureuse les mécanismes de domination, de honte et de conformisme qui façonnent les rapports masculins. Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey composent un duo remarquable, chacun révélant à sa manière les failles et les contradictions d’une virilité constamment mise à l’épreuve. Le cadre apparemment anodin d’une colonie de vacances devient peu à peu le théâtre d’une violence psychologique diffuse, où les humiliations ordinaires prennent une résonance particulièrement troublante. Pourtant, malgré la finesse de son regard sur les identités fragiles et les normes sociales, le film conserve parfois une sécheresse émotionnelle qui freine l’attachement aux personnages. Une œuvre intelligente et courageuse pour son époque, portée par des interprètes inspirés, mais dont la retenue analytique laisse une impression plus stimulante que véritablement bouleversante.
C'est, avec Garde à vue, le meilleur film de Claude Miller. L'affrontement Dewaere/Bouchitey est époustouflant et le sujet (délicat pour l'époque) est traité avec beaucoup de sensibilité. Un excellent film.
Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey sont sensationnels et offrent des performances convaincantes. Le propos peut certes faire encore écho aujourd'hui, cependant le film ne m'a pas emballée plus que cela, et je ne pense pas vouloir le revoir un jour.
C'est un film de 1976 ; d'une époque où tout était plus simple, plus authentique. Le rythme, les images, les musiques, affichent une sincérité humaine aussi touchante que troublante par moments.
C'est dans celui-ci que j'ai pu (re)découvrir le regretté Patrick Dewaere, qui allie virilité brutale et une certaine sensibilité. Il trouve ici son opposé dans le personnage joué par Patrick Bouchitey qui est beaucoup plus doux, intellectuel, féminin. Leurs échanges vont peu à peu provoquer une étrange alchimie, ondulant entre attirance et répulsion, alors que l'évidence semble être là. Quant à l'actrice Christine Pascal, paix à son âme également, elle entoure tout cela d'une grande empathie protectrice et d'une beauté très agréable.
J'avais beaucoup aimé ce film à sa sortie, mais il a très mal vieilli. A voir comme un documentaire sur la beaufitude et l'homosexualité dans les années 70.
Même si le traitement reste très superficiel, le sujet est audacieux et inhabituel, surtout pour un film de 1976. "La meilleure façon de marcher" doit beaucoup aux interprétations de Patrick Bouchitey et surtout de Patrick Dewaere - l'un des tout meilleurs acteurs de sa génération -, encore une fois superbe dans son rôle d'harceleur charismatique. La résolution finale n'est toutefois pas des plus réussie et vient un peu ternir l'ensemble, mais sinon l'opposition entre les deux personnages principaux est remarquable dans ce bon film de Claude Miller.
Coup d essai pour Claude Miller et c est un coup de maître. Avec « la meilleure façon de marcher » il parle bien avant que le concept soit identifié de masculinité toxique en nous montrant les rapports de fascination, répulsion, de domination et de sadisme entre deux monos de colonies de vacances que tout semble opposer. Dans les deux rôles principaux Patrick Dewaere et Bouchitey sont extraordinaires, donnent corps à des personnages bien plus complexes qu ils ne le paraissent au premier abord. Un film d une grande clarté et simplicité, sans un mot de trop ou effet de manche inutile, une première œuvre qui est sûrement la plus belle réussite de son auteur.
Un film assez étrange que nous propose le cinéaste Claude Miller mais sauvé par le jeu des comédiens ! Tout se passe dans une colonie de vacances avec des éducateurs assez farfelus dans leur métier dont l'un d'eux se fait choper par un collègue un soir se travestir en femme. Les jours qui suivront seront sous tension entre les deux hommes dans leur job entre par exemple pratique de sport pour l'initiative de l'un et atelier théâtre pour l'autre, des échanges physiques et verbales pour un final un peu bizarre à mon goût. J'ai pas trop adhéré à l'histoire mais j'ai par contre bien aimé l'interprétation des acteurs comme le survolté Patrick Dewaere face à l'introverti Patrick Bouchitey remarquables tout les deux. Dans les seconds rôles, on reconnaît Michel Blanc sans moustache avec des cheveux ou Claude Pieplu en directeur du centre, "La meilleure façon de marcher " est à voir pour eux.
Premier long métrage de Claude Miller, La Meilleure Façon de marcher pose les bases d’un grand cinéma à venir, axé sur l’obsession et la monstruosité que les individus et la société font peser sur elle. L’écriture des dialogues privilégie la cruauté feutrée, composée de jeux de mots, de boutades et de provocations a priori amicales, que concurrence progressivement une mise en scène qui dévoile, qui met à nu lorsque les personnages ne parlent pas ou pas assez. Le point de non-retour se voit atteint quand spoiler: Marc manque de noyer Philippe dans son propre vomi , rencontre entre le verbal et le physique proche en cela de l’esthétique de Bertrand Blier. La thématique de l’humiliation, issue notamment d’une interview du cinéaste Ingmar Bergman – dont un des films est diffusé à la télévision, Smultronstället (1957) –, est appliquée à l’intolérance sexuelle source de solitude. Le cinéaste crée ainsi un profond sentiment de malaise dans la relation spoiler: homoérotique entre bourreau et victime , attirés l’un l’autre sans en connaître les raisons ; il sonde ainsi la nécessité du conflit au sein des rapports humains et l’attirante répulsion qu’exerce la différence sur une prétendue normalité. Cette intelligence de propos n’est pas sans lourdeurs d’exécution : les protagonistes restent enfermés dans des fonctions scénaristiques et ne disposent pas d’un espace de jeu suffisant à la construction d’un trouble véritable. Dit autrement, le long métrage force ses situations et cultive les tensions avec une certaine complaisance ; nous sommes loin de la virtuosité de Mortelle Randonnée (1983) ou de Dites-lui que je t’aime (1977), deuxième réalisation bien plus aboutie.
très déçu par ce film considéré comme un chef d'oeuvre. Aucune situation entre ces deux hommes n'est vraiment réaliste et je n'ai du coup pas réussi a rentrer dans le film.
Derrière un contexte simple, Claude Miller s’aventure avec franchise et liberté sur un terrain peu emprunté, celui d’une exploration de la masculinité et de ses doutes. Chacun des deux protagoniste se retrouve dans l’interrogation de sa nature d’homme et celui qui a l’air le plus perdu n’est pas forcément celui que l’on croit. Si Philippe a une passion un peu dérangeante (surtout pour l’époque), rien ne nous dit qu’il en souffre. Il peut très bien l’assumer, du moins tant que cela se passe en privé. Sa difficulté serait plutôt de ne pas pouvoir en parler ou de penser que Marc ( qui représente la masculinité idéale), seul témoin et donc juge de sa « déviance «, se fasse de fausses idées sur, notamment, son orientation sexuelle. D’un autre côté, Marc, on peut le comprendre, reste dans le doute. Au delà de ce thème d’une éventuelle homosexualité latente, j’ai l’impression que Miller voit quelque chose de plus universel et de plus proche qui serait le thème de la fragilité du masculin et de sa construction. En effet, chacun des hommes en vient à réaliser qu’il lui manque quelque chose, quelque chose qu’il identifie chez l’autre : Philippe aimerait posséder l’assurance et la virilité de Marc alors que celui-ci semble envier voire jalouser Philippe pour sa richesse intérieure et le fait qu’il ait une intimité inhabituelle ou simplement une vie intime. Quand Philippe propose à Marc de faire jouer leurs mômes ensemble, il ne lui propose rien de moins que ce deal : donne moi un peu de ta virilité et je te donnerai un peu de ma sensibilité. Voilà, bon c’est sûrement un peu trop psychologique pour une analyse cinéma mais à vrai dire, le film est tellement bien fait qu’on en arrive à oublier qu’on voit un film ;), la réalisation laissant toute leur place au développement de la thématique et des personnages.
« La Meilleure Façon de Marcher » est un film subtil qui explore la complexité des relations humaines à travers l'ambiguïté et l'intolérance. Dans cette colonie de vacances, les personnages de Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey incarnent une tension palpable mêlant répulsion et attirance, chacun luttant contre ses propres démons intérieurs. Ce drame psychologique, enrobé d'une atmosphère estivale et champêtre, met en lumière les jugements hâtifs et les non-dits qui peuvent être destructeurs. La performance de Dewaere, tout en nuances et en intensité, contribue à donner une profondeur rare à son personnage. Ce film, qui navigue entre comédie et tragédie, reste pour moi une œuvre marquante qui révèle avec pudeur les facettes sombres de l'âme humaine. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
En 1960, dans une colonie de vacances, deux monos entretiennent entre eux une relation ambigüe et conflictuelle. Patrick Bouchitey et Patrick Dewaere trouvent ici deux rôles nuancés et contrastés. Sur le ton de la comédie amère, Claude Miller expose deux tempéraments qui se rejoignent dans une attirance homosexuelle non-dite, non assumée et différemment ressentie par Marc et Philippe. D'autant que ce milieu de garçons, de moniteurs potaches et volontiers graveleux n'est pas de ceux ou peuvent s'afficher sans honte des amitiés particulières. Philippe (Bouchitey), sensible, féminin, est attiré par Marc, son contraire, sportif et viril, et doit subir de sa part ses sarcasmes. Si le personnage de Bouchitey est relativement évident, celui de Dewaere apparait un peu plus complexe. Où, insensiblement, le mépris homophobe, l'injure parfois, dont Marc accable Philippe, semblent s'appliquer à lui-même. Tel qu'en témoigne clairement le dénouement. Sur fond de France rétro, Miller réalise un film attachant et humain, fort d'un duo cohérent d'acteurs complémentaires au sein duquel Dewaere, comédien hors norme et extraverti, "domine" Bouchitey, conformément aux rôles.
Ce film de 1976 qui tient à rien est bien représentatif d'un cinéma français "classique" dans une sorte de quotidien légèrement décalé dans le temps et ce qui fixe la caméra ce sont des comportements particuliers indigestes et toute une forme de psychologie autour de cela spoiler: qui n'aboutit qu'à des excès d'abords par de la violence ensuite dans une situation apaisée quelques années après . Les deux principaux personnages sont surtout névrosés et semblent portés à exprimer à travers le film des choses intenses qui consistent en une forme d'humanité qui serait sensée être utile ou intéressante ? mais cette humanité est juste délirante ou décadente ou les deux.
C'est terrible d'tre l'enfant harcelé, des l'adultes emmerdés par le groupe de mono également. Marc est dur avec Phillipe, ça fait mal surtout la scène du diner et de la blague ou l'on pense qu'il a dévoilé le secret dérobé. Je ne me suis pas empêchée de rire pour autant. Par je n'ai pas compris la fin, c'est Tenet.