Plein soleil
Note moyenne
4,0
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193 critiques spectateurs

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35 critiques
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52 critiques
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21 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2020
Un film noir remarquable, qui révéla le très jeune Alain Delon aux yeux du monde, dans un rôle de petit voyou ambitieux et ambigu, emporté dans une histoire rocambolesque. Au-delà du suspense omniprésent qui fait le sel de "Plein Soleil", le cadre idyllique (l'Italie des années 1960) avec ses décors pris sur le vif, la musique inspirée, et l'audace du script en font une oeuvre majeure de l'époque.
ChauvelCinema
ChauvelCinema

22 abonnés 594 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2020
Autre grand classique français que je découvre sur le tard (je n'ai même pas vu son plus fameux remake américain), "Plein Soleil" m'a également frappé par sa modernité. C'est un thriller qu'on aurait pu imaginer tourné dix ans plus tard. Le scénario est haletant, les acteurs excellents, Alain Delon en tête évidemment. Et l'Italie est magnifique. Seul petit bémol selon moi : René Clément aurait pu adapter le scénario en faisant des personnages américains des Français (car on ne les prend jamais pour des Américains). Impatient de voir les autres adaptations du roman de Patricia Highsmith désormais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2020
que dire sinon que ce film est génial et aussi solaire que son titre l'annonce ... les acteurs principaux : Delon, Ronet et Marie Laforêt sont parfaits, les second rôles du même acabit, les mise en scène, décors et musique à l'avenant : le mot chef d'oeuvre s'impose d'emblée, on a envie de dire merci à tout ce beau monde même s'il n'est pas reluisant ...
c'est toute la magie fantasmée d'une époque en 2h de bobine !
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2020
Un chef d'œuvre de René Clément avec Alain Delon , Marie Laforêt dans un thriller alternant et psychologique.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2020
Chef d'œuvre de Rene Clément..Alain du début à la fin creve l'écran!! Marie Laforet splendide ! l'histoire n'a pas pris une ride..on comprends le remake fait par les américains avec Matt Damon dans "Le Talentueux Mr Ripley" mais il est loin en qualité de ce film..Les couleurs et la cinématographie est excellente...Alain Delon et son regard nous hante pendant tout le film..Une lecon de cinéma.
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2020
Tiré d'un roman de Patricia Highsmith, cette adaptation de René Clément est formidable. Le charisme d'Alain Delon fait mouche dans le rôle de Tom. Celui-ci va tuer puis usurper l'identité d'un américain fils de milliardaire et duper la police comme la famille. A La qualité du scénario se rajoute le charme de l'Italie des années 60. Un film magnifique et incontournable dans la carrière d'Alain Delon.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2020
Chouette thriller ensoleillé où Delon beau et ténébreux pete l'écran. Étonnement assez moderne dans sa forme pour un film de 1960, le film garde une tension palpable tout le long de l'intrigue et offre une fin pour le moins surprenant. Je le préfère finalement à son remake sortie dans les années 2000 sous le titre Le talentueux Mr Ripley.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2024
Un thriller à la française. Bien classique avec un scénario en béton servi par des stars du cinéma : Delon dans toute la splendeur de sa jeunesse ; et Marie Laforêt qui prouve qu'elle est bien plus qu'une chanteuse de variété. Et puis les magnifiques paysages de l'Italie qui justifient le tître et l'attirance des Français des années 60.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2020
Adapté du roman de Patricia Highsmith, un thriller envoûtant et pervers, à la mise en scène sublime, illuminé par ses acteurs, Alain Delon et Maurice Ronet, et musique de Nino Rota.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2020
Il y a le charme et la lumière dans le regard d'Alain Delon. Il y a le charme et la lumière de la côte amaliftaine. Il y a le charme vénéneux de Delon et la lumière prodigieuse de l'Italie. Le film est au cordeau.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2020
Echec totalement injustifiè lors de sa sortie en salles, le "Plein soleil" de Renè Clèment reste pourtant le meilleur film de son auteur! En 1960, le rèalisateur de "Jeux interdits" faisait la nique aux hommes de la « nouvelle vague » en montrant qu'il savait aussi se servir de toutes les astuces d'une camèra et raconter une histoire atroce à la Hitchcock, qui sombre dans la folie! Le soleil tape très fort dans la « Provincia di Napoli » où les magnifiques prises de vues fusent, signèes par l'immense Henri Decaë qui nous règale! Ambigu et machiavèlique à souhait, Alain Delon (ce n'est pas possible d'être aussi beau, charismatique et talentueux) trouve à seulement vingt quatre ans le rôle de sa vie, à ègalitè peut-être avec "Le samouraï" de Melville! Tom Ripley est-il obsessionnel, ou est ce Philippe Greenleaf ? En tout cas l'identification fonctionne à plein! Le film donne aussi l'occasion à Maurice Ronet et Marie Laforêt de briller même si Delon emporte tout sur son passage! Quand à la musique de Nino Rota, elle est aussi inoubliable que le twist final! A noter la petite figuration de Romy Schneider...
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2019
Un récit que j'avais d'abord découvert par la version d'Anthony Minghella avec Matt Damon et Jude Law qui était plutôt bonne mais loin d'être inoubliable avant d'entendre parler d'une première adaptation du roman de Patricia Highsmith par René Clément. Un long-métrage qui porte autant la marque de la Nouvelle Vague italienne avec sa définition ensoleillée de la Dolce Vita que du film noir plus traditionnel pour un mélange surprenant, qui a pris un sérieux coup de vieux mais qui demeure diablement intéressant dans sa construction. Alors que je n'ai jamais été admiratif d'Alain Delon, j'ai découvert ici probablement l'une de ses prestations les plus abouties, à la fois séductrice et pleine d'ambiguïté. Un rythme prenant quoique assez lent, un suspense prégnant pour un long-métrage très agréable à regarder.
Mike M
Mike M

3 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2019
Tom Ripley est chargé par un milliardaire américain, M. Greenleaf, de ramener à San Francisco son fils Philippe qui passe de trop longues vacances en Italie auprès de sa maîtresse Marge. Tom entre dans l'intimité du couple et devient l'homme à tout faire de Philippe qui le fait participer à toutes ses aventures sans cesser de le mépriser. C'est alors que Tom tue Philippe et usurpe son identité. Tout semble réussir. Au moment où il s'apprête a épouser Marge, Philippe réapparait.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2019
Quel film ! Je dois dire que je ne m'y attendais pas forcément, je ne savais pas de quoi ça parlait et je l'ai juste regardé parce que l'actrice Marie Laforêt est décédée et je voulais me renseigner sur sa carrière.
Et franchement le film est formidable.
Ce qui frappe de prime abord c'est le charisme de Delon à vingt-cinq ans, enfin tous les acteurs sont beaux et le début du film semble s'orienter vers une histoire d'amis, avec de la drague, de l'adultère... Tout le monde rigole tout le temps, tout le monde s'amuse... Il y a une sorte d'innocence de la part d'une jeunesse dorée élevée avec le fric de papa et d'un pauvre qui vient faire un peu le pique-assiette.

Puis ils montent sur ce fameux bateau et le ton change drastiquement. Le spectateur est un peu perdu, est-ce-que cette histoire d'amitié qui traverserait les classes sociales serait du bidon ? Que peuvent bien avoir les différents personnages derrière la tête ? La tension monte d'un cran. Tout ça se complique très vite et le film devient réellement fascinant.
Il y a ces corps sous le soleil, leurs jeux dont on ne sait pas trop s'ils auront des conséquences ou non... Et puis soudain il y a le point qui fera basculer tout le film...

J'aime vraiment comment René Clément sexualise ces corps, que ça soit Delon ou Laforêt, comment il les sublime sous ce soleil de plomb. Mais surtout il sait faire monter la tension au fur et à mesure.
Le personnage de Delon joue un jeu dangereux et sacrément tordu, mais ça fonctionne vraiment bien à l'écran car il y a toujours quelque chose pour mettre la pression et à chaque fois c'est vraiment moins une.

C'est réellement un film fascinant et assez stressant. Car mine de rien, Delon a beau être un salaud de première, il se met dans de beaux draps et malgré tout j'avais envie qu'il s'en sorte. C'est lié à son charisme, mais surtout à la tension continue qui pèse sur lui, c'est le seul personnage auquel on peut se raccrocher et on ne veut pas qu'il lui arrive du mal.

Clairement il y a une fascination autour de son personnage qui s'en sort malgré ses plans tordus, malgré ses actions pour le moins délictueuses... C'est un film qui se regarde avec les yeux grands ouverts pour ne pas en perdre une miette. Un régal.

Dans le genre du thriller psychologique c'est clairement un modèle. Disons que le déroulé de l'intrigue est vraiment inattendue, que le personnage principal est juste parfait avec son côté mystérieux bien que l'on suive tous ses faits et gestes. Il fallait réussir à le faire ça, avoir un personnage principal qui reste une énigme pour le spectateur. Surtout que le film n'explicite pas tout par des dialogues. On comprend ses intentions, ou plutôt on les devines, tandis que Delon fait toujours plus ou moins la même tête, excepté quelques rares sourires.

En tous cas j'en suis ressorti comblé... surtout que la fin est parfaite. Comme un coup du sort au moment où Delon et le spectateur pensaient enfin pouvoir se détendre. Je dois le dire c'est brillant et glaçant à la fois.

Vraiment je me suis régalé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2019
Au cœur de cet immense et lumineux film noir, il y a le jeu pour la domination. Comme toujours chez Clément, les hommes, à l’instar des enfants, passent leur temps à jouer. Sa filmographie (Le Jour et l’heure, Les Félins, La Course du lièvre à travers les champs…) est pleine d’individus qui font si bien semblant qu’ils finissent par se prendre à leur propre jeu ; phénomène qui évoque peu ou prou ce que Sartre appelle la « mauvaise foi ». Pareil ici : il n’y a, avant l’assassinat, rien dans le comportement de Ripley qui évoque une machination. On a plutôt l’impression qu’il se distrait avec un scénario possible. D’où le caractère stupéfiant de la scène du meurtre. On badine et puis soudain… L’acte semble coupé de toute intention préalable. Quant à Greenleaf, son registre est analogue. Il ne sait que répondre quand Marge lui demande à quel jeu il joue. Se sont-ils vraiment connus à quinze ans ou est-ce une fabulation de Ripley ? Peu importe ! On fait comme si c’était vrai parce que c’est amusant. Aux jeux sordides des adultes, Clément oppose les innocents amusements de l’enfance. Ainsi de la célèbre scène où, après avoir tué Freddy, Ripley contemple par la fenêtre un essaim de fillettes. Selon Denitza Bantcheva, cette séquence confère à Ripley un aspect dostoïevskien, renvoyant à l’idée (présente dans Crime et Châtiment comme dans Les Frères Karamazov) qu’on prend la mesure exacte du crime par rapprochement avec l’enfance qui incarne la mesure exacte du crime par rapprochement avec l’enfance qui incarne la mesure de la pureté. Le rapprochement est pertinent, mais Clément est moins métaphysicien que le romancier russe, plus matérialiste. Si ce ne sont pas les hommes qui « machinent » leur destin, si c’est une autre puissance, une force qui donne à plein comme le soleil, c’est une violence dans les choses, non pas un principe supraterrestre ; c’est la violence du vent, la violence du soleil, des éléments ; c’est l’impulsivité des corps ; c’est la combinatoire d’une myriade de forces différentes. C’est la violence de la vie tout simplement, cette vie qui est aussi une mort comme le suggère, avec ses interminables étals de poissons crevés, la séquence dans la marché de Naples. La mise en avant d’un contraste entre la vanité de la geste humaine (avidité, envie, frivolité, paresse, cynisme, désinvolture) et la majesté intemporelle de « la mer alliée avec le soleil » confère au film un mordant et une force critique exceptionnels.
Plein soleil est l’œuvre d’un moraliste. Clément s’attache d’avantage à décrire l’aventure morale d’un être qu’à raconter une histoire policière. L’œil du spectateur suit les mouvement de la lumière et des ombres sur le visage de Delon, ce visage souvent filmé en gros plan, ce visage électrisé par l’éclat des yeux bleus. Il se laisse séduire par les couleurs vives de cette Italie de carte postale, métaphore de toutes les délectations. Il s’attarde avec plaisir sur les corps tendres et frémissant des trois protagonistes ; ces corps que le réalisateur s’applique, dès qu’il le peut, à dénuder en partie. C’est que, son auteur étant un moraliste et non un moralisateur, la morale du film est complexe. Mieux : Plein soleil est une œuvre cruelle car ce que le cinéaste nous invite à apprécier visuellement (tout comme il nous pousse à nous identifier à Ripley) fait l’objet d’un jugement qui n’abolit pas sa force d’attraction. Une œuvre cruelle qui nous renvoie sèchement et sans jugement (c’est-à-dire sans issue de secours) à la violence de nos tentations et à la dangereuse intensité de notre désir de vivre.
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