Le Samouraï
Note moyenne
3,9
6914 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

261 critiques spectateurs

5
62 critiques
4
95 critiques
3
45 critiques
2
36 critiques
1
18 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
GUEHENEUC C
GUEHENEUC C

5 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 août 2024
5 conseils pour réaliser un film qui puisse prétendre au titre de chef d’oeuvre :
- choisir un scénario tellement truffé d’incohérences et d’invraisemblances qu’il décourage d’avance toute tentative d’interprétation
- choisir un rythme lent, lent, très lent... pour donner l’illusion de l’intemporalité
- se focaliser sur les petits rituels : enfilage des gants, inspection de la cage à oiseau…
- choisir une mise en scène épurée : décors minimalistes, dialogues réduits au minimum
- choisir un acteur mutique au visage totalement inexpressif. On est pas dans l’humain mais dans l’universel
Si avec tout ça, vous n'apparaissez pas dans la liste des chefs-d'oeuvre c’est à désespérer,
gamorreen
gamorreen

33 abonnés 542 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2007
Attention, film très lent! Il ne se passe rien, mais contrairement à d'autres films cela ne crée pas une ambiance juste de l'ennui.
Estonius

4 753 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Melville est un paradoxe à lui tout seul parce que ses films se regardent sans déplaisir malgré des lenteurs qui virent parfois au ridicule (les jeux de clés, la pose des micros) et de facilités de scénario qu'on ne pardonnerait pas dans une série B. Car enfin, quand on va tuer le boss d'un night-club, la moindre des choses c'est d'opérer avec un silencieux et éventuellement se grimer le visage... Et s'il n'y avait que ça, au lieu de rentrer chez lui, peinard, il se réfugie dans un tripot sans se changer et se fait coffrer... et le voici au milieu d'un paquet de 400 suspects (qui ont tous un chapeau et un imper !), mais Perrier qui a du flair s'intéresse prioritairement à lui (mais pourquoi donc ?) On passera sur le whisky que l'on commande au bar mais qu'on ne bois pas, sur ces plaques d'immatriculation que l'on change (pourquoi ? sur Cathy Rosier qui ne répond pas au téléphone malgré sa promesse, et sur cette surréaliste chasse à l'homme dans le métro. Et histoire d'en rajouter une couche nous avons un final incompréhensible (la filature était cassée, mais on le retrouve ? Et pourquoi ce chargeur vide ? Qu'aurait-il fait si la police n'était pas venue ?. Si on y ajoute un piaf énervant et une musique horripilante, on a assez de casserole pour nourrir un orchestre symphonique. Et pourtant car c'est cela le paradoxe de Melville, on peut apprécier ce film bien réalisé, bien interprété (ah, le sourire de Cathy Rosier.) et quelque par fascinant !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 novembre 2007
melville a fait de grands films mais celui-ci n'en fait vraiment pas partie...Quelle déception...Le scénario contient vraiment trop d'énormités et d'invraisemblances dignes d'une série Z, bref, vraiment pas un chef d'oeuvre
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2015
Ce film de J-P Melville est le plus représentatif de son style et apparaît comme un aboutissement de ses différents polars tant au niveau stylistique que philosophique. Melville ne s’embarrasse ni de vraisemblance ni de lyrisme mais il crée un univers presque abstrait, où chaque personnage est un symbole, son héros étant quand à lui un être presque surnaturel. Difficile d'analyser ce film de manière objective mais il s'agit incontestablement d'une date majeure du polar français. A. Delon est exceptionnel et le casting est également très bon, les rares scènes dialoguées sont très bonnes et l'intrigue, très simple, avance à son rythme. C'est par contre un peu trop propre, trop sec et parfois trop abstrait pour me plaire mais encore une fois, c'est un film essentiel et important. La dernière séquence frise toutefois le ridicule et j'ai trouvé ça un peu trop poseur par instants. Mais un film à revoir pour en saisir toutes les subtilités. D'autres critiques sur
Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2020
Œuvre la plus connue de son réalisateur, Le Samouraï est un film mythique qui a inspiré de nombreux cinéaste (John Woo avec The Killer, Jim Jarmusch et Ghost dog : La Voie du samouraï ou encore Johnnie To pour Vengeance).
Ce statut est loin d’être démérité puisque Jean-Pierre Melville y atteint l’apogée de son style. Il réussit à livrer une œuvre très dépouillée où les rares scènes d’action sont hors-champ où filmées de loin et où le silence illustrant le sentiment de solitude si cher au cinéaste est extrêmement présent (les 9 premières minutes ne comportent d’ailleurs aucun dialogue).
Et pourtant, le film captive constamment grâce à la précision de la mise en scène, à la photographie désaturée d’Henri Decaë, à la musique de François de Roubaix et surtout à la présence féline d’Alain Delon. Servi par un look resté dans les annales, ce dernier est incroyablement charismatique alors qu’il limite très justement au maximum son nombre d’expressions lui apportant un aspect fantomatique parfaitement adapté qui est payé pour donner la mort tout en semblant marcher vers la sienne. Même si le reste du casting est très juste, seule la magnifique Cathy Rosier semble pouvoir rivaliser en présence désincarnée avec la star française.
Ainsi, cette première rencontre entre Delon et Melville (qui tourneront par la suite ensemble Le Cercle rouge et Un flic) est donc une œuvre sublime, pleine de solitude, qui constitue un des plus grands polars réalisés dans l’Hexagone. Un chef-d’œuvre à ne pas louper.
cylon86

2 842 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2013
Film qui a influencé aussi bien Alain Corneau que John Woo, "Le Samouraï" est l'apogée du style Melvillien. Les bruits ont plus d'importance que les dialogues, les décors dépeignent une ambiance morose et reflètent les sentiments du personnage qui est résolument inexpressif. Mais à travers cette inexpression, Alain Delon (qui porte l'imperméable et le chapeau mieux que tout le monde) finit par révéler des sentiments complexes et fonce vers son destin sans sourciller dans cette jungle urbaine qu'est Paris. Melville filme cette inexorable avancée vers la mort avec un œil méticuleux et la scène de poursuite dans le métro est incroyablement réussie et réaliste. Quant à Delon, parfait dans son rôle quasi-mutique, il trouve en François Périer un ennemi tenace qui est beaucoup plus loquace.
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2014
Avec « Le samouraï », première de ses trois collaborations avec Delon, Melville se réapproprie le film de gangsters pour en donner une vision très personnelle qui influencera de façon durable les générations suivantes de Quentin Tarentino à Johnny To. On peut apparenter la Melville’s touch à la révolution westernienne imposée à grand fracas par Sergio Leone trois ans auparavant, dont elle reprend une partie des concepts comme l’homme sans nom et le minimalisme des dialogues. Là où Leone destructure le western traditionnel pour en donner sa propre vision, Melville choisit de faire se marier deux genres cinématographiques qu’ils vénèrent , le film de samouraï japonais et le film noir américain. Chez Melville comme chez Leone les hommes se déterminent par ce qu’ils font et non par ce qu’ils pensent ou disent, d’où le très grand dépouillement de la mise en scène et du scénario qui laissent peu de place à la psychologie des personnages et par voie de conséquence aux dialogues. Pour fixer tout de suite le ton , Melville laisse passer les sept premières minutes du film sans qu’aucun dialogue ne soit échangé. Qui d’autre que Delon pouvait personnifier Jeff Costello ce tueur à gages à l’allure marmoréenne, transposition française du samouraï ? Melville n’a pas mis longtemps à convaincre l’acteur alors au sommet de sa gloire, d’endosser un rôle qui colle parfaitement avec l’image de froideur qu’il véhiculait dans le public. Costello d’abord samouraï devient un ronin quand il est trahi par ses commanditaires spoiler: qui lui reprochent d’avoir laissé un témoin dans un club de jazz après sa dernière mission
. Une faille irréparable s’est produite dans la mécanique de précision qu’est Costello, dès lors que la perfection l’a quitté et qu’il n’est plus infaillible. L’arme parfaite s’est subitement enrayée quand il a pris la décision de ne pas éliminer la jeune pianiste témoin de son dernier contrat. Ayant choisi spoiler: de l’épargner une première fois quand il aurait dû l’exécuter et fidèle au Bushido ,code d’honneur des samouraïs, il met en scène son sacrifice par un seppuku final dans le club de jazz où pour la première fois il a connu l’échec
. Avec ce film, Melville imprime à jamais un style qui sera la marque de fabrique du film noir français. Il approfondira sa recherche stylistique dans ses trois derniers films avant de partir rejoindre prématurément les étoiles. La vision du monde des truands selon Melville est loin des clichés véhiculés par les films dits de série noire des années 50. Le samouraï se meut dans une jungle où seule compte la loi du plus fort. Rien à sauver non plus du côté des flics avec un François Périer en commissaire obsédé par sa proie et ne reculant devant aucune bassesse pour l'attraper ou la tuer. Cette vision ultra réaliste du monde de la pègre fut très novatrice dans le cinéma français de l'époque. Derrière Melville, on ne fera plus les films policiers de la même manière. Une épure pour un cinéaste qui atteint là le sommet de son œuvre et qui s'il n'était pas mort à 56 ans aurait sans doute exploré d'autres voies. On peut le regretter.
conrad7893

354 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 avril 2017
Je n'ai pas du tout aimé ce film contrairement à beaucoup de personnes. J'ai trouvé le jeu de DELON très mauvais. Il récite son texte et c'est tout.
Frédérique Z
Frédérique Z

11 abonnés 61 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 septembre 2013
Une étoile pour la musique, la photo et la nostalgie. Une demie étoile pour Nathalie Delon qui est la seule à jouer correctement. Pour le reste : François Perrier est particulièrement mauvais. Le scenario invraisemblable, sans aucun rebondissement ni suspens en fait un film ni crédible ni rythmé.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2014
Film noir de Jean-Pierre Melville, Le Samouraï offre à Alain Delon l'un de ses plus beaux rôles. Le film est excellent, le suspense tient de bout en bout et suivre cette homme, à première vue froid et solitaire, pris entre plusieurs problèmes est passionnant et surtout magistralement mise en scène par Melville. Entre manipulation, trahison, obsession et soucis du détail, ce thriller au scénario impeccable et bien ficelé est superbe. On ressent les influences Américaines de Melville, notamment à travers sa vision de Paris, des rues pluvieuses et sombres, des boites de nuits où jouent des musiciens noirs... Certaines scènes sont superbes, comme la course-poursuite dans le métro ou le méticuleux interrogatoire. L'atmosphère est sombre et glaciale et coté interprétation, c'est un très grand Alain Delon qui domine les débats. Pierre angulaire du cinéma de Melville, et surtout un grand film, captivant et fascinant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 juin 2013
Premier Melville pour moi et j'ai été passablement déçu.
Honnêtement, outre la forme plutôt plaisante, enfin très cohérente avec ce genre d'histoire (et d'ailleurs sublimée par la musique dantesque de François de Roubaix, mi-inquiétante mi-jazzy, un vrai régal), le fond m'a rarement captivé. Pour moi l'histoire est simplement regardable, bon il y a un petit sursaut vers la fin avec une révélation, mais voilà. Pour le reste rien de transcendant, le personnage de Delon est certes fascinant et amène à une certaine réflexion, mais tous les détournements de l'histoire, que je considère comme ces filatures extrêmement longues et indénombrables, développées et sur-développées, m'ont quasiment "achevé" je dois dire.
Donc le scénario est plutôt sympathique, la forme a des qualités (notamment si on a la chance de voir la version restaurée), et pour les amateurs de genre ça peut paraître pour un classique, mais pour moi c'est surtout un film (trop) lent, difficilement accrocheur, sur la solitude d'un homme (mais là encore ça aurait pu être bien plus exploité...), et voilà j'ai sommeil maintenant, il se fait tard.
Cinémax
Cinémax

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2024
Indéniablement ému par le décès d’Alain Delon, je me rends compte que je n’ai pas vu un seul film dans lequel il apparaît - même le Astérix est le seul de la saga que je ne connais pas. Vous vous en doutez, c’est la honte pour un néocinéphile passionné. Désireux de faire changer les choses, j’ai profité de la rediffusion télévisuelle qui bouleversait les programmes de la soirée pour découvrir « Le Samouraï ».
Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est un navet à rajouter à la liste des pires films de tous les temps, ou du moins des plus surcotés. Il est d’une pauvreté à faire peur, d’un ennui mortel et d’un intérêt que même le plus flegmatique des spectateurs se risquerait à chercher - en vain, bien entendu. L’histoire est simple : un tueur à gage ôte la vie à un pauvre mec puis est suspecté… et ça ne va pas plus loin. Une raison à cela : la lenteur. Généralement, j’aime les silences au cinéma mais leur préciosité réside dans leur rareté. Ici, Melville, en chef d’orchestre du fiasco, en abuse et fait preuve d’un manque d’inventivité en enchaînant les plans sans parole (parfois sur fond de cris stridents d’un piaf chardonneret insupportable qu’on a envie de plumer tant il agace) en gardant une intrigue incertaine à laquelle on ne comprend rien, qui se résout sans explication et qui se traduit par un enchaînement de scènes illogiques et interminables. Bref, à part de bonnes musiques, quelques rares répliques qui valent le coup et un jeu d’acteur excellent - bien que peu bavard - pour le splendide Alain Delon pour survoler le massacre, le reste est à laisser dans une cassette bien au fond de sa cinémathèque et à ressortir pour endormir les gamins un soir de vacances.
Jacbar
Jacbar

8 abonnés 150 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2020
C'est un peu comme une toile peinte en blanc cassé et on cri au chef d'œuvre. Le parallèle avec les films de samouraï est bien fin et transposer le jeu des japonais d'antan au Paris de 67 dénué de sens. Le dialogue doit tenir dans une page et je jeu de Delon aurait pu être tenu par une statue tellement il est figé et impassible.
Des longueurs et des silences qui n'en finissent pas et une finalité bien mince. A noter que Paris parait bien peu peuplé.
Ce film est une curiosité pour l'époque peut être, mais d'aucun intérêt aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 juillet 2007
de trés bons acteurs mais un scénario complétement invraisemblable qui gache complétement le plaisir. Comment la police tombe elle sur Costello aprés le meutre? pourquoi Costello ne se change pas aprés celui ci? Quand les commanditaires veulent liquider Costello, ils s'y prennent de maniére bien maladroite pour des caids? etc,etc . On a bien du mal à croire à cette histoire. Les dialogues sonnent bien faux parfois (le commissaire donnant des instructions à ses hommes, par exemple).

En gros, un film bien décevant!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse