Le Samouraï
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261 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2012
Melville est un as on le sait. Avec "le Samouraï" il entame la trilogie Delon. L'ambiance est toujours la même, sombre, agrémentée de quelques rares dialogues hyper efficaces. encore une fois un chef d'oeuvre!
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2025
De Jean-Pierre Melville (1967-2013).
Un grand Melville dans la tradition des policiers français des années 1960. Avec un A Delon assez magistral .
Il y a dans ce film un mélange des histoires issues de la culture nipponne et des films de truands à la françaises . Le premier aspect du film étant un certain minimalisme puisque les quine premières minutes du film sont quasi silencieuses sans aucune dialogue . Le film se veut être une photographie (certainement idéalisée diront certains) du milieu avec ses boites où les truands côtoient les flics est les indics . Tout y est jusqu'aux entraineuses pulpeuses, les musiciens et tout ce qui maintenant donne à cette époque un côté un peu désuet voire un peu idéalisé .
Alain Delon st , il faut le souligné assez magistral en tueur à gage, beau, élégant mais froid comme le marbre .
Avec aussi François Périer et Nathalie Delon .
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 août 2024
Le prototype du film adulé, dont je suis complètement passé à côté. Vu pour la première fois en 2024, je découvre un film dont le scénario m'échappe : pourquoi ce tueur à gage se laisse-t-il tirer comme un lapin en pleine salle de spectacle ?! Avant cette conclusion désarmante, le film ressemble plus à une visite des quartiers peu amènes du Paris de 1967. On y voit que le métro à l'époque était quasi vide. On note l'élégance dans les rapports humains et dans la pratique de la langue française en ce temps-là. Ça relève presque du documentaire. En fait tout tient à la présence hypnotique d'Alain Delon. Les phrases qu'il prononce doivent en tout tenir sur une feuille A4 en police 14. Son charisme parle pour lui. Quant à la phrase citée au tout début, soi-disant tirée du Bushido (le livre des samouraï), elle ne serait en fait qu'une invention Jean-Pierre Melville, comme pour signifier au spectateur l'arnaque de son film : "Il n'y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n'est celle d'un tigre dans la jungle.. peut-être..." À réserver aux nostalgiques du célèbre acteur.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2024
Un polar de la belle époque devenu un classique du cinéma français coécrit et magnifiquement mis en scène par Jean-Pierre Melville. Réalisé il y plus de 50 ans (1967) le film n'a pas pris une ride.
Ce drame froid, avec peu de dialogues, nous propose néanmoins un scénario très bien écrit ; une histoire efficace nous réservant bien des rebondissements. Elle nous conte les aventures de Jef Costello, un loup solitaire, un homme froid et un redoutable tueur a gage.
Ce Thriller nous offre un casting de haute tenue avec un François Périer magistral dans sa peau de commissaire, Alain Delon qui nous fait du parfait Alain Delon dans le rôle principal de Jef Costello, et une jolie Nathalie Delon dans le rôle de Jeanne l'amie de Jeff.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2011
Un jolie coup de maitre de Jean-Pierre Melville !!! Datant de 1967, ce film est une référence au niveau international auquel des séquences ont été copié sur beaucoup de longs métrages Américains et Asiatiques. Ca commence par un meurtre commis par un tueur à gages qui a tout organisé minutieusement pour aprés pendant l'enquete de police. Plusieurs témoins l'ont aperçu de profils mis à part une chanteuse de cabaret qu'elle l'a vu de prés. Enquetes, témoignages, indices, fillatures, changements de plaques de voiture, plus l'intrigue avance, plus ça se corsse pour le héros qui doit improviser tant devant la police et les gangsters qui l'ont engagé. Jean-Pierre Melville signe un film silencieux à l'ambiance froide avec un scénario béton et une trés grande mise en scène qui fascine. Ce film offre aussi l'un des meilleurs de la carrière d'Alain Delon qui brille par un jeu d'interiorité et de justesse. Les seconds roles sont excellents avec une palme pour l'actrice métisse mystérieuse qui joue la pianiste qui a tout vu. Un chef d'oeuvre.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2021
J’avais vu il y a longtemps ce super film de Jean Pierre Melville. Venant de le revoir, je note à quel point tout concourt à en faire un quasi chef d’œuvre : d’abord le scénario et l’ambiance. Le choix des lieux, en particulier, est une véritable merveille. L’appartement glauque du tueur, le garage où il fait changer les plaques des voitures volées, le chant triste de l’oiseau qui réagit à ce qui se passe dans l’appartement : tous ces éléments pourraient être enseignés dans une école de cinéma tellement ils sont maîtrisés. Ensuite la prestation d’Alain Delon, qui signe là sans doute son meilleur film. François Périer en flic pugnace est top également. Bref, un régal qu’on ne rencontre quasiment plus de nos jours. Seule la fin m’a paru un peu plus faible que le reste, mais vraiment quel film !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 juin 2015
Le samouraï ...des temps modernes agit comme il l'entend. Il se déplace quand il veut. Où il en a envie. Prend pour cible une personne au hasard (par exemple, le patron d'une boîte de nuit). Sans savoir ni pourquoi ni comment. Il la tue selon un protocole bien établi. Il sort son pistolet comme un samouraï son épée. Le rengaine à l'intérieur de son veston, chapeau sur la tête. Son devoir accompli, il revient sur ses pas (en rencontrant une pianiste feintant ne pas le reconnaître en salle d’interrogatoire. Salle à la "Usual suspects" pour comparaison.). Tel est l'enjeu du métrage "Le Samouraï" (1967) de Jean-Pierre Melville, tout juste sorti d'un "Deuxième souffle" en compagnie de Ventura.
Le scénario, écrit au millimètre près par un Melville au sommet, promet de très belles choses, notamment l'esthétique (le rôle campé par Delon ainsi que les décors très bien filmés), tout comme l'ambiance générale. Hélas, 48 ans après sa sortie, les espérances tant attendues sont certes très bien recherchées pour l'époque, mais montrent aujourd'hui les deux points faibles du film melvillien que "Le samouraï" était.
Le premier point faible, c'est donc Alain Delon (pourtant déjà star ! : remarqué chez Gaspard-Huit, Visconti, Antonioni, Clément) campant ce tueur à gages implacable. Sans doute que la direction d'acteur de Melville était parfaite sur le moment mais paraît complètement ridicule en 2015. Il y a aussi la façon dont Delon joue qui fait qu'on décroche assez rapidement du métrage. Un regard vide, un visage blafard, des phrases certes assassines pour hier qui font décrépies aujourd'hui. Je m'attendais à un grand Delon (un certain rôle de composition à la "Monsieur Klein" ou "Rocco et ses frères") et finalement j'attrris en terrain inconnu. En plus, le personnage qu'il incarne a fait les beaux jours des tuurs à gages modernes (Woo, Mann, Jarmush et Johnny To avouent s’inspirer de cette œuvre pour leur films respectifs). Melville a épuré ce que ses admirateurs ont sublimés (certains plans font d'ailleurs penser à certains films cultes d'aujourd'hui). C'est pour cela que je tenais à donner mon opinion Delon.
Le second bât qui blesse, c'est bien sûr cette mise en scène décalée qui prend bien le temps d'encadrer Delon ou tout autre personnage. Un coup, un plan large qui se resserre sur la nonchalance d'Alain le beau gosse, et l'autre coup un travelling arrière dégrossi qui encadre Delon dans le champ. De plus, cette lenteur n'est accompagné par aucune musique, ce qui renforce cet aspect ancien, à la Melville. Ce qui avait, par ailleurs, beaucoup mieux marché sur "Le doulos" à mon goût car nous nous sentions accusé de quelque chose. Ici, rien. Ou alors Delon, Delon... ou encore Delon. Pff... .
Aux côtés d'Alain tout jeune, un François Périer (l'éternel second rôle : "Hôtel du Nord" de Carné, "Orphée", "Max et les ferrailleurs"...) à l'aise et convaincant à souhait dans la peau du commissaire.
Pour terminer, "Le samouraï", vieillot et démodé, a fait les beaux jours de la bande de cinéastes qui ont commencé leur carrière à la fin des 70's (Woo, Jarmush, Too, Tarantino...). Une œuvre charnière du septième art en somme.
Pour une culture cinématographique complète. Indéniablement.
Spectateurs, pour la forme, prenez le maquis tout comme la piqûre melvillienne. Aïe !
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2011
La moindre des choses que je puisse dire c'est que je n'ai pas commencé Melville par ses films les plus connus, et sans doute pas par les meilleurs. Mais il fallait bien que je m'y mette un jour où l'autre. Je connaissais la fin du Samouraï avant de voir le film parce que Johnnie To voulait réaliser la suite de ce film dans son vengeance, et dévoilait la fin de celui ci. Bon c'est pas grave, ça ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier. En effet on a là un pur personnage de cinéma, le type froid, méthodique, taciturne, c'est un personnage qui traverse le cinéma, et franchement c'est bien souvent un plaisir de le retrouver, Delon ici c'est le charisme incarné, il est impitoyable, violent.
Mais le film ne vaut pas que pour son personnage, Melville arrive à créer une tension tout le long durant, parfois juste avec un plan fixe sur le visage de Delon essoufflé et inquiet, essayant des clés les unes après les autres, on entend le bruit des clés et le souffle de Delon. C'est vraiment stressant. Toute la poursuite finale est de très haute volée, je me demande d'ailleurs si De Palma ne s'en est pas inspiré pour celle de l'impasse, c'est sous tension tout le temps, et puis on arrive à ce final, qui quelque part arrive à être beau, à humaniser ce personnage. En tous cas c'est un bon film, qui allie montage, mise en scène avec un personnage charismatique au possible.
Tout ceci me donne envie de voir les autres Melville les plus connus comme le cercle rouge.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2016
Généralement, j'ai assez de mal avec le cinéma français des années 60-70 que je trouve relativement froid et trop sérieux. *Le Samouraï* en est le parfait exemple, mettant en scène Jef Costello, jeune tueur à gage sans peurs et sans reproches interprété par un Alain Delon charismatique mais monocorde, nous suivons le parcours de cet homme sur à peu près 72h à partir de l'assassinat d'un homme important dans un cabaret.

La première chose qui frappe, c'est la photographie, très sombre et contrastée, le film est magnifique d'un point de vue esthétique. La réalisation de Jean-Pierre Meleville est somme toute très classique, j'entends par là dans le plus pur style du thriller français des sixties, mais se révèle efficace, j'en attendais néanmoins un peu plus au vu de la réputation du monsieur mais c'est peut-être dans les cadrages et sa gestion de l'espace plus que dans les mouvements de caméra que celui ci trouvera sa plus grande force. Je dois avouer avoir été surpris par le scénario également, ne connaissant absolument pas le pitch de départ, les trente premières minutes m'ont beaucoup plu de même qu'elles m'ont surpris.

Le reste du film subit un traitement nettement plus classique, retrouvant plusieurs poncifs du genre tout en arrivant à rester captivant, malgré le choix d'un rythme assez lent, le réalisateur choisissant surtout d'installer une ambiance de paranoïa.

Ce qui m'a le plus dérangé, c'est la très faible profondeur psychologique des personnages, et je crois que c'est véritablement ce qui m'empêche d'adhérer pleinement à ce cinéma là. Que ça soit dans les intentions de jeu et d'écriture, je trouve le tout extrêmement froid, et seul le charisme de Delon arrive à immerger émotionnellement un tant soit peu le spectateur dans l'oeuvre.

L'intrigue reste plaisante à suivre, mais le manque d'attachement pour les personnages fait que l'on arrive jamais (du moins pour ma part) à avoir peur pour eux. C'est un peu l'effet que m'avait procuré *Drive* de Nicolas Winding Refn mais le film trouvait en l'occurrence son principal intérêt dans une mise en scène parfaite et électrique.

En bref, un film qui ne m'a pas déplu mais pour lequel j'ai eu beaucoup de mal à m'impliquer, manquant selon moi d'enjeux vraiment forts et de personnages attachants. Très beau en termes techniques et intéressant en terme de traitement scénaristique, le film ne dévoile selon moi pas tout son potentiel. A voir tout de même.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2020
J'avoue avoir été déçu. J'avais longtemps entendu et lu des louanges sur ce classique du polar français et c'est seulement ce mois-ci que je l'ai enfin découvert. Une mise en scène épurée certes et une musique jazzy soignée. Mais autant le film commence très bien autant il s'enlise au fur et à mesure dans un jeu du chat et de la souris avec notamment une scene de métro bien trop longue et qui n'a pas de sens scenaristiquement. Et puis Delon  n'est pas transcendant... Non franchement pas mal mais pas extra non plus, loin de là...
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2018
Du Jean-Pierre Melville pur jus. Un classique reconnu qui m’a guère emballé, « Le Samouraï » est un polar aux teintes aussi froides que son contenu. Une histoire assez basique en fait et peu crédible où Alain Delon incarne un tueur à gage méthodique. Son dernier contrat exécuté, il devient, malgré sa couverture, le suspect numéro un aux yeux d’un commissaire (très bon François Perrier) chargé de l’enquête. Je cherche encore l’intérêt quasi général et l’influence suscités par ce film.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2023
Un polar sombre francais. Voila comment on peut resumer ce film. Un film que je trouve très réussi sur sa réalisation et sa mise en scène et sa construction scenaristique. (Une chasseur des hommes devient la victime d'une chasse à l'homme). Un très bon Alain Delon qui impose par qon charisme comme très souvent. Cependant, l histoire m a paru simple, et ne pas fait accrocher plus que ça, mais je le redis, le film est brillant par sa mise en scène !
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2012
"Le samouraï" est avant tout un film d'ambiance et de mise en scène.Sur un scénario de film noir, Melville impose son style ou les personnagessont définis par leurs actes et non les dialogues. C'est du cinéma d'image pur et le cinéma avant d'être parlant était l'art du mouvement de l'image. "Le samouraï" est là pour rappeller que même bien des années après c'est toujours le cas et que ça le restera. Alain Delon dans le rôle du guerrier solitaire, froid et sans émotions apparente en impose.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2016
Jean-Pierre Melville réalise ici un polar glacé d'une maîtrise impressionnante, superbement hanté par un Alain Delon au sommet de son art. La musique, la lumière, les décors gris-vert, tout concourt à créer une atmosphère absolument envoûtante et dépouillée dans laquelle on se laisse embarquer dès la fascinante séquence d’ouverture pour ne plus la quitter. François Périer et Nathalie Delon sont magistraux. Un chef-d'œuvre qui est cité – à juste titre – comme source d’inspiration par de nombreux réalisateurs à travers le monde.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mars 2013
Pour être franc, je n'ai jamais réellement apprécié Alain Delon en tant qu'homme. En tant qu'acteur, ça varie du bon au risible. Mais dans "Le Samouraï", le jeu de monsieur apporte une grande touche "solitary man" à l'ensemble. C'est d'ailleurs ce qu'il est dans le film... "Le Samouraï", sorti en 1967 et réalisé par Jean-Pierre Melville est une pépite du film noir, à l'ambiance particulière, calme et nerveuse à la fois, à l'image de son héros, Jef Costello (Alain Delon donc), tueur à gages solitaire chargé de liquidé le patron d'une boîte de jazz. Cependant, ce dernier sera trahi par ses commanditaires et pourchassé à la fois par la police.
Jean-Pierre Melville exerce tout son talent dans ce film noir. "Le Samouraï" a aussi inspiré de grands cinéastes comme Jim Jarmush dans son "Ghost Dog" ou encore John Woo pour "Le Syndicat du crime". Succès mérité. Le long-métrage peut dérouter celui qui s'attend à de l'action, de l'action et encore de l'action. Mais pour peu qu'on y accroche, il s'agit d'une véritable leçon de cinéma, à la technique et au scénario magistraux. Chaque scène possède une intensité propre tant la réalisation est subtile. En outre, "Le Samouraï" est l'un de ces grands films français qui resterons dans les annales à tout jamais. Melville signe ici une oeuvre forte et cohérente.
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