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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 avril 2017
Un film noir prenant centré centré sur ses personnages joués avec génie et justesse. Melville impose une véritable ambiance et offre une mise en scène de qualité très soignée. Cependant je repproche au film d'être un peu "froid" dans le sens où le film manque de vie, la faute à de nombreuses longueurs qui empêche l'histoire non pas de se développer mais d'être plus profonde.
un film au succés assez immérité, les critiques ont adulé Delon, tout simplement parce qu'il ne disait rien la plupart du temps, ça devait changer par rapport aux dialogues lourdingues de la série noire habituelle. à partir de la, Melville s'est prit pour un cinéaste et a continué à faire des films sur le même modèle, héros silencieux et scènes sans dialogue, inutiles pour l'action, et boite de nuit irréaliste (toujours la même). à comparer au "Cercle rouge", au calamiteux "Un flic" et au "Doulos" nettement meilleur car plus classique !
Bizarrement ce n'est pas le Melville que je préfère. Le samouraï souffre à mon sens d'une irrégularité au niveau du rythme ainsi que d'une certaine lenteur qui empèche le film de s'épanouir pleinement. Ce petit bémol de coté, le samouraï reste un mythe à part entière qui fait figure de référence pour de nombreux cinéastes (comme John Woo ou Jim Jarmusch entre autres). L'un des plus beaux rôles d'Alain Delon, superbe, inaugurant une longue collaboration avec le cinéaste. On voit aussi le grand perfectionnisme du réalisateur. Chaque scène, chaque endroit, chaque dialogue (même si il y en a très peu) est extrèmement travaillé. Un classique.
Sur les bases d'une histoire minimaliste et de relations entre les personnages qui restent troubles jusqu'au bout, Melville livre un film à la mise en scène dépouillée à l'extrême de tout artifice et d'une maîtrise impressionnante. Le cinéaste à toujours su se servir de ses décors urbains et le prouve encore une fois, en particilier lors de la séquence de filature dans le métro. Dans le rôle d'un tueur impassible, implacable et mystérieux, Delon trouve un de ses meilleurs rôles.
Œuvre atypique dans la filmographie de Melville, "Le Samouraï" est l'un de ses films les plus reconnus, et du même coup, celui dans lequel le plus de cinéastes puisèrent par la suite. On peut citer parmi eux Jim Jarmusch pour "Ghost Dog : la voie du samouraï", Michael Mann pour "Heat" ou John Woo pour "The Killer". Eh oui, ça en jette ! Quoi, vous ne saviez pas que Jean-Pierre Melville était, pour les dernières générations, la référence ultime du polar ? Bande d'in… d'inconscients…! Adulé aujourd'hui par les cinéphiles du monde entier, ce film froid et fascinant est une plongée incroyable dans l'univers du réalisateur, et accessoirement dans le Paris des années soixante. Dans son film (mais aussi dans une partie importante de sa filmographie), plus muet que parlant, les cadrages sont des outils de narration. Un plan peut faire office de dialogue, voire de voix-off ! Les codes sont constamment bousculés ; c'est ce qui est génial avec Melville ! Delon, dans la peau de Jef Costello, tueur à gage mutique et solitaire, est impérial (sans mauvais jeu de mots).
Après avoir vu "Le cercle rouge" également de Jean Pierre Melville, "Le samouraï" me fait comprendre que ce réalisateur maîtrise le film noir, les films très sombres avec peu de dialogues mais très maîtrisé. Sorti en 1967 avec Alain Delon en tête d'affiche au sommet de son art, on ne peut qu'avoir un film réussi. L'acteur mort il y a quelques jours incarne un tueur à gage froid et très classe. L'ambiance du film dans les années 60 est quelque chose que j'aime beaucoup, une période où tout le monde s'habillait avec classe, où le langage soutenu et l'art de bien parler était sur toutes les lèvres. Même si la parole n'est pas le gros point fort de ce film, le style lui est bien présent. La mise en scène de Melville est géniale et le film commence par dire qu'il n'y a pas plus profonde solitude que celle du samouraï. Ce fameux samouraï qui loge dans un petit appartement parisien très sombre est imagé à travers l'oiseau dans sa cage. Et cela est plutôt bien vu, car le samouraï va à l'image de l'oiseau tenter de sortir de sa cage. Sauf que sa cage à lui sont les personnes qui le paie pour tuer.
Au delà de tout ça, je trouve le film très bien mais avec quelques éléments qui m'ont un peu dérangé d'où le fait que je ne le qualifierai pas d'excellent film. Le samouraï a un alibi parfait après son crime face à la police. Tout porte à croire qu'il est innocent et pourtant l'enquêteur a un doute et va jusqu'à engager une cinquantaine d'hommes pour le surveiller. Peut être que je me trompe mais cela n'arriverai jamais réellement de mettre autant de moyen pour suivre un homme qui a tout pour être innocent même s'il ne l'est pas.
Mais sinon le samouraï est un film que j'ai vraiment bien aimé et qui me donne envie de découvrir davantage de films de Melville et d'autres films avec Alain Delon.
Jef Costello est un tueur à gages. Après avoir laissé sa dernière victime dans un cabaret, une pianiste l’aperçoit. La police le suspecte immédiatement malgré son alibi. Mais, lors de l’interrogatoire, la pianiste feint de ne pas le reconnaître.
Le noir et blanc de Melville est parfait. On a l’impression qu’il pousse volontairement le cliché du film noir français des années 60, ce qu’il allie à une réalisation très classique et réussit tout de même à en faire une œuvre très efficace grâce à son talent de cadrage et sa gestion de l’espace.
Jean-Pierre Melville choisit d’allier à une atmosphère glaciale, un personnage froid, seul et incroyablement charismatique en la personne d’Alain Delon. Un grand film de Melville qui inspira d’autres grands cinéastes.
Le samouraï montre bien la solitude de son héros : les dialogues sont peu nombreux et Alain Delon incarne (très) bien un personnage (très) froid. Cependant, l'intérêt du film ce situe plus dans la bande-son (ah, cet oiseau !) et les plans sombres, tout ceci jouant beaucoup dans d'excellentes scènes où la tension est à son comble. On obtient ainsi un bon film policier proche du thriller, qui a peu vieilli, et qui sait utiliser le talent de delon (et non le contraire).
Traque épurée dun énigmatique samouraï à la force sereine et imperceptible. Melville signe quelques beaux plans de cinéma ( notamment celui de la passerelle, magnifique ) et offre à Alain Delon loccasion dimprégner lécran de sa froide beauté à lélégance taciturne.
Difficile de bien noter un film dont le binome d'actrices féminines est aussi mauvais. Melville a voulu faire un film noir à l'américaine (la musique de François de Roubaix fait penser à Miles Davis, mais vraiment de loin...). Point positif du film : le cadrage et l'image, très travaillés; et bien sur Alain Delon qui n'est jamais meilleur que dans des rôles guindés où il ne parle presque pas (genre M.Klein). L'ensemble est franchement dispensable et l'intrigue plutot quelconque ne rattrape pas le niveau.
Un chef d'oeuvre, une référence du film noir. Melville met en scène un film sobre, mettant en scène un personnage froid, au visage impassible, qui ne parle pratiquement pas, habillé d'un costume-cravate, d'un imperméable et d'un chapeau. L'ambiance des films de gangsters de l'époque est extraordinaire et permet à Melville de signer un film référence, relique de quelques réalisateurs de renom, dont Tarantino.
Séquences entièrement muettes de Delon qui se déplace d'un lieu à l'autre, dans tous les détails, c'est laborieux : les elipses, Jean-Pierre ! Cadres et réalisation très stylisés mais scénario beaucoup trop mince pour en faire le chef-d'œuvre tant annoncé !
Le film présente une double enquête: on recherche le loup solitaire et lui recherche ses assassins. Avec tout ça une chasse à l'homme dans le métro, tout en silence. C'est d'ailleurs ce qui caractérise le personnage: la froideur et le mutisme. Excellent film policier car d'une élégance parfaite.
Un grand film de mise en scène, en est-il de même du scénario ? Melville installe un esthétisme sombre, gris, fataliste, crée des scènes de tensions à vous ronger les sang, autour d'un Alain Delon au sommet de son charisme. Il y incarne un tueur solitaire, froid et méthodique; plongé dans une mission qui tourne mal. Melville prévilégie l'image aux paroles, l'ambiance à la narration avec des personnages énigmatiques, dont on sait si peu que le spectateur peut y projeter ses rêves et obsessions. Melville a plus de mal, donc, dans la narration et quelques invraisemblances, mais on se laisse emporter, talent de metteur en scène oblige
Je peux comprendre que l'ambiance que Melville développe dans "Le Samouraï" a été révolutionnaire en 1967, que ce film ait pu être fascinant pour bon nombre de réalisateurs aussi, mais il faudrait quand même se pencher un peu sur le scénario pour l'évaluer. Qu'il soit très simpliste n'est pas un problème, c'est l'accumulation de choses ridicules qui m'ont 'énervé'. Je ne vais pas faire la liste de toutes ces choses qui m'ont fait sortir du film, mais après avoir revu "Le Samouraï" je comprends mieux pourquoi je n'en avais gardé aucun souvenir.