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OMTR
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5,0
Publiée le 24 décembre 2024
La magie est de retour !
Deux ans après avoir « spoiler: abattu Air America » à Los Angeles, Martin Riggs et Roger Murtaugh s'attaquent à un autre gang fasciste : spoiler: les suprémacistes blancs sud-africains ; des Nazis narcotrafiquants qui se cachent derrière leur immunité diplomatique .
Dans ce deuxième épisode, Martin découvre un spoiler: nouvel intérêt amoureux incarné par la douce et adorable Patsy Kensit. Et Joes Pesci est introfuit en tant que Leo Getz, un acolyte comique de génie .
Une suite qui est un spoiler: grand film antifasciste et antiraciste, et un des meilleurs de 1989 (une riche année cinématographique) .
Un cran supérieur à son prédécesseur, « L'Arme fatale 2 » se pare de scènes d'action encore plus abouties mais surtout d'un scénario plus « politique » sur fond d'apartheid, plus élaboré et surtout plus intéressant : une suite placée sous le signe du « + », en somme. Richard Donner reprend donc la formule qui avait fait le succès du premier volet, mais en la bonifiant presque à tout point de vue, le duo vedette et l'humour quasi-omniprésent (ah, Joe Pesci : ce mec est vraiment génial) s'occupant du reste. L'efficacité faite film.
Suite du buddy-movie culte des années 80, "L'Arme Fatale 2" est un excellent film, un poil supérieur à son prédécesseur. Le film commence fort avec une scène d'ouverture superbe, où nous retrouvons Martin Riggs, Roger Martaugh et plusieurs collègues qui s'engagent dans une course-poursuite. Mais lorsque la voiture impliquée est abandonnée à la suite d'un accident, les deux policiers découvrent un nombre important de lingots en forme de pièces de monnaies sud-africaine dans le coffre de l'automobile, concluant que le suspect est d'origine sud-africaine. Le lendemain, Murtaugh est chargé avec Riggs d'assurer la sécurité d'un certain Leo Getz, un comptable fort en gueule devenu témoin fédéral après avoir décidé de témoigner qu'il a autrefois blanchi de l'argent pour des trafiquants de drogue, vivant sur une maison sur pilotis. Lassé du harcèlement du policier, les diplomates font éliminer un bon nombre de policiers enquêtant sur son sujet. Riggs et Martaugh subiront les assauts d'un groupe armé plusieurs fois mais parviendront toujours à s'en sortir, et démantèleront ce sombre réseau. Shane Black nous scénarise une nouvelle fois une superbe histoire, plus explosif et plus drôle, tout en développant les personnages psychologiquement, notamment la rage de Mel Gibson vis à vis des méchants. Nous retrouvons notre duo comique, toujours composé du déjanté Mel Gibson qui est décidément bien ancré dans son rôle de flic taré et notre Danny Glover. Tout deux signe une prestation exceptionnelle. A noter également que Joe Pesci est très bon en souffre douleur. Les méchants sont très bon aussi, Derrick O'Connor et Joss Ackland en état de grâce. L'humour est toujours aussi décapant, grâce à notre trio principale. Derrière la caméra nous retrouvons Richard Donner qui assure une nouvelle fois, réalisation et mise en scène soignée, cascades, fusillades et courses poursuites démentes (à noter que la scène d'ouverture est classé parmi les meilleures scènes du cinéma d'action). La BO est super, j'ai beaucoup apprécié la musique des Guns N' Roses vers la fin "Knocking on heavens doors". Ajoutons à cela un rythme effréné sans aucun longueur et nous obtenons un super blockbuster très divertissant qui est devenu culte avec le temps, et c'est amplement mérité !
La franchise « Arme fatale » est un classique du film d'action des années 1980-90, probablement la meilleure avec « Die Hard ». Le duo M. Gibson – D. Glover est immortel, les dialogues percutants et drôles font toujours mouche, l'action est omniprésente mais ça va plus loin que ça ! Avec le nombre des années, on s'est attaché à l'univers du film. On ressent de l'empathie pour tous les personnages qui font un peu partie de la famille depuis tout ce temps. (personnellement, j'ai l'impression d'avoir grandi avec eux) J'aime particulièrement cet épisode qui voit l'arrivée de deux personnages que j'apprécie : Joe Pesci en expert comptable véreux mais plein de bonté et de générosité et la belle Patsy Kensit, malheureusement trop fragile pour survivre dans leur monde de brutes ! Ce film vieilli mais ne lasse pas... Espérons faire comme lui !
C'est un plaisir de retrouver ces 2 héros, tandem infernal dont les pitreries déclenchent le rire. Les personnages ont évolué, surtout Riggs moins suicidaire, qui a retrouvé une certaine plénitude en squattant souvent chez les Murtaugh ; tous deux se chamaillent mais s'adorent, l'humour est donc plus accentué dans cet épisode, on a droit à des scènes parfois à la limite du bon goût, telle celle des toilettes de Murtaugh avec la bombe, mais finalement très drôle. Richard Donner dose parfaitement ces séquences comiques aux répliques qui tuent, et les scènes d'action, tout en contrôlant les facéties d'un nouveau venu : un Joe Pesci survolté et au bagoût inimitable qui campe Leo Getz, petit truand minable qui trouve le moyen de dire 108 fois "o.k."... Un excellent divertissement au niveau à peu près égal au premier film.
Après le succès phénoménal et somme toute inattendu de “L’Arme Fatale” en 1987 (rapportant 105 millions de $ soit huit fois son budget), la Warner entend très vite remettre le couvert, Mel Gibson étant alors au zénith de sa popularité. Tout ce qu’il touche se transforme en or et il faut vite en profiter avant que le soufflet ne retombe. On reprend donc la même équipe avec notamment Shane Black qui a crée les deux personnages de Martin Riggs (Mel Gibson) et de Roger Murtaugh (Danny Glover). Le scénario écrit par Black avec Warren Murphy ne convient pas du tout au producteur Joe Silver qui le trouve manquant de fantaisie et qui surtout en proposant la mort de Riggs met fin à ce qui s’annonce comme une juteuse saga. Impensable ! C’est donc Jeffrey Boam déjà intervenant en qualité de Script Doctor sur le premier épisode qui se charge de remettre les choses en ordre. Le personnage du comptable véreux joué par Joe Pesci destiné à accentuer l’aspect comique du film est largement développé pour ancrer cet “Arme fatale 2” dans l’esprit bon enfant voulu par Silver. Mais surtout le caractère volcanique et chien fou du flic névrosé joué par Mel Gibson est poussé à son paroxysme. De quoi affoler la gente féminine qui n’est pas insensible au charme du beau Mel. Le résultat ne se fait pas attendre. “L’Arme Fatale 2” rapporte deux fois plus d’argent que son prédécesseur. Cet opportunisme à tout crin qui caractérisait Joe Silver ne permet malheureusement pas à cet opus tout comme aux trois épisodes de voyager sans dommage à travers les trois décennies qui se sont écoulées depuis sa sortie sur les écrans. Les défauts du film pourtant largement détectables à l’époque sautent désormais aux yeux. L’intrigue plutôt classique pour le genre passe bien sûr au second plan et n’est pas le problème essentiel. C’est plutôt le cabotinage éhonté des sirs Gibson, Pesci et Glover qui est aujourd’hui insupportable. La palme revenant bien sûr à Mel Gibson en totale roue libre qui heureusement a pu montrer son talent dans d’autres films. Dans le genre du ”buddy movie”, on recommandera plutôt les sagas “Flic de Beverly Hills” ou “48 heures” mais surtout “Midnight Run” de Martin Brest avec Robert De Niro et Charles Grondin qui est un must.
Dans ce second volet, on retrouvera les grosses facilités scénaristiques et autres scènes peu crédibles que l'on a pu apercevoir dans le précédent, mais bizarrement, on s'en moque. L'arme fatale détient une véritable puissance unique, qui réside dans ce duo de flics culte. La magie fonctionne aussi bien que dans le précédent ! Cette saga fera donc partie des rares à ne pas régresser ou à s'égarer de son sujet au fil des volets. Le scénario reste relativement proche du précédent, les pointes d’humour sont toujours présentes, et bonne nouvelle pour nous autres spectateurs, les scènes mémorables y sont plus nombreuses (la camisole de force, la bombe sur les toilettes etc…), sans oublier bien sûr l’apparition d’un nouveau et excellent personnage, incarné par le talentueux Joe Pesci. "Okay okay okay !"
Le premier film étant rapidement devenu un classique du buddy movie policier, il était inévitable que L’Arme fatale connaissent un second volet. S’apparentant désormais à un produit commercial, la noirceur du premier volet pouvait sembler risquée et la production choisit donc d’alléger le tout. Ainsi, avant même la première image, les premières notes de musique reprennent quelques secondes celles des Looney tunes et le premier plan montre Martin Riggs s’amuser du fait de se retrouver dans une course-poursuite : le ton est donné ! Ce second volet va être placé sous le signe de l’action et d’un humour plus présent. Le personnage interprété par Mel Gibson a réussi à guérir de son traumatisme et est désormais psychologiquement plus équilibré. Les relations entre Riggs et Murtaugh sont donc encore plus placées sous le signe de l’humour et le duo se voit rejoint par un sidekick nommé Leo Getz et personnifié par un Joe Pesci aussi drôle qu’il peut être inquiétant chez Scorsese. Même si certains ne sont pas toujours très crédiblesspoiler: (il est difficile de croire que Murtaugh puisse conduire la voiture personnelle de sa femme en service) , les gags font quasiment systématiquement mouche et les rires sont très fréquents surtout dans la première heure du film. En effet, petit à petit, le sérieux reprend le dessusspoiler: quand la tournure devient plus personnelle pour Riggs (il est d’ailleurs surprenant de voir que le film est sorti la même année que Permis de tuer, où James Bond s’affranchissait de ses ordres pour mener un vendetta personnelle à l’image de Riggs ici) . En effet, si l’humour est beaucoup plus présent, ce second volet ne penche pas aussi franchement vers l’aspect comique que les deux volets suivants et se permet même d’aborder le sujet sensible à l’époque de l’Apartheid en Afrique du sud mais également de l’immunité diplomatique. Nous ne sommes pas pour autant dans un pamphlet politique et ces thèmes servent surtout à livrer un polar rondement mené. Les scènes d’action assez nombreuses sont mieux maîtrisées que dans le premier volet et semblent,spoiler: notamment pour la dernière fusillade, avoir subi l’influence grandissante des films de Hong-Kong et en particulier ceux de John Woo. Shane Black n’a beau ne plus être au scénario (il n’est crédité qu’à l’histoire originale car son script était considéré comme trop sombrespoiler: et présentait notamment la mort de Martin Riggs ) Ainsi, si L’Arme fatale 2 s’éloigne quelques peu de la noirceur du premier (même si celle-ci réapparaît dans les dernières séquencesspoiler: à la suite de la mort de Rika et de la découverte des véritables conditions de la mort de la femme de Riggs ), il reste un excellent polar où l’humour possède une grande place sans pour autant empiéter sur le bon déroulement du récit.
Pour ma critique de "L'Arme Fatale 2", je pourrai reprendre celle pour l'original. Il n'y a pas beaucoup de différences au niveau qualitatif avec le film sorti 2 ans auparavant. C'est plutôt une bonne chose puisque ça fait rentrer ce film dans le cercle très fermé des suites à la hauteur du premier opus.
Petite nouveauté cela dit : l'introduction du personnage incarné par Joe Pesci. Un comptable roublard voire même carrément escroc et qui a une certaine tendance à agacer ses interlocuteurs. Et Joe Pesci a très bien réussi à enfiler les habits de ce personnage. Cela rajoute un peu plus d'humour à cette comédie d'action.
Finalement, je ne m'éterniserai pas dessus : on a à peu près la même chose que dans le 1er, à savoir un duo antagoniste qui fonctionne, de bons acteurs principaux, un côté un peu kitsch et totalement marqué 80's et surtout une bonne dose de second degré. On sent d'ailleurs bien la patte de Shane Black au scénario pour ce dernier point !