L'Homme de la plaine
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59 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
The Man from Laramie part du point d’aboutissement du western traditionnel, à savoir les restes d’un champ de bataille, les corps d’une cavalerie assaillie par les Apaches, pour mieux interroger la cause du malheur, remonter à la source d’un conflit qui dépasse la dichotomie entre Américains et Indiens au profit d’une réflexion sur la famille : Alec Waggoman reconnaît en son contremaître Vic Hansbro un fils adoptif, trouve en Kate une épouse possible, regarde l’étranger Will Lockhart comme un fantôme hantant ses nuits et maintenant ses jours.
Ce dernier occupe une situation paradoxale : individu mystérieux que l’on regarde telle une entité dangereuse parce qu’inconnue, il ne cesse d’être rabaissé, en témoignent son filmage en plongée lors de sa rencontre avec Alec – lui est assis, l’autre debout – ou spoiler: la tentative d’assassinat durant laquelle le meurtrier saute depuis le toit d’une bâtisse
. En contradiction avec le titre du long métrage, qui l’inscrit dans une ville bien nommée, Will vient de l’extérieur, prétend ne pas avoir de foyer ou de villégiature, mais souhaite demeurer à Coronado aussi longtemps que possible : sa position de spectateur le conduit à subir et à dénoncer l’exercice spoiler: d’une violence banalisée – la destruction des chariots, la mise à mort des mules, les coups portés pour un peu de sel traînant sur le sol –
qui gangrène la société et qu’incarne le fusil, symbole du chaos auquel Anthony Mann a déjà consacré un film entier (Winchester ’73, 1950).
Agnes L.
Agnes L.

231 abonnés 2 032 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2024
Ce western est plaisant et pas trop simpliste. Je regrette que les dialogues ne soient pas à la hauteur. Un peu trop taiseux comme personnage, l'homme de la plaine (James Stewart), et c'est abusif car on dirait qu'il ne sait pas exprimer ce qui lui arrive. Peut-être ne se disculpe-t-il pas car il se dit qu'on ne le croira pas mais cela en devient énervant. Un peu déçue également de voir si peu les Apaches alors qu'ils sont au centre de l'histoire. Ce qui est bien réalisé par contre, c'est la diversité des lieux, les personnalités du père et celui du trafiquant d'armes. Le fils Dave Waggoman, lui, est trop âgé pour être crédible dans le rôle d'un jeune homme chaperonné car il a trente neuf ans au moment du tournage et ça se voit.
Patjob
Patjob

44 abonnés 763 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2025
Un admirable western. Par sa pureté, car les six personnages principaux y sont humains, avec leurs forces, leurs faiblesses et les raisons qui les motivent, dans un scénario très travaillé, empreint d’une logique implacable qui tend vers la tragédie. Ils sont le cœur et le moteur du film, qui laisse planer une sorte de mystère sur quelques personnages secondaires. Admirable aussi, voire surtout, par l’ampleur et la majesté de la mise en scène, où la pertinence des cadrages le dispute à la précision des mouvements de caméra, et qui reste cependant simple et épurée, sans effets superflus et d’une expressivité exemplaire, ce qui se manifeste dès la superbe première scène. Ainsi un plaisir constant est généré par le film, qui se savoure avec délectation et s’affirme comme l’une des perles du grand western classique.
chrisbal
chrisbal

19 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2026
Dernier film d'Anthony Mann mettant en vedette son acteur fétiche, "L'homme de la plaine" est un western très classique avec de magnifiques paysages filmés en Cinémascope.
Bien que les motivations des différents personnages restent relativement mystérieuses, on se doute dès le début spoiler: qu'il s'agit d'une histoire de vengeance en rapport avec la colonne de cavalerie décimée par les indiens et également de qui peuvent être les trafiquants d'armes
.
James Stewart interprète un Will Lockhart tout en bravoure et en humilité (même si pour moi il est loin d'être l'acteur le plus charismatique de l'époque, on peut au moins lui accorder cette qualité), contrastant avec les personnages interprétés par Arthur Kennedy (Vic Hansbro) et Alex Nicol (Dave Waggoman), cupides et avides de violence.
D'une manière générale, on a un divertissement pas forcément épique mais qui respecte les fondamentaux des westerns des années 50.
Ducerceau
Ducerceau

20 abonnés 693 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2019
Un vrai western à l'ancienne de la grande époque. Avec un scénario alambiqué dans de beaux paysages très différents de Monuments Valley.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2013
Dernier film de la collaboration James Stewart-Anthony Mann, L'Homme de la plaine est un western assez classique de bonne qualité. Ainsi, tout amateur de western hollywoodien devrait aimer ce film où les relations entre les personnages sont tout de même plus complexes qu'habituellement spoiler: (le changement d'opinion du père sur son fils, les femmes du film qui sont partagées entre le héros et le clan Waggoman...)
. Un bon western qui toutefois ne révolutionne pas le genre.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2009
Apogée de la collaboration entre l'acteur James Stewart et le réalisateur Anthony Mann, L'homme de la plaine ("L'homme de Laramie" dans la version originale, c'est plus joli) est un western unique, âpre et sombre - ce qui n'empêche pas le technicolor et un magnifique usage du cinémascope. Stewart y interprète un homme errant, ancien militaire parti venger son frère mort par les mains des Apaches. Mais tout l'interêt de ce western "pas si classique" est que Lockhart, le héros, n'entretient aucun ressentiment pour les Indiens, mais bien pour les hommes d'affaire blancs qui leur ont vendu des armes. L'autre interêt majeur est d'y voir Stewart, plus que jamais l'incarnation de la Justice avec un grand J, pourtant usé, essoufflé et dans le doute. C'est en quelque sorte un homme qui aime la paix et la sérennité, forcé, par le monde de brutes qui l'entoure, à utiliser la violence. Personnage dense, ambigüe et mystérieux, Lockhart n'en n'est finalement qu'un parmis d'autres, à savoir : un propriétaire terrien tyran, qui, en devenant aveugle physiquement, retrouve la vue quant à ceux qui l'entourent ; un fils adoptif et un fils de sang qui se partagent les faveurs du baron ; et une vieille femme encore amoureuse de ce même vieillard devenu maître de la ville, qu'elle combat pourtant. Ajoutez à cela émotions contenues, suspense et romance, ainsi qu'une mise en scène parfaite à la croisée entre le classicisme de Ford et la violence à venir des années 60, vous obtiendrez L'homme de la plaine, un western mythique.
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2011
Un bon vieux western bien sympa mettant en avant James Stewart dans la peau d'un cow-boy avide de problèmes.
C'est dans une histoire classique du genre western qu'évoluent les personnages de "L'Homme de la plaine". Simple et très classique, ce long-métrage marque cependant un état de vieillissement avancé qui empêche une réelle appréciation de ses qualités originelles.
Mise en scène correcte faisant bien ressortir les différentes interactions valorisées par une musique agréable mais pas comparable aux hymnes de Morricone, ce film est réservé aux amateurs des 50's ou aux inconditionnels de l'Ouest américain.
tietie007
tietie007

48 abonnés 161 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2007
J'avoue que je ne suis pas un très grand fan d'Anthony Mann et de James Stewart ! Un western qui vaut surtout par ses beaux paysages, l'histoire en elle même étant on ne peut plus classique et, il faut bien le dire, un peu désuete !
Chaîne 42
Chaîne 42

222 abonnés 3 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2020
James Stewart a cette apparence étonnante qui inspire la gentillesse, non l'assurance, ni la force, ni le charisme mais la gentillesse et c'est le rôle phare qu'il tient dans différents films comme celui-ci. Il a le rôle titre et c'est bien lui qui apparait pendant presque tout le film avec son respect des autres et sa recherche de la vérité et même s'il joue un personnage tourmenté et qui ne se dévoile pas. Sincérité et gentillesse on a du mal à lui trouver des défauts, alors peut être une certaine maladresse, un peu irascible et borné mais cela parait si peu. Bref l'histoire elle même tout en ayant un minimum d'astuce vaut surtout par lui et les personnages qui peuvent graviter autour de lui. spoiler: L'essence de cela est prégnant, aucun des meurtres qui font partie de cette histoire de pouvoir et de folie ne sont fait par lui c'est dire si son personnage devait être préservé alors même que l'on sait en fin de film qu'il est capitaine dans l'armée.
. Le réalisateur exploite bien ce caractère plus ou moins consciemment dans un western typique et atypique à la fois comme une originalité forte par contre sans doute un peu trop subtile pour un large public.
Play it again, Sam
Play it again, Sam

14 abonnés 278 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2020
Dernier des huit films (dont cinq westerns) réalisés par Anthony Mann avec James Stewart, « L’Homme de la plaine » est souvent considéré comme l’apothéose de leur collaboration. Ce n’est pourtant pas dans ce western ultra-classique (la venue d’un étranger dans une ville pour y exécuter sa vengeance en la délestant du tyran qui y règne en maître) qu’Anthony Mann se montre le plus à l’aise. S’il bénéficie ici du CinemaScope et excelle dans les scènes d’action se déroulant dans de vastes espaces, le scénario ne se prête qu’à peu de scènes de ce genre. On est loin ici des « Affameurs », de « Je suis un aventurier », de « L’Appât » et de « Winchester 73 » où James Stewart sillonne les grands espaces en même temps que l’intrigue se déroule.
En conséquence, on ne retrouve pas le souffle épique de ces quatre autres titres dans celui-ci et la qualité du film en pâtit largement. Peu à l’aise avec les portraits psychologiques, Anthony Mann peine à retrouver le rythme échevelé de ses précédentes réalisations. Le classicisme du film semble, en outre, un véritable exercice de style. Tout est convenu, carré, à sa place et l’intrigue se déroule donc sans surprise jusqu’à un duel final plutôt décevant.
Le film ne manque cependant pas de qualités. Anthony Mann propose un film net et sans bavure, l’intrigue est bien menée, certaines scènes sont saisissantes et James Stewart est fidèle à lui-même en cow-boy solitaire, honnête, droit et têtu. En somme, cet « Homme de la plaine » est une parfaite illustration du western classique à l’Américaine remplissant le cahier des charges (on a même droit aux Indiens et à une intrigue sentimentale qui a le mérite de prendre peu de place dans l’ensemble).
Si ce classicisme est ce qui fait la renommée de ce western, on regrettera, au contraire, son manque de personnalité et, surtout, son trop faible souffle épique. Un film, au final, presque trop propre sur lui pour être aussi passionnant que les précédentes œuvres de Mann qui sacrifiaient parfois la maîtrise du récit à une action qui savait dire beaucoup de choses de ses personnages. Bref, tout ceci manque un peu d’âme même si c’est extrêmement bien fait.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Troisième et dernier film du programme cinéma sur lequel j'ai été interrogé au bac, L'homme de la plaine est un très bon western rompant avec certains codes du genre. Ce cinquième et dernier western du duo Mann/Stewart est également un des plus aboutis: bien mieux que le moyen Winchester 73 mais légèrement inférieur au magnifique Les Affameurs, L'homme de la plaine est un western efficace, avec un héros mannien à son apogée campé par l'impeccable James Stewart, un personnage double joué par Arthur Kennedy à l'image de celui que ce dernier incarnait dans Les Affameurs, plusieurs sous-intrigues. Un très bon moment de cinéma.
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2010
Au risque de choquer certains, James Stewart n'est pas un acteur extraordinaire. Son jeu caricatural prête à sourire dans des scènes qui devraient être les moments forts du film. Ceci ajouté au fait qu'il ne se passe absolument rien dans ce western, on est franchement déçu. Le côté psychologique et l'anti-héroïsme du personnage principal sont plutôt bien traités, mais on désespère face au manque d'action. Et quand il y en a un peu, c'est raté. Les effets tombent à plat, en fait. A part ça, le film n'est pas si mauvais, mais on n'en garde pas un souvenir impérissable.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2011
Dans la plus pire tradition du western, "L'homme de la plaine" tire son épingle du jeu grâce à la mise en scène aussi inspirée que moderne d'Anthony Mann, qui offre également un rôle doré pour James Stewart, dans lequel il montre toute l'étendue de son talent! On a donc affaire à un film sérieux, bien fait, qui a peu vieilli, et assez efficace. Ce qui cloche? Disons que ça ne sort pas suffisamment des codes des westerns classiques... Alors oui, on a les paysages, les chevaux, le fabuleux Technicolor, la belle musique, mais au fond, tout ça c'est presque du déjà vu, d'autant que l'histoire manque vraiment d'originalité. À prendre comme un divertissement pur et simple, car c'est comme ça que l'on dégustera le mieux "L'homme de la plaine".
stans007
stans007

39 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2022
Dernier du cycle des cinq westerns d’Anthony Mann, avec scénario revu à la baisse par les producteurs. Très classique, aride, avec un fils à papa très méchant, un grand justicier très courageux, pas d’humour, et des indiens pas bien loin. Pas mal d’invraisemblances mais globalement bien ficelé. Du solide.
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