L'Homme de la plaine
Note moyenne
3,8
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59 critiques spectateurs

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Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2025
Un admirable western. Par sa pureté, car les six personnages principaux y sont humains, avec leurs forces, leurs faiblesses et les raisons qui les motivent, dans un scénario très travaillé, empreint d’une logique implacable qui tend vers la tragédie. Ils sont le cœur et le moteur du film, qui laisse planer une sorte de mystère sur quelques personnages secondaires. Admirable aussi, voire surtout, par l’ampleur et la majesté de la mise en scène, où la pertinence des cadrages le dispute à la précision des mouvements de caméra, et qui reste cependant simple et épurée, sans effets superflus et d’une expressivité exemplaire, ce qui se manifeste dès la superbe première scène. Ainsi un plaisir constant est généré par le film, qui se savoure avec délectation et s’affirme comme l’une des perles du grand western classique.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
The Man from Laramie part du point d’aboutissement du western traditionnel, à savoir les restes d’un champ de bataille, les corps d’une cavalerie assaillie par les Apaches, pour mieux interroger la cause du malheur, remonter à la source d’un conflit qui dépasse la dichotomie entre Américains et Indiens au profit d’une réflexion sur la famille : Alec Waggoman reconnaît en son contremaître Vic Hansbro un fils adoptif, trouve en Kate une épouse possible, regarde l’étranger Will Lockhart comme un fantôme hantant ses nuits et maintenant ses jours.
Ce dernier occupe une situation paradoxale : individu mystérieux que l’on regarde telle une entité dangereuse parce qu’inconnue, il ne cesse d’être rabaissé, en témoignent son filmage en plongée lors de sa rencontre avec Alec – lui est assis, l’autre debout – ou spoiler: la tentative d’assassinat durant laquelle le meurtrier saute depuis le toit d’une bâtisse
. En contradiction avec le titre du long métrage, qui l’inscrit dans une ville bien nommée, Will vient de l’extérieur, prétend ne pas avoir de foyer ou de villégiature, mais souhaite demeurer à Coronado aussi longtemps que possible : sa position de spectateur le conduit à subir et à dénoncer l’exercice spoiler: d’une violence banalisée – la destruction des chariots, la mise à mort des mules, les coups portés pour un peu de sel traînant sur le sol –
qui gangrène la société et qu’incarne le fusil, symbole du chaos auquel Anthony Mann a déjà consacré un film entier (Winchester ’73, 1950).
Shining80
Shining80

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2025
Ce qui marque en premier lieu dans ce film c'est sa violence cru pour un film du début des années 50 ( spoiler: les mules abbatues par le fils Waggoman et celui-ci toujours tirant dans la main de Stewart sans moyen de défense
). Mann magnifie une nouvelle fois le scénario qu'il a sous la main avec une réalisation et des cadrages rendant l'expérience immersive. J'ai beaucoup aimé la première moitié du film, un peu moins le dernier 1/4 même si il réussit à maintenir en haleine le spectateur jusqu'au dénouement final. Je trouve que James Stewart affine encore une fois son personnage après les quatres premiers films du cycle, dans le rôle peut être le plus sympathique, mais toujours aussi hanté par un passé trouble
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2025
Un superbe western conduit non seulement avec savoir-faire et maitrise par le réalisateur Anthony Mann qui parvient en plus à insuffler une dimension dramatique puissante au travers son récit basé sur des personnages forts et ambivalents avec dans le rôle principal l’excellent James Stewart. Une œuvre qui transcende largement les codes du genre grâce au baroque de la mise en scène tout en pouvant compter sur une interprétation sans faille. Un grand classique.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2025
Une déception cette ultime association entre Mann et Stewart! Malgré une réalisation solide, des paysages rocailleux assez majestueux et un intéressant Donald Crisp, les défauts l'emportent... Personnages stéréotypés définis par une caractéristique unique (le fils indigne, celui de substitution, la cow-woman pugnace), mauvais choix de casting (Alex Nicol pas assez jeune ni charismatique), motivations floues (le compagnon de fortune, la jeune femme séduite mais à l'attitude ambiguë), symbolique dissonante (le rêve à twist), intrigues annoncées délaissées (l'enquête inutile par manque de suspense, le meurtre irrésolu, le fouineur corruptible). Cet homme de Laramie peut s'oublier...
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2025
C'est donc à Coronado que l'action se passe, comme on l'apprend au bout d'une petite demi-heure, tandis que Will Lockhart (James Stewart) explique à Barbara Waggoman (Cathy O'Donnell) sa mésaventure avec son cousin Dave Waggoman (Alex Nicol). Où se trouve cette ville ? Il y a bien une Coronado de nos jours en Californie, mais trop près du Pacifique pour être celle évoquée dans le film. Quand se passent les faits ? Difficile à dire. Le héros évoque la guerre, mais impossible de savoir s'il s'agit de la Guerre de Sécession. Nous restons dans le flou. La motivation de Will Lockhart pour venir dans cet ouest lointain, et son abnégation, forcent le respect. Pour le spectateur de 2025, ce film sorti soixante-dix ans plus tôt sonne bon l'authenticité. Les grands espaces, les chevauchées lentes, les échanges fugaces, sont si différents de l'Amérique actuelle que ce western pourrait faire office de témoignage contemporain des faits. Un temps où la simplicité des rapports humains était de mise, bien loin de notre époque actuelle.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2024
Ce que je retiendrais, c'est comment Stewart a laissé tomber son costume de jeune homme, bien sous tout rapport, ce bon américain moyen qu'il interprétait il n'y a pas si longtemps, pour ce glisser dans la peau d'un cow-boy, comment sa grande carcasse élancée, a pu, nous faire croire sans l'ombre d'un doute à ce personnage. Toujours juste, toujours droit dans ses bottes, capitaine dans l'armée, ayant toujours une conduite exemplaire et droiture sans faille, même s'il vient pour venger son frère, cela requiert un certain talent. Et Stewart n'en manque pas, sa filmographie le prouve, l'homme est sympathique, même quand il se bat, l'homme est sympathique même quand il dégaine, l'homme reste vulnérable, et en fait de lui, un héros que l'on peut toucher, un héros du peuple, et ça, les américains aiment ça, et il n'y a pas qu'eux.
Dernière collaboration avec Mann, qui a su à un moment donner, fendre la cuirasse de l'acteur, lui donner une autre envergure, et le repositionner au cœur du système hollywoodien, comme un acteur de premier ordre.
Le film est d'une facture classique, mais, il est fluide, comme bien souvent avec les westerns, c'est un drame, où, les enjeux sont multiples, mais l'issue est unique.
On cite, et à raison, John Ford, pour ces westerns tournés en décors naturelles, à Monument Valley, mais on aurait tort de ne pas mentionner Anthony Mann, pour sa façon de se servir des grands espaces, notamment sur ce film, les reliefs sont aussi abrupts que la façon dont les personnages se comportent; l'ouest Américain n'est vraiment pas un pays facile.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2024
Ce western est plaisant et pas trop simpliste. Je regrette que les dialogues ne soient pas à la hauteur. Un peu trop taiseux comme personnage, l'homme de la plaine (James Stewart), et c'est abusif car on dirait qu'il ne sait pas exprimer ce qui lui arrive. Peut-être ne se disculpe-t-il pas car il se dit qu'on ne le croira pas mais cela en devient énervant. Un peu déçue également de voir si peu les Apaches alors qu'ils sont au centre de l'histoire. Ce qui est bien réalisé par contre, c'est la diversité des lieux, les personnalités du père et celui du trafiquant d'armes. Le fils Dave Waggoman, lui, est trop âgé pour être crédible dans le rôle d'un jeune homme chaperonné car il a trente neuf ans au moment du tournage et ça se voit.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2023
Dernier film d'Anthony Mann mettant en vedette son acteur fétiche, "L'homme de la plaine" est un western très classique avec de magnifiques paysages filmés en Cinémascope.
Bien que les motivations des différents personnages restent relativement mystérieuses, on se doute dès le début spoiler: qu'il s'agit d'une histoire de vengeance en rapport avec la colonne de cavalerie décimée par les indiens et également de qui peuvent être les trafiquants d'armes
.
James Stewart interprète un Will Lockhart tout en bravoure et en humilité (même si pour moi il est loin d'être l'acteur le plus charismatique de l'époque, on peut au moins lui accorder cette qualité), contrastant avec les personnages interprétés par Arthur Kennedy (Vic Hansbro) et Alex Nicol (Dave Waggoman), cupides et avides de violence.
D'une manière générale, on a un divertissement pas forcément épique mais qui respecte les fondamentaux des westerns des années 50.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Cinquième et dernière collaboration entre Anthony Mann et James Stewart, « L'homme de la plaine » est incontestablement l'un des meilleurs de cette pentalogie. J'ai néanmoins une préférence pour « Winchester 73 ». Le scénario est dense, avec une intrigue quasi policière qui se met progressivement en place jusqu'au dénouement tragique. Les paysages et les grands espaces sont superbes, mis en valeurs par le CinémaScope. Les acteurs sont prodigieux. James Stewart égal à lui-même avec ce fond de fragilité permanent ; l'homme qui plie mais ne rompt jamais. Arthur KENNEDY, immense acteur, restera l'un des acteurs westerniens les plus improbables avec son physique « cabossé » et son âme tourmentée. Sans parler des rôles secondaires. Incontournable.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2022
Dernier du cycle des cinq westerns d’Anthony Mann, avec scénario revu à la baisse par les producteurs. Très classique, aride, avec un fils à papa très méchant, un grand justicier très courageux, pas d’humour, et des indiens pas bien loin. Pas mal d’invraisemblances mais globalement bien ficelé. Du solide.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2022
Anthony Mann rêvait d’adapter KING LEAR en western (Kurosawa le fera des années plus tard en chambara avec « Ran »). « The Man from Laramie » (L’homme de la plaine) offre déjà toutes les prémices de cette tragédie familiale animée par l’ambition et la rancœur. Car le sujet du film est ce mélange sous tendu par la vengeance, qui pourtant n’habite pas les deux propriétaires terriens du film. Anthony Mann et John Sturges furent considérés comme les créateurs du western psychologique et ce film se rattache à ce courant, même si les deux réalisateurs ont des tempéraments différents. La relation tri partite entre le père, le fils et le fils adoptif et préféré, gagnera une dimension supplémentaire avec l’adversaire et ancienne fiancée du patriarche. Dernier des cinq westerns qu’il réalisa avec l’excellent James Stewart que Mann utilisa au mieux (l’acteur sera moins brillant chez John Ford) c’est aussi le meilleur. Dès les premiers plans le cinémascope et les mouvements de caméra de Charles Lang apportent une précision à la fois dans les cadrages et dans les mouvements (le sommet de son art sera « Magnificent Seven » de John Sturges). S’appuyant sur ces qualités topographiques certaines, le déroulé passe avec facilité et intelligibilité d’un endroit à l’autre, permettant une continuité de l’action, sans temps morts, à tel point que les quelques incohérences sont avalées par le rythme du film. Donald Crisp, Athur Kennedy, Alex Nichol, Aline MacMahon et la sous estimée Cathy O’Donnell complètent un casting épatant, agrémentés de quelques rôles secondaires tenus par Wallace Ford et Jack Elam. Emprunt d’une sauvagerie et d’une violence qui annoncent déjà Sam Peckinpah, « The Man from Laramie » est un des grands films du cinéaste. Des westerns dans lesquels il avait tourné, c’était celui que James Stewart préférait
Olivier G.
Olivier G.

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2021
Vous êtes vous demandé quelle est l'origine du mal ? Anthony Mann y répond via ce grand western. Il désigne la bêtise, la mauvaise conscience, la lâcheté, le hasard, l'idée de vengeance, le manque de chance … en fin de compte même les mauvais ne le sont pas tout à fait.
Et que dire des paysages tourmentés du Nouveau Mexique, à l'image des personnages et de cette mine de sel à ciel ouvert qui s'embrase dès le début du film. A l'image aussi d'un père et de son fils fou à lié, d'un homme recherchant l'affection d'un père, d'un autre homme (formidable James Stewart) recherchant la vérité sur l'assassinat de son frère, et malgré cela de l'espoir aussi incarné par l'amour et la volonté de rendre justice. Que dire de plus ? Heureux ceux qui vont découvrir ce chef-d'œuvre, le plus beau western à mes yeux et qui n'a pas pris une ride. Si Hollywood veut se réinventer (et le cinéma américain en a actuellement bien besoin), qu'il s'inspire du scénario de L'homme de la plaine.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juillet 2021
"l'homme de la plaine" coche presque toutes les cases du genre. Réalisé en 1955 et en technicolor, on y trouve le heros James Stewart (si classieux qu'il donne l'impression de porter un costar 3 pièces même avec une panoplie de cow boy), de la vengeance (le fil rouge), de la romance sur fond de violons (pas mal), des indiens (2 minutes), des coups de feux, un fils indigne et un marchand d'arme. Il n'empêche que ce western considéré comme un classique du genre est beaucoup trop classique pour moi. Limite mou, dialogues stéréotypés. Un bon western pour l'époque mais le regarder aujourd'hui peut provoquer un léger ennui. 2 / 5
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 décembre 2020
Antony prouve une nouvelle fois que c'est un spécialiste du western... on a le droit a tout les ingrédien du western, des indiens, de la vengeance, une jolie femme et bien sur un cow boy solitaire. La naration a beaucoup de péripétie et il y a de jolie cadre. Pas un chef d'oeuvre mais on passe un bon moment.
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