Le film de Jacques Deray met du temps à démarrer. Peut-être parce que le réalisateur prend justement le temps de créer une atmosphère, de disséquer les gestes les plus anodins... Mais quand le couple formé par Maurice Ronet et Jane Birkin fait son apparition, La Piscine devient franchement attrayante. Privilégiant ses acteurs et sa lumière, le cinéaste français signe là un véritable classique d'une beauté vénéneuse. Les silences, parfois poussés à bout, ont du mal à dissimuler la gêne éprouvée par chacun des personnages. La Piscine sème le trouble, et c'est là tout son charme. Alain Delon, plus capricieux que jamais, aussi cruel qu'un enfant écrasant les moustiques, illumine le film par sa présence imposante. Romy Schneider, radieuse, incarne sans difficulté la cinégénie des années 60. Il est vrai que le film de Jacques Deray est scénaristiquement un peu creux... Pourtant, la puissance des images compense aisément cette petite lacune. Un très bon film, un huis clos à ciel ouvert étrangement angoissant. A voir absolument.
Un film remarquable. Un huit-clos d'une rare intensité, à la fois drame psychologique et thriller. Les interprétations de Delon, Schneider et Ronet sont magnifiques. Incontournable !
Jacques Deray réunit Alain Delon et Romy Schneider au bord de cette piscine (source de tous les excès) sous le soleil étouffant de la côte d’Azur pour des vacances des plus tumultueuses… LA PISCINE installe une ambiance palpable, oppressante, une fois la présentation des personnages passée et évoque les sentiments, la passion et le désir d’un couple avec beaucoup d’authenticité et de justesse. Il faut dire que l’interprétation charismatique du couple formé par A. Delon et R. Schneider est remarquable. Un couple aussi beau que bouleversant. On ressent un naturel et une complicité à chaque instant, qui transcendent leur rôle et la composition de celui-ci. Le caractère dramatique ne va cesser de s’emparer de tout, en abordant la tentation, l’excès, le mensonge, la folie, la trahison, la déraison… Un tourbillon dévastateur de sentiments qui va ravager chacun d’entre eux (La jeune Jane Birkin exceptionnelle et Maurice Ronet remarquable) pour faire place au plus grand des chaos sentimentaux. Ce huis clos estival fait ressentir la moiteur des nuits d’été dans un climat de tension et de passion où l'amour absolu et l’infinie complexité des sentiments s'entrechoquent et se réconcilient. Une œuvre culte un brin désabusée, touchante et magnifique.
Une mise en scène inexistante, un Delon plus mauvais que jamais, des dialogues d'une banalité affligeante et un film qui ne va pas au bout de son sujet, on se demande comment cette "piscine" peut être un classique du cinéma français... Un drame psychologique qui aurait pu être beaucoup mieux ficelé que ça ! Vive "la femme d'a côté" et vive François Truffaut !
Pour moi, la quintessence du film français. Des personnages principaux complexes et ambigus, au passé trouble voir peu reluisant, et des second rôles riches et autonomes, en rupture avec les poncifs traditionnels. Peu de dialogues, des regards... En bref une histoire fichtrement bien construite et un jeu d'acteur touchant tellement la perfection que l'on se demande parfois si l'on n'aurait pas pu être l'un des protagonistes. Donc, un grand film, à voir, à revoir, pour le plaisir des sens, et pour voir ce qu'est le génie cinématographique.
La mise en scène est toute aussi oisive que les personnages de La Piscine, le rythme trop lent m'a rapidement ennuyé. Arrive trop tardivement enfin une intrigue qui si elle avait été mieux exploitée aurait pu faire de La Piscine un bon thriller. Une déception.
une très belle histoire d'amour.Le couple Delon et Shneider est vraiment beau.on assite dans ce film a un univers théâtral qui s'enchaine a merveille.une tres bonne idee du lieu qui se trouve au bord de cette piscine. Jane Birkin joue vraiment bien dans ce film. si on ne la jamais vu on veut vraiment voir la fin c'est pour cela que c'est un excellent film.
Théâtre aquatique d'amour et de mort. Le récit se présente comme une tragédie grecque, divisé en cinq actes. Le point d'ancrage de cette tragédie c'est bien sûr cette piscine, théâtre aquatique témoin à la fois des ébats du couple et du meurtre pour tenter de préserver ce dernier. Quand Eros s'en donne à cour joie, Thanatos n'est jamais bien loin. Le premier acte est essentiellement démonstratif puisqu'il présente avec un maximum de réalisme les débordements de la passion amoureuse au sein du couple si parfait. L'arrivée de Harry et Pénélope coïncide avec le début du deuxième acte, l'ancien amant ne tardant pas à faire vaciller l'idylle tandis que sa fille cachée fait chavirer bien malgré elle le cour de son hôte. Quelques câlins et quelques étreintes plus tard (l'acte 3), vient le moment de la révélation de Pénélope à Jean-Paul, qui lui fourni par là même, volontairement ou non on l'ignorera toujours, le motif qu'il cherchait pour passer enfin à l'action et entreprendre de sauver son couple. Cette prise de conscience débouche sur l'acte 4, la fameuse scène de noyade, aussi effrayante et efficace qu'un quelconque film d'épouvante japonais, mais dotée en plus d'un caractère implacable qui décuple considérablement son impact sur le spectateur médusé par cette soudaine action inconsciente. L'acte 5 enfin conclue sur la manière dont le couple va appréhender cet événement irrémédiable. Comme vous pouvez le constater, ce film est maîtrisé de bout en bout. Un très beau film sur le couple.
Un de ces films qui, devenus des classiques et patinés par le temps, font oublier qu'il sont, à la base, d'authentiques nanars. Scénario bancal, intrigue policière qui tombe vite à plat, personnages irritants (la débutante Jane Birkin en nymphette décérébrée), et un Delon plus "Delon" que jamais, avec sa mauvaise humeur légendaire... Je crois que ce film a surtout fait sensation par son dénouement immoral qui a du sembler "révolutionnaire" à l'époque, mais qui paraît aujourd'hui d'une banalité affligeante. Néanmoins, il faut avouer qu'on ne passe guère un trop mauvais moment en regardant "la piscine" : outre l'intérêt sociologique (la France des années 60), certaines scènes ont une puissance comique certes involontaire, mais indéniable. Ainsi, quand Romy Schneider fait un peu la gueule, et qu'Alain Delon, se demandant pourquoi elle fait du boudin, lui demande si c'est juste à cause du blaireau qu'il a noyé dans la piscine. Mais non, Alain, elle t'en veux pas pour ça, t'as vaguement estourbi un vieux pote y'a huit jours, elle va pas t'en ch*** une pendule! A noter aussi, le verbiage intello-libidineux dans les scènes de parlotte, et l'ambiance "BHL" avant l'heure : il voir ces comédiens-bellâtres (Alain Delon en tête) en train de se baguenauder avec la chemise ouverte jusqu'au nombril !! C'est à pleurer de rire...
Une photographie de rêve. Le couple Delon / Schneider : sublime. L'interprétation : parfaite. Peut être juste un manque de fluidité dans le déroulement, ça "saute" un peu comme un vieux disque. Mais c'est beau , et bien plus noir que bleu .
4 personnes passent leurs vacances dans une superbe villa provençale, un jeu de séduction s'installe entraînant inévitablement une modification des rapports... La première chose qui saute aux yeux à la vue de ce film c'est son ambiance particulièrement réussie, avec cette sensation de malaise qui va crescendo. Huis-clos, soleil de plomb, rythme assez lent, peu de dialoge et de musique lui confèrent cette ambiance singulière. Deray a construit son film en 2 parties assez distinctes: la première s'apparente à une présentation des personnages (rôles de chacun, caractères, psychologies). La 2ème ressemble plus à une enquête policière, qui là aussi évoque la psychologie des personnages (remords, mensonges...). L'interprétation est sublime (excepté peut être Jane Birkin qui pourra en énerver certains), Alain Delon et Romy Schneider ayant tous deux une présence assez exceptionnelle. Je dois avouer que c'est mon premier Romy Schneider (eh oui, je n'ai pas eu la chance de voir les Sissi...), cette femme a un regard fou, comme rarement j'ai vu. Elle me fait penser dans ce film à Lauren Bacall: beauté, regard de braise et intelligence émanent de cette femme. un film intemporel.
Le film débute comme une carte postale avec une villa de rêve, puis enfin du glamour avec un couple icônique qui fait rêver et quelques minutes d'une sensualité folle. Mais l'intrigue prend vite forme avec l'arrivée de leur ami et de sa fille. Aussitôt le malaise est palpable, la jalousie est évidente et si il y a secret il y a surtout les non-dits et une jalousie omniprésente sans qu'on sache vraiment si elle est justifiée. Malgré tout les uns et les autres jouent avec le feu, on attise les désirs comme des promesses intenables, on provoque des situations plus ou moins gênantes, et plus le temps passe plus les répliques font mouches jusqu'à devenir blessantes. Le trio Ronet-Delon-Schneider fonctionne à merveille et dont le charme forme une filiation étonnante avec "Plein Soleil" (1960). La tension monte subrepticement jusqu'à ce dîner fatidique où les masques tombent. L'arrivée du policier redonne pourtant de l'intérêt avec un Paul Crauchet épatant en flic trop malin qui avance à coup de réflexions insidieuses. Jacques Deray signe un thriller psychologique et sensuel (plutôt qu'érotique) d'une élégance qui ne gâche nullement les failles humaines entre jalousie et désir. Site : Selenie.fr