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Ricco92
292 abonnés
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3,5
Publiée le 29 août 2024
La Piscine est une œuvre ayant, en France, une aura assez mythique essentiellement grâce à son couple mythique : Alain Delon et Romy Schneider. Effectivement, ce sont les acteurs (auxquels se joignent Jane Birkin et Maurice Ronet, qui retrouve Delon après Plein soleil) qui permettent au film de Jacques Deray de traverser les générations car Delon possède toujours la froideur énigmatique associée à sa légende et Romy Schneider est juste envoutante de beauté et de charme. L’histoire, quant à elle, est clairement influencée par la libération sexuelle de 1968 et se permet de démarrer comme un film plein de sensualité (Deray met clairement en avant le corps de l’actrice de Sissi et le désir qu’il peut provoquer chez les hommes) avant de basculer progressivement vers un dramespoiler: traitant de la jalousie ainsi que de l’érosion de l’amour et de l’amitié . Hélas, si le film est servi brillamment par son quatuor d’acteurs et porté par la musique jazz typique de Michel Legrand, on peut trouver que l’ensemble traine un peu en longueur et que le tout aurait pu être raccourci sans pour autant être néfaste à l’étude des personnages. La Piscine est donc un drame intéressant mais pouvant lasser un peu un spectateur actuel.
pffiou quelle sensualité... le soleil et la chaleur de la provence (on entendra seulement l'orage gronder), les corps luisants, les maillots de bain merveilleusement datés, la piscine bien sûr, delon beau et ténébreux à souhait, schneider radieuse et trouble et surtout des silences, des non-dits (superbe scène de dîner !), des personnages qui se tournent autour jusqu'à ce que le vernis finisse par craquer et le drame.. bref, un grand film, un de ceux qui me rendent nostalgique d'une époque que je n'ai malheureusement pas connu...
allez un seul tout petit bémol, l'accent anglais de birkin que j'ai toujours trouvé insupportable !
L’amour n’est pas un long fleuve tranquille et encore moins une piscine immobile. Dans ce quasi huit clos, qui s’ouvre se passe et se ferme autour d’une piscine, on ne peut suspecter les péripéties qui vont s’y passer. Un scénario qui tient la route malgré des relations à la fois trop vagues, improbables et superficielles. L’absence de musique fais peser une ambiance lourde mais ralentie l’intrigue au point qu’on sent le temps s’écrouler. Un choix de direction artistique ambitieux mais qui tend vers l’ennui certaines fois.
Découvrir La Piscine en 2024, soit cinquante-cinq ans après sa sortie, c'est essayer de comprendre pourquoi un film a marqué son époque. La villa sur les hauteurs de Saint-Tropez est magnifique. En cette année érotique de la sortie du film, Alain Delon et Romy Schneider forment un couple tout aussi magnifique, qui l'était pendant cinq ans à la ville, six ans avant le tournage (essayez d'imaginer jouer les amoureux transis avec votre ex…). Puis on sent comme un malaise s'installer entre les protagonistes. Tout tient dans les regards. Même celui de Jane Birkin fraîchement débarquée d'Angleterre. Mais il faut l'avouer, tout ça provoque une sorte de lassitude qui frise l'ennui. On va au bout par respect pour ces grands acteurs, sans s'enthousiasmer. J'en suis arrivé à espérer que l'enquête soit confiée au célèbre Gendarme, histoire de mettre un peu de gaité dans cette histoire. Mais on ne mélange pas les genres, surtout avec les gens sérieux. Alors on reste sur une ambiance économe de mots en se demandant si tout ça n'était pas un bon prétexte pour s'offrir du bon temps au soleil.
Le film a plutôt bien vieilli, il y a une tension sexuelle dans cette maison du Sud de la France qui donne tout le suspense au film. Néanmoins même si Delon est encore excellent dans ce film de Deray, je trouve le film un ton en dessous de ses chefs d'oeuvre comme Monsieur Ripley ou le Samouraï car l'histoire avec Jane Birkin reste trop à la surface, on attend qu'il se passe quelque chose de plus puissant entre eux et ça fait un peu flop.
Les bourgeois de St Tropez se prélassent, s'embrassent, s'ennuient, se baignent, se lèvent à midi, font la fête, boivent trop. DELON se pavane torse nu, ROMY nous propose un défilé de coiffures de mariage, BIRKIN minaude renfrognée et RONET nous dévoile son sourire éclatant. A retenir : la scène finale dramatique qui nous surprendra, car rien ne laissait présager un tel acte, si ce n'est leur passé commun. Et ne parlons pas de l'Inspecteur qui tourne autour du pot et qui conclura son enquête contre toute attente! Hymne à l'oisiveté et à l'immaturité! Peu d'intérêt si ce n'est la plastique de ces 4 acteurs...
Déçu. Je m'attendais à mieux. le film déjà a beaucoup de mal à démarrer pour finalement n'être qu'un thriller assez banal. L'intérêt du film ici est inévitablement la photogénie des deux acteurs principaux que sont Delon et Schneider. Au zénith de leur beauté et qui a eux seuls procurent un certain plaisir visuel.
Un beau film sur les sentiments, la jalousie, servi par des acteurs tous excellents en particulier Alain Delon qui crève l'écran. Peut-être même un peu trop, on ne voit que lui !
Un film exceptionnel, à la fois thriller et politique, imprégné de scènes sulfureuses cultes, servi par des comédiens au talent et à la présence inouïes, dans une progression narrative exemplaire. Évidemment, c’est différent des films actuels où les actrices et acteurs ne savent plus articuler les mots et où chaque scène dure trois secondes …. La, vous avez le tableau vivant d’une société et des enjeux de l’époque, dans une mise en scène digne des meilleures tragédies, très loin des drames préfabriqués que l’on ose nous servir de nos jours. Chacun se fera son idée, c’est évident.
La beauté et la sensualité du couple Delon-Schneider, la villa sous le soleil, sa piscine (d'abord lieu de loisir spoiler: puis du drame, également lieu de métaphores) donnent le ton d'apparent bonheur et d'insouciance qui est celui du début du film. L'arrivée de l'ancien ami commun de Jean-Paul et Marianne, accompagné de sa fille, va progressivement modifier l'idylle du couple. L'ambiguité des regards et des mots, la nature incertaine des rapports entre les désormais quatre protagonistes (on ne sait pas si Marianne et Harry furent amants, si Pénélope est véritablement la fille d'Harry...) initient une action théatrale et un suspens sans éclat. Le germe, non encore identifié, de la discorde engendre une sentiment de malaise et l'on sent poindre le drame. De ce point de vue, la mise en scène de Deray est plutôt habile. Mais, quoique volontairement minimalistes, donc énigmatiques (pas de référence à leur passé), les personnages semblent manquer de matière, consécutivement peut-être, à un scénario qui, lui, manque de relief psychologique et dramatique. On s'en aperçoit particulièrement dans la dernière partie du film, lorsqu'à la suite spoiler: du geste fou, épidermique de Delon, le drame prend un tour policier assez banal qui décidera du sort des personnages et auquel, pourtant, on reste pratiquemnt indifférent.
Un de ces films devenus des grands classiques mais dont on se demande comment ils y sont parvenus. Il est clair qu'avec "La Piscine", on n'a jamais pensé à faire autre chose qu'un film d'atmosphère. Le problème, c'est que ça ne marche pratiquement jamais. Premièrement parce que ce n'est tout simplement pas le style de Deray (même si c'est tout à son honneur d'avoir essayé, après tout, la vie n'est-elle pas faite d'expériences ?) mais aussi et surtout parce que, quand on opte pour pareille approche, il faut des personnages intéressants, des personnages qui ont de l'épaisseur. C'est exactement tout ce que le film n'a pas. Ronet est mal employé et joue faux du début à la fin, Delon est fantômatique (eh oui, c'est arrivé, heureusement, il redressera la barre de fort belle manière avec "Le clan des Siciliens" et "Le cercle rouge"), et Romy Schneider est à peine mieux lotie, comme l'impression de voir une actrice qui se cherche, qui n'est plus celle de "Sissi" mais qui n'est pas encore celle des "Choses de la vie" ou de "Max et les ferrailleurs". Quant à Jane Birkin, sans commentaires... 2 étoiles donc pour ce classique, en étant magnanime.
Je m'attendais à beaucoup plus de ce film que j'ai trouvé lent et ennuyeux il ne se passe pas grand chose... Alain delon ne change pas d'expression faciale pendant tout le film.