Batman
Note moyenne
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957 critiques spectateurs

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39 abonnés 191 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2021
Première adaptation de Batman au cinéma, par un réalisateur novice en la personne de Tim Burton. Le film doit beaucoup à sa direction artistique avec ses décors somptueux, et imposants ainsi que que son aspect sombre, assez dérangeant avec certaines de meurtres assez crues.驪✌
r0c-bribri
r0c-bribri

29 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 janvier 2011
Quand on connaît la filmographie de T.Burton et le dernier Batman de C.Nolan difficile d'avoir les bons yeux pour apprécier un Batman aigri par le temps et rapidement lassant.Le second volet du même réalisateur sera nettement superieur.On apprécie cependant quelques clins d'oeils et le numéro de J.Nicholson
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2008
Voilà le problème quand on découvre le premier opus d'une saga après avoir vu le dernier, qui plus est quand une vingtaine d'années les séparent : le premier semble fade, vieillot. Et si en plus il est signé Burton pendant les eighties, c'est carrément kitsch. Concernant le film en lui-même, il est vrai que Kim Basinger est une vraie potiche . A part ça ? On a droit à toute la folie de Burton mise sur le Joker beaucoup de noirceur sur la ville elle-même, avec une grande cathédrale sur la fin (on se croirait dans Notre Dame de Paris, avec l’Esmeralda version blonde). Un film à voir au moins pour la prestation de Nicholson, fidèle à lui-même. Pour faire bref, ce premier Batman ne peut rivaliser avec les récents films de superhéros. Non pas parce qu'il est moins bon, mais que la catégorie est différente. Datant de 1989, ce film fait maintenant partie des "vieux" films, les seules personnes capables de l'apprécier à sa juste valeur sont les fans purs et durs de Burton, de Batman et du cinéma sous toutes ses formes. A voir quand même pour juger si l'on aime le bon vieux cinéma ou si on ne bouffe que du numérique à chaque coin de rue!
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2010
Pour sa première apparition sur grand écran, l'autre super-héros star de l'écurie DC Comics (avec Superman) frappe un grand coup. Jusque-là, Batman suscitait plutôt les sourires moqueurs, tant le souvenir de la série kitsch des années 50 était encore présent dans les esprits. En confiant le projet à Tim Burton, la Warner a réussi un coup de génie puisque le réalisateur a complétement réinventé l'univers du Chevalier Noir avec un parti-pris visuel gothique qui tranche sérieusement avec le ton gentillet de la série TV. Burton a ainsi compris que Batman est une créature noctambule et magnifie donc les scènes de nuit. Il a également su éviter le piège du ridicule en soignant tout particulièrement le look de son héros et le design de ses gadgets. Point de costume gris en tissu ici ou d'hélicoptère risible mais un Batcostume terrible entièrement noir, une Batmobile superbe qui a fait saliver toute une génération d'ados, une Batcave dantesque et un Batwing hallucinant (avec un petit passage devant la lune méméorable) sans parler de l'emblème devenu culte. Sur un plan formel, "Batman" est donc une incontestable réussite, d'autant plus que la BO chevaleresque de Danny Elfmann compte désormais parmi les classiques du 7e art (davantage que les morceaux de Prince, également présent sur la BO). Le scénario n'est pas en reste puisque Burton s'intéresse de très près aux tourments de Bruce Wayne, milliardaire le jour et justicier la nuit, que le meurtre de ses parents a forcé à revêtir le costume de Batman, le condamnant ainsi à un isolement inévitable dans son immense manoir glacial. L'affrontement avec le Joker, véritable Némésis du justicier, ne se limite pas à une succession de face-à-face et pose la question de l'interdépendance entre les 2 personnages (qui se sont d'ailleurs créés l'un l'autre). Dommage que Burton ne soit pas allé au bout de l'idée en tuant le Joker à la fin du film, empêchant ainsi cette problématique d'être reprise dans les suites. Je reprocherais également au scénario de négliger certains personnages clés du comics tels que le commissaire Gordon (Pat Hingle) à la limite de l'incompétence ou Harvey Dent (Billy Dee Williams) sans charisme au profit de la belle Vicky Vale (Kim Basinger, très bien mais largement surexploitée), du pénible reporter Knox (Robert Wuhl) et d'un Alfred (Michael Gough) plus drôle qu'utile au héros. Ces petits défauts, qui feront surtout grincer les dents des puristes, se voient néanmoins compensés par l'interprétation inattendue de l'excellent Michael Keaton (qui n'a pas le physique robuste deBruce Wayne, qu'on attendait pas là et qui réussit malgré tout à convaincre) et surtout de l'époustouflant Jack Nicholson qui campe un Joker délicieux de folie et de drolerie. Il se réserve les meileurs scènes du film ainsi que les meilleurs dialogues ("mais où trouve-t-il tous ses fantastiques jouets", "tu frapperai pas un type qui porte de slunettes quand même"...). Pas étonnant dès lors que "Batman" soit devenu un véritable phénomène de société au point de relancer un comics moribond qui connaitra son apogée entre les mains de Christopher Nolan.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2016
Peu de temps après Superman, c'est au tour de Batman d'avoir son long-métrage. L'ambiance est logiquement plus sombre, avec un équilibre de burlesque qui ne sera plus retrouvé sur les 3 suites grâce à l'interprétation magistrale de Jack Nicholson. Le choix de Michael Keaton, très discuté lors de son annonce s'avère...discutable malgré tout. La création de ce film a été un vrai défi au niveau budget, compromis entre la vision de Tim Burton et le cadrage des producteurs mais tout cela fonctionne très bien et vieillit plutôt bien. Reste un costume bien mieux finalisé par la suite (horrible gros plan sur la ceinture en plastique jaune), tandis que la Batmobile au contraire reste absolument fabuleuse (et réalisée en un temps record).
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2019
Désireuse de réitérer le succès rencontré par "Superman" lors de la précédente décennie, la Warner Bros décide de mettre en chantier une adaptation de Batman, célèbre concurrent de l’homme au grand S. Le projet échoit à Tim Burton qui vient de remporter de francs succès avec "Pee-Wee" et "Beetlejuice", deux comédies déjantées dotées d’un univers singulier. Ébloui par l’œuvre de Frank Miller qui proposait une relecture du mythe de la chauve-souris en lui accolant une aura plus sombre et plus violente, Tim Burton décide de retourner aux sources de l’œuvre créée par Bob Kane en 1939. Batman n’est plus le super-héros gentillet popularisé par la série télévisuelle : le héros, schizophrénique sur les bords et manichéen à l’extrême, se cherche et tente de légitimer chacune de ses actions. Du protecteur de la veuve et de l’orphelin, il s’est métamorphosé en un être intègre et honnête dont la seule soif de vengeance suffit à le rendre détestable en même temps que plus humain. Car, ce qui caractérise le héros burtonien, c’est justement l’humanité de celui-ci (le choix de Michael Keaton loin du golden boy bodybuildé attendu). Volontairement effacé, gangréné par un côté obscur qui sommeille en lui, Bruce Wayne, comme Batman, est un individu lambda capable du meilleur comme du pire. Ainsi, n’hésite-t-on pas à nous le montrer comme une créature vengeresse sans pitié (il spoiler: exécute à tour de bras dans le feu de l’action les ennemis au lieu de les secourir
) prête à tout pour spoiler: assassiner celui qui a jadis tué ses parents : le Joker
. Outre cette liberté prise par rapport au matériau originel, la particularité de "Batman" est de mettre en ostentation la personnalité du Joker au détriment de celle du rôle-titre. Davantage fasciné par les méchants, Burton concentre l’essentiel de son œuvre sur la personnalité cruelle et maladroite (paradoxe étonnant) de ce Joker délirant magistralement interprété par un Jack Nicholson en roue libre. Le Joker, plus célèbre opposant de l’homme chauve-souris, ne respecte rien ni personne et n’éprouve de compassion pour personne ( spoiler: l’assassinat de Bob, son assistant
). Le méchant donne un coup de pied dans le politiquement correct en faisant ressortir les aspirations vénales du peuple et la facilité de leur maniabilité (la pluie d’argent sur la foule), en spoiler: détruisant toute forme d’art (le saccage du musée) et en tuant tout ce qui entrave son passage (sa maîtresse)
. Face à la transparence du héros masqué, le vilain crève l’écran et séduit par ses excentricités meurtrières autant que par son look violet. L'histoire est la suivante : un spoiler: mystérieux justicier, déguisé en chauve-souris, Batman, sème la terreur parmi les malfrats qui ont fait de Gotham City la ville du crime et de la violence. Parmi eux, un certain Carl Grissom, un parrain de la pègre locale et homme d’affaires peu scrupuleux, s’attaque à d’innocents passants pour les dépouiller. Par ailleurs, Jack Napier, bras-droit de Grissom, entretient une liaison avec la petite amie de ce dernier. Pour se venger de cet adultère peu flatteur, Grissom tend un piège à son homme de main en le propulsant dans les mains de la police. Napier tombe alors dans une cuve d’acide qui le défigure. Peu après, un nouveau criminel démoniaque, le Joker, sème la terreur sur la ville
... Ainsi, ce film de Tim Burton est la première adaptation de "Batman" à avoir connu un franc succès auprès du public. Avec ce film de 1989 réalisé par le maître du gothique et de la mort comique, Tim Burton, qui s’était déjà illustré avec "Bettlejuice" précédemment, si pour certaines raisons le film a fait scandale auprès de quelques fans, de l’autre côté le succès était au rendez-vous avec la rentabilisation mondiale de plus de 410 millions de dollars et un Oscar pour les décors en 1990. C’est à 90% du Tim Burton et du grand Batman tout craché comme on l’aime et la manière de raconter l’histoire aussi m’a plu : à Gotham City, spoiler: la violence gronde, les fonctionnaires sont corrompus et les citoyens ont peur. Peu de solutions s'offrent à eux, un nouveau procureur Harvey Dent semble vouloir s'attaquer aux puissants de manière légale mais c'est une ombre nocturne qui fait parler, une chauve-souris géante qui s'attaquerait aux bandits
. Tim Burton s'empare et s'approprie le mythe de l'homme chauve-souris et nous entraîne dans un fantastique et nocturne Gotham City pour nous faire suivre son combat pour la justice et contre le Joker. En termes de mise en scène, de décors et d’univers, on retrouve tout ce qui caractérise à la fois l’univers de Burton mais également celui de Batman tel qu'on aime le voir aujourd’hui : la noirceur des rues et des bas-quartiers de Gotham, le costume de Batman qui est très classique mais réussi et qui colle au mieux à l’homme chauve-souris, les dimensions de grandeur d’échelle lors des plans à l’intérieur du manoir de Bruce Wayne, les plans et cadres penchés sur le côté qui arrivent à installer l’ambiance sombre et inquiétante que doit inspirer le justicier mais aussi la menace et la criminalité qui fait tout le charme de cette vile constamment en proie au mal et qui a besoin de Batman pour qu’un semblant de justice soit présent. En fait Burton va très loin pour symboliser ce justicier, à spoiler: commencer par l’introduction où il filme, pendant toute sa durée et avec le thème musical principal du justicier en fond, le logo de Batman sur les côtés avant de le filmer de face
. En tout cas, Burton s’est bien imposé à travers sa réalisation et ses décors, notamment avec spoiler: l’usine chimique qui devient symbolique car lieu de naissance du Joker ou l’immensité du manoir de Wayne et sa fameuse Bat Cave qui sont tellement gothiques et sombres qu’ils en deviennent fascinants, de même pour la technologie à la portée du justicier masqué, que ça soit la Batmobile, ou le Bat-grappin
. Mais bien sûr, "Batman" ne serait peut être pas "Batman" sans une bonne musique et un thème pour accompagner chacune de ses apparitions. Heureusement ça tombe bien, Danny Elfman s’en est chargé et son travail, ainsi que celui de Prince pour les chansons, est devenu culte auprès des fans grâce à l’aspect sombre et de grandeur que l’on retrouve dans l’instrumentation. Le "main theme" en lui-même est toujours aussi génial, on le retrouve même dans la série qui a vu le jour par la suite et pour ma part j’ai du mal à ne pas repenser à cette musique quand on parle du justicier. Donc le travail de Danny Elfman sur ce film reste un modèle d’orchestration pour un film de super-héros. Voyons ce que vaut le casting maintenant en commençant bien sur par l’interprète de Batman : Michael Keaton qu’on aimait et qu’on aime toujours confondre avec Julien Lepers pour la grosse blague. C'est peut-être le point le plus noir du film car Keaton interprète un Bruce Wayne froid et méprisable, et pour ma part à aucun moment du film je me suis attaché à Batman/Bruce Wayne tellement ce personnage est antipathique. Parlons-en d’ailleurs avec le personnage totalement inventé dans ce film, Vicki Vale, campée par Kim Basinger. Elle fait office de témoin et de représentation du spectateur dans ce film pour aider le public lambda à s’intéresser à Batman, ce qu’il représente, ses ennemis, son code moral et tout ce qui le compose. Et franchement, elle le fait parfaitement bien. Kim Basinger, en plus d’être somptueuse à voir, s’en sort très bien et elle n’oublie pas d’être un personnage, ici une journaliste qui se prend de passion pour Bruce Wayne et son histoire. Mais si il y a bien un point dont j’ai envie de parler dans tout ce film, c’est le cador en puissance des acteurs, celui qui en a terrifié plus d’un dans "Shining", celui qui a marqué tout un public, Jack Nicholson en Joker ! Et je le clame, ce Joker est l'un des meilleurs de tous. Et de toute façon, ça ne changera rien au fait qu’ici le Joker est juste parfait en terme d’écriture, ici il a une introduction et contrairement aux films de Nolan, Burton lui a donné un passé et une histoire pour montrer que sa folie ne venait pas de nulle part, il le symbolise même avec le jeu de carte de Jack Napier et la carte du Joker à un moment, et Jack Nicholson est ultra fendard en tant que prince du crime. Il a même plusieurs répliques devenues cultes et mémorables. Il est drôle, il est terrifiant quand il le faut, il représente une vraie menace pour Gotham City, son rire est superbe de même que son maquillage que j’adore personnellement, et ses motivations sont crédibles. Tout le reste du casting est assez incroyable également, avec une brochette d'acteurs réussie (Jack Palance, Michael Gough, Pat Hingle et Billy Dee Williams). Sinon les décors sombres et gothiques sont splendides et font honneur à l’expressionnisme allemand, de même que les splendides costumes, maquillages et effets spéciaux, de même que les effets visuels. Bref, ce film a parfaitement mérité ses nominations aux Oscars des meilleurs décors, maquillages, costumes et effets visuels, et est vraiment un très bon film "Batman". Situé dans un décor monochrome envahi par la pénombre que la lumière lunaire peine à éclairer, le propos de "Batman" de 1989, sans être fondamentalement intéressant, est magnifié par la peinture sombre de son héros autant que par la polychromie enivrante et la folie dévastatrice de son ennemi juré, offrant une lutte jubilatoire entre les sempiternels représentants du Bien et du Mal en évitant l’écueil d’offrir une dichotomie théorique flagorneuse. Le final, relativement bâclé, entache quelque peu cette première résurrection cinématographique de l’un des héros les plus prisés. L’erreur sera réparée par le truchement du second volet burtonien, chef d’œuvre indétrônable. Dommage que le héros Batman soit ici lui-même aussi antipathique
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 janvier 2015
Tim Burton ce visionnaire ... Longtemps avant la mode des super-héros initiée par les X-Men. Tim Burton adapta l'univers sombre de l'homme chauve-souris. Une réussite quasi parfaite. Que ce soit dans son interprétation (génial Mickeal Keaton) que dans sa réalisation. Encore aujourd'hui les effets spéciaux ont peu vieillis. Si ce n'est le costume qui fait particulièrement rigide. Keaton pouvait à peine bouger et pourtant, les scènes d'action sont réalisés telle qu'on ne le vois quasiment pas.
Au delà de ça, Nicholson campait un Joker affreusement drôle et donc très fidèle au comics.
Sans doute mon Batman préféré !
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2016
A l'époque, j'étais partagé, je l'ai revu en 2015 et trouve qu'il était effectivement surcoté. Si j'apprécie la veine comics et son style art deco, il reste grotesque et cabot. Le Défi est autrement plus réussi.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

69 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2019
Après le succès de Beetlejuice, Tim Burton obtient la réalisation d’un long métrage sur l’homme chauve-souris par Warner Bros, l’occasion d’utiliser sa fibre artistique afin de créer lui-même son interprétation de Batman, sa face cachée l’ayant toujours fasciné. C’est ainsi que naquit le premier film sérieux sur le personnage de Bob Kane, là où le long métrage et la série télévisée de 1966 faisaient passer le chevalier noir pour un véritable comique. Les comics des années 80 ayant enfin replacé Batman comme détective digne de ce nom, notamment avec des œuvres comme The Killing Joke et Year One, l’homme chauve-souris troque son costume bleu pour une imposante combinaison noire afin de mieux se fondre dans la nuit. Le scénario dépeint une Gotham City très sombre, ravagée par le crime et les gangsters, deux d’entre eux étant rapidement neutralisés par Batman sur les toits, ce dernier demandant même à ce qu’ils fassent la publicité de ses actes à leurs semblables, marquant d’emblée sa volonté d’être craint de tous. Doté d’un rythme renforçant l’intrigue d’une manière particulièrement efficace, le film a beaucoup marqué son époque et reste cultissime pour son esthétique sombre et malsaine, à tel point qu’il fut un temps classé parmi les films horrifiques. Il aura en outre créé le thème musical historique de Batman, dont seul Danny Elfman pouvait avoir le secret, popularisé le logo de la chauve-souris entouré d’un ovale jaune, ainsi que sa précieuse Batmobile.

« Gotham City… cette ville me donne toujours envie de sourire ! »

Pour le rôle de Bruce Wayne, Burton reprend Michael Keaton après l’excellence de son interprétation sur Beetlejuice, la taciturnité du personnage contrastant considérablement avec l’excentricité du précédent. Le film comporte notamment Kim Basinger (Jamais plus jamais, Cool World, LA Confidential) dans le rôle de la journaliste Vicki Vale, Michael Gough (Le cauchemar de Dracula, Le fantôme de l’opéra, Jules César) dans le rôle d’Alfred, Billy Dee Williams (Lando Calrissian dans L’Empire contre-attaque et Le retour du Jedi) pour le procureur Harvey Dent, ainsi que Pat Hingle (Le retour de l’inspecteur Harry) dans le rôle du commissaire James Gordon. Mais c’est pourtant Jack Nicholson (Vol au-dessus d’un nid de coucou, Shining, Mars attacks !) qui est cité en premier dans le casting pour mieux voler la vedette au justicier masqué avec son interprétation magistrale du gangster Jack Napier. La première partie du film est à ce sens très réussie grâce à son ambiance noire et malsaine mettant en concurrence plusieurs mafieux dont un infiltré dans la police. Nicholson joue particulièrement bien celui qui s’apprête à tomber dans une cuve d’acide avec son chapeau noir, ses regards ténébreux et ses cartes à jouer dont un magnifique plan dévoilant un Joker avec l’impact d’une balle. L’intrigue est intensivement ficelée en cherchant à ne dévoiler la véritable identité du méchant que bien plus tard pour mieux profiter de son personnage de base.

« On va faire des coups fumants, et une java du tonnerre ! »

Et c’est là le grand point fort du film, Nicholson exprimant parfaitement l’essence de la personnalité du Joker avec sa folie destructrice, qui le fait tirer sur un de ses hommes par simple vexation ou encore marteler violemment la gâchette car la mort vient bien trop vite avec une seule balle. Ses blagues pas drôles dont il est le seul à rire le rendent d’autant plus dangereux avec une poignée de main provoquant une décharge électrique (« t’es mort et c’est chouette ! »), une publicité pour les produits de beauté qui déforment les visages en leur donnant un sourire forcé, ainsi que des ballons en forme de clown remplis de gaz hilarant. Sa dangerosité mortelle laisse également place à un style très distingué, tel le lancer de plume en pleine gorge (« la plume est plus forte que l’épée ! ») en plein rassemblement. Le passage le plus exquis reste celui où il revient vers son ancien patron, filmé en train d’avancer doucement depuis le fond de l’écran avec le visage dans l’ombre laissant petit à petit apparaître sa face blanchie, alors que la tension laisse place au thème comique « Waltz to the death », complètement décalé avec le dramatique de la situation pour mieux aller de pair avec le sourire dérangé du Joker. Le comique de ses interventions est également valorisé par les compositions de Prince, ayant produit la motion picture soundtrack du film, avec la piste « Partyman » quand il défigure les peintures dans le restaurant ou encore « Trust » lorsqu’il attire la foule en jetant des billets en pleine rue.

La figure de Batman est également creusée à l’occasion, à commencer par son alter ego Bruce Wayne. Michael Keaton réussit brillamment à dépeindre le côté asocial (quand il suit discrètement Vicki et son collègue dans le manoir) et tourmenté du personnage (quand il confie sa double vie à Vicki), avec une touche tantôt tragique (la rose qu’il place dans la rue où sont morts ses parents), tantôt comique (le tête-à-tête pendant lequel ils sont assis bout à bout le long d’une table de plusieurs mètres, les obligeant à se lever pour se passer le sel). Batman passe quant à lui en premier lieu pour un ennemi, étant encore inconnu des policiers qui tentent parfois de lui tirer dessus, mais prouve au fil du film qu’il est bien là pour protéger la population et le confirme même en offrant le bag-signal à la ville pour marquer la séquence finale. Burton ayant osé modifier le scénario d’origine en faisant de Jack Napier l’assassin des parents de Bruce, ce dernier conserve une relation particulière avec lui et doit sans cesse se retenir de tuer pour respecter son éthique, le Joker accentuant son tourment avec son illustre réplique « N’as-tu jamais dansé avec le diable au clair de lune ? ».

« Je t'ai fait, mais toi tu m'as fait le premier. »

S’il y parvient tant bien que mal dans un premier temps, on remarque spoiler: qu’il se débarrasse de pas mal de gangsters
après cette douloureuse nouvelle. Il annonce même au Joker spoiler: qu’il va le tuer
lors d’une séquence d’anthologie suivant l’ascension de la cathédrale, dans un affrontement à l’ancienne où Vicki et lui-même doivent se cramponner pour résister à ses piétinements. La folie du personnage atteint son apogée avec de nombreuses blagues parsemées de son rire retentissant (« tu frapperais pas un type avec des lunettes quand même !! » lorsque Batman le cogne, « qu’est-ce qui te fait rire toi !!? » en regardant la gargouille qui exprime tout sauf la joie, « je lui ai donné la main !! » quand il piège Vicki en lui faisant croire qu’il veut l’aider à remonter en utilisant une fausse main), sans compter son dentier qui tombe et le poing qu’il s’éclate en voulant frapper Batman. La mise en scène est d’une redoutable efficacité et on aurait presque pitié du pauvre Joker, jusque-là toujours très sûr de lui, qui laisse pourtant transparaître un sacré désespoir sur son visage spoiler: alors qu’il glisse petit à petit le long des barreaux de l’échelle
; mais ce qui ne l’empêche pas de garder le sourire spoiler: une fois écrasé par terre
, avec un petit rire automatique qui se déclenche.

Cultissime parmi les adaptations de Batman, l’œuvre de Tim Burton a su donner un nouveau souffle à la franchise grâce à l’interprétation sombre du justicier et au jeu d’une justesse rare de Jack Nicholson. Plusieurs adaptations verront le jour en jeux vidéo, notamment un jeu NES qui ne fera que s’inspirer du film, mais aussi une très sympathique version Game Boy et une version Mega Drive plus fidèle et aux graphismes affinés. Parallèlement au tournage du prochain film, c’est surtout la célèbre série animée de 1992 qui popularisera fortement Batman auprès des plus jeunes, avec un thème musical composé par Danny Elfman lui-même et de nombreux méchants de qualité dont un Joker tout juste exceptionnel doublé par l’exceptionnel Pierre Hatet, connu pour la VF mythique de Christopher Lloyd. Un film d’anthologie !
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2013
Ce premier film de Batman nous emmène dans un Gotham City sombre et bien représenté pour nous plonger dans une histoire prenante. Les scènes d'actions sont présente accompagné par des effets spéciaux qui n'ont pas trop mal vieillit et surtout par une très bonne réalisation de Tim Burton. Les gadgets sont utilisés à bon escient et son très bien fait et la batmobile est magnifique. L'univers est vraiment bien représenté de plus une superbe b.o. accompagne l’ensemble. Mais le gros point fort de ce film est bien sur son casting cinq étoiles avec en tête Michael Keaton à qui le costume de Batman va très bien même s'il manque de charisme quand il est Bruce Wayne, Jack Nicholson est généralissime en Joker complètement déjanté et balançant des répliques hilarantes, Kim Basinger magnifique et qui ne tombe pas dans la greluche de service en ayant un vrai caractère et Michael Gough qui joue un Alfred classe et sympathique. Ce premier long métrage sur l'homme chauve-souris est une réussite, c'est divertissant et on à envie de voir la suite.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2025
Ce premier Batman sera un succès retentissant a sa sortie . Logique vu l histoire et l interprétation de jack Nicholson en Joker . Michael Keaton en Batman est un choix super également . Un film excellent
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2013
Il est intéressant de voir à quel point le Batman de Tim Burton possède des qualités diamétralement opposées de celles des plus récentes versions (celles de Christopher Nolan) : la première, évidente, est de ne pas se prendre au sérieux. Loufoque, fantasque, à l'image d'un Joker incarné par un Jack Nicholson dans le rôle le plus déjanté de sa carrière, le film mêle action et excentricités sans temps mort, porté par la célèbre boucle musicale de Danny Elfman. Dans l'esprit, il s'agit d'un quasi dessin-animé, aux couleurs criardes, un véritable magasin de farces-et-attrapes. Seul Michael Keaton fait un peu tache dans le rôle phare, écrasé par le charisme de son adversaire qui à mon sens reste - de loin - le meilleur interprète du Joker. A la fois démodée et indémodable, la rencontre entre l'univers de Tim Burton et de Batman fait des étincelles.
JohanJett
JohanJett

39 abonnés 209 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2013
Première version cinématographique de Batman ,celui ci de Tim Burton est de loin l''un des deux meilleurs épisodes de la saga ,avec celui de Christopher Nolan,The Dark Knight.Je ne connais pas assez les comics pour dire ci celui du cinéaste Tim Burton est assez fidêle à la BD. une chose est sure la version de Tim Burton est bien supérieur que celle de la série télévisuelle des années 60 , l'acteur qu'il avait interprété était Adam West. Les décors sont riches ,la photo est sublime,la palette de couleur portée par l'ensemble du film en commençant par son casting,Michael Keaton le meilleur Batman,(suivit du deuxième avec Christian Bale),Jack Nicholson est un très,très bon Joker,Jack Palance l'inoubliable Grimson ,la superbe Kim Basinger et le cinéaste Tim Burton font de ce Batman un Masterpierce.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juillet 2015
Malgré des rides bien présentes dans le film, un charme s’opère vite, lequel est très propre aux films des années 80. La réalisation de Tim Burton est très intéressante. Le réalisateur réussit à instaurer son univers, mélange d’humour et de noirceur, et qui fait tout le charme de cet opus. Le scénario, bien qu’à la trame très classique, pas toujours fidèle aux comics, développe bien ses deux personnages. Le récit n’est malheureusement pas très complexe, n’épargnant pas non plus de petites invraisemblance, mais il est propice à la mise en exergue, voire même, l’accroissement des psychologies. Malheureusement, le scénario délaisse totalement les personnages secondaires. Le film de Tim Burton est mythique. Malgré des défauts dans la réalisation ainsi que le scénario, l’univers à la fois loufoque et noir du cinéaste associé à celle du héros fonctionne à merveille et grâce à des acteurs magistraux, le spectacle devient passionnant.

Critique et analyse en entier en lien.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2018
L’univers de « Batman » colle assez bien à celui de Tim Burton. Bien que ne déméritant pas et portant manifestement sa griffe, sa version, datant de 1989, ne m’a pourtant jamais véritablement emballé, d’autant plus que cet affrontement avec le Joker souffre depuis de la comparaison avec celle hautement mieux orchestrée par Christopher Nolan. Prenant quelques libertés avec les Comics, l’histoire limite les scènes d’actions au détriment de celles dédiées à l’évolution des personnages, tout en gagnant par la même occasion en humour. Michael Keaton y campe un convaincant Bruce Wayne, Jack Nicholson apporte sa folie à l’éternel ennemi de la "chauve-souris" et Kim Basinger n’est nullement la potiche que l’on aurait pu croire. Le mariage des sonorités de Danny Elfman et de Prince donne une texture musicale étonnante au film.
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