La Fille de quinze ans
Note moyenne
1,9
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gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2017
Je ne ne connais pas le cinéma de Jacques Doillon, mais je ne suis pas certain que ce film me donnera envie d'en voir d'autres (à tort ou à raison ?). En réalité j'ai trouvé que le film commençait plutôt bien, on sentait une certaine vérité dans les dialogues, dans la manière de filmer la première interaction entre Poupaud et Godrèche, où la caméra continue de filmer quelques secondes une fois qu'ils se sont séparés où l'on voit les petites manies de Godrèche, des manies de petite fille, comment elle se tient, comment elle regarde...

Mais très vite ça devient chiant comme la pluie, car bien qu'il y ait des phrases très belles, comme une scène où Godrèche dit au personnage du père joué par Doillon lui-même qu'elle fait ce que Thomas (son copain) veut qu'elle fasse sans même qu'il ait eu besoin de lui demander... ou bien lorsqu'elle dit à Thomas qu'elle aime qu'il lise, mais qu'elle n'aime pas quand il lit. Il y a quelques répliques comme ça, bien tournées, qui rendent vraiment bien, notamment celles qui servent au chapitrage du film, je pense particulièrement à celle où Godrèche se rend compte qu'elle est une fille comme les autres.

Mais voilà, malgré des qualités que je ne nie pas, je me suis emmerdé au possible une fois le premier quart du film passé. Oui il y a des choses, notamment sur la femme, qui adolescente déjà ne peut s'empêcher de séduire, tout en voulant se préserver du sexe avec le garçon qu'elle aime pour éviter que ça soit comme avec tous les autres... mais qui finit par quand même vouloir se taper le père de ce garçon... mais en fait non...

En gros j'y ai surtout vu Jacques Doillon jouant donc le père, qui avait l'opportunité de tripoter les nibards de Godrèche alors qu'elle devait avoir 16/17 ans au moment du tournage... petit malin... mais si l'idée (pas de tripoter les nichons hein) était bonne, en réalité c'est vraiment poussif. Elle veut, elle ne veut pas, elle joue, elle ne joue pas... Elle le cherche, elle le trouve...

Si j'adore l'idée du film sur le papier avec cette fille qui manipule limite malgré elle les hommes autour d'elle, en jouant sur leur désir, sur leur envie de la sauter... en pratique c'est redondant au possible et pas intéressant, la faute à des acteurs qui ne jouent pas très bien, à une mise en scène un peu molle, à des répétitions lassantes et à Godrèche qui est plus insupportable finalement que séduisante.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 542 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2019
C'est complètement malsain et improbable. J'ai juste eu l'impression que Jacques Doillon s'était bien fait plaisir. Sans intérêt, on ne croit pas une seconde à cette histoire et à toutes ces situations.
Christopher H.
Christopher H.

18 abonnés 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mars 2024
Malaisant à souhait ! Joué comme un mauvais porno de M6, et ce n’est pas ça le pire...
Le jeu manque de crédibilité car l’actrice ne semble pas très bien comprendre ce qu’elle fait/dit et n’a pas l’air de vouloir être là. Quant à l'adulte dans ce film, lui il marmonne ses répliques comme s’il ne les assume pas et on le comprend.
De la pédophilie décomplexée qui tente de se justifier ! À gerber !
Sylvie SALESSE
Sylvie SALESSE

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0,5
Publiée le 9 février 2024
Doillon abuse librement de Godrèche et profite de son jeune âge, de son innocence.
Ce film reflète l'aspect pervers de ce metteur en scène qui se contente de se faire plaisir tout en réalisant un scénario poussif et malsain.
ferdinand75

723 abonnés 4 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2025
Très difficile en 2025 de voir ce film, sans tenir compte de tout son environnement, et de l’analyser comme on le ferai pour n’importe quel autre film, en tant que cinéphile averti et passionné. C’est ce que j’ai essayé de faire, en me détachant de tout ce contexte, pour me laisser emporter par l’aspect purement cinématographique.
Il s’agit d’un triangle amoureux, mais avec l’originalité du scénario qui veut que dans cette histoire le père d’un jeune adolescent de 15 ans, tombera amoureux de la petite amie de 15 ans de son fils. Tous les trois partent en vacances dans l’île d’Ibiza, dans une villa fabuleuse et on assistera alors à un jeu de chassé-croisé, de séduction , de rejet, de mise en jalousie, on est dans du Marivaux .
Tout d’abord le film doit beaucoup à la formidable interprétation des 3 acteurs : et surtout les deux jeunes , Melvil Poupaud qui joue avec un naturel désarçonnant, ce petit jeune homme tout frêle, si gamin , mais qui vit sa première expérience amoureuse, en compétition avec son propre père, il joue juste , avec beaucoup de finesse, et d’humour. On comprend qu’il soit devenu un des grands acteurs actuels. Judith Godrèche , qui joue cette fausse ingénue, très mature dans ses discours, mais en même temps jeune fille en train de se transformer en femme, chrysalide qui devient papillon, Elle joue avec grâce, en finesse, adepte de minauderies, elle n’aime pas le « vieux » père mais elle est flattée de son intérêt, elle se donne le gage de le séduire, pour le punir, le faire souffrir, elle se prend au jeu ,elle ne résistera pas à la tentation de jouer sur cette attirance réciproque . Magnifiquement filmée, des gros plans sur la visage, plein de joie , de fraîcheur, d’enthousiasme, elle nous charme et nous envoute . Et puis le père, joué par Doillon, probablement sa meilleure prestation en tant qu’acteur , troublé, ennuyé par son attrait pour la copine de son fils mais qui ne peut résister. Il joue très bien, avec sa petite voix qui murmure des mots d’amour , et nous oblige à tendre l’oreiller pour partager son trouble, en toute intimité. Magnifique trio . La réalisation est superbe, très belle qualité image de Caroline Champetier, la plus grande directrice de la Photo contemporaine, magnifique utilisation de la lumière magique des Baléares. Il y a de clins d’œil au « Mépris » de Godard, ellipse d’un autre triangle amoureux, déjà un réalisateur. Cette villa futuriste au bord de la mer , des cadrages au cordeau , des plans superbes , comme ce plan fixe sur la plage sur les 3 visages, avec celui de Juliette au milieu qui part en travelling court , gauche- droite- gauche , pour monter son alternance amoureuse, diabolique. Plans des deux amoureux sur une jetée, au dessus de cette mer sublime. Les dialogues sont ciselés , là encore on pense au Godard « et mes fesses tu les aimes » et ici Juliette chantonne « et mon nombril transparent tu l’aimes » . Il y aussi du « Pierrot le fou » Godréche étant Ana Karina , qui déambule sous le soleil, : « ma ligne de chance , ma ligne de hanche « ici « " faire" la la lecture n’est ce pas obscène »
Le film est extrêmement pudique, dans son déroulement, tout en intériorité, tout est suggéré, peu de choses montrées sauf une scène de deux minutes, la fameuse scène décriée. On ne peut deviner en voyant le film. Chaque spectateur en pensera ce qu’il voudra, mais c’est une scène charnière, assez banale en apparence, qui montre le père pris dans le filet , de la jeune sirène, qui permettra la renaissance du sphinx /fils.
Sentiments extrêmes et profonds, comme toujours chez Doillon depuis « les Doigts dans la tête » son 1er film , chef d’œuvre naturaliste, déjà sur un trio amoureux et une femme indécise, oscillant dans ses sentiments.
Un beau film, un des meilleurs de Doillon, le plus Godardien. Bien dommage.
lucile l
lucile l

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0,5
Publiée le 12 mars 2025
je me suis sentie très mal à l'aise pour Judith encore enfant .. le film est TRèS MAUVAIS, il n'y a rien, ni scénarion, ni plan ni lumiere...RIEN, juste une enfant que l'on déshabille. et ça c'est très très gênant.
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