Le tandem Phil Lord et Chris Miller à la réalisation d’une semi surprise, la mise à jour de 21 Jump Street, série mythique d’il fût un temps. Ici, l’on contourne le problème de la réadaptation fidèle mais casse-gueule et préférant accentuer l’aspect comédie. En somme, cela marche un peu comme une parodie. Johnny Depp n’étant plus de mise, du moins dans le haut du panier, restait à trouver les interprètes capables de faire rire tout en étant fidèle à une certaine étiquette, l’adolescence. De là est arrivé le duo Channing Tatum, pas franchement drôle, et Jonah Hill, plus à l’aise dans le genre. Bien différent l’un de l’autre, c’est vers l’écart creuser entre eux, notamment par les années lycée, sur lequel mettent l’accent les réalisateurs et scénaristes.
Drôle, dans une certaine mesure, c’est de l’humour jeune et parfois grossier, 21 Jump Street, nouvelle mouture, trouvera son public sans trop forcer. C’est plutôt kitsch mais ça fonctionne, même si l’on n’y croit pas une minute. Le tandem principal est plus ou moins intéressant et les seconds rôles nombreux, cela privilégiant la diversité des situations cocasses ou amenant quelques scènes d’action ni extraordinaires ni décevantes. En gros, le film à tout pour plaire au plus grand nombre, n’étouffant pas le public de fadaises inutiles, privilégiant l’aspect rentre dedans nécessaire à la bonne marche d’une telle comédie.
Pour ce qui est de l’écriture, à proprement parler, rien de transcendant, et ce même si des flics infiltrant un lycée, ce ne fût plus vu depuis, eh bien, la série originale. Duo improbable à la poursuite de gloire, méchants vilains synonyme de débile heureux et plein de petits tics mode pour bien situé l’époque. Un amoncellement de stéréotype donc, même si certains restent agréables. Quelques idées également bien trouvées, réfléchies, même si ça surprendra certains.
A l’heure ou comédie rime souvent avec compléments aux sorties de la semaine, difficile de faire la fine bouche devant un film qui détourne la règle, les producteurs s’en frottent les mains alors que le public, secrètement, attendra toujours l’apparition de l’ami Johnny. Bref, ce que le public attendait, le voilà, ni plus ni moins. 12/20