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3,5
Publiée le 28 octobre 2019
Dèsormais, la France ne va pas tarder à se libèrer complètement de l'occupant! Pour la belle Naïs, l'amour à ses raisons que le bossu Fernandel a du mal à ignorer! L'histoire d'un bossu amoureux sans espoir d'une fille de ferme! Fernandel y fait une crèation èmouvante face à la blondeur angèlique de Jacqueline Pagnol qui se rèvèle! Raymond Leboursier avait achetè les droits de la nouvelle de Zola mais le film, qui sent bon la Provence, a ètè entièrement tournè à Cassis par Marcel Pagnol! C'est du beau cinèma mèridional, touchant et ensoleillè! Avec simplicitè, il va droit au coeur! Formidable scène dans une ruelle entre Fernandel et Blavette en dèbut de film! C'est après ce très beau classique que la future « Manon des sources » deviendra officiellement l'èpouse de Pagnol...
Un beau film humain réalisé dans la belle province française de l'époque, comme l'affectionnait Marcel Pagnol. Cela fait du bien de voir un film qui parle avec le coeur et pas avec violence gratuite ! si les gens regardaient ce genre d'anciens films de temps en temps entre deux produits de consommation hollywoodiens ça leur feraient du bien aux neurones et l'être humain serait peut-être plus humain s'il avait la même générosité que le personnage bossu interprété par Fernandel, alors on vivrait dans un monde meilleur ... mais ça n'arrivera jamais, l'être humain et pathétique y'a qu'à voir dans quelle société on vie. Heureusement que ces films d'une autre époque ne sont pas complètement oubliés, et que l'athmosphère campagnarde qui en dégage se bonifie comme un paradis perdu.
quand Fernandel joue a ce niveau tout film devient magnifique. l'histoire de la bosse est racontée avec une telle force que l'on est obligé de pleurer. quel acteur!!!!!
Une fille de la campagne séduite et fautive, un jeune citadin attrayant et cynique, un pauvre bougre dévoué à la première et ami du second, un père qui pousse les lois de l'honneur à leur paroxysme; il ne manque plus que l'enfant bâtard... Ce mélodrame des familles ne fait pas dans la dentelle. On y trouve des personnages peu nuancés -dans la mesure où ils expriment une, et une seule, idée dramatique- des scènes longues et démonstratives où la mise en scène force un peu l'émotion (notamment à travers le complexe de Toine le bossu, joué par Fernandel) et les thèmes récurrents de Pagnol (l'humilité du paysan devant les "gens de la ville", le mépris de ceux-ci pour ceux-là...). Séduisante dans bien des films, la dramaturgie de Pagnol semble ici plutôt appuyée et complaisante, et la réalisation parait bien désuète. La présence charismatique et talentueuse de Fernandel, entre fantaisie et amertume, suscite, par l'attachante nature de son personnage, le véritable intérêt du film. Les longues tirades pleine d'humanité, souvent allusives, sinon métaphoriques, de Pagnol lui vont décidément comme un gant.
Ah ! La provence, la mer Méditerranée, le maquis... tout cela sent bon, et permet de donner un peu de saveur à un film somme toute bien trop pépère. Je n'ai pas été emballé par l'histoire de la belle et de la bête, enfin, de la paysanne et du bossu je veux dire. Mais bon, Fernandel est tout de même là pour donner un peu d'intérêt au film.
Sûrement pas le meilleur film "provençal" mais les acteurs sont très bons dont Fernandel au sommet de son art. Des dialogues de qualité et un bon film peut-être avec quelques longueurs.
Même si le film est officiellement réalisé par Raymond Leboursier (le générique indiquant étrangement : "Film de Marcel Pagnol réalisé par Raymond Leboursier" sans créditer de scénariste), Naïs marque le véritable retour de Marcel Pagnol après La Fille du puisatier et l’Occupation (La Prière aux étoiles est restée inachevée et une partie a été brulée par Pagnol lui-même quand la Continental tenta de l’acquérir tandis que le cinéaste n’avait travaillé que sur l’adaptation d’Arlette et l’amour de Robert Vernay). Si le film est tiré du Naïs Micoulin d’Émile Zola, il retrouve plusieurs thématiques de son film précédent (Fernandel éconduit par une fille qui tombe sous le charme d’un bel homme de bonne famille, opposition ville/campagne, père possessif ayant des valeurs "à l’ancienne" …) mais l’ensemble ne possède pas l’humour de ce dernier et a tendance à trop s’étirer et à être trop explicatif donnant un rythme un peu mou. En outre, il ne bénéficie pas cette fois de la présence de Raimu et de Charpin (décédé l’année précédente) mais d’acteurs globalement moins charismatiques (même s’il permet à Pagnol de rencontrer Jacqueline Bouvier qu’il épousera peu après le tournage). Heureusement, il y a Fernandel car celui-ci est tout bonnement formidable dans ce film notamment dans son extraordinaire monologue racontant son enfance. Ainsi, bien que faisant partie des œuvres les plus connues de son auteur, Naïs ne fait pas partie des meilleurs longs-métrages de Marcel Pagnol, ce qui ne l’empêche pas d'être agréable à voir et d’offrir un sublime rôle à Fernandel.
Avec Nais on mesure assez clairement que l’univers de Pagnol ne se réduit pas à ce petit théâtre provençal pittoresque et haut en couleurs, dans lequel on le circonscrit un peu trop facilement. Ici derrière la romance ou les princes épousent les servantes il est question de Classes, et peut être même de luttes de classes, du statut des femmes aussi et de la violence irruptive du patriarcat qui lui est consubstantiel. Nais en réalité sous son soleil aveuglant qui fait écho à la blondeur des son héroïne est un drame sombre qui s’ignore à peine.
Un scénario très invraisemblable où les ingrédients tragiques savamment mis en place s’arrangent pour se terminer en happy end difficile à avaler, au détriment de la nouvelle de Zola dont il est inspiré et d’une psychologie des personnages à géométrie variable. Il reste un émouvant numéro de Fernandel en bossu et quelques belles quoique faciles considérations sur les infirmes. Comme c’est souvent le cas à l’époque, la jeune fille – future Mme Pagnol - est trop âgée pour son rôle.
"L’amour est un privilège, mais aussi un acte de résistance face au déterminisme social qui régit l’univers de Naïs Micoulin. Cette paysanne en quête de liberté et de sentiment se trouve au centre d’une étude sur la fatalité et la passion destructrice. Le soleil de la Côte d’Azur en est témoin. Mais contrairement à l’atmosphère sombre et tragique de la nouvelle éponyme d’Émile Zola, l’adaptation de Marcel Pagnol introduit une touche d’optimisme bienvenue en une période troublée."
"Naïs, quant à elle, doit affronter la colère d’un père jaloux, violent et tyrannique, interprété avec force par Henri Poupon. Se libérer de son emprise, lui qui entend garder sa fille auprès de lui pour l’éternité, devient le moteur de l’émancipation de la jeune femme. Le choix du titre du film, effaçant le nom de famille de Naïs, renforce cette idée d’indépendance que le personnage acquiert peu à peu au fil du récit. Elle devient ainsi l’héroïne active de sa propre histoire, épaulée par un personnage aussi énigmatique qu’attachant : Toine, un valet de ferme bossu secrètement amoureux d’elle, incarné par le prodigieux Fernandel. Rapidement mis dans la confidence, il protège cette liaison cachée malgré la douleur qu’il refoule. Figure christique à bien des égards, Toine devient le véritable cœur battant du film. Il souffre à la place de Naïs et de Frédéric : la première serait perdue sans ses conseils, le second aurait trouvé la mort sans son intervention, dans un accident orchestré par le père Micoulin."
"Co-réalisé par Raymond Leboursier et Marcel Pagnol, Naïs est une lettre d’amour pure où chaque rendez-vous manqué, à la lumière du jour et des mœurs d’une société patriarcale, alimente la fuite en avant de celles et ceux qui sont rangés dans les tiroirs scellés des classes sociales."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Ressortie en salle de six opus de Marcel Pagnol dont " Nais " (1945 ) tiré d'une nouvelle d''Emile Zola largement adaptée par le cinéaste.
On retrouve ici des thématiques qui traverse l'oeuvre de Pagnol cinéaste : parents toxiques, critique de l'étanchéité entre les classes sociales, la valorisation de l'apparence sur le coeur pur...
L'interprétation de Fernandel est formidable ( ce sont les scènes où il est à l'écran qui sont largement les meilleures) elle parvient à donner un ton léger à ce scénario pourtant tragide, même finalement assez lugubre. Tout se termine t il bien ? à y regarder de près, c'est discutable.
On a ici affaire à un classique du cinéma du patrimoine, auquel Patrick Brion rendra un hommage mérité en le programmant en son temps, au cinéma de minuit.
Pagnol rencontra sa future épouse Jacqueline Bouvier sur le plateau de tournage de " Nais ".
Fernandel au top dans ce rôle dramatique. La Provence telle que nous l'aimons sans "maquis" mais avec sa garrigue, ses pinèdes et ses calanques. N'oublions pas Jacqueline Bouvier (future madame Pagnol), qui excellera dans le rôle de Manon des sources, ici dans son premier grand rôle. Et puis, tellement habitué qu'on en arrive à l'oublier, notre si chantant accent avec ses expressions ou mots si particuliers (escrabouillé). Nous avons ici une belle interprétation du bouquin de Pagnol, du cinéma d’antan que certains trouverons désuet, mais qui reste toujours aussi intense en émotion et qui, plus que tout, fait parti de notre patrimoine culturel. 9/10
Fernandel par Pagnol est toujours un duo efficace même si dans celui-ci il manque de "décors" j'entends par là qu'il est dommage que le scénario et les scènes n'offrent pas plus de "regard" sur le sud de la France et ses paysages à l'époque.
Naïs, le film révélateur du génie de Fernandel, qui s'y montre l'égal des plus grands; de Charlie Chaplin à Sim...Sa composition du bossu "Toine" est tout simplement magistrale! Hors la scène de l'entretien final avec Mme Rostaing, il parvient à véhiculer le tragique du film par un sourire de composition tout simplement ahurissant. Pagnol lui doit beaucoup; la "trilogie", le schpountz, Topaze aauront fait sa fortune, Naïs, grace à Fernand Contandin le fera rentrer à l'académie française!