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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Je crois que c'est le plus beau film que j'aie vu. Je ne m'en lasse pas. Et bien que ce ne soit pas mon style de pleurer pour un film, je fond en larme à chaque fois que je le regarde... Une magnifique histoire d'amitié. Pour cex qui ne l'ont pas vu, à découvrir d'urgence. Bon film.
Alors oui, ça baigne dans le sentimentalisme. Un peu de facilité toute latine également. Mais l'élan est là avec une réelle tendresse pour ces personnages, ces lieux et pour le cinéma lui-même. C'est probablement pour cela que ce film garde encore son charme près de 20 ans après sa sortie.
Merveilleuse comédie dramatique empreinte de mélancolie et de nostalgie, ce chef-duvre est aussi un hymne au 7ème art. Sappuyant sur de superbes décors, la mise en scène de G.Tornatore rend parfaitement lambiance de ce petit village de Sicile qui vit au rythme des séances de cinéma, seule source de distraction et de culture de sa population pauvre et souvent désuvrée. A travers les censures cléricales, le réalisateur nous montre toute la place de lEglise, omnipotente et véritable maître à penser de ces âmes incultes, dans la vie quotidienne de lItalie du Sud dans la période de limmédiat après-guerre. Philippe Noiret, qui joue là lun de ses plus beaux rôles, est égal à lui-même et fait étalage de tout son immense talent en campant un pittoresque projectionniste tour à tour copain, complice, mentor et instructeur. Jacques Perrin est excellent dans un rôle tout en sensibilité et en émotion contenue. Les dialogues entre Alfredo et le petit Toto sont franchement savoureux et illustrent la subtile complicité entre ladulte et lenfant. De nombreuses scènes sont des morceaux danthologie, mêlant admirablement humour et intensité dramatique. Le passage du Certificat détudes ou les chamailleries continuelles dans la cabine de projection en sont les meilleurs exemples. La sublime musique dEnnio Morricone berce admirablement le spectateur en renforçant le côté mélancolique et romantique de cette délicieuse histoire qui vous prend aux tripes. Bien que très émouvante grâce aux bouleversantes scènes de retrouvailles entre Salvatore et Elena bien des années après, la version longue napporte pas de véritable plus-value à cette uvre exceptionnelle. « Cinema Paradiso » est lun de mes dix films préférés.
Un vieil homme, projectionniste dans un village sicilien qui sans doute ambitionnait une autre carrière se laisse conquérir par l'espiègle Toto, gamin avec qui se noue une relation pleine tendre complice. Cette trame, Giuseppe Tornatore l'utilise pour nous conter une petite tranche d'histoire, pas si lointaine, où le cinéma était encore pionnier.Un lent mouvement de respiration nous permet de nous remplir les poumons d'une fraîche bouffée d'oxygène d'une atmosphère pourtant si proche, encore presque palpable, mais que le "progrès" éloigne vitesse-lumière et renvoie cet épisode au sentiment qu'il appartient aux calendes grecques.Giuseppe Tornatore nous partage au travers ce scénario qui doit avoir quelques résonances autobiographiques, son amour du cinéma ou peut-être d'un certain cinéma. S'il est empreint d'une certaine nostalgie, la comédie, présente donne au film cet équilibre qui lui permet de ne jamais bascule dans le larmoyant!