721 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
85 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
31 critiques
3
20 critiques
2
10 critiques
1
7 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
In Ciné Veritas
108 abonnés
922 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 1 mai 2020
Du beau et mortifère roman autobiographique Le jardin des Finzi-Contini (1962) de Giorgio Bassani, auteur et narrateur, Vittorio de Sica tire un film quasi éponyme. En effet, étrangement, le titre du film dans sa version originale (Il giardino dei Finzi Contini) perd le trait d’union porté par le patronyme composé de la famille visitée. Est-ce là une simple erreur de typographie ou une volonté de scinder la famille-titre pourtant unie en deux entités distinctes ? Est-ce prémonitoire à la chronique d’une mort annoncée ? Mystère. Des interrogations futiles peut-être face à un film réalisé en 1970 et qui remporta l’Ours d’or à Berlin en 1971 puis l’Oscar du meilleur film étranger en 1972. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/05/01/le-jardin-des-finzi-contini/
L'Italie a eu son Duce, son fascisme et son antisémitisme. L'Ukraine a maintenant Poutine et son fascisme drapé d'un anti nazisme grotesque. Les choses évoluent peu chez les hommes et les horreurs se répètent... De Sica utilise une superbe photo, une belle musique et des acteurs au sommet de leur beauté (Sanda, Berger, Capolucchio) pour montrer la fin tragique d'un monde et d'un amour d'enfance impossible. Superbe.
Dans le genre passions entre adolescents tardifs sur fond de guerre et de fascisme, le film de De Sica est à ranger aux côté d'Un été violent, de Zurlini. Moins subtil que ce dernier à decripter les tréfonds de l'âme humaine, car il reste parfois à la surface des êtres, il est par contre convainquant dans sa description d'une époque bien précise, celle du début de la persécution des Juifs dans l'Italie Fasciste, jusqu'à la déportation. De même, De Sica se révèle, dans la lignée de Visconti, capable d'exprimer la fin d'une époque pour une classe possédante, le début de la fin pour ceux qui étaient alors considérés comme une sorte de "noblesse" dans la ville de Ferrare. C'est donc quand il décrit un milieu, une époque, une tragédie en mouvement, que De Sica est un formaliste adroit, sans doute aidé par la lumière étrange, sorte d'éclair perpétuel avant le grand trou noir, que lui offre son chef opérateur. Dans ce contexte dramatique de l'extermination qui attend une population qui donne encore l'impression d'une certaine insousciance, la description d'une relation amoureuse avortée entre deux amis d'enfance aurait pu être une métaphore de l'anéantissement des rêves, mais le film ne semble pas regarder de ce côté là. Peut être souhaite t'il se rapprocher au plus prêt du roman éponyme, de retrouver son ambiance, ce qu'il réussit selon les exégètes.
L'histoire est intéressante, la réalisation l'est également, on ne sent pas tout comme les personnages l'ampleur de ce qu'il va arriver, on n'a pas l'impression que l'on est au bord de la guerre et des attrocités qui vont arriver pour les juifs, c'est intéressant de voir avec quelle insouciance ces jeunes vivent le début de la guerre. Un film à voir de part son sujet.
Le jardin des Finzi Contini est un peu long à demarrer et s'attache trop à des détails qui ne sont pas ceux que l'on voudrait voir mis en relief. Cependant c'est un masterpiece qui reste ytrès bien réalisé. On notera une fin aux caractéres symboliques et sémiotiques très fort.
Les certitudes d'une jeunesse dorée butent sur la monstruosité de leur époque. Vittorio De Sica se garde bien de montrer l'horreur et tout l'art du réalisateur se résume à sa volonté de proposer au spectateur de voir le monde tel que les Finzi Contini le vivent, au milieu de l'horreur de la Deuxième Guerre mondiale. Protégés de la guerre, des rafles et des doutes, ils croient pouvoir échapper à leur destin. Et, en 1h30, magistralement, De Sica déroule le délitement d'un monde à jamais disparu. Sans la désagréable postsynchronisation des dialogues propre à l'époque, le film aurait été un chef d'œuvre. Mais que c'est irritant !
Oscar du meilleur film étranger, Ours d'or à Berlin, "Le jardin des Finzi-Contini" fut un grand succès l'année de ma naissance. Adapté d'un roman de Giorgio Bassani, ce film de Vittorio De Sica chronique la vie de deux familles juives à Ferrare entre 1938 et 1943. L'essentiel de l'action se déroule dans l'immense jardin des Finzi-Contini, une richissime famille juive, que les lois aryennes obligent paradoxalement à ouvrir leur demeure à leurs coreligionnaires. La montée de l'antisémitisme, jusqu'à l'inéluctable déportation, est la toile de fond de cette chronique toute en finesse de deux mondes qui se rencontrent : celui de la grande aristocratie et celui de la petite bourgeoisie.
Le mythique réalisateur du Voleur de Bicyclette tourne Le Jardin a près de 70 ans. Ses acteurs ont la grâce adolescente des photos de David Hamilton : Dominique Sanda avait vingt ans à peine (mariée à quinze ans, divorcée à dix-sept, cette jeune femme était manifestement précoce), Helmut Berger vingt-cinq et Fabio Testi même pas trente. Quelle ambiance devait régner sur le plateau entre ces jeunes acteurs et ce réalisateur septuagénaire qui avait presque l'âge d'être leur grand-père ?
D’après le roman de Giorgio Bassini. A Ferrare de 1938 à 43, la bourgeoisie juive inconsciente du danger créé par l’ascension mussolinienne, et les relations subtiles d’un amour de jeunesse contrarié. Image superbe et mise en scène de qualité, acteurs bien dirigés. C’est beau, c’est fin, c’est poignant… bravo !
Une belle fresque historique, poétique et tragique, qui montre le contraste entre l'innocence de la jeunesse et l’antisémitisme à laquelle celle-ci va être confrontée.
Voir un film qui vous donne, dans le même temps, l'impression de lire sa source d'inspiration littéraire sans l'avoir jamais lue, ce serait oser définir autrement un chef d'oeuvre, et Le Jardin des Finzi-Contini en serait un.
Quel magnifique film de De Sica.Dominique Sanda est incroyablement belle(la scène dans la calèche)et l'image est très soignée.Voila un film précieux et déchirant avec beaucoup de possibilités narratives.On ne voit jamais la guerre(sauf dans les actualités au cinéma)et pourtant on sent l'iminence de la catastrophe.Un film remarquable.
Un des meilleurs films sur le fascime en Italie. De Sica maitrise son sujet et ça se voit. Pourtant, le début du film laisse songeur. A coup de flash backs interminables et de personnages trop nombreux, l'ensemble est confus. Ensuite, le film gagne en aisance et en complexité. Les dialogues subtils servent le film et mettent en avant la reconstitution soignée sans être trop appuyée par De Sica. Historiquement passionnant, et nécessaire, cette période de l'histoire a rarement été aussi bien traitée, grâce à une mise en scène sobre, sans artifices, à hauteur humaine, malgré quelques gros plans maladroits et des flash backs inutiles, systématiques et ennuyeux et certaines scènes avec enfants frôle la parodie, tellement tout cela est antinaturel. Les personnage sont denses, complexes et les acteurs d'une beauté fascinante. Passionnat et jamais didactique ni explicatif, le film se construit autour de l'idée d'un amour qui se construit avec le passé. Les petites histoires dans la grande, la conclusion de l'histoire d'amour se rapprochant de plus en plus avec la déportation des personnages. Le film réussit l'exploit de ne jamais être manicheen malgré la période qui tend à l'être. Le film est très prenant, l'actrice Sanda dégage une sensualité dévastatrice doublée d'un mystère que j'adore. Une grande fresque simple, en fait. Et si, par moments; le film fait trop film d'amour (ils s'aiment, elle le rejette, il revient, ils s'aiment, elle le rejette ect etc) le film fonctionne et est très efficace, notamment la fin, un peu plus didactique que l'ensemble, mais très émouvante. Un très beau film.
Je n'y ai pas vu le "chef-d'oeuvre" que beaucoup ont décrit mais il est vrai que la réalisation est raffinée, la photographie a un certain charme, et l'élégance qui émane des acteurs rend le film tout de même efficace.
Oeuvre magistrale. Une romance nostalgique avec en toile de fond la lente et sournoise montée de la repression fasciste sur la communautée juive, y compris celle de l'élite. Un film qui ressemble, par certains aspects, au "Monsieur Klein" de Joseph Losey. Entre le froid détachement de Micol (Dominique Sanda) et la fragilité de son frère Alberto (Helmut Berger), Giorgio (Lino Capolicchio) se révolte des exactions subies sur sa communauté. Mais c'est se battre contre sa destinée. Le portrait psychologique du personnage de Micol est poignant: elle semble connaître d'avance son sort. Le final est douloureusement splendide.
Les flirts, les balades en vélo, un peu de tennis le tout le plus souvent dans le jardin des riches Finzi-Contini. Si on était à une autre période, le début du film nous ferait juste penser à une chronique adolescente. Plus les mois passent plus la société devient anxiogène, plus on décèle les drames à venir. Le bonheur et l'innocence du début, avec le soleil, le blanc des tenues adolescentes laissent au fur et à mesure place à des tenues plus ternes, le temps de vient gris, les sourires et les rires laissent place à l'angoisse et aux appréhensions. Le fascisme est ainsi montré comme un venin insidieux, mais il démontre aussi les réactions parfois incompréhensibles d'une certaine partie de la population apathique et/ou résignée devant des privations de liberté inédites. Vittorio de Sica signe un drame subtil, doux et acidulé au départ avant de virer vers la fatalité et la soumission. Un beau film, filmé avec élégance, qui contraste intelligemment avec un fond pessimiste et mélancolique. Site : Selenie