Le Jardin des Finzi-Contini
Note moyenne
4,0
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85 critiques spectateurs

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ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2024
Un très beau film qui alterne superbement, l’histoire très privé d’un amour impossible entre deux jeunes gens qui s’apprécient depuis la petite enfance, et la grande histoire ; l’ascension de Mussolini au pouvoir, son alliance avec Hitler et la persécution des juifs. La réussite du film tient à cette association parfaitement réussie, on ne tombe jamais dans le didactisme, ou la propagande, au travers de l’histoire de ce groupe de jeunes gens bien nés, de la classe privilégiée et souvent juifs, on voit leur chute , la dégradation qu’ils subissent , des plus jeunes au plus anciens et même la déportation , à la fin, pour certains. Et puis deux d’entre eux qui devraient s’aimer, n’y arrivent pas, parce que le personnage de Dominique Sanda,( formidable actrice égérie des 70’s) femme libre , aventurière ne veut pas s’engager. Son « fiancé » est trop gentil , trop promis, trop "ami d'enfance", trop classique , elle préférera le charme du beau Fabio Testi , plus sauvage , plus macho. La plupart des romances de ces jeunes gens seront d’ailleurs contrariées , certains à cause des événements historiques , et d’autres à cause de l’incommunicabilité des êtres. Le destin des seniors de ce milieu juif est aussi magnifiquement montré, avec des seconds rôles attachant, pleins de sensibilité. On peut trouver désuet le style photo en floutée, orangée, à la Hamilton , peu adapté au contexte , mais très en vogue dans les années 70, mais qui a mal vieillit ( cela passe encore pour les films érotiques des 70’s mais pas trop ici) . Un des derniers films de De Sica qui démontre toue sa finesse et son immense talent.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2026
Un des plus beaux films jamais réalisés sur la Shoah, non par la représentation directe de l'horreur, mais par l'évocation délicate d'un monde raffiné voué à l'anéantissement. Palme d'or à Cannes en 1971, cette adaptation du roman de Giorgio Bassani déploie une splendeur visuelle au service d'une réflexion bouleversante sur l'aveuglement et la fin d'une époque.
Dominique Sanda y livre une interprétation d'une grâce absolue dans le rôle de Micòl, jeune aristocrate juive à la beauté lunaire et insaisissable. Son jeu tout en nuances, mêlant sensualité retenue et détachement énigmatique, fait de son personnage l'incarnation même de cette bourgeoisie cultivée qui refuse de voir venir la catastrophe et qui oscille entre joie de vivre et mélancolie prémonitoire.
De Sica excelle dans la peinture de cette société juive italienne fortunée, claquemurée dans son parc somptueux aux allures de paradis perdu. Les parties de tennis sur courts privés, les discussions intellectuelles sous les arbres centenaires, les dîners élégants dans la demeure patricienne : tout respire un art de vivre séculaire que les lois raciales de 1938 vont progressivement asphyxier. Le réalisateur filme avec une tendresse nostalgie cette aristocratie érudite, attachée à ses bibliothèques et à ses traditions, incapable de mesurer la violence qui l'environne. Le contraste entre la douceur mordorée des images et la noirceur de l'Histoire qui s'abat est d'une grande puissance émotionnelle.
Le film devient ainsi une métaphore poignante : un sanctuaire de beauté et de culture face à la barbarie montante. De Sica signe une œuvre d'une élégance formelle rare, À voir ou revoir car ce film n’a pas vieilli et reste d’une douloureuse actualité.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2024
Film qui ne décolle pas vraiment et qui semble dépassé aujourd'hui. Réalisation lente, couleurs maussades.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2022
C'est très beau, presque trop. On est dans la période hyper-esthétisante du cinéma italien, Helmut Berger joue même un rôle comme il le fera dans plusieurs œuvres de la même veine de Visconti. Il y a de superbes images dont de gros plans de visages comme on en faisait dans le cinéma français dans les années 1930 et à Hollywood dans les années 1950. Dominique Sanda ne sera jamais aussi superbement photographiée que dans ce film. Le film suit la trame d'un roman éponyme de Giorgio Bassani et c'est peut-être ce qui fait qu'il ne parvient guère à passionner, un film ne fonctionne pas comme un roman.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2025
Entre 1938 et 1945, dans la paisible et provinciale Ferrare, les premières lois et interdictions antisémites promulguées par le régime de Mussolini sèment le trouble dans la communauté juive locale. Les temps insouciants dans le jardin des Finzi Contini, riche et érudite famille juive, où se retrouvait la jeunesse dorée de Ferrare, touchent à leur fin.
A travers une poignée de personnages -principalement des jeunes gens et filles naguère à l'abri et rattrapés aujourd'hui par les tourments de l'époque- Vittorio de Sica relate une page sombre de l'Histoire italienne suivant un point de vue intimiste et confiné qu'invoque le titre du film. Encensé et récompensé à sa sortie, "Le jardin des Finzi Contini" me semble néanmoins avoir bien mal vieilli sur la forme comme sur le fond.

Le style du film, avec sa photographie voilée et ses zooms typiquement italiens (Je pense à Visconti notamment), n'est pas si élégant que ça, exprime un romantisme ostentatoire et suranné, en même temps que le sentiment déjà nostalgique qui envahit les jeunes protagonistes. Le déclassement de la bourgeoisie juive, relatée en douceur, de l'intérieur, manque de densité et d'intensité dramatiques. Au même titre que l'insipide histoire spoiler: d'amour avortée
entre la fille des Finzi Contini (Dominique Sanda) et son camarade d'enfance. Le formalisme du film reflète, aujourd'hui, moins de sensibilité que d'affectation.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2024
Une oeuvre dont Vittorio De Sica, démontre le développement du fascime de Mussolini durant le début de la Seconde Guerre Mondiale, avec comme point de vue, deux familles juives différentes par certains aspects. Par la romance, ces deux points de vue ont une conscience plutôt "réaliste" (d'où le "Neo Realisme) de la situation. Malgré un rythme assez monotone, et un manque de développement sur la condition Juive de l'époque, on est pris par son histoire et cette injustice humanitaire. Et avec une mise en scène magnifique de son réalisateur, les plans sont signes d'espoirs dans un monde rempli de désespoir
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2024
Cette tragédie montrant l'antisémitisme sous le régime fasciste de Mussolini me semble manquer d'énergie et ne contenir aucun sentiment de révolte face aux actes commis par la police fasciste. La réalisation est trop neutre et traite sur le même plan les rapports amoureux et le actes antisémites.
marmottedu77
marmottedu77

12 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2024
Il y a tout d'abord une esthétique bourgeoise. Un lieu clos. Une villa, un jardin. Le soleil qui fige ses rayons dans les feuilles des arbres, qui les transpercent, parfois, et viennent caresser la pâle et fine peau des personnages. La famille Finzi-Contini, de la haute bourgeoisie juive de Ferrare, ne sort guère. Leur parc est un royaume fragile où ils règnent en maître, loin des classes populaires, de la saleté et du monde réel. Loin du fascisme, qui, dehors, dicte ses règles. Ce film est l'histoire d'un huis clos. Ou presque. Car il nous offre quelques embardées dans le monde réel, chaque fois plus angoissantes. La pression s'accentue sur tous ceux que le pouvoir exclut. Les juifs, en premier lieu. Tous le ressentent, sauf les Finzi-Contini, qui vivent dans leur monde, loin des autres. Parfois, ils ouvrent les portes de la demeure, alors c'est tout un pan de la jeunesse de Ferrare qui arrive, de blanc vêtu, immaculé, pour jouer une partie de tennis. Alberto est si fragile, on dirait un cristal qui pourrait se casser à tout moment. Sa sensibilité à fleur de peau contraste avec le monde extérieur, brutal. Micol, elle, est digne, plus forte. Elle a ses envies, ses ambitions. Comme une belle fleur, elle grandit, devient une femme. Ses tourments amoureux accaparent son esprit, loin de la guerre qui approche. Giorgio, lui, la sent venir. Il a peur, se révolte, mais il est impuissant. Chez les Finzi, c'est un monde à part. Les parents de Giorgio le savent bien, ils sont coupés du monde, hors du temps. Ce sera leur chute. Eux, ne sont pas plus lucides, auront le même sort. Malgré ses engagements, le régime fascite causera leur perte. De Sica filme la maison et la nature avec maestria. Les gros plans sur les personnages filment les émotions avec finesse. La sobriété du film est aussi son bémol. Sans doute un manque d'action qui conduit à quelques longueurs. Mais le tout reste extrêmement digne et maitrisé.
florio
florio

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2020
Les jeunes gens de la bourgeoisie italienne sont très bien filmés . Jeunesse éduquée qui semble désinvolte au début du film mais qui comprends rapidement la privation progressive des droits des juifs dans une Italie fascisante dont on ressent la montée jusqu'à l'épisode final de la rafle .
Il y a même dans les amours dépeintes des leurres, des restrictions à aimer , la déception cuisante des premièrs élans
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2024
Ce film, sorti en1970, est une absolue merveille, qui n’a pas pris une ride en 50 ans.
L’histoire raconte la vie de l’aristocratie juive de Ferrare jusqu’à l’arrivée des fascistes, avec une reconstitution impeccable de l’époque, la passivité résignée avec laquelle les familles se laissent arrêter, sans opposer aucune forme de résistance à la police laisse songeur ;-(.
Dès la première image du jardin, nous sommes enveloppés dans ce climat imperceptible de mélancolie, de ce monde à tout jamais perdu, autour d’une Dominique Sanda, dans un de ses plus beaux rôles,
De Sica traite de grands thèmes tels que l’amitié, l’amour, la famille, l’arrivée au pouvoir du fascisme avec une totale délicatesse et sans une larme de pathos Il réussit à trouver un parfait équilibre entre l’avancée historique et le drame amoureux spoiler: (dont l’éconduit se sortira à temps)
,
Ces prises de vue « fondues », l’enchainement de ces nombreux gros plans et travellings, la beauté crépusculaire des images sont exceptionnelles et merveilleusement accompagnées de la musique de Manuel De Sica
Une des plus beaux Films de Vittorio De Sica et un Oscar incontournable
EaalXamar
EaalXamar

5 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2020
En 1938, dans la ville italienne de Ferrare, les jeunes de la bourgeoisie juive se retrouvent dans le grand jardin des plus riches d'entre eux, les Finzi-Contini, pour jouer au tennis. Suite à l'entrée en vigueur de lois raciales, ils sont en effet ostracisés de leur club de tennis habituel. Est-ce l'occasion pour Giorgio de se rapprocher de Micol, la fille Finzi-Contini ? C'est en tout cas ce qu'il espère.

Le film réussit avec beaucoup de finesse à entremêler "grande histoire" et histoire individuelle de quelques personnages. A l'histoire d'amour morte née espérée par le jeune Giorgio avec une fille qui ne le voit que comme un gentil ami, s'ajoute l'aveuglement d'un milieu qui espère que tout continuera comme avant. Le père de Giorgio, juif certes mais surtout commerçant et membre du parti fasciste, mais également la riche famille des Finzi-Contini, osent croire que la situation ne dégénérera pas. Ils sont de bons italiens, ils trouvent des excuses au gouvernement mussolinien pour les diverses lois raciales qui s'ajoutent au fur et à mesure. Giorgio lui-même, pour indigné qu'il soit par la situation politique, dont il discute avec son ami communiste, est avant tout emporté par la mélancolie lorsque Micol le rejette. Est-ce une leçon de morale pour autant ? Il ne m'a pas semblé. C'est aussi avec fatalisme que le film décrit une jeunesse qui veut avant tout vivre et est emportée par des évènements qui la dépassent.

Visuellement, le film est enfoui dans une sorte de flou lumineux, un peu daté, mais reste filmé de manière tout à fait correcte, bien joué, et à un rythme assez soutenu pour un film assez court.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mai 2008
Le film prend tout son sens par le contraste entre 2 univers : celui où la vie continue, et celui dont l'éteau se ressère peu à peu. Une façon inattendue de dénoncer le régime fasciste.
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2024
Un film pas incroyable.

Ce film peut faire charmer avec son style vintage mais le contenu n'est pas tant intéressant que ça.

En effet, le film a très mal vieilli. Les scènes sont lentes, la réalisation est moyenne et les dialogues sont à revoir.

Mais sinon il y a bon jeu d'acteur et le contexte de l'époque est bien maîtrisé et exploité.

À voir si vous aimez les films vintage.
Planques Y
Planques Y

1 abonné 85 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2007
Nous en avions rêvé, Vittorio l'a fait: le film inspiré du livre de BASSANI. J'ai vraimant retrouvé cette atmosphère inoubliable et unique de ce chef d'oeuvre: Le jardin des FINZI-CONTINI. Le raffinement des personnages, la beauté et la tranquilité de la ville de Ferrara, la complexité des sentiments, le court de tennis, le jardin tout y est, puis finalement le regret de ces belles personnes à jamais disparues à cause de la stupidité humaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2009
très différent du livre (on sent moins l'insouciance, et plus la montée de la solution finale) mais tout aussi magnifique et crépusculaire.
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