Opéra
Note moyenne
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44 critiques spectateurs

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Cajun
Cajun

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2026
OPERA est le dernier grand film du maître Argento, un giallo somptueusement mis en scène qui renoue avec un tueur à démasquer qui sévit à l'opéra et poursuit en harcelant et en faisant subir des supplices à chaque meurtres à la comédienne principale. la caméra virevolte dans ce décor, un jeu de psite et de double jeu s'installe à travers des scènes bien cruelles et bien pensées. La piste du tueur est comme souvent chez Argento est sinueuse et brouille les pistes. c'est original avec de bons rebondissements, les scènes de meurtres sont variées et bien incisives. La toute fin est un peu baclée et mal filmé comme un feuilleton AB production mais il y a 1h50 de pur plaisir, seul défaut à part la toute fin fin, c'est l'héroine qui n'arrête pas de crier comme d'habitude c'est un pesant mais le tour de manège en vaut la peine largement.
Je conseille ce film aux amateurs de thriller, de polar , rien de fantastique mais très edgar poe dans le traitment. j'ai revu le métrage il y a peu et je dois dire que la fin de la meastria de Dario argento ou du moins son déclin artistique vient juste ensuite avec le très faible segment de 190 avec Romero, le syndrome de stendhal qui pour moi est mauvais , un tueur violeur très peu pour moi et son fantome de l'opéra raté, reste Trauma, le sang des innocents et card player qui rappellent le génie artistique du romain. OPERA
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2025
Il y a un truc qui m'a toujours amusé au sujet d'Argento : on n'a jamais réussi à se mettre d'accord sur quand date le début de son déclin artistique. Pour ma part, je le date à 1980 et "Inferno". Même s'il y eut une ou deux fulgurances ("Ténèbres" et "Le syndrome Stendhal"). Et il y a le cas de "Phenomena". L'idée n'est bien évidemment pas d'en reparler, mais il est important de le citer puisque lui et "Opera" sont étroitement liés. Bien plus qu'on ne le pense. Pourquoi ? Parce qu'ils reposent exactement sur le même principe : l'animal sert à démasquer. L'insecte laissant la place au corbeau. Mais, si on peut reprocher bien des choses à "Phenomena" (notamment un visuel complètement pété, digne d'un film Z et une mise en scène allant de pair), il avait mille fois plus d'idées de scénario à faire valoir. Alors que sur ce point, "Opera" est un véritable néant. A l'image d'un final tout ce qu'il y a de plus grotesque. Il y a les meurtres et c'est tout. Et encore, à l'exception d'un seul, tous sont mal fichus. Dans leur exécution et dans leur mise en scène, laquelle multiplie les effets de frime. Quant à l'interprétation... on sait très bien qu'un film d'Argento ne se regarde pas pour ça, mais là quand même, on touche le fond de la nullité. Alors oui, je veux bien que l'on me parle de la balle tirée à travers le judas, c'est le genre de truc complètement fou qu'on ne voit plus depuis longtemps, mais de là sauver le film grâce à ça... autant vous dire que je ne franchis pas le pas. 0.5
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2023
Voici certainement un des films les mieux maitrisés d'Argento. Tout y est, une photo de grande qualité, un tueur difficile à discerner et une héroine qui ne sait plus où donner de la tête. Il y a en plus une vibe années 80 assez présente (même si on hésite toujours entre années 70 et 80 avec Argento !). Et cerise sur le gâteau, on se retrouve ici à l'opéra (ce qui rappelle un petit peu Suspiria finalement).

Certaines scènes sont ultra inventives (genre dans l'appartement au début, c'est fou cette scène !) et d'autres sont carrément moins maitrisées (la scène dans la voiture qui ressemble à un porno soft ou quasi toutes les scènes avec Mark, finalement !). Les scènes avec le tueur restent certainement les plus abouties d'Argento jusqu'ici. On sent une grande maitrise et le côté complètement sadique du tueur masqué fait mouche.

Vraiment déçue par la fin par contre. Je m'attendais à complètement autre chose donc à ce niveau, c'est vraiment raté pour moi. Ca gâche un peu le tout qui plus est ! Car si à l'inverse de Ténèbres, la fin rattrape quasiment tout le film, ici, ça rend Opéra tout de suite moins intéressant... dommage !

Sinon, la version anglaise est de nouveau complètement nanarde et rappelle celle de Demons et Demons 2 (il y a même l'héroïne de Demons 2 dans Opéra). Toujours un peu compliqué d'accrocher à un film quand l'acting et le doublage sont aussi calamiteux. J'ai d'ailleurs du mal à comprendre pourquoi on a un doublage et des acteurs de grande qualité dans Inferno et quelques années plus tard, on se retrouve avec... ça.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 novembre 2024
Comment peut on mettre 2.5/5 a trauma et 3.5/5 pour opera du meme realisateur ..incomprehensible
trauma vaut 100 fois mieux que opera
opera est d une nullité affligeante
absence de direction d'acteur
acteurs lamentables
scénario insipide
musiques nulles ( ou sont les bandes son de suspiria, tenebre, frissons de l angoise ??? )
je ne comprends pas du tout le résultat .. ceux qui votent connaissent-ils le cinéma ??? sans etre méchant )
Guigui Paul
Guigui Paul

13 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2023
Film longtemps maudit en France, car accueilli négativement par la presse cinéma de son époque (Mad Movies, Starfix, Positif) puis sorti directement en vidéo dans une version coupée et recadrée! OPERA reste un des films les plus impressionnants sur la forme et le fond de son auteur, une débauche ininterrompue de mouvements de caméra virevoltants dans un cadre magnifique et des scènes de violence incroyablement sadiques. Ce n'est pas le dernier grand film d'Argento comme certains le pensent, le trop méconnu LE SYNDROME DE STENDHAL par exemple est une réussite encore supérieure et d'autres thrillers comme THE CARD PLAYER et OCCHIALI NERI/LUNETTES NOIRES sont également plus qu'estimables, mais OPERA est probablement le dernier film flamboyant et maniériste de son créateur.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 octobre 2021
Opera est peut être considéré comme l'un des films d'horreur classiques des années 80 et Dario Argento comme l'un des plus grands cinéastes de tous les temps mais moi j'ai trouvé ce film incroyablement ennuyeux. Je ne sais pas ce qu'il y a dans Opera mais je n'ai pas pu me connecter avec ce meurtre mystèrieux. Peut-être parce que le rythme était un peu lent ou peut-être à cause de la photographie bâclée. Cristina Marsillach joue le rôle de Betty l'héroïne du film. Après que Mara la vedette d'une production théâtrale de MacBeth ait été blessée dans un accident bizarre Betty la remplace. À plusieurs reprises Betty est capturée par un mystérieux harceleur qui l'attache et tue devant elle des personnes qu'elle connaît avant de la libérer voila un principe bien étrange et les motivations du harceleur ne sont jamais claires. Il y a bien quelques bonnes scènes mais pas assez pour sauver le film à mes yeux. Il y a aussi un rebondissement à la fin mais à ce moment-là je m'ennuyais tellement que je ne pouvais pas m'en soucier. Je vais oublier ce film en un instant et est-ce que je le regarderais à nouveau surement pas...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2021
Version vidéo tronquée que j'ai regardée: malgré quelques trouvailles, ce film gore aux scènes insoutenables pêche par un scénario à dormir debout faisant plus ou moins référence aux Oiseaux de Hitchcock. Il y a heureusement la description de l’envers d’un opéra et la musique (Mac Beth et la Traviata de Verdi, Mme Butterfly de Puccini).
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2021
Quand il entame le tournage d’ « Opéra » en 1987, Dario Argento ne le sait peut-être pas encore mais il a le meilleur de sa carrière derrière lui. Il a révolutionné et popularisé le giallo, l’amenant à son point apogée avec « Les frissons de l’angoisse » (1975) et a livré en 1977 avec « Suspiria » un thriller fantastico-baroque à l’esthétique unique qui le place définitivement dans la catégorie des réalisateurs-auteurs du cinéma italien. Sa réputation est alors au sommet mais il est en réalité à la croisée des chemins car il lui faut se renouveler. L’opportunité s’est offerte à lui en 1975 quand il a été contacté par le Sferisterio de Macerata pour monter le « Rigoletto » de Giuseppe Verdi. L’occasion était tentante de confronter son esthétique à celle plus classique de l’opéra. Toujours en rupture il imagine une adaptation rock de l’œuvre de Verdi qu’il entend transposer à l’époque Viking. Sans doute trop audacieux et sans concession, il se voit remercié par ses commanditaires. C’est une expérience traumatisante pour celui qui vient de connaître une décennie magique où rien ne lui résistait. Après avoir digéré ce qu’il considère comme un affront, il décide de mettre à profit cet échec pour en faire un film sur l’univers de l’opéra. Il utilise l’atmosphère du giallo pour la draper de l’épais velours des tentures d’une salle d’opéra. Le scénario écrit avec Franco Ferrini doit être remanié quand Vanessa Redgrave se désiste au dernier moment. Son rôle de cantatrice sera tout simplement escamoté en entame du film. A la Scala de Milan où doit être joué le « Macbeth » de Verdi, la cantatrice se fait renverser à la sortie d’une répétition. Elle doit être remplacée au pied-levé par une jeune soprano (Cristina Marsillach) qui remporte de manière inattendue un triomphe. Mais pendant la représentation, un machiniste est tombé d’un balcon. C’est en réalité un meurtre. Désormais la mort rôde autour de la jeune cantatrice et la célèbre malédiction de Macbeth hante tous les esprits. Ceci d’autant plus que Marco, le metteur en scène est un réalisateur de films d’épouvante (Ian Charleson), proposant un dépoussiérage sacrilège de l’œuvre de Verdi avec notamment la présence de corbeaux sur scène. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que Marco n’est personne d’autre qu’Argento lui-même, prenant sa revanche sur son récent échec. Libre de ses mouvements, il utilise tous les codes du giallo pour offrir au spectateur un décorum flamboyant au sein duquel la mise en scène des meurtres à l’arme blanche se déploie de manière aussi majestueuse que minutieuse dans l’univers feutré des coulisses de la Scala. L’intrigue qui n’a jamais constitué le centre de l’œuvre d’Argento, laisse ici toute sa place à sa vision esthétique devenue un ogre envahissant l’écran comme si le réalisateur sentant qu’il est arrivé au bout d’une démarche qui ne lui laisserait plus guère de marge créative, voulait par la présence symbolique de Marco spoiler: (qui meurt à la fin du film)
, signifier la fin d’un cycle. « Opéra » qui sera jugé par certains comme le dernier grand film d’Argento est bizarrement assez mal accueilli. Il aura fallu le passage du temps pour qu’il soit réévalué. De fait hormis quelques thrillers de bonne facture, l’enfant chéri du cinéma italien des années 1970/80 cessera quasiment son activité en 2007 après la triste conclusion de sa trilogie des trois mères, entamée triomphalement avec « Suspiria » en 1977, poursuivie brillamment avec « Inferno » trois ans plus tard et achevée dans la honte avec « La terza madre » pas même distribué en France où le cinéaste a pourtant le plus d’adeptes. A cette aune, « Opéra » prend une dimension testamentaire.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2021
Sorti en 1987 en Italie, Opéra marque le déclin créatif et critique de Dario Argento – il ne sortira pas dans les salles françaises et sera exploité en vidéo sous l’horrible titre Terreur à l’opéra. Pourtant, son film bénéficie d’une mise en scène remarquable, avec des mouvements de caméra d’une maîtrise impressionnante, une lumière travaillée, une vraie ambiance musicale et des décors somptueux. Plusieurs séquences sont techniquement brillantes, notamment les scènes de crimes – l’une est particulièrement gore – ainsi que toutes celles où interviennent les inquiétants corbeaux noirs. En revanche, impossible de défendre un scénario ridicule qui invite au rire plus qu’à la peur, et dans lequel on en vient à espérer la mort rapide de l’actrice principale, tant elle semble avoir envie de décéder. Quant à l’interprétation des acteurs, elle est là aussi chaotique.
Laurent M.
Laurent M.

2 abonnés 90 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2021
Un Dario dans le ventre mou de la filmo Argento. Pas le meilleur mais pas le plus mauvais non plus ! Sublime de par sa réal et avec des moments de pur génie ciné sur la forme (la balle à travers le trou de la serrure) avec son esthétique très soignée, le fond reste assez pauvre en particulier le scénario, les dialogues digne d'un parodie des inconnus, le suspens en panne et quelques invraisemblances qui frisent le ridicule ! spoiler: Et la fin à la "Phenomena"
(que j'avais moyennement aimé aussi), pas glop ! Juste un peu mieux que moyen donc !
Richard...
Richard...

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2021
Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais le réalisateur se permet des fulgurances de mise en scène assez impressionnantes Comme la scène qui se passe derrière une porte (avec en premier plan la jeune diva et dans le fond son agent).. ou encore la scène à l'opéra avec le vol des corbeaux... bref des idées de mise en scène assez impressionnantes pour l'époque.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2020
Ce n'est pas un très bon film, avant tout c'est un kife que s'est fait Argento. Ce qui n’empêche pas le film d'être bon.
Avant de traité le film de quoi que ce soit, je préciserai que la post synchronisation n'aide pas à mettre en valeur ce film.
Pour ce qui est de la viande, de la chaire du bébé "Opéra". C'est une histoire un peu conne pour une mise en scène très marqué. L'ambiance, la veux tu, la voilà.
Le soucis profond est plus dans sa crédibilité, lorsque l'on regarde trois mouches de velours on y croit et on est surpris, même si le film est complétement irréaliste. Sauf que dans Opéra, c'est juste trop. Trop fou et peu accomplie. Les retournements de situations semblent presque aléatoire pour créer un effet de surprise proche de celui d'un coussin petteur. Et même si c'est surtout drôle à écrire c'est un peu déconcertant à regarder.
De ce qui est de mon avis. Je trouve le film sanglant à l'excès mais ça reste amusant. Et ridicule parfois. Donc on passe très vite de la justesse à la farce comme un yoyo.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2020
Il ne faut pas réduire "Opera" à son épilogue nanardesque et à quelques facilités scénaristiques, car tout ce qui précède est d'une beauté tétanisante. Dario Argento fait davantage le pari d'une identification à la mise en scène qu'aux personnages dans la mesure où il porte d'abord et surtout un intérêt au surgissement de la peur et à la représentation de la violence. Si ces axes pourraient faire l'objet d'études théoriques, ils sont ici pleinement incarnés et stylisés dans une démarche outrancière et baroque – ce qui n'empêche en aucun cas la cohérence. Si le cinéaste use aussi de motifs classiques comme le double emploi de la caméra subjective, jubilatoire en ce que l'on ne sait jamais s'il s'agit du tueur ou bien d'un allié du personnage, l'univers formel déployé ici fait la part belle à des inventions plastiques folles (on n'oubliera pas de si tôt cette balle de pistolet fusant à travers une serrure) qui mettent constamment le spectateur dans une zone inconfortable. On peut même jusqu'à parler de malaise au moment des scènes de meurtre – en particulier la première qui a l'avantage de l'effet de surprise – au travers desquelles le voyeurisme atteint un point de radicalité paroxystique : le personnage est sommé de regarder l'atrocité, sous peine de perdre la vue ; le spectateur est alors tiraillé entre l'impossibilité de faire face à l'horreur qu'il visionne et le devoir de regarder, dans un acte de soutien à l'héroïne. On a bien compris qu'Argento ne réalise pas un simple giallo mais il s'en approprie les codes pour mieux les faire exploser dans une forme plus ample, rock et opératique ; quant à sa capacité à maintenir un climat oppressant, elle doit à l'incarnation de l'idée la plus paranoïaque qui soit, à savoir la sensation d'être observé en permanence. En somme, "Opera" est un film impressionnant et débordant de créativité.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2020
Ce film, réalisé par Dario Argento et sorti en 1987, n'est pas mal du tout, bien qu'inférieur aux précédents films du réalisateur que j'ai pu voir ! C'est ici l'histoire d'une jeune femme qui prend la place d'une cantatrice dans le rôle de Lady Macbeth, rôle qui semble maudit. Elle sera en effet harcelée par un fanatique maniaque. Ça n'a pas l'air bien original annoncé comme ça mais il ne faut pas oublier qu'Argento a un certain don pour transformer toute enquête policière lambda en un fantastique giallo. Bon là, nous sommes vraiment à la limite du giallo puisque les choix de mise en scène qui caractérisent ce sous-genre sont beaucoup plus effacées et discrètes que sur les classiques du genre, tels que "Les Frissons de l'angoisse" ou "Six femmes pour l'assassin" par exemple. Mais on en retrouve tout de même l'essence, c'est-à-dire l'enquête policière, les meurtres et le gore, quelques fois à outrance (enfin pour l'époque hein, c'est pas "The Green Inferno" non plus) et les couleurs vives. Si le film s'avère être dans l'ensemble passionnant, j'apprécie en effet énormément le côté thriller, même si le meurtrier peut être deviné assez rapidement, étant donné qu'il n'y a pas pas trente-six personnages non plus, il souffre tout de même de quelques défauts qui plombent bien malheureusement le film. Nous aurons ainsi des scènes très peu crédibles, dans lesquelles les personnages prennent des décisions complètement stupides (à l'image d'un slasher aux personnages débiles), ce que je ne comprends pas vraiment puisque le réalisateur a pourtant toujours prêté un soin particulier au traitement de ses personnages. Peut-être est-ce un choix volontaire ou peut-être est-ce dû au tournage chaotique du film, je ne sais pas, mais en tout cas toutes ces choses mises bout à bout dérangent un peu, on a du mal à croire à l'ensemble quoi. De même que la fin, qui rappelle beaucoup "Phenomena", à la fois dans le style visuel et dans les délire avec la communion avec la nature/animaux (film que je n'avais d'ailleurs pas vraiment apprécié). De ce même film, il en reprendra également les choix musicaux, et notamment les morceaux de hard rock/métal, placés un peu partout dans le film, ce qui créer certes un décalage intéressant et provoque chez le spectateur un ressenti particulier mais on regrettera tout de même les excellentes B.O. de Goblin. En ce qui concerne la mise en scène cependant, nous avons de nombreuses choses très intéressantes, comme les plans en vue subjective, la balle en gros plan et tous ces sublimes et travaillés mouvements de caméra. Du côté des acteurs, j'ai eu un peu de mal avec le jeu de Christina Marsillach. "Opera" est donc un bon film mais qui n'est pas le meilleur de la filmographie du réalisateur !
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2020
Fétichiste et baroque, traque haletante au coeur du monde corseté de l'opéra. Plus crue dans sa violence que les précédents film de Dario Argento.
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