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Peter Franckson
81 abonnés
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4,0
Publiée le 2 août 2026
Le film est toujours aussi drôle, avec son comique hérité du burlesque, plus que « Playtime » (1967) de Jacques Tati dont il s’inspire et en plus destructeur. Il annonce aussi un changement d’époque : Hollywood, condamné à tourner des remakes, ici celui de « Gunga Din » (1939), adapté du poème éponyme (1892) du Britannique Rudyard Kipling (1865-1936) par George Stevens, le titre étant celui d’un porteur d’eau indien, joué par l’Américain Sam Jaffé, rôle repris par Peter Sellers (43 ans), interprétant un acteur indien, Hrundi Bakshi, gaffeur, maladroit, à la fois poli et sans gêne. L’arrivée de la fille du producteur organisateur de la partie dans sa villa californienne, accompagnée de hippies, va prolonger et accentuer le désordre provoqué par Peter Sellers, signe avant-coureur du « Power Flower » et de l’arrivée du Nouvel Hollywood.
Avec La Party, Blake Edwards orchestre un chaos burlesque d’une précision redoutable, où chaque gag naît d’un dérèglement progressif de l’espace social. La mise en scène transforme la villa en véritable machine à catastrophes, exploitant chaque accessoire comme un potentiel déclencheur comique. Peter Sellers, en invité maladroit et lunaire, impose un tempo singulier fait de décalages et de silences, à contre-courant de la frénésie ambiante. Derrière la mécanique du rire se dessine une satire subtile des codes mondains et de leur fragilité. Une comédie virtuose, où le désordre devient un art parfaitement maîtrisé.
Un acteur indien de seconde zone, terreur des plateaux de cinéma pour ses gaffes, est invité -par erreur, forcément- à la réception d'un nabab du cinéma. Dans ce milieu guindé, les maladresses du dénommé Hrundi Bashki sèment la perturbation. L'idée de la comédie est plaisante et doit permettre à Peter Sellers un cocasse numéro d'acteurs. Mais, aussi brillant soit-il, du geste mal assuré à la conversation gauche et insipide, l'acteur doit composer avec un humour burlesque proche de la puérilité. Blake Edwards se complait, comma attendu, dans une suite de gags grossiers, à l'image des pitreries récurrentes et sottes d'un domestique en état d'ébriété avancé. Mal entouré de faibles seconds rôles -dont on pouvait espérer qu'ils soient au minimum les instruments d'une satire du milieu du cinéma ou de la jet-set - le personnage de Peter Sellers, ne sachant à quoi s'occuper, tourne en rond dans une moderne et très stylée villa. Ce Hrundi Bashki, égaré, parfois indiscret, y figure une sorte de Monsieur Hulot à l'indienne, du moins à la Blake Edwards, bien moins savoureux que l'original tant le mode comique du réalisateur est lourd et appuyé.
Allez dans une soirée, parlez cinéma et abordez The Party, vous avez les fans inconditionnels et ceux qui n'ont pas d'avis ou n'ont pas vu le film. Mon dieu ce final ;)
Le film est très bon et a dû inspirer tellement d'autres scénaristes, je me suis rendu compte en le voyant que beaucoup de scènes ont été repiquées dans de nombreuses comedies récentes. Les acteurs sont géniaux, Peter Sellers mais aussi l'acteur qui joue le serveur ivre. Les decors et les tenues des invités nous téléportent agréablement dans les ambiances sixties, si stylées. Je modère ma note car l'arrivée d'un très jeune éléphant dans la scène m'a dérangée, à la fin. Je sais que c'était une autre époque, mais ça a gâché mon plaisir de voir ce pauvre animal se faire harceler.
Peter Sellers joue un Indien très gentil, très poli mais pas adapté, personne ne veut lui parler (sauf la chanteuse française, superbe Claudine Longet), car il n'a pas les codes. Il est innocent comme un enfant. Les gags sont basés sur la gêne de casser des objets de valeur chez son hôte. Finalement il va mettre un tel bazar, qu'il va transformer une soirée plan-plan en la fête la plus folle, et former le plus joli couple. Comme toujours chez Blake Edwards de belles idées mais le rythme est trop lent et on s'ennuie souvent... Gavin McLeod (capitaine Stubing) y joue un petit rôle.
The Party est un jalon du cinéma d humour. Dans la lignée modernisée de Buster Keaton, il marque une époque. Léger, loufoque, quel plaisir d être plongé dans un esthétisme de 1968. Peter Sellers est tout simplement formidable. Quel acteur !
Bien que la vis comica de Peter Sellers soit indubitable, elle ne saurait compenser la lourdeur, la redondance, l'absurdité, des supposés gags hilarants ni l'absence totale de scénario, l'intrigue se résumant à une succession de sketchs rarement drôles ou réussis. Entre burlesque et grand-guignolesque le film dérange par l'assimilation ridicule de l'acteur à un Indien sinon pour insister sur le décalage entre lui et le milieu mondain qu'il ambitionne d'intégrer (mais cet aspect aurait fonctionné sans cette divergence de nationalité). On perçoit la volonté de critiquer les coulisses du cinéma, ses dérives mêmes, mais le héros n'est guère sympathique et on s'ennuie devant cette surenchère peu pertinente. Soporifique.
Blake Edwards, Peter Sellers - cqfd - vous avez dit un grand blond avec une chaussure noire (après)? Monsieur Hulot (avant)? Certes pierre Richard/Tati, mais... Bakshi est irrésistible et entre dans l'histoire du cinéma indéniablement. Et Mancini dans la mousse...
The Party n’est pas le meilleur Edwards selon moi, mais ça reste une très bonne comédie dans la veine de Tati, un de ces films qui a influencé toute une génération d’humoriste burlesque. Le film est très beau. Le technicolor est lumineux, les couleurs flashys rendent à merveille les années 60, années 60 qui transparaissent vraiment dans chaque petit détail du décor qui ont fait l’objet d’un soin particulier. La mise en scène est impeccable, elle est fluide, elle navigue dans l’espace avec une aisance à la Tati, c’est du grand Blake Edwards et d’une modernité rare. Techniquement, il n’y a donc rien à redire. Je serai un peu moins enthousiaste sur le récit. Le scénario est minimaliste, puisque le film raconte une « party », celle du titre bien entendu, mais là n’est pas tant le souci. C’est commun dans les comédies d’avoir un scénario léger. Le souci c’est plutôt certains gags qui s’étirent un peu trop en longueur (dès l’ouverture d’ailleurs), des situations un peu répétitives parfois (notamment avec le serveur saoul), qui donnent au métrage un rythme inégal, quoiqu’appréciable dans l’ensemble. Il y a de vrais moments de drôlerie, une gradation solide dans les gags et la folie, le métrage dégage tout du long un souffle burlesque qui fonctionne clairement et donne le sourire. Il y a aussi une critique authentique d’un certain milieu, des plaisirs superficiels, mais avec une bienveillance constante. Le casting apporte beaucoup à l’intérêt du film, avec un Peter Sellers qui trouve un bon équilibre pour éviter de sombrer dans le surjeu. Son rôle pouvait s’y prêter, mais il insuffle une candeur bienvenue à son personnage et même une touche d’émotion réelle dans sa relation avec Claudine Longet. Les seconds rôles ont tous une vraie place également, ils ont tous leurs gags, leur moment, leurs répliques, et ils évitent tous la caricature facile. C’est un aspect appréciable car ils nous sont, de fait tous sympathiques et parfois, imprévisibles ! A noter également une bande son très présente et, comme souvent chez Edwards, très classieuse et très à propos. La chanson douce de Longet au milieu du film, par exemple, est une respiration dans la folie environnante. En somme, un chic film comique, raffiné, techniquement très bien et très bien campé. Un peu long sûrement, étirant de trop certains gags, l’ensemble n’en reste pas moins d’un haut niveau et évidemment plus que recommandable. 4
Un bon film, contenant de nombreuses blagues et gags, un humour burlesque porté par Peter Sellers, mais qui pour ma part, est incomplet. Il manque un petit quelque chose pour rendre ces multiples sketches hilarants. Malgré cela, le film s'inscrit dans la continuité des films de tarte à la crème, des débuts du Cinéma. Mais il ne parvient pas à mon goût à faire renaître ce genre de la comédie, il en est la copie plus moderne, mais pas à niveau. Malgré que la tentive échoue à pas grand chose, malheureusement, les idées sont là, mais leurs applications pas toujours efficaces.
Pas mal, mais sans plus. Certes, quelques passages font franchement rigoler. La scène de la salle de bains, avec un Peter Sellers maladroit au possible, rappelant les grands moments des "Panthère rose". L'usage du tableau mural, truffé d'interrupteurs, engendrant des catastrophes. Ou bien le bouquet final, délire extravagant et coloré de plongeons et de mousse. Mais le reste de ce banquet comique laisse beaucoup sur sa faim. Certains gags trop convenus ou trop poussifs n'aboutissent pas. Et le comique de répétition, incarné par les multiples apparitions du serveur ivre, devient carrément lourd et irritant. Peter Sellers nous fait penser à un Monsieur Hulot à l'américaine, tout aussi naïf et désinvolte, mais moins poétique. Considéré par la critique comme l'un des chefs d'œuvre du cinéma burlesque, ce film devrait nous faire rire de bout en bout. Il n'y parvient qu'en party.
« The Party » est un chef-d'œuvre culte de la comédie au cinéma et de la pop culture que je prends plaisir à regarder régulièrement, et cela fait bien une dizaine de fois. « The Party », c’est également le sommet de la collaboration « explosive » entre Blake Edwards et Peter Sellers. Tout d'abord en introduction, cette parodie du film « Gunga Din », avec la mythique scène d’agonie au clairon qui n’en finit pas. Peter Sellers joue le rôle de Hrundi V. Bakshi, un comédien sympathique mais maladroit comme pas deux. Invité par méprise à une « party », les catastrophes vont s’enchaîner. « The Party », c’est l’éloge du slow burlesque et des situations gênantes qui vont s’enchaîner, grossir et devenir incontrôlables. Avec ce film, Blake Edwards revient aux sources du cinéma muet avec une succession de situations de plus en plus gigantesques et catastrophiques. En filigrane, se pose la question du racisme mondain et poli, du consentement (avec ces producteurs de cinéma) et des ravages de l’alcoolisme. A saluer la performance de Peter Sellers, à la fois souriant et dénué de méchanceté. Formidable. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Le génie comique du duo Blake Edwards/Peter Sellers transpire tout au long du film. Et que dire de l’interprétation de Steve Franken dans le rôle du serveur ivre ? Que du bonheur… en VO bien sûr !