Il est des films burlesques qui résistent on ne peut mieux à l'épreuve du temps, mais ce n'est pas le cas ici. Partant sur de bonnes bases, le film adopte un faux rythme qui le rend malheureusement un peu pénible sur la longueur. Peter Sellers cannibalise tout l'écran dans un long one-man-show, où les gags efficaces alternent hélas avec d'autres moins heureux. On est loin du côté trépidant attendu, le film fonctionne par saccades, et la réalisation de Blake Edwards est assez plate, c'est bien dommage. Mieux vaut préférer la Panthère Rose.
The Party, vu en VO (je le recommande vivement surtout pour l'extraordinaire accent indien de Peter Sellers), est assez difficile à critiquer plus de 40 ans après sa sortie. Au 1er degré, j'ai envie de dire que cette comédie de Blake Edwards est peu fidèle à sa réputation de plus grand film comique de tous les temps. Ce n'est pas hilarant malgré le talent hors norme de Peter Sellers. Il faut vraiment aimer le non sense et l'absurde british à la façon Panthère rose prolongé aujourd'hui par Mister Bean pour adhérer totalement. Mais, avec le recul, cette comédie recèle des trésors d'inventivité pour son époque. Elle s'avère notamment, sous couvert d'une satire du cinéma hollywoodien et de ses producteurs mégalos à cigares, comme le reflet peut être le plus fidèle du boom de la révolution des moeurs de la société de 1968. C'est aussi la première comédie à être si transgressive par rapport aux bonnes moeurs d'une certaine bourgeoisie en déclin. Et puis, ne boudons pas notre plaisir, Peter Sellers est sans conteste un acteur génial qui électrise l'écran à chaque plan. Sa science du comique, même sans être fan, est tout bonnement une référence en la matière. Au final, même si personnellement j'ai remarqué un léger essoufflement au milieu du film, on est happé par ce délire psychédélique filmé de façon légère par un Blake Edwards inspiré.
Un des meilleurs films de Blake Edwards. Le concept est intéressant. Peter Sellers est ici au sommet de son art, il est assez difficile de jouer un indien alors qu'on est un Américain. Les 20 dernières minutes sont fabuleuses et complètement délirants. L'une des meilleures comédies de tous les temps.
Une comédie populaire du cinéma Américain dont le but est de faire rire et c'est réussit de la part du metteur en scène Blake Edwards !! Un acteur Indien maladroit se fait virer d'un tournage pour de gros dégâts matériels financiers et reçoit une invitation hasardeuse pour une soirée VIP de l'équipe dans une suite ou l'ambiance est festive ou personne ne le reconnait et dont les gaffes vont s'accumuler pour notre cher Indien. Un film marrant du début à la fin dont les gags sont extrêmement travaillés au millimètre prés qui font mouches. Ce long métrage doit beaucoup aussi à Peter Sellers qui est un génie de l'humour qui joue l'Indien bronzé sans fausse note et sans en faire des tonnes. Il y a pas mal de séquences d'anthologies dans ce film comme par exemple le héros parlant au perroquet sur un haut parleur que tout le monde entend, l'éléphant peinturé et mention aussi pour l'acteur qui joue le serveur qui sert sans succès les apéritifs et les déguste au point de servir ivre. Le tout est drole, je le conseille.
Monument cinématographique. Maitrise de l'espace. Maitrise du temps, Blake Edwards est une référence absolue en matière de timing. C'est parfait. Le rythme, très lent; déroutera les plus jeunes, habitué au format gag/clip. C'est l'époque ou l'on savait patienter ! Mais cela ne fait pas pour autant vieillir le film, non, il est intemporel. A voir en salle après "mon oncle" de Tati, et avant "le distrait" avec Pierre Richard (le seul qui supporte le format tv) . Trois façons de placer un personnage décalé et poétique dans un univers absurde qui le dépasse, pour en dégager des gags irrésistibles. A noter que dans l'ensemble, les femmes sont moins sensibles à l'humour et au charme des personnages lunaires. Elles sont plus agacées qu'amusées. Ce film a donc un petit coté "humour sophistiqué" qui peut laisser du monde sur le coté. Voila pourquoi je ne lui mets pas les 5 * . A traquer dans les salle de cinéclub.
Un film drôle mené tambour battant. Blake Edwards flirte avec le cinéma muet dans la réalisation de ce film tant il s'agit d'une véritable comédie visuelle. Totalement porté par son rythme enlevé et l'enchainement des situations cocasses, le métrage est branché sur le 220 volts et est sous adrénaline permanente. Peter Sellers, en opposition à cette frénésie drolatique apporte une élégance et une maladresse très marrante et crée donc un décalage très bien trouvé.
Je m'attendais pas à voir ce film pour Noel. Et pourtant ! Un jeune acteur indien gaffeur et maladroit est invité par erreur à une fête ou se réunissent quelques grandes stars d'Hollywood. Il va bien sur, provoquer quelques petites catastrophes... Irrésistiblement drôle, c'est une comédie qui n'a pas vieillit. Certes, le début peut paraître ennuyant mais une fois que notre Indien se retrouve à La Party, les gaffes s’enchaînent ! Elles vous font mourir de rire tellement elles sont imprévisibles et burlesque. Et ce qui fait la force du film, c'est la tournure que va prendre cette fête. Car vous n'allez pas douter une seconde que l'issue de la soirée sera fort surprenante tant on ne la voit pas venir et après cela... ! Cette comédie reflète aussi son temps, la fin des années 60 avec tout ce qui va avec... Ne manquez pas cette comédie ! Regardez-la ! Et je vous jure qu'après, vous répéterez "Birdy Nam Nam !"
The Party est un film que l’on devine à la fois culte et primordial par son influence. Non content de trouver où Birdy Nam Nam avait déniché son nom, j’ai compris que Mr. Bean n’était que le descendant de Sellers, pilier de The Party, et que l’humour de Tati (si l’on peut dire que Tati est drôle), était visiblement en vogue à l’époque. The Party se résume à une soirée où un acteur maladroit, invité par erreur chez son producteur qui voulait le rayer des listes des studios, se balade. Un ensemble de gags absurdes, voire totalement lourdingues, fusent pendant 1h30. Bien que le film soit une réussite dans son genre, Blake Edwards n’est visiblement pas celui qui a le mieux utilisé Sellers, puisque Kubrick a su juguler l’inventivité de l’acteur afin de laisser place à un scénario. Indigent d’un point de vue scénaristique, The Party reste un film culte et le sommet de la collaboration Edwards/Sellers. J’imagine que certains pourraient trouver tout ces gags extrêmement lourds et prévisibles, mais finalement, pour ma part, j’ai bien rigolé.
Blake Edwards signe ici une comédie déjantée et truculente avec un Peter Sellers très en forme.
Il faut savoir tout de même que cette comédie est forgée sur les films de Jacques Tati dont Black Edwards était un grand fan. Donc, ici, le comique sera plus un comique de situation où ici nul besoin de dialogues… tout est dans l'action.
Et quelle action ! Encore aujourd'hui ce film nous offre une très bonne soirée familiale de rire et de comédie comme on aime en vivre !
Les couleurs ainsi que la lumière même du film sont ici très travaillés, de même que la musique, omniprésente et très importante puisque partie intégrante du comique de situation que vit Peter Sellers.
Le style du film, très année 68arde est un petit rappel aux sources pour tous ceux qui ont connus cette époque (où d'ailleurs on buvait et où surtout on fumait beaucoup).
Une mention toute spéciale à Steve Franken qui joue le serveur qui au fil des heures devient de plus en plus soul, un vrai bonheur !
Ici, même si le personnage que joue Peter Sellers est un vrai gaffeur, beaucoup de choses arrivent sans qu'il ne l'ait vraiment prémédité, justement à cause des personnes présentes.
Tous les personnages sont essentiels pour faire de ce film et de cette party, la soirée la plus folle possible !
C'est important de signaler que la maison où a lieu "The Party" est pleine de surprise et qui les dévoilera tout au long du film. C'est un personnage à part entière de l'action et du film !
A voir en famille et à faire découvrir à la jeune génération qui ne connait pas les films de cette époque.
Un vrai film comique et jouissif que l'on ne peut oublier une fois qu'on l'a vu, d'ailleurs, vous aurez envie de le revoir… encore… et encore… génial !!
Un des chefs-d'oeuvre du burlesque, à mon avis un des 5 films les plus drôles de l'histoire du cinéma.Blake Edwards et Peter Sellers se retrouvent en marge de la série de la Panthère Rose et haussent le niveau d'un cran. La prestation de l'acteur britannique atteint des sommets et la mise en scène est d'une fluidité et d'une précision chirurgicale. Un de mes films de chevet.
Mon rêve serait de réaliser un film comme celui-ci ! Je comprends que certains ne l'aiment pas ; quand on voit les 20 millions d'entrées de "Bienvenue chez les Ch'tis", on se dit qu'on n'a pas le même sens de l'humour. Ici, tout est dans la finesse, le second degré, le second plan. Oui, le rythme est lent, "il ne se passe rien" disent les mauvaises langues. Hé bien oui, c'est comme ça, on peut faire des films drôles qui se déroulent lentement et où les gags sont subtils et doivent être analysés pour être compris. Vous avez vu la scène avec le pistolet à fléchettes et comment l'Indien se trouve en un instant à l'autre bout du patio, histoire de faire croire au cow-boy que ça n'est pas lui qui a tiré ? C'est grâce à ce genre de gag que le film est drôle et c'est pour ça que je l'adore !
Houlà! Je crois que la nostalgie atteint parfois ses limites. J’étais tout excité à l’idée de découvrir Peter Sellers dans ce film que je ne connaissais pas, eh ben je vous le déconseille vivement ! D’un ennui mortel aussi bien du point de vu du scénario que de la mise en scène et même si Peter Sellers esquisse quelques grimaces dans le peu de gags vaseux qui surviennent dans cette ennuyeuse soirée, je vous le dit, le rire ne vient pas ! Une comédie d’un autre temps…