Bien que sa version cinéma était largement ratée, la redécouverte du "Alexandre" d'Oliver Stone dans sa version Revisited de 3h30 permet de rejuger ce péplum pas comme les autres. Plus long, moins linéaire et surtout beaucoup plus passionnant, ce nouveau montage amène le film à un niveau bien supérieur que sa version précédente. On y découvre le savoir-faire d'Oliver Stone (bien que douteux en terme de mise en scène lors de certains passages) qui préfère concentrer toute son œuvre sur la complexité du personnage d'Alexandre (était-il fou ? Visionnaire ?) plutôt que de miser sur le spectaculaire. Mis à part deux grosses scènes de batailles (pas tellement fluides en plus), cette biographie préfère s'attarder sur tout ce qui faisait d'Alexandre un grand roi et un immense conquérant. Intelligemment écrit et monté (chaque scène du passé renvoie à une scène du présent et inversement), le film s'avère être plus ambitieux et complexe qu'on aurait pu le croire. Empreint de lyrisme et d'onirisme, cette version Revisited a beau ne pas manquer de défauts, on ne peut qu'applaudir toutes les couches de lecture qu'elle apporte, nous montrant un héros à la sexualité trouble que Colin Farrell parvient à jouer à merveille.
Bien que trop longue, l'épopée historique d'Oliver Stone nous offre quelques très belles scènes et la reconstitution est à la hauteur de l'événement. Un bon film.
Nul, pourri, bidon. Le pire péplum qu'il m'ait été donné de voir. Colin livre ici un performance assez discutable, les combats sont très moyens, et c'est long long long. Et nombre de choix historiques ou artistiques n'ont cessés de m'horripiler au cours du film. Une vraie daube.
Patatras est non seulement le bruit que fait Alexandre en tombant de cheval mais c'est aussi celui du film d’Oliver Stone. Qui enfonce son personnage dans le ridicule le plus profond,car on se fout royalement du destin des protagonistes que suit la caméra de Stone. Quand Oliver fait un mauvais film il ne le fait pas à moitié,il y va pleinement. En donnant des dialogues ridicules,des scènes dont l'intensité se trouve à 20 km de ce qu'il film,pour un film catastrophe et non un péplum.
On s'ennuie du début à la fin, et c'est long... Acteurs mauvais, en particulier "Alexandre", scènes de combats très... nulles (les éléphants à la fin qui balancent en l'air avec leurs trompes les adversaires adverses, ahahah) . A déconseiller, sauf si votre enfant a moins de 10 ans...
Et voici donc l'histoire d'Alexandre le Grand, le conquérant du monde antique. Malheureusement, le film n'est pas à l'image de la légende. Oliver Stone reprend tout le folklore et les clichés du genre sans les dépasser. De même, le film a un ryhtme désordonné : des scènes d'actions ultra-violentes et tape à l'oeil suivent des scènes d'une platitude et d'une inutilité grotesque, sensées poser les pensées du grand homme et l'ambiance de son entourage.
Le réalisateur n'arrive pas à nous immiscer dans son monde et à nous faire partager son incroyable destin. Les grands acteurs hollywoodiens surjouent à outrance en particulier Collin Farrel, Angelina Jolie, et Val Kilmer. La musique est pompeuse à l'excès. Je dois aussi noter des ralentis excécrables et l'échec à situer dans l'espace, lors des grandes batailles, les différents armées, ainsi qu'à un certain moment, l'utilisation d'un filtre rouge vif particulièrement de mauvais goût. J'oublie presque de dire que le film est interminable et souffre de longueurs symptomatique du fiasco total de l'adaptation d'une telle fresque historique et épique. On est content que ça se termine ! Seul point positif : la somptueuse reconstitution des mondes antiques : Grèce, Egypte, Perse et Inde. Un bon conseil : aller revoir Troie.
Depuis le temps qu'Oliver Stone rêvait de faire son film sur Alexandre le Grand, on ne peut être que surpris par le vide qui le caractérise. Pourtant, Stone nous avait montrer avec "JFK", "Nixon" et "Platoon", que la guerre et le pouvoir étaient deux thèmes qui le faisait exceller: on était en droit d'attendre de cet "Alexandre" une oeuvre virulente qui colle à notre actualité. Au lieu de ça, nous avons droit à un film sans imagination, où les personnages sont creux, où les dialogues sont primaires, et où les situations frisent parfois le ridicule. Mais le pire de tout reste la réalisation, sans imagination, Stone emprunte à tout le monde, notamment à Ridley Scott et à Zhang Yimou, mais sans le même talent. On en voudra donc pas à Collin Farell, Anthony Hopkins, Jared Leto, et autre Angelina Jolie d'être en dessous de tout pour ce film, il ne pouvait en être autrement avec un Oliver Stone plus qu'égaré. On se surprend à vite bailler et à espérer avec impatience la fin de ce long (trop long, beaucoup trop long!) périple d'Alexandre, et c'est d'un ouf de soulagement que l'on apparaître le générique de fin. Un film à oublier ou, mieux encore, à éviter.
Ah ben ca ouai! Alexandre, si il est aussi grand que la nullité de ce film, il est très très grand. Plusieurs films ont surfé sur la vague "gladiateur" depuis quelques temps, mais aucun avec aussi peu de conviction (sauf peut-etre les docu de france3). Superposant les clichés déjà super-usités de ces super-productions, le film en est super-convenu et donc super-chiant! Dès la scène du cheval au début, on comprend que le scénariste était en manque d'inspiration. Et pas que lui d'ailleur. Colin Farrel est pitoyable et son port de tête royal semble plus issu de la peur de faire tomber sa perruque qu'autre chose. On dirait un mélange de Chuck Norris et de Asterix (voir Jamel Debouze et sa barre de fer). Excéptés Joli et Kilmer qui tirent leur épingle du jeu, les acteurs sont à coté de la plaque (même Hopkins, malheureusement, mais bon, pour ce qu'on le voit...) et sur-joue à tel point qu'on se demande si c'est pas fait exprès pour donner un coté tragédie grécque au film. Peut être la faute au dialogues, pompeux à souhait, stylisés à la limite du supportable et maladroits par moment, surtout lorsque Alexandre dit à sa copine mourrante (vous savez, celle qui a un pénis)qu'elle va vivre et qu'ils feront des enfants...à leurs femmes. Un pur moment de poilade générale dans la salle...c bien tout ce qui nous aura donné le sourire!
c'est le pire des péplums que j'ai pus voir je pense, pourtant le casting est convaincant, mais là encore on se fait à mort chier c'est pas captivant !vraiment je conseil bien plus "troie"!
Un peplum, rien d'autre. Supérieur aux peplums italiens des années 60 ? Peut-être, grâce aux moyens, et encore. Très inférieur à Ben Hur ou à Gladiator, pour prendre deux films d'âge très différent. Souvent à la limite du ridicule. Le souffle est toujours très court, le grandiose n'est que de l'enflure. L'histoire est respectée ? Tu parles. Le grand projet d'Alexandre, la fusion Occident-Orient, est un peu évoqué mais à peine. Surtout, un certain nombre d'éléments sont mis là pour s'aligner sur quelques références supposées être celles du "grand public" (américain ?). Roxane est une noire !!! Roxane était une princesse d'Asie centrale, région pleine de nègres, c'est bien connu. Aujourd'hui,on les appelle talibans, n'est-ce pas ? L'un des passages les plus absurdes est celui de la "descente" en Inde. Alexandre n'a pas dépassé la région de l'Indus, nord du Pakistan actuel, région semi-désertique. Dans le film, l'armée macédonienne se retrouve dans la jungle !! Elle combat des "petits hommes poilus", les singes. Ouaf ! ouaf ! L'Inde, c'est plein de singes et de basanés. Il y doit bien y avoir quelques terroristes en plus, Mr Smith, non ? Alexandre (ou Ptolémée) évoque aussi les "tribus" et les "roitelets" (que des sauvages, on vous dit) qui auraient peuplé l'Inde... Pour l'exactitude absolue, ajoutons que la révolte des soldats se place après la victoire sur le roi indien Poros, non avant,et qu'elle n'est nullement "brisée" par Alexandre mais que celui-ci, bien obligé de s'incliner, prend alors le chemin du retour. Ridicule.
Je pense que le but premier de ce péplum est de complexifier un grand nom de l’Histoire. Mission quasiment accomplie : on assiste à son orgueil de conquérant, son enfance spoiler: et ses pulsions limite homosexuelles . Mais je trouve qu’il manque beaucoup d’éléments de son parcours, pour qu’on en apprenne un peu plus. En plus de cela, le film n’est pas raconté de la meilleure façon : si Anthony Hopkins a une présence justifiée, ses phrases apparaissent comme facilité sans nous laisser contempler. En parlant des acteurs, Colin Farrell n’est pas le bon choix pour incarner Alexandre : il est unidimensionnel et paraît toujours triste, bien que ça corresponde au personnage. J’ai donc du mal à le prendre au sérieux car ça se voit qu’il porte une perruque. En plus de cela, il surjoue et c’est pareil avec la plupart des personnages ; j’apprécie plus les jeux de Val Kilmer, Angelina Jolie et Jared Leto. On sent que la direction d’acteur n’est pas tip-top. Oliver Stone semble se planter sur le scénario, sa mise en scène n’est pas dénuée d’intérêt : ça se voit qu’il n’est pas un manche car il met en valeur les décors, fait de plans aériens pour des bons rendus, … Il semble seulement avoir du mal avec les scènes de combat et sa direction d’acteur laisse à désirer. La direction artistique est réussie, ça c’est dit, et il en est de même pour la conception des costumes. La musique est tout aussi impressionnante : Vangelis nous offre des sortes de chœurs pour souligner la puissance d’Alexandre et colle au côté historique.
D’habitude, ça m’arrive de défendre des films qui ont une certaine mauvaise réputation, mais pour "Alexandre" je ne peux pas leur donner tort. Il s’en sort plus du côté technique, mais que ce soit l’histoire faussement complexe, le casting souvent en roue libre, on ne peut pas forcément parler d’une réussite. À vrai dire, spoiler: la partie concernant la folie d’Alexandre est celle qui m’a paru la plus crédible et la plus réussie visuellement. Mais sinon, c’est toujours bien d’avoir vu un film sur un des personnages les plus connus de l’Histoire.