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Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Si c'est Heat version Chinois, c'est alors une parodie qu'ils viennent de faire là ! Réalisation infernale (plan de traviole, ralentis à la VanDame, FlashBack à pleurer de rire), montage infernale, scénario à dormir debout (finalement, lui c'est un méchant et pas l'autre), quant à la musique, je ne préfère pas en parler ! Dans le style film de yakuza, mieux vaut matter un bon "Aniki mon frère" qui est un chef-d'oeuvre...
« Infernal affairs » d’Andrew Lau et Alan Mak a fait l’effet d’une petite bombe lors de sa sortie aux Etats-Unis et en Europe par l’inventivité de son scénario. Jusqu’alors le cinéma hong-kongais tenait sa réputation surtout de l’efficacité visuelle de cinéastes comme John Woo ou Johnnie To qui excellent dans le film de gangsters (les triades). « Infernal affairs » s’il reste dans le même domaine, propose un scénario machiavélique que tout scénariste rêverait d’avoir lui-même écrit. Il s’agit de deux infiltrations au long cours, l'une d’une triade de Hong Kong par un policier (Tony Leung) et l'autre de la même police par un membre (Andy Lau) de la triade en question. Très précis et rythmé dans son découpage, le film raconte les implications successives de ses deux intrusions qui tour à tour se neutralisent ou additionnent leurs effets. Ce petit jeu du chat et de la souris lorsqu’il va être pressenti puis confirmé par la hiérarchie de chacun des clans, va conduire à une course contre la montre pour découvrir au plus vite l’élément exogène qui depuis longtemps joue double jeu. En totale maîtrise de ses effets et de ses retournements de situation mais aussi sans fioriture qui pourrait détourner l’attention, le scénario associé à une réalisation au cordeau va droit au but. Le spectateur peut se délecter d’une telle efficacité, d’autant plus que le casting contient en son sein parmi les acteurs les plus reconnus du cinéma hong-kongais. On appréciera l’efficacité de cette version en la comparant avec celle de Martin Scorsese qui si elle demeure méritoire, s’est tout de même un peu perdue en digressions superflues. Deux suites ont été rapidement mises en chantier.
« Infernal Affairs » est un polar hongkongais brillant et passionnant. Sa force réside dans un scénario ingénieux et bien ficelé, mettant en scène une lutte intense entre police et mafia, avec des personnages complexes et des retournements de situation imprévisibles. Les performances des acteurs, notamment celles de Tony Leung et Andy Lau, sont époustouflantes, apportant une profondeur émotionnelle rare dans ce genre de film. La mise en scène est soignée, et l'ambiance du film est magnifiquement capturée, offrant une expérience cinématographique saisissante. La tension est palpable du début à la fin, et le film maintient un suspense haletant, culminant dans un dénouement inattendu et mémorable. Ce thriller efficace et racé se distingue comme l'un des meilleurs films policiers, non seulement du cinéma hong-kongais, mais aussi à l'échelle internationale. Un vrai chef-d'œuvre du genre à ne pas manquer. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Vu au cinéma à sa sortie, Infernal affairs avait été une véritable claque. Adorateur de Johnny To depuis The Mission et fan du cinéma Hong-Kongais, le polar de Alan Mak et Wai Keung Lau m'avait scotché à mon siège. Le plaisir est intact en le revoyant en DVD 11 ans après. Tony Leung, Andy Lau et Anthony Wong sont parfaits dans ce jeu du chat et de la souris. En faisant deux double-jeux, les réalisateurs arrivent à pousser un peu plus loin la tension dans ce polar au scénario imprévisible et sinueux. La mise en scène rapide et la bande originale servent à merveille le récit dans les moments de cache-cache et l'attention apportée aux personnages rend le tout extrêmement prenant. Si je n'ai toujours pas vu la version de Scorsese "Les infiltrés", revoir Infernal affairs m'a redonné envie de pouvoir un jour comparer les deux films tant l'original reste bon des années après.
Un petit bijou. La mise en scène est impeccable, les acteurs (et particulièrement les deux principaux) sont excellents et le scénario est une merveille. Pas vraiment une surprise qu’on on connait le remake de Scorsese. Superbe.
Comme beaucoup je pense, j'ai regardé cet Infernal Affairs après avoir vu le remake de Scorsese du nom des Infiltrés. La version américaine m'avait beaucoup plu à l'époque, je me rappel même lui avoir attribué une très bonne note, baissé après revisionnage.
Pour raconter ma vie un peu, ou pour me la raconter - comme vous voudrez -, je n'ai pris connaissance de l'existence de ce film qu'après un long voyage à Hong Kong. C'est assez simple, la bas ce film est une religion, le trésor du cinéma national, le chef d'oeuvre Hong Kongais - bien loin devant les films de Wong Kar Wai par exemple, qui ont pourtant une plus grande reconnaissance internationale. Je parle d'In The Mood for Love à quelques hong kongais mais ils me répondent que le patrimoine de la ville, c'est ce film. Seul terrain d'entente possible, Bruce Lee, mais c'est pas vraiment ma tasse de thé.
C'est assez simple, outre les louanges sur le scénario, on loue surtout la présence des deux grandes stars du cinéma hong kongais, Leung Chiu Wai et Andy Lau. Il est vrai que les deux mectons sont de bons acteurs, Andy Lau est moins connu par chez nous, reste qu'il est sacrément bon. Bref. Je vais parler du film. Pour faire court, Infernal Affairs a une sacré bonne idée : un flic s'inflitre chez des mafieux, au même moment, un mafieux s'infiltre chez les flics. Ce scénario simple sur le papier est pourtant une garantie à de nombreuses qualités : suspense, sens du rythme, developpement assez prononcé des personnages, multiples scénarios imaginables qui nous emballent. La mayo prend, comme on dit. D'autant que les (car ils sont plusieurs) réalisateurs ont optés pour un format condensé, 1h30, garantie sans temps mort ni décrochages.
Ce n'est pourtant pas un chef d'oeuvre malgré la bonne idée. En fait, un tour en terre Hong Kongaise - ou chez soi en observant, ca marche aussi - nous permet de comprendre que cet Archipel très productice en film, 3eme au monde devant la France, n'est pas une terre de réalisateurs, mais une terre d'acteurs. Ce qui est avant tout recherché, ce sont des stars multitaches, c'est à dire beaux, acteurs, chanteurs, danseurs, comiques. Le réalisateur n'est qu'un executant, le véritable réalisateur reste le producteur.
Cela se ressent dans Infernal Affairs. Andy Lau et Leung Chiu Wai s'en sortent bien, ils tiennent leur rang de meilleurs acteurs du pays. Mais la patte du réalisateur est totalement absente. Le film est tourné comme un drama. Les plans sur la baie d'Hong Kong sont vus et revus. La musique est lourde, clichée. Les nanas ne servent à rien hormis faire jolie. Certaines scènes sont aberrantes, les scènes d'amour notamment, qui ne servent à rien pour le récit, mais qui sont des étapes obligatoires dans tout bon film policier. Le film est monté comme une série.
On ne peut pas dire que c'est déplaisant, c'est formater pour être regardable pour le plus grand nombre, comme les séries hong kongaises, voir européennes. Mais les qualités cinématographiques sont inexistantes. Le film se sauve et trouve même sa singularité qui le rend intéressant dans son scénario. Pour cela, il vaut le coup, et je serai étonné qu'on déclare passer un mauvais moment. Mais reste qu'il n'est pas le grand chef d'oeuvre claironné.
Un grand film, heuresement de moins en moins méconnu. Très bon thriller où on est plongé dans le monde des triades pendant tout le film sans perte de rythme.
Parfait, le suspense, la mise en scène, les acteurs, tout est parfaitement mis en oeuvre pour tenir le spectateur en haleine. Bien plus raffiné que la copie américaine "les infiltrés". A voir absolument.
Je ne connaissais que le remake Américain (Les infiltrés), et ne savait même pas que ce dernier était inspiré de ce film Hong-Kongais. J'ai été un peu moins séduit par l'original, bien que si je les avais vu dans l'autre sens, j'aurais peut-être dit l'inverse. Le fait de connaître les rebondissements, enlèvent un certain charme au film. Il n'empêche que c'est encore réussi, avec 2 acteurs principaux convaincants. Les seconds rôles sont moins réussis, et c'est là la grande différence avec la version américaine. Le parrain de la mafia n'est par exemple pas aussi charismatique que l'excellent Jack Nickolson. L'autre différence est l'abaissement du suspense dans les scènes de filature, ou d'action. En plus le doublage français est horrible, et je vous conseille vivement la version originale sous titrée. Pour ceux qui n'ont pas vu les infiltrés, il peut être intéressant, même si j'ai préféré le duel Damon/Di Caprio américain.
olala! olala! j'en suis toute retournée, le meilleur film policier que j'ai jamais vu. L'histoire est tout simplement trépidante, les acteurs sont vraiment trop : trop forts et trop charmants. La réalisation est rythmée, les scènes d'action sont géniales et le suspense insoutenable.
Peut être que le fait que je connaisse Les Infiltrés sur le bout des doigts, et que ce film-ci en est l'œuvre originale, m'a peut être influencé durant tout e visionnage. Mais bon des choses ne me plaisent pas du tout : le simple fait que l'on insère un flashback après que l'un des personnages ait expiré, en se remémorant ses dialogues ( raisonnant comme dans une église ) est tout simplement de très mauvais gout. De plus, je suis consterné par l'absence totale de charisme des deux protagonistes ( et je ne parle pas du chef de la Pègre, qui lui atteint des sommets ), et par l'inaptitude des scènes à rendre un tant soi peu le spectateur tracassé. Une tension en demi atteinte, une bande originale brouillonne, pas très satisfaisant, hormis une bonne mise en scène. Sans vouloir manquer de respect aux fans du films, Infernal Affairs, c'est les Infiltrés chopé en cours de route avec une heure de retard, avec le casting en moins.