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Un visiteur
3,5
Publiée le 24 février 2013
Beau film, dont la multitude d'interprétations possibles n'est qu'un aspect de cette même beauté. La lecture philosophique semble la plus intéressante et semble s'imposer d'elle-même dès le moment où le professeur déclare à sa femme vouloir guider la jeune fille vers "le monde des Idées". C'est finalement par là que continue le combat sans cesse du platonicien entre le monde sensible et le monde des Idées. Le voilà pris au piège, esclave du désir, il doit succomber et retomber vers le monde sensible: après tout quel est ce prof de philosophie que l'on ne voit jamais lire? Mais quand l'amour de la jeune fille, qui lui n'est pas sensible (il ne suffit que d'observer la manière dont elle se moque du sensible, par le jeu avec son corps mais aussi par l'âge beaucoup plus avancé qu'elle de son professeur), lui réclame de quitter sa femme, union vue comme l'intelligible, l'union vers l'Idée; le voilà qu'il refuse, croyant par là affirmer sa liberté en reniant son amour sensible pour la jeune fille; mais le voilà victime de la décadence Nietzschéenne, qu'il pensait pourtant si bien connaitre. Son erreur est là, c'est d'avoir, en voulant choisir le monde de l'Idée, abandonné la véritable vie mais également ignoré l'Idée qui se cachait dans ce qui était pour lui sensible. Bref voilà là une belle métaphore, sur la vie et le philosophie, l'homme et la sagesse : un combat Nitzschéen d'une simplicité enfantine. On aimera ces plans où l'être se fonde dans la nature, retrouve corps avec elle. On apprécie ces dialogues timides mais si profonds. On aime l'agilité et la profondeur avec laquelle Brisseau évite les pièges de la banalité. On admire un film qui, pourtant couvert de défauts, sait mêler le plaisir physique à l'intellectuel, sait nous émouvoir et nous porter vers la réflexion.
Un film touchant et sublime ! Vanessa Paradis, toute fragile, innocente et a la fois si brisée !
La beauté d'un film parlant d'une jeune fille perdue qui croise le chemin de son professeur de philosophie, qui jour après jour reprendra gout à la vie ! Une osmose entre ses deux personnages ! Des sentiments qui les lient ! Une jeune jeune dans le tumulte de la vie ! Fragile et blessée par la vie !
Révélation d'un talent hallucinant pour une actrice en pleine naissance, Vanessa Paradis, Noce blanche célèbre avec virtuose le mariage entre démence et impuissance. François Hainaut, professeur de philosophie au lycée, se fascine mystérieusement pour une élève absente, Mathilde Tessier, personnage fragile et ambigu. Terriblement passionnant, ce jeu entre les deux personnages abouti à la redoutable passion amoureuse. A la limite de l'abstrus, force principale de la narration, se mêle étrangement sincérité et artifice, passion et illusion. De ce point de vue, l'utilisation de le l'idée philosophie s'explique. En effet, le réalisateur utilise un stéréotype assez conforme à l'idée que l'on se fait de ce genre de personnage. Complexe, hétéroclite, égaré, il correspond parfaitement à l'image du personnage interprété par Bruno Cremer. Complémentaires et perdues, ils se trouvent pour mieux se comprendre eux-même. Ils se ressemblent. Dès lors s'enchaîne des situations sur un fond de thriller palpitant. Cette relation dangereuse et dérangeante sonne la fatalité. Le drame enivre ses deux protagonistes qui ne se connaissent pas. Où du moins très peu. Le film illustre avec virtuose cette association des sentiments humains avec un regard froid, une image glacée. C'est une histoire tragique. Mais on pourrait porter, comme c'est le cas d'un point de vue morale, une critique indiscutable du personnage de Bruno Cremer pour abus sur mineur. Et de l'autre, on accuserait Mathilde Tessier pour son comportement de débauché. Mais cela semble vain. Pouquoi ? Car nous sommes au cinéma. Nous ne pouvons blâmer la sincérité évidente de cette liaison qui porte atteinte aux moeurs et à la morale sociale. Ces deux égarés sont l'impuissance véritable qui pousse à l'exclusion, nous conduit à la mort. A la fois excellent thriller psychologique et porteur de mutliples réflexions, le film est l'un des plus beaux de son auteur, accessible et fascinant. Une réussite.
Un classique du cinéma français, du beau, du grand cinéma ! Un duo explosif, gênant, beau, inquiétant entre Bruno Kremer et Vanessa Paradis en Lolita perturbante. Un porte à faux terrible, amour sincère ou sordide manipulation ? Un formidable triangle amoureux entre entre Bruno Kremer, Vanessa Paradis et Ludmila Mikaël. Une bonne distribution, une écriture de très haute qualité, une réalisation, une mise en scène, un cadrage, tout un style signé Jean-Claude Brisseau. Magnifique thème musical, discret mais présent, de Jean Musy. Le tout premier rôle de Vanessa Paradis, elle n'a pas commencé par un rôle simple, mais c'est magnifiquement interprété, Le charisme de Bruno Kremer, avec sa tête d'aigle et ses silences. Un scénario en béton. Un final terrible. Des scènes d'anthologies. Un incontournable du cinéma français.
L’un des succès surprise de l’année 1989 en France, Noce blanche lança la carrière cinématographique de Vanessa Paradis. Elle est tout simplement impressionnante dans ce rôle de lycéenne quelque peu marginale tombée amoureuse d’un imposant Bruno Cremer, son prof de philo dans le film. Cette œuvre à la thématique subversive est remarquable d’intelligence, de par la finesse d’écriture de ses dialogues comme par la description ses personnages. Superbement mis en scène, Noce blanche raconte à travers cette histoire d’amour interdite la rencontre de deux êtres très différents qui vont se reconnaître comme des alter ego, s’entraînant mutuellement dans une relation fatalement destructrice. Un film d’une grande élégance, qui n’a pas pris une ride.
Là, je ne comprends pas les critiques... Oui, c'est bien interprété mais c'est chiant. On croirait plus un téléfilm ou même un long métrage de "L'instit" qu'un film. En tout cas c'est la première fois que je trouve Paradis jolie. Pour en revenir au film, pffff, à lire les critiques de ce site, je m'attendais vraiment à autre chose. Il plairait à mes grands-parents, moi, ce n'est pas mon style.
Noce blanche fait preuve de maîtrise. Une folie mesurée interprété avec brillaux par Vanessa Paradis. Elle nous livre ici une de ses meilleure facette. L'aspect lugubre, l'enchainement de scènes à la fois très subtiles et d'une intensité certaine, rend le final presque troublant. Une manière de filmer intelligente. Ca reste du classique, mais c'est bien fait. A ne pas regarder pour vous remonter le moral, mais pour prouver que le cinéma français sait aussi s'exprimer.
Un film si triste qu'il en est malsain. L'amour infini de la belle Vanessa Paradis et de Bruno Kremer en prof...c'est beau, très beau. On voit alors à quoi ressemble l'amour pur, le beau, le mortel...
A l'époque, on connaissait Vanessa Paradis comme chanteuse ("Joe le taxi", "Marylin et John" écrit par Etienne Roda-Gil ou "Tandem" écrit par Serge Gainsbourg) et il ya aussi l'actrice que nous fait découvrir le réalisateur Jean-Claude Brisseau dont le role de Vanessa lui a permis d'avoir la reconnaissance professionnelle du cinéma en lui donnant le César de la meilleure révélation féminine en 1989. Pourtant, le tournage n'a pas était des plus faciles entre la jeune première et le réalisateur connut pour ses excés tribunaux récemment. Cette histoire, certe pudique ou malsaine, est trés touchante entre un professeur marié qui tombe sous le charme d'une adolescente prénommé Mathilde. Les deux personnes se voient en cachette mais la passion fait déborder le vase entre les séchages de cours et les fréquentations de la jeune fille qui rend jaloux le professeur... Un film que j'ai découvert gamin dont des images sont assez gravés dans ma mémoire. Jean-Claude Briseau signe son film le plus populaire sans doute grace à la notoriété de son actrice principale, Vanessa Paradis, qui se révele belle mais aussi énigmatique. Bruno Cremer, à ces cotés, connu pour la série "Le comissaire Maigret" diffusé à l"époque sur France 2, est trés bon dans le film. Un film qui a marqué une génération que je conseille de voir aux plus jeunes ou ceux qui l'ont pas vus.
Du déjà vu... je n'ai pas trop apprécié le jeu de Vanessa Paradis notamment quand elle récite son texte relatif à la philosophie. Bruno Crémer est peu crédible et surtout peu constant dans son jeu. Le film traîne une atmosphère plaisante, la photographie est intéressante, malheureusement Brisseau a oublié l'essentiel à savoir travailler ses acteurs à moins qu'il s'agisse d'une erreur de casting.
Emouvant et très bien réalisé, ce film réaliste est superbement joué par une Vanessa Paradis qui révêle ses talents d'actrice et par un Bruno Cremer auquel le rôle va comme un gant... A voir absolument... et ce film ne vieillit pas...
Curieux de revoir, vingt-cinq ans après sa sortie, ce film marquant les débuts de la toute jeune Vanessa Paradis, alors extraordinairement mâture et prometteuse à l'écran. Avec Bruno Cremer dans un rôle ciselé pour lui, le film est servi par une excellente mise en scène autour du thème toujours dérangeant des relations sentimentales qui peuvent naître entre profs et élèves. Extrêmement fin et touchant.