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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2012
Grand film noir. Sous fond de confilt entre Welles et Rita Hayworth, le film multiplie les séquences d'anthologie dont bien sur la mythique scène des miroirs reprisent maintes et maintes fois dans d'autre films. Les acteurs sont tous magnifique et chaque scènes est importante dans le films qui ne comporte aucune longueurs et chaque scène, pour finir, est un véritable témoignages sur les intensions et la personnalité des personnages. Comme un poème, ou chaque mot est placé au bon endroit pour faire resentir un sentiment ou des émotions, les scènes du film ne sont pas placés au hasard et tissent parfaitement les liens, mêmes les plus profonds, entre les personnages. Grand film et coup de maitre pour Orson Welles, qui fait d'ailleurs passé un message à son ancienne femme, Rita Hayworth, en lui donnant le role d'une femme finalement manipulatrice et donc peu recommandables...
Une utilisation magistrale du langage cinématographique. Rita Hayworth est sans doute la plus belles de toutes les femmes fatales du cinéma (et pourtant il y en a eu). L'intrigue est certes (un peu) compliqué mais qu'importe. Le chassé-croisé entre les différents personnages est magique… et puis comme d'habitude chez Welles, certaines scènes restent gravés à jamais en mémoire comme la scène du tribunal (ou les gens se croient au spectacle) le théâtre chinois et surtout le labyrinthe au miroir. Chef d'œuvre
Film extraordinaire! Le jeu des acteurs est excellent, la mise en scène travaillée, les plans réfléchis, l'histoire superbe... Orson Welles ne fait que montrer son talent pendant 1h20! Chaque personnage est très bien écrit, même les membres de l'équipage marin du bateau qui n'ont guère d'importance. Le retournement de situation vers la fin est incroyable et la scène finale, que ça soit le monologue de Welles ou la scène dans la salle au miroir! Ouah, quel génie et quel talent! Quelle puissance se dégage de ce film!
Mon Orson Welles préféré, même s'il m'en reste plein à découvrir. C'est un grand Welles ET un grand film noir ! On y retrouve les codes du film noir (ouverture sur une narration au passé, femme fatale écorchée par la vie, grande atmosphère de fatalité et de noirceur...) et la patte du maître (réflexions philosophiques et existentielles, prises de vue et plans majestueux) dans un équilibre qui fonctionne très bien. En effet, le talent de Welles est avant tout au service de l'histoire, que l'on peut trouver un peu confuse dans son déroulé mais qui semble avoir été désirée ainsi par le réalisateur. Le spectateur erre au côté du héros, Michel O'Hara/Orson Welles, en tâtonnant avec lui dans cette ambiance obscure. A ce niveau là, les personnages comme les acteurs sont à la fois complexes et fins, une vraie réussite. Les exploits visuels ont aussi la qualité d'illustrer le ressenti ou la psychologie des personnages à des moments clés (se sentir tout petit, confus...) ce qui fait de ce film un classique du genre sublimé par le (génial) style du réalisateur.
Welles et son obsession pour le mensonge, ah que c'est beau ! Je trouve rapidement ça lourdingue ce genre de formalisme (j'aime les formaliste mais dans une approche poétique et pas fonctionnelle) pourtant Welles ça va disons que ça ne m'a pas énervé autant que sur un Hitchcock ou un Fincher. Déjà l'histoire est très habile, a postériori on voit toutes les œuvres qui lui on piqué que ce soit pour la scène du procès ou les arnaqueurs arnaqués, etc. Mais disons que même si on connaît tout ça Welles est tellement génial que même si on l'a vu 10000 fois après lui, on ne s'en rend pas compte, l'écriture est géniale sur ce point parce qu'à chaque fois que tu crois savoir où ça va te mener il suffit qu'il assume le truc (et c'est assez incroyable la manière dont il assume tout ce qu'il fait) jusqu'au bout et de fait que tchi, tu t'es fait berné. Bon pour pinailler la fin fait un peu too much dans le genre et tu comprends vite le discours méta-cinématographique du film mais n'empêche c'est du lourd, du très très lourd.
Encore un chef d'oeuvre signé orson welles. Une mise en scène incroyablement et constamment inventive, la voix off d'Orson Welles nous accaparant avec un scénario pourtant confus, voire obscure, et une superbe Rita Hayworth, démunie de sa belle chevelure rousse, qui se révèle plus belle que jamais, a la fois fatale et fragile. Superbe et quel final inoubliable !
Un film relativement oubliable. Long à démarrer, il ne gagne en intérêt véritable qu'à partir de quelques propos clairs qui retiennent notre attention et nous donnent envie de savoir comment ils vont se traduire. Pour cela, il faut attendre une bonne moitié de film. Ensuite, pour recomposer le puzzle, le scénario bizarre s'appuie sur des ficelles un peu particulières. Le scénario et le dénouement sont un peu tirés par les cheveux. Souvenir périssable.
"La dame de Shangaï"... Que n'ai-je pas entendu comme remontrances chaque fois que j'ai manifesté mon peu d'estime à son égard. Vous me direz que la plupart des grands films noirs, ou réputés comme tels, sont porteurs d'histoire alambiquées de bout en bout, c'est tout à fait vrai mais, les véritables grands films noirs compensent cela. Par des personnages forts et des atmosphères extrêmement pesantes. "Le faucon maltais" et "Le grand sommeil" (un des films les plus incompréhensibles jamais réalisés) sont de parfaits exemple. Alors qu'en ce qui concerne le film de Welles, il n'y a pas tout ça. Le début laisse entrevoir de belles choses, mais après ? Ma foi, rien qui puisse justifier que l'on saute au plafond. Pas de personnages marquants. Ni ambiance à couper au couteau. La belle Rita, ici dépossédée de sa longue toison rousse au profit d'une plus courte d'un blond étincelant, n'est pas à la hauteur. Welles se contente juste de la posture du gros dur. Et les autres sont tout ce qu'il y a d'inexistant. Reste donc le final, grand moment de cinéma s'il en est, avec ce fameux labyrinthe de miroirs, illustrant ce que sont les deux seules choses vraiment réussies : l'esthétique et la mise en scène. Suffisantes pour sauver le film, mais pas assez pour convaincre les spectateurs qu'ils ont affaire à un essentiel.
Tout commence par une scène d'ouverture captivante. Michael O'Hara (Orson Welles) et Rosaline Bannister (Rita Hayworth) nous offre un très jolie jeu de séduction dans l'atmosphère sombre et mystérieuse bien établie par la voix-off de Welles. Tout se termine par la fameuse, et c'est plus que justifié, scène du palais des glaces (avec ce détail qui tue de l'objectif fendu de la caméra). Entre les deux, je retiendrais une séance de bronzage terriblement érotique de Rita Hayworth et la scène onirique de l'aquarium et de ce baiser sur fond de murènes. J'ai vraiment apprécié justement ce mélange des genres entre le film noir et l'atmosphère onirique. Un mélange qui n'a pas été sans me rappeler La Nuit du Chasseur ou Mulholland Drive. Le problème de ce mélange des genres c'est qu'on est à cheval sur 2 codes dont l'un m'incite à la contemplation au bénéfice de l'atmosphère quand j'attends de l'autre d'établir plus rapidement les développements successifs de l'intrigue. J'étais donc parfois, vous me passerez l'expression, le cul entre deux chaises, jamais tout à fait dans le bon rythme, parfois voulant que telle scène dure plus, parfois voulant que le film avance plus vite. Malgré tout ce film reste d'une très bonne facture et très intéressant à bien des égards : mélange des genres donc (même si pas totalement maîtrisé à mon sens), mais aussi perversités des relations, rapport au pouvoir, quelques mise-en-scènes marquantes, etc.
La dame de Shanghai fut au delà de mes attentes. Charismatique, magnifique, intelligent, amusant, tordu à souhait mais pas moins génialement réalisé et interprété par l'ensemble de sa distribution. C'est grâce à ce genre d'oeuvre que les cinéphiles vivent leur passion du cinéma ou que les non-initiés en tombent amoureux. Peu de réalisateur sont aussi bon devant que derrière la caméra. Orson Welles était un demi dieu. RIP
Plusieurs parties intéressantes dans ce film. La machination, la partie de bateau et surtout la poursuite dans le parc. Avec les décors inquiétants et la mise en scène toujours fascinante d’OW.
Gros échec à sa sortie, "The Lady from Shanghai" était pourtant un film ambitieux. Un tournage sur place, alors que la très grande majorité des productions hollywoodiennes tournent exclusivement en studio à l'époque. Et une "défiguration" culottée de Rita Hayworth, icône sensuelle qui doit ici se couper les cheveux et se teindre en blonde ! Cependant, l’œuvre Orson Welles subira les affres d'une post-production peu clémente, charcutant allègrement l'ensemble. A l'arrivée, on peut comprendre l'accueil froid que subit le film. Certes, il s'agit d'un film noir, genre dont l'intrigue contient souvent des trous scénaristiques. Mais ici les trous deviennent des puits, ce qui est d'autant plus dommage que des passages entiers sont peu utiles à l'intrigue (dont tout le volet tourné sur le yacht, qui appartenait par ailleurs à Errol Flynn dans la vraie vie). C'est ballot car visuellement, "The Lady from Shanghai" est très soigné, offrant son lot de plans marquants. Dont la fameuse scène finale des miroirs, particulièrement impressionnante, qui sera régulièrement référencée. Et le tournage en local permet de donner un côté rafraîchissant et authentique à la partie aventure. On s'étonnera enfin de quelques scènes pour le moins inhabituelles, telles qu'un procès expédié sous forme de grosse farce. Ironie de l'histoire, les deux acteurs principaux qui jouent les amants étaient en couple à la ville, et se sépareront à la sortie du film. Rita Haworth et Orson Welles sont très convaincants, respectivement en femme fatale et en marin gentillet. Par contre, l'accent pseudo-irlandais que tente Welles est assez peu crédible, ayant tendance à souvent s'effacer... "The Lady from Shanghai" est donc le genre de film bourré de défauts et de qualité, qui divisera son public.
Eros et Thanatos. Avec « The Lady from Shangai », Orson Welles recycle cette fameuse dualité en jouant sur la double intrigue romantique et policière. Voir un film de Welles c'est déjà admirer et profiter des qualités de la mise en scène, du jeu des lumières, des bons travellings,... De ce côté-ci, on prend une leçon de cinéma. Le scénario m'a moins emballé et souffre de quelques longueurs. Pas toujours intéressant mais rien de honteux non plus. Devant la caméra, le duo Welles/Hayworth fait le reste. Un bon moment de cinéma.
Film noir élégant grâce à son couple star à l'affiche, Rita Hayworth-Orson Welles. Je peux peut-être reprocher quelques longueurs et quelques moments creux, où l'on s'ennuie, mais la maîtrise technique, la beauté des scènes et la présence de la sublime Rita nous tiennent en haleine.