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real-disciple
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3,5
Publiée le 6 décembre 2012
Welles a prouvé qu'il savait mettre en scène et ce film noir le prouve tant il contient des plans originaux qui ont fait sa marque de fabrique. Maintenant l'histoire est un peu trop classique concernant le film noir (elle rappelle les Tueurs avec la femme fatale qui se sert d'un gaillard idiot) et il faut attendre la fin pour voir la meilleur scène du film dans le parc d'attraction, d'une grande prouesse technique par ailleurs. Le reste du métrage a beaucoup accentué sur la "fausse" relation amoureuse qui, bien que permettant d'apprécier la chute, est un peu trop longue ce qui rend le démarrage poussif. Mais il reste un bon cru du film noir et surtout Rita Hayworth est divinement belle.
The Lady from Shanghai peut aisément être considéré comme l’un des tous meilleurs films noirs, un genre qui aujourd’hui n’existe quasiment plus. Avec sa photogénie indéniable (une des marques de fabrique d’Orson Welles), son ambiance tropicale et pesante à la fois, et ses personnages aux caractéristiques incertaines, le film possède un cachet inimitable et une force d’attraction peu commune. Seul le montage et la narration semblent parfois un peu bancals, ce qui n’est guère étonnant lorsque l’on apprend la genèse compliquée de l’œuvre. Pas suffisant pour lui enlever son charme, d’autant que l’histoire prend rapidement un tour policier inattendu, avec des scènes complètement surréalistes du meilleur effet (le tribunal…). The Lady from Shanghai est une sorte de canard boiteux, mais curieusement, l’addition de scènes géniales et du talent naturel de son réalisateur fonctionnent, et en font un film inimitable et un véritable incontournable.
Si Orson Welles n'a jamais été un très grand acteur, il n'a en revanche jamais eu de mal à convaincre ses pairs de son talent au niveau de la réalisation, et "La Dame de Shangai" en est (encore) un bon exemple. L'exceptionnel travail visuel réalisé par le jeune cinéaste se voit à tout instant, notamment dans les tons utilisés pour la photographie et la qualité des images (je pense par exemple à la magistrale scène du dénouement qui en met plein la vue au spectateur sur tous les plans). Et que dire du scénario ! Il est bien connu que la vérité se cache parfois là où on ne l'attend pas, et ce long-métrage en est une parfaite illustration. Les personnages sont travaillés et demeurent ambigus tout au long du film, maintenant ainsi une aura de mystère et de tension (surtout à la fin), et la mise en scène elle-même se met au service de l'intrigue sans pour autant lui faire de l'ombre. Une réussite donc, mais qui aurait gagné encore plus de galons sans le ton beaucoup trop romantique à deux balles qui se dégage de certaines scènes. A voir !
Rejeté par le public américain, "La Dame de Shanghai" fait pourtant partie intégrante de l’œuvre du maître Orson Welles. Tiré du roman "If I Die Before I Wake" de Sherwood King, le scénario constitue l'atout principal de ce classique du cinéma. A la fois thriller et romance, "La Dame de Shanghai" combine mystères et subtils retournements de situation qui n'ont de cesse de nous étonner minutes après minutes. On est effectivement admiratif devant l'ingéniosité du récit dont les rouages ne se dévoilent que dans un arsenal de suspens diablement bien gardé. Pour porter le film on découvre un couple tout aussi éphémère dans la vie qu'au cinéma composé de Rita Hayworth et d'Orson Welles. Transformée en blonde fatale par son mari de l'époque, véritable outrage cinématographique des années 50, force est pourtant de constater que Rita Hayworth n'a jamais eu autant de charme et de sex-appeal que lors du tournage de "La Dame de Shanghai". Son jeu trouve quant à lui son partenaire en la personne d'Orson Welles. Imposant comme à son habitude, le créateur de "Citizen Kane" nous offre une prestation à la hauteur de son statut c'est-à-dire, puissante et directe. De son côté la mise en scène se révèle brillante mais souffre d'un montage sur lequel le temps a eu la dent dure. On en retiendra le décors de la galerie des glaces qui placera la cerise sur ce gâteau mythique que représente encore aujourd'hui "La Dame de Shanghai".
Un momnument du cinéma ,pour ma part le meilleur O.WELLES ,des scènes hallucinantes et cultissimes etsublime Rita Hayworth au summun de sa beauté ,la classe .
Ce film m’a intéressée pour découvrir ce réalisateur au nom mythique, je l’ai trouvé pas mal, le début est assez expéditif, peu chaleureux, en passant d’une situation à l’autre, la mise en scène est incomplète, l’intrigue crapuleuse se laisse regarder par son intelligence malgré des personnages sans fond, de jolie mise en scène, je n’ai pu ressentir de l’émotion. La poésie est envoûtante dans cette œuvre, la spécialité philosophe d’Orson Welles avec ce titre du film à l’honneur.
Film noir atypique et surtout fascinant, réalisé par l immense orsonn welles, en subvertit les codes tout en revelant les profondeurs psychologique de chaque personnage. Derrière une intrigue policière labyrinthique, à l image de la scène de la fin se cache une œuvre sombre, ironique et assez pessimiste sur la nature humaine. Visuellement le film est remarquable, avec une muse en scène souligné avec les ombres, les reflets et les cadres à angles déformé, traduisant la confusion morale et mentale des protagonistes. Un jeu de manipulation réussit, image de la scène de labyrinthe de glace brisé, la fragmentation des idées( le double jeu) et les illusions perdues. Un très bon film
Orson Welles réussit, en partant du thème classique de la femme fatale (incarnée ici par la ravissante Rita Hayworth blonde), à créer une intrigue complexe, un suspense haletant et une romance poignante, jusqu'à sa fin qui, sur le fond, est conclus trop simplement mais dans un cadre visuel extrêmement bien travaillé. La subtile mise en scène et la photographie obscure créant une atmosphère sombre très intense en fait une référence du film noir.
Ce grand classique est réalisé avec beaucoup de qualité normal car c'est dans le pur style de son réalisateur. Cela dit la narration va droit au but et ne prend pas son temps pour installer l'intrigue. Les acteurs sont tous très bien et le dernier quart d'heure magistral.
Classique et élégant. Quelques plans superbes prouvent encore une fois le grand talent de Welles, mais la tension et le scénario ne parviennent pas à décoller vraiment : Hitchcock reste le plus grand. Orson Welles offre malgré tout un beau moment de cinéma où Rita Hayworth est absolument divine.
Avouons-le, l'intrigue de la "Dame de Shanghai" est parfois un peu confuse. Qui veut faire tuer qui, pourquoi, comment... ? Les rebondissements sont nombreux et sont principalement amenés par les dialogues : il faut donc s'accrocher. Welles s'intéressait-il vraiment à son histoire ? Pas plus que ça, semble t-il. Pas bien loin d'un Hitchcock pour qui l'histoire était toujours secondaire, Welles se concentre ici sur sa mise en scène et sur l'atmosphère de son film. Les scènes sur le yacht sont délicieusement vénéneuses, servies par des champs-contrechamps anxiogènes. La scène de l'aquarium est une déclaration d'amour au noir et blanc à elle toute seule. Et la scène des miroirs est probablement une des plus belles jamais tournées, souvent imitées mais jamais égalées. "La Dame de Shanghai" est presque un chef d'oeuvre qui aurait gagné à être un peu plus captivant sur le fond.
"La dame de Shanghaï", porté par Orson Wells toujours très lucide, est un véritable chef d'œuvre scenaristique et de mise en scène, notamment dans son final inoubliable, qui distille une enivrante délectation.
Orson Welles est un génie du cinéma, non pas selon le sens laudatif mais dans l’idée qu’il aspire, à travers son Œuvre cinématographique, à réinitialiser les codes du genre. «The Lady from Shanghai» (USA, 1947), comme le présage l’exotisme du titre, s’apparente à un film d’aventure. Un quidam, Michael (interprété avec prestance par Welles), sauve Eva, une femme somptueuse (Rita Hayworth), d’une bande de malfrats. De ce geste hardi s’ensuit une vertigineuse aventure. Invité par le mari de cette femme, Michael ne sait s’il peut, en toute impunité, la désirer. Le double régime des images, qui confond sfumato classique (les gros-plans du visage d’Hayworth) et art baroque (les scènes hallucinantes dans la salle aux miroirs), du à un conflit d’intérêts entre Harry Cohn, producteur et protecteur de l’actrice qui voulait un film plus consensuel, et Welles, qui aspirait au bouleversement des coutumes cinématographiques, permet à l’œuvre d’être hybride et d’exalter une force étrange. De la carnation de l’actrice à la monstruosité de certains personnages, le film balance entre deux esthétiques, deux cultures du Beau. En cela, Welles est un génie, exauçant l’union de deux corps étrangers, de deux visions distinctes du monde. Le pouvoir que Cohn a exercé sur le film, et que regrette amèrement Welles, est en cause dans ce génie. Il faut croire que sans l’intervention des corps nimbés, le film ne serait pas si trouble, ne vacillerait pas avec un tel vertige entre le pompier et l’étrange. La force de Welles est de réussir à élever cette hybridité au rang du spirituel, en rendant absurde la quête de Vérité. Car les effets de perdition, figurés par les miroirs et les complots, relativisent la Vérité et la dispersent pour mieux en évincer la conviction. Chacun des personnages a sa propre version de la Vérité, de même que chacune des forces en fonction dans la conception du film (Welles, Hayworth, Cohn) porte une vision partiale sur l’œuvre.
Hormis les dernières scènes, sublimes et inventives, avec des plans très originaux meme de nos jours notamment la scène quasi-finale des miroirs, La Dame de Shanghai est un film dans la parfaite tradition des films hollywoodiens de son époque avec son duo mythique (Orson Welles et la belle Rita Hayworth -quoique assez moche en blonde- en instance de divorce), son amour impossible entre un marin pêcheur et une femme bourgeoise, femme qui se révelera fatale. Bien évidemment le film de Welles a aussi sa particularité, à savoir son côté malsain et pervers, mais on ne peut pas dire que ce soit forcement un coup de maître car ce n'est pas suggéré mais clairement annoncé, si bien que la fin est prévisible quasiment depuis la moitié du film. Efficace, esthétique et se regarde bien, d'accord. Mais rien pour le faire entrer dans la légende.
Bon je ne vais pas me faire d'amis ce soir mais j'avoue avoir été un peu déçu par La Dame de ShanghaÏ.
Je n'avais vu que MacBeth avant de voir celui-là. MacBeth m'avait épaté par sa mise en scène mais moins passionné par son scénario mais là c'est l'inverse. En effet j'ai préféré le scénario à la mise en scène dans La Dame de ShanghaÏ. Commençons donc par ce qui m'a plus le plus, j'ai trouvé que La Dame de Shanghaï était un modèle de construction d'histoire, le suspense y est quasi continu et l'intrigue révèle parfaitement les personnalités des personnages. Personne n'est blanc, tout le monde est noir ou presque. Orson Welles, sans avoir un jeu d'acteur bouleversant, offre une certaine présence à l'écran tout comme Rita Hayworth qui ets véritablement sublime. Les seconds rôles sont convaincants, les interprètes sont tous bons et leurs personnages sont bien écrits. Mais là où j'ai été déçu c'est de na pas retrouver le même génie de mise en scène. Alors certes elle est travaillée, on perçoit certains symboles (Comme dans la scène de l'aquarium) et certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes (Inutile de citer la scène du labyrinthe de miroirs) mais c'est quoi ce montage? J'ai trouvé les raccords particulièrement bruts. Ils arrivaient comme un cheveu sur la soupe en plein milieu d'une séquence et ça casse la belle mise en scène, moi ce montage loin d'être subtil m'a gêné. Tout comme la musique, omniprésente et pas franchement belle. D'un point de vue technique ce film m'a déçu, je m'attendais quand même à un montage plus fin, moins brutal.
Donc chose étonnante, si j'ai quand même aimé ce film c'est surtout grâce à la qualité du scénario, des dialogues et des interprètes. Je rajouterais également que l'ambiance est fort bien. Nous sommes plongés dans une atmosphère de film noir, avec tout ce qu'elle a d'inquiétant et de mystérieux. La voix-off est également une idée pertinente. Mais la réalisation m'a déçu, on alterne le sublime et le presque moche. Entre raccords brutaux et photo parfois bien laide en comparaison de scènes antérieures, j'ai de quoi être déçu. J'essaierais d'en attendre moins des autres Welles que je verrais d'un point de vue technique car là la déception est grande. Un très bon film tout de même dans l'ensemble, je n'ai pas payé ma place de cinéma pour rien.