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tuco-ramirez
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4,5
Publiée le 4 février 2012
A Cuba, un jeune marin vagabond cherche à s'embarquer. Dans des cisconstances troublantes, il fait connaissance d'une belle femme, enjoleuse à souhait et manipulatrice en diable. Celle-ci le fait embaucher ar son richissime époux qu'elle entreprend de supprimer pour empocher l'assurance vie. Machiavélique, manipulatrice et séductrice, quelle plaisir de retrouver la sublime Rita Hayworth, icône de sa génération au même titre qu'Ingrid Bergman ou Marlene Dietrich. L'envouteuse est magnifique en maillot de bain sur les rocher ou à bord du yatch. Son homologue masculin et réalisateur, Orson Welles complète cette paire parfaite. Mais Orson Welles, plus que comédien, est un réalisateur hors pair, un maître du cinéma noir et blanc. Cadrage, lumières, mouvements de caméra; sa mise en scène posséde une touche de génie complétée par son talent de conteur dont il est adepte. D'un montage dynamique, son film est court et dynamique. Il sait nous entrainer petit à petit dans la noiceur de l'äme humaine. Habile manipulateur: ce réalisateur. Et surtout comment ne parler du final. Maintes et maintes fois repris dans divers film (Snake eyes par ex), sa scène finale où se tout dénoue dans une tension incroyable symbolise le génie du maïtre. Coupée au montage par les studios, on peut regretter qu'elle soit si courte. A voir absolument ce film référence qui donne surtout envie de revoir deux autres chef d'oeuvre de Welles: "La soif du mal" et surtout le très fameux "Citizen Kane"... Welles sondeur de la noiceur de l'âme humaine.
Ce fut mon premier Orson Welles. Je découvre alors un cinéma de genre, au contours noir. J’ai surtout vu un film qui se veut légende par sa scène au palais des glaces. L’introspection du maître américain, et son génie de modernisme, rappel qu’on est en 1948, et c’est rien de le dire.
Un cran en dessous de "Citizen Kane" ou "La soif du mal" pour ma part, "La dame deShanghaï" n'en reste pas moins un grand film, et du pur Orson Welles. Sens du cadrage, de la lumière, du décor, du montage, de la narration, bref, ce type était un génie et un dieu du cinéma."La dame de Shaghaï", un film noir pour des personnages noirs dont l'ambition prendra fin dans un final myhique mais frustrant car il est court. Le studio amputé d'une heure la durée du film, imaginez un peu la puissance qu'il aurait si elle avait été conservée.
The beauty and the brain enfin réunis à l'écran, c'est là un point essentiel qu'il nous fallait souligner et qui élève d'emblée ce film au rang des incontournables. Certes les deux époux étaient à l'époque en instance de divorce, mais leur attraction est belle et bien présente à l'écran et le moins que l'on puisse dire ce'est que Rita Hayworth est comme à son habitude à couper le souffle, face à un Orson Welles imposant et plein de ressources dont la voix basse et envoûtante, n'a pas perdu de son pouvoir. Pour le reste soulignons l'aisance de Welles derrière la caméra; qui nous concocte quelques scènes cultes : à l'aquarium, deux ombres chinoises sur fond de profondeurs abyssales inquiétantes, ou encore la fameuse scène finale des miroirs, si souvent reproduite qu'elle n'en apparaît que plus géniale, jeu de reflets, de vérité... Une belle leçon de cinéma ! Atmosphère oppressante sur le bateau, mélange d'humour plutôt noir et subtile, de grotesque et de tragédie, La Dame de Shanghai est la dame de coeur pour Welles, la Dame de pique pour son mari, la dame de carreaux qui se brise au final en milles éclats... Le scénario, assez complexe, recquiert une grande attention du spectateur certes, mais le film tire avec panache son épingle du jeu !
Un film noir de la grande époque, où le personnage central est pris dans un engrenage et une machination qui le dépassent. Sur un scénario tortueux, le film se démarque des codes du genre sur certains points : une partie du film, celle qui précède la machination, se déroule lors d’une croisière, avec de l’espace et de la lumière ; ensuite les images qui rappellent l’expressionisme sont tourmentées comme les personnages eux-mêmes, et les plans sont déséquilibrés, comme souvent chez Orson Welles ; enfin il y a la scène extraordinaire du règlement de comptes dans la galerie des glaces, ou chaque protagoniste apparaît en plusieurs représentations, comme si les différentes images qu’ils ont données dans leurs jeux cupides s’étaient donné rendez-vous, et où l’on ne sait plus qui tire sur qui. Un formidable final qui confirme la narration prémonitoire de Michael des requins qui se mangent entre eux.
Photo et mise en scène de très haut niveau pour un thriller autour d’une femme fatale interprétée par la magnifique Rita Hayworth en rupture de mariage avec Orson Welles à la ville comme à la scène. D’Acapulco « monde brillant et coupable » à San Francisco cosmopolite avec son théâtre no, le yacht emprunté à Erroll Flynn nous transporte dans des scènes splendides comme celle, restée célèbre et souvent imitée, du labyrinthe.
Film noir d’après-guerre (1947), « la Dame de Shanghai » est magnifiquement réalisé par Orson Welles, à l’image des brillantes séquences de fin. Rita Hayworth, blonde pour l’occasion, a rarement été aussi belle que dans ce rôle de femme fatale. Un grand classique avec un bon suspense et quelques bonnes touches d’humour mais également quelques longueurs au milieu de cette machiavélique machination.
Mieux vaut ne pas s'attarder sur le scénario totalement bancal et auquel Orson Welles n'a visiblement prêté qu'une attention toute relative. Comme toujours chez le cinéaste, c'est la mise en scène qui est l'élément essentiel. Le penchant du réalisateur pour le baroque est en adéquation avec le genre du film noir auquel il apporte une ambiance assez particulière, notament par son cadre maritime plutôt original. Certains passages, en particulier celui du rêve, flirtent même avec l'expressionnisme. Certaines séquences sortent du lot, notament la rencontre amoureuse dans la salle de l'aquarium et le réglement de compte final dans une salle des miroirs qui sonne comme une illustration des faux semblants et des multiples facettes des personnages. Côté casting, Welles s'offre un personnage que l'on peut trouver légitimement fade par rapport à la plupart de ses autres compositions. Rita Hayworth est de son côté une femme fatale tout à fait correcte même si elle n'est pas la plus mémorable du genre. Au final, celui qui tire le mieux son épingle du jeu est Everett Sloane dans le rôle du mari avocat et handicapé.
Grand, grand film. La Dame de Shanghai est à la fois un polar haletant, au scénario retords et pervers d'une intelligence implacable, et une belle romance, traversée par les ambiguïtés psychologiques des personnages. Le film est également une leçon de mise en scène, et tout particulièrement à travers la très célèbre scène des miroirs, monument formel d'ampleur. Les dialogues sont d'une très grande finesse et le film se paye le luxe d'un humour ravageur. Que demande le peuple ? C'est un chef d'œuvre, du génial Orson Welles.
Orson Wells "Grandiose ou imbuvable, mais jamais mignon !" nous aurait dit Michel Audiard ... Ce film étonnant est magnifique pour ses prises de vues, l'aquarium, les miroirs, le Mexique, la Baie de San-Francisco, les jeux de lumière, son histoire, brillantes suites d'imbroglios racontant le montage d'un piège infernal vénéneux, son interprétation inoubliable, surtout Glenn Anders en avocat complètement allumé, victime de sa propre folie. Classique du cinéma pour de nombreuses raisons, il sera rarement égalé dans le genre, sauf peut-être par les diaboliques de H.G. Clouzot. Ah! Qu'il est loin, le temps du "Troisième Homme", de "Citizen Kane", etc, etc ...
La Dame de Shanghai a particulièrement été charcuté par les studios, qui ont retiré une grosse heure du montage d'Orson Welles. Mais même défigurée cette œuvre témoigne d'une vision très moderne du cinéma que peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir à l’époque...
Comme souvent dans les films noirs les personnages sont troubles, torturés, ce qui les rend particulièrement intéressant. Ils dégagent une sorte de malaise général, en particulier Welles, dont le rôle lui permet de se réinventer une fois encore. Je trouve cet acteur particulièrement doué pour se glisser dans la peau d'un autre. Il adopte aisément les allures stoïques et le phrasé particulier de son personnage, qui lie les idées d'une réplique à l'autre pour former un discours compact et pourtant fluide. Les deux autres interprètes principaux ne sont pas en reste. Le personnage de Grisby, souvent filmé en gros plan, apparaît comme profondément dérangé. Les mimiques et la manière de sourire de l'acteur sont particulièrement travaillés et rendent chacune de ses apparitions inquiétante. Rita Hayworth, quant à elle, a une présence inexplicable. Il est difficile de déterminer ce qui la rend si magnétique, peut-être que cela vient de son charme naturel ou de son personnage changeant. Dans tous les cas, elle est là, et on la remarque.
D'ailleurs, la fameuse scène où elle fume en maillot de bain allongée sur le bateau semble particulièrement peu respectueux du code Hays. Mais ce choix de représentation s'accorde avec le reste du long-métrage, particulièrement moderne. Welles propose au départ un montage soutenu déroutant, mais cette façon de faire trouvera une explication dans une scène finale particulièrement grandiose, qui reproduit à l'écran les méandres dans lesquels erre le héros. De manière générale la dernière demi-heure est particulièrement riche et prenante, puisque c'est là où le réalisateur montre tout son talent pour la mise en scène. Il multiplie les séquences marquantes, allant de la rencontre clandestine dans un aquarium public à la partie de cache-cache dans Chinatown en passant par un tribunal, où se déroule un procès risible qui n'a rien à envier à Chicago.
La Dame de Shanghai possède donc bon nombre de qualités, qui m'évoquent personnellement Le Corbeau de Clouzot, autre film très en avance sur son temps. Pourtant, il manque un lien, une unité entre toutes ces réussites isolées pour que l’œuvre de Welles abandonne son statut de bon film pour se hisser au rang de chef-d’œuvre.
Comme toujours quand il s'agit de parler d'un film d'Orson Welles, il est impossible de ne pas mettre en avant la beauté esthétique qui transparait dans chaque plan. L'intrigue laisse une large part de suspense, largement à la hauteur d'un film de Hitchcock. Quant à la dimension psychologique de l'oeuvre, elle est omniprésente, à l'image du personnage interprété par Orson Welles lui-même, sorte de anti-héros vagabond mais auquel on finit par s'identifier. Rita Hayworth, quant à elle, illumine chaque plan, comme une Marlene Dietrich ou une Ingrid Bergman pouvaient le faire.
On pourrait voir dans « La Dame de Shanghai » un règlement de comptes, qu’il s’agisse du divorce houleux entre Rita Hayworth et Orson Wells, le dégout assumé du réalisateur de « Citizen Kane » pour Hollywood et ce système qui ne laisse pas de place aux guignols, Welles qui réalisera le film uniquement pour faire rapetisser ses problèmes financiers. Et pourtant, avec « La Dame de Shanghai », Wells nous gâte de l’une des pierres angulaires du film noir, mais aussi d’un film d’une rare excellence, tant au niveau de son scénario que sa mise en scène.
Totalement immersif, le film met en scène un personnage typiquement wellsien, il est attiré par ce qui peut lui apporter des ennuis. Ce personnage, Michael O’Hara, va voyager dans les confins de l’âme humaine…Le film passe par tous les niveaux, l’amour, la mort, la folie, tout en critiquant nettement l’Amérique, ses systèmes qui ressemblent à des blagues douteuses, l’engrenage dans lequel se perdent les naïfs. Et Welles est d’autant plus intelligent qui met en évidence une mise en scène qui touche au pur génie, traduisant plan par plan l’état d’esprit des personnages, notamment lorsqu’arrive les dernières minutes, autant oniriques que surréalistes.
Ici, Welles observe de son œil des bêtes sauvages, liées à la haine, sans cœurs, mais en plein cœur d’une Amérique ordurière, touchant à l’absurde dans les recoins de la folie, et dévoilant petit à petit un scénario méticuleux et diabolique, accompagné de son lot de twist. Un lot qui fait passer Michael O’Hara pour un homme normal à un pantin pathétique, doué à assister au déchirement des ombres dans le cynisme meurtri de celui qui l’incarne fidèlement. Welles qui d’ailleurs ne cesse de s’insulter à travers la voix off, s’exprimant sur la naïveté, l ‘imbécillité presque extravagante du personnage. Car finalement, pourquoi Michael O’Hara est attiré par ce qui peut lui apporter des ennuis ? Tout simplement car il est humain.
Un film du légendaire Orson Welles avec lui-même et l'une des plus belles actrices du monde Rita hayworth.
Une histoire de manipulation, un homme veut qu'on le croit disparu afin de pouvoir toucher l'assurance vie pour cela il demande à O'hara un jeune marin amoureux d'avouer ce faux meurtres en échange de 5 000 dollars.
Un scénario un peu confus on s'y perd un peu parfois, de plus la vf est loin de donner des avantages au film.
Une machination terrible, une mise en scène efficace, une intrigue captivante et une scène finale culte font de ce film un grand moment de cinéma.
Par un simple manque d'argent, Welles réalisa ce film au combien correct, comme avec son premier film il semble privilégier la technique à l'histoire. Cette dernière mettant du temps à démarrer, ensuite à devenir confuse et prévisible; passé ce cap et cela jusqu'à la fin, le film devient intéressant. De nombreux plans sont innovants et même encore surprenants pour notre époque; certaines idées et scènes sont même plus que brillantes, citons par exemple celles de l'aquarium et de la poursuite dans le quartier chinois. Mais le réel génie explose dans la dernière partie du film où nous sommes confrontés à des lieux démesurément grands qui ne sont pas sans rappeler les décors de "Das Kabinett des Doktor Caligari" de Robert Wiene et l'ultime et somptueuse confrontation entre les trois personnages principaux dans un dédale de miroirs qui se révèle être impressionnante tant par l'ambition technique que par la richesse de l'analyse s'offrant à nous. "The Lady From Shanghai" est un film qui pâtit légèrement par son scénario mais qui se rattrape merveilleusement bien par des plans élaborés.